Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
Alexandria.
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alors définitions, synonymes et expressions constituées
de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi
d'accéder à la définition du mot dans une
autre langue.
L'excellente revue en ligne et papier Transfert,
www.transfert.net,
consacre un dossier, dans son numéro de mars 2001, à
la question de la robotique. Sous une approche un peu journalistique
(inévitable référence à Star wars, à
la Guerre des étoiles et à Deep blue...), on y trouve
des articles intéressants:
sur la parole, avec l'intervention de Jean-Baptiste Berthelin,
spécialiste du langage artificiel au Limsi (Laboratoire d'informatique
pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur -CNRS)
page personnelle http://m17.limsi.fr/Individu/jbb.
L'article présente les chatterbots, programmes capables d'apprendre
en fonction des précédentes conversations. Une liste
de liens nous est fournie, bonne habitude dont la presse papier
n'a pas encore accepté la déontologie. Nous en extrairons
la sélection de Simon Laven (www.simonlaven.com)
Sylvie (www.verbot.com)
et les programmes américains, qui ne convainquent pas J.B.
Berthelin, Cyc (www.cyc.com)
et Gac (www.mindpixel.com)
sur Hugo de Garis(http://foobar.starlab.net/~degaris) personnage
inévitable, très décrié dans la communauté
roboticienne par ses annonces fracassantes, suivies de peu de succès.
L'auteur de l'article, Eric Lecluyse, nous semble-t-il, suit un
peu vite le choeur des détracteurs. Il y a certainement des
intuitions très riches dans les projets de ce chercheur,
en partie d'ailleurs réalisées par ses prototypes
de machines. Ce n'est certainement pas pour rien que le chercheur
a reçu un crédit de recherche de près d'1 millions
d'Euros (voir notre article)
et qu'il est épaulé par l'entreprise Starlab
http://www.starlab.org/index2.html,
basée à Bruxelles, dotée d'un capital de 9.818.000
Euros et dirigée par un consortium de chefs dentreprises.
Nous consacrerons d'ailleurs une prochaine visite virtuelle à
cette société de recherche fondamentale, véritable
incubateur d'entreprises des technologies du futur, qui concentre
ses recherches sur les grands secteurs de croissance comme la médecine,
les nanotechnologies, la physique quantique, lintelligence
artificielle, la bio-informatique, la connaissance du cerveau...
sur les robots intelligents et les méthodes modernes
d'acquisition évolutive utilisées par les chercheurs
: Jean-Arcady Meyer responsable du LIParis VI, est interrogé
(voir notre interview
précédent), ainsi que Dominique Duhaut, professeur
à l'université de Bretagne sud , qui étudie
les robots collaboratifs et les systèmes capables de s'auto-assembler
(voir un article de Libération http://www.liberation.fr/chantiers/robots1.html).
Le programme européen Monalysa (motivationnaly autonomous
animat) , coordonné par J.Arcady Meyer, est évoqué.
Il s'agira d'un robot-rat autonome, auquel nous avons déjà
fait allusion ici.
Sur Monalysa, voir la page du chercheur de l'Animatlab Etienne de
Sevin http://www-poleia.lip6.fr/~sevin/
ainsi que http://www-apa.lip6.fr/~sevin/agrandissement.html
Sur les robots de compagnie, on relira également un article
très documenté de Transfert, avec nombreux liens:
http://www.transfert.net/fr/archives/pages103/103100.htm
sur les interfaces bioniques, permettant aux terminaisons
nerveuses vivantes, voire au cerveau, de s'interconnecter avec des
machines ou robots. Il s'agit d'un domaine très prometteur
en matière d'appareillage et chirurgie réparatrice
. On envisagera à terme, la réalisation d'éventuels
cybiontes ou cyborgs. Les neurones cultivés sur puce sont
également évoqués. Nos lecteurs connaissent
bien ces divers projets, déjà cités dans nos
rubriques Dans les Labos et Actualité.
Voir les pages de Fernandino (Sandro) Mussa-Ivaldi Connecting brains
to robots http://www.cns.bu.edu/www/Colloquia/Ivaldi.html
et http://dept-www.physio.nwu.edu/faculty/mussa-ivaldi.html
John Forbes Nash,
entre génie mathématique et schizophrénie
JPB 07/03/2001
Ceux qui s'intéressent à l'organisation
du cerveau à la limite du "normal" liront avec intérêt
la biographie de John Forbes Nash, mathématicien précoce,
puis interné ou décalé pendant 30 ans, et finalement
prix Nobel d'économie en 1994. Nash a travaillé
dans sa jeunesse avec les plus grands mathématiciens de Princeton.
Il a proposé une thèse sur les "jeux non-coopératifs",
puis établi les bases de la théorie des jeux avec
Von Neumann. En 1949, il a présenté son théorème
de l'équilibre (Nash equilibrium). Ce personnage né
en 1929 vit encore. Nous pourrions lui suggérer d'accepter
des explorations en IRMf qui pourraient -peut-être- éclairer
certains aspects du fonctionnement d'un cerveau manifestement
hors du commun.
La Recherche de mars 2001 publie un article de Nicolas Chevassus-au-Louis
consacré au projet (fMRI) momentanément suspendu du
Pr Michael Gazzaniga, visant à mettre en place une base de
données internationale appuyée sur sa revue Journal
of Cognitive Neurosciences (http://jocn.mitpress.org/misc/about.shtml),
et consacrée à stocker les images cérébrales
fournies par les chercheurs en neurosciences en illustration de
leurs articles. Cette idée qui parait a priori séduisante
s'est heurtée à de nombreuses objections, qui ne semblent
pas toutes très fondées. Il est indéniable
que si la neurologie du cerveau veut progresser en mémorisant
notamment les données les plus significatives de l'imagerie
médicale fonctionnelle et de l'électroencéphalographie,
il faudra disposer de bases de références accessibles
à tous. Un programme international public pourrait être
envisagé, à partir de ce projet ou d'autres (ICBM?)
plutôt que laisser ces données sensibles - aux applications
stratégiques futures nombreuses, n'en doutons pas - aux seules
mains du secteur privé.
Karl Pribram et la
théorie holographique du cerveau
JPB -CJ 06/03/2001
Karl
H. Pribram , neurologue d'origine austro-tchèque travaillant
aux Etats-Unis, s'est fait connaître par une hypothèse,
non reconnue, selon nos informations, par les neurosciences traditionnelles,
selon laquelle la pensée fonctionnerait comme un hologramme.
L'hypothèse a été avancée pour répondre
à la question de savoir pourquoi, même en cas de destruction
plus ou moins importante d'aires cérébrales corticales,
certains sujets peuvent continuer à fonctionner intellectuellement
sans troubles graves.
Selon Pribram, le cerveau est le siège de transformations
holonomiques qui distribuent l'information (notamment sensorielle)
dans diverses régions et qui la regroupe en cas de remémorisation.
Cette hypothèse va à l'encontre de la conception classique
selon laquelle l'information est mémorisée dans des
groupes de neurones bien définis. Selon le chercheur, il
existerait dans le cerveau une décomposition des signaux
en "transformées de Fourier"
qui permettrait de mémoriser les entrées sensorielles
dans le domaine des fréquences des neurones excités.
Ainsi, selon Pribram, les dendrites produisent une transformation
spectrale des "épisodes de la perception". Cette information
spectrale transformée est mémorisée sur un
très grand nombre de neurones distribués. Quand l'épisode
générateur est remémoré, une transformation
inverse se produit, sous forme d'une production dendritique inverse.
Ce processus donnerait naissance à la conscience de veille.
On peut se poser la question de savoir s'il n'y aurait
pas des rapprochements à faire avec les analyses de la dynamique
électrique des neurones (voir par exemple les travaux de
Walter Freeman)
et si la théorie holographique du cerveau a ou non trouvé
des applications en matière d'intelligence artificielle.
SAM : un robot autonome
qui arpente les égouts
CJ - 03/03/2001
Il s'appelle SAM.SM(Sewer Access
Module). Fabriqué par la société CityNet Telecom
(http://www.citynettelecom.com/),
ce robot autonome arpente les égouts de la ville sans intervention
humaine.
Sa mission : mettre en place le réseau de fibres optiques
de la ville d'Albuquerque, située au Nouveau-Mexique, aux
Etats-Unis. Doté de roues et muni de deux caméras
numériques, cet étrange cylindre métallique
arpente le réseau, posant ça et là des arceaux
métalliques, avant de placer les tuyaux dans lesquels viendront
se glisser les fibres optiques.
France Télécom
donne la parole aux clones CJ - 03/03/2001
Dans un communiqué daté du 20 février dernier,
France Télécom R&D annonce avoir développé
un moteur d'animation faciale qui fait parler des visages en images
de synthèse, en synchronisant de manière fluide leurs
mouvements avec la parole. Ce logiciel restitue en temps réel
et en 3D les expressions qui reflètent les émotions
et intonations adéquates -joie, colère, tristesse,
étonnement -, améliorant grandement la convivialité
des interfaces hommes- machines. A court terme, ce type de clone
deviendra capable de constituer à la demande un programme
audiovisuel sur mesure, d'introduire les différents sujets
qui le composent, de présenter des dépêches
(obtenues sous forme de fichiers texte ou Wav), d'animer un forum
de discussion, d'apparaître sur le PDA d'un usager pour lire
les mails qu'il a reçus
D'ici la fin de l'année, ces clones intégreront des
briques d'intelligence artificielle leur permettant de répondre
instantanément et de manière pertinente à des
questions formulées oralement ou par ordinateur. Les chercheurs
de France Télécom disposeront alors du premier prototype
d'humain virtuel en 3D complet (tête et corps), "rationnel"
et doté de capacités de dialogue et de comportement
relativement autonomes. A l'usage, ce type de clone s'avèrera
déterminant pour faciliter toute interaction avec les nouvelles
technologies utilisées dans la vie quotidienne, de la télévision
aux futurs terminaux de téléphones mobiles, en passant
par les PDA.