Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront
alors définitions, synonymes et expressions constituées
de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi
d'accéder à la définition du mot dans une
autre langue.
Il n'est pas toujours simple de disposer d'un philharmonique
pour perfectionner ses talents de chef d'orchestre. Jusqu'à
présent, pour l'étudiant en herbe -voire même
pour le professionnel, le truc consistait à faire jouer sa
symphonie préférée sur un lecteur de CD (où
même sur un vieux tourne-disque), et de s'observer devant
la glace en train d'effectuer la battue, baguette en main... Pas
mal, mais pas vraiment efficace : même si vous faites des
erreurs, la musique continue égale à elle-même.
Tout cela, c'est du passé, grâce à la « veste
électronique » inventée par Teresa
Marrin Nakra, compositrice, chef d'orchestre et directrice
artistique chez Immersion Music, société américaine
basée à Boston. Outre le talent d'être musicienne,
Teresa Marrin Nakra est titulaire d'un Ph. D, obtenu au MIT. Ceci
explique certainement cela, car la veste en question est dotée
de capteurs situés au niveau des manches, du torse et du
dos, qui permettent de mesurer l'activité électrique
des muscles et les battements du coeur de son propriétaire.
Ajoutons que la veste est connectée à un PC, qui compare
les différents mouvements effectués avec les données
stockées en mémoire, mesurées sur six chefs
d'orchestre.
Si les gestes de l'apprenti sont justes, un synthétiseur
diffuse alorsun son harmonieux. Sinon, gareà la cacophonie
!
La
cognitique de l'orgasme chez l'humain
JPB 03/04/01
Sciences et Avenir d'avril 2000 présente la
technique d'électro-stimulation proposée par le médecin
américain Stuart Meloy pour provoquer artificiellement l'orgasme
féminin http://www.sciencesetavenir.com/vivre/page80.html.
L'édition papier publie un schéma de l'arc-réflexe
compliqué qui génère ce dernier à partir
d'inputs au niveau des zones érogènes. On peut penser
que des électro-stimulations identiques de la moelle-épinière
chez l'homme pourrait provoquer l'orgasme sinon l'éjaculation,
mais ce point n'est pas précisé.
Ceci dit, notre propos n'est pas là, mais pour
signaler un domaine très important des recherches sur l'orgasme
chez l'individu humain que la cognitique, et derrière elle
la neurologie puis l'automatisme, devraient investir, celui des
fantasmes et sentiments jouant un rôle de renforcement (et
parfois hélas d'inhibition) de l'acte sexuel de base. Chacun
sait (sauf à être démuni de toute expérience
sexuelle) l'importance de tels fantasmes pour accompagner, colorer,
sinon provoquer l'orgasme, même dans les conditions de stimulation
mécanique les plus favorables. On sait également,
dans un autre registre, l'importance des sentiments (d'amour ou
de répulsion) dans le renforcement ou l'inhibition. Les individus
parlent volontiers de leurs sentiments. Leurs fantasmes restent
au contraire, généralement, dans le domaine de l'inavouable.
Voici donc un champ de cognitique de terrain que chacun
pourrait explorer à la maison. Plusieurs directions de recherches
s'imposent, outre la possiblement trompeuse introspection:
une analyse des thèmes de type « mèmes
» qui circulent dans la société comme porteurs
de représentations stimulantes, ainsi que des réseaux
empruntés par ces mèmes.
des analyses plus individualisées de la
réaction d'une personne donnée à tel ou
tel de ces stéréotypes, et pas aux autres. Ceci
suppose une exploration historique de la vie consciente et inconsciente,
qui peut remettre en honneur les outils, sinon les fondements
conceptuels, de la psychanalyse.
des clichés pris en imagerie cérébrale
montrant les grandes zones touchées par l'orgasme, en
parallèle ou dérivation des flux réflexes
primaires.
la très difficile étude des interactions
entre sphères affectives et fantasmatiques dans un espace
érotique partagé avec un ou plusieurs partenaires.
et enfin une réflexion sur le rôle
adaptatif, pour la survie de l'espèce humaine, de certains
de ces fantasmes - dont il serait d'ailleurs bon de se demander
s'ils n'existent pas aussi chez certains animaux.
Tout ceci pour dire qu'il est temps de sortir des approches
simplistes, réductrices, ou plus simplement de la non-approche
scientifique de questions qui jouent un tel rôle dans l'équilibre
et le bonheur des humains. Là encore, la démarche
de "mise à plat" imposée dans la perspective de la
simulation sur automates peut nous aider à voir plus clair
dans des univers niés par des siècles d'obscurantisme
- et par les 3/4 au moins des civilisations actuelles.
Voici quelques sites relatifs à TRIZ (acronyme Russe
que l'on peut traduire par «théorie de la résolution
inventive de problèmes»), théorie inventée
par le Russe Genrich Altshuller. Aux Etats-Unis, on parle de TIPS
pour «Theory of Inventive Problem Solving».
Nous ferons ultérieurement quelques commentaires sur cette
question, qui devrait intéresser nos politiques.
Les
"histoires drôles", ou l'occasion d'étudier les mèmes
sur le vif
JPB 02/04/01
Les tenants de la «mémétique»,
ou étude scientifique des mèmes, insistent à
juste titre sur l'exemple des histoires drôles. Celles-ci
naissent en général sans qu'il soit possible d'identifier
leurs auteurs, elles se propagent, vivent et meurent selon des lois
que nul ne se soucie véritablement d'étudier. La cognitique
des histoires drôles, menée sérieusement, pourrait
cependant nous apprendre beaucoup. Prenons la courte histoire suivante,
qui circule actuellement de bouche à oreille: "J'en
ai assez d'être encore guadeloupéen. Je veux devenir
guadeloupe et deux - t'inquiètes pas, mon gars, dans un an,
t'y es". Il serait intéressant de se poser les
quelques questions suivantes:
comment se fait-il que cette histoire ait attendu
telle date pour être inventée. Etait-elle latente
dans un hypothétique espace des possibles, riche en énergie
(comme l'énergie du vide génératrice, selon
certaines hypothèses, de bouffées d'univers, dont
le nôtre),
que s'est-il passé dans le cerveau de son
inventeur? Le résultat d'une longue recherche selon des
algorithmes linéaires, ou un flash informationnel né
à son insu, à partir de la complexité de
ses représentations inconscientes ?
pourquoi l'histoire est-elle reconnue, d'abord
comme pertinente, ensuite comme drôle (?), par son auteur
en premier, par ceux qui l'entendent et la transmettent ensuite.
A quels obstacles se heurte-t-elle chez ceux qui lui sont
réfractaires. Ces obstacles sont-ils tous conscients
? Il serait bon de débroussailler la question par un
peu d'imagerie cérébrale, puis de faire des analyses
de mise en résonance: tel mot ou telle image, «
parle » ou non à tel noyau de représentation,
à tel centre cognitif. Comment le sens émerge-t-il
et se transmet-il ?
on pourra se demander ensuite si l'histoire est
politiquement correcte, et ne flatte pas certains réflexes
de classe ou racistes. Ce genre de critique est banale, mais
les voies par lesquelles telle histoire se révèle
adaptée (fit) à telle personnalité globale
restent encore le plus souvent à explorer. La sociobiologie
(horresco referens) n'est pas à exclure.
par quel média l'histoire se propage-t-elle.
Quelles modifications subit-elle à l'occasion du passage
d'un sujet à l'autre ? Comment finit-elle par mourir
ou du moins perdre de sa virulence. Nous sommes un peu là
dans la typologie des virus.
Toutes ces problématiques ont déjà
été évoquées par les cogniticiens. Mais
ce que nous voulons souligner ici, c'est que chacun peut à
son tour se poser ces questions et y apporter des réponses,
lorsqu'il se fait le vecteur de transmission d'une histoire drôle.
Artificial
Brains, un site sur les cerveaux artificiels
CJ 02/04/01
Artificial brains http://www.artificialbrains.com/
propose, en anglais, des informations d'actualité et de la
documentation pédagogique sur les différents domaines
de recherche et développement concernant les cerveaux et
la conscience artificiels. Les neurosciences et les questions relatives
aux composants et à l'informatique sont également
évoquées. L'initiative est due à James Pearn,
qui ne précise pas son back-ground.
Email : james@glendhu.com
Une
pétition pour le libre accès sur le web de l'ensemble
des publications scientifiques
CJ 30/03/2001
Deux
universitaires américains ont lancé une cyberpétition
appelant à un accès libre sur le Net de l'ensemble
des ressources scientifiques publiées. Celle-ci entend dénoncer
le prix élevé des abonnements aux revues scientifiques,
qui les met le plus souvent hors de portée de certaines universités,
particulièrement dans les pays pauvres.
Appelant à la création d'une base de données
publique en ligne, la pétition a déjà recueilli
la signature de près de 12700 scientifiques et universitaires,
issus de plus de 120 pays.
Ceux-ci s'engagent désormais à n'écrire que
dans les revues qui céderont leurs droits sur des articles
publiés depuis six mois, et plus Pour en savoir plus : http://www.publiclibraryofscience.org/ Signer la pétition : http://www.publiclibraryofscience.org/cgi-bin/plosSign.pl
Carnet
électronique de santé
JPB 27/03/2001
Un projet baptisé Arcole est actuellement en cours de développement
à l'Hôtel-Dieu de l'Assistance Publique de Paris, à
l'initiative du Pr Dominique Vadrot. Il s'agit, avec l'accord de
la CNIL, d'un premier «coffre-fort électronique»
de données médicales, multimédia, multisource
et multinorme, utilisant la carte à puce. L'expérience,
d'abord interne, sera prochainement appliquée à de
vrais dossiers médicaux, enrichis de données collectées
par les réseaux de soins voisins (cliniques privées,
dispensaires, médecins libéraux). Les promoteurs en
attendent de nombreux avantages tant dans le domaine médical
et des soins aux patients qu'en matière de gestion.
On trouvera sur ce sujet et plus généralement celui
de la carte à puce un article de Freddy Bitan (Bureau des
systèmes d'information Freddy.bitan@sante.gouv.fr)
édité par la MTIC
http://www.mtic.pm.gouv.fr/dossiers/documents/dgs.shtml.
Sur le Pr Vadrot, voir notamment http://www.med.univ-rennes1.fr/cerf/rep98/rep98_234.html
Installation
du Conseil national de Coordination des Sciences de l'Homme et de
la Société
JPB 22/03/01
Le ministre de la recherche français a installé
le nouveau Conseil national de Coordination des Sciences de l'Homme
et de la Société.
Créé, à l'initiative du ministre de la recherche,
par décret du Premier ministre du 12 mars 2001, il remplace
le Conseil national pour un nouveau Développement des Sciences
humaines et sociales, ce qui le place au même niveau, en termes
juridiques, que le Conseil national de la Science (CNS). Le Conseil
est présidé par l'historien Robert Ilbert, directeur
de la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme.
Le vice-président est l'anthropologue Maurice Godelier, directeur
d'études à l'Ecole des hautes études en sciences
sociales. http://www.recherche.gouv.fr/discours/2001/shs.htm
Nous ne pouvons que souhaiter à ce nouvel organisme
un large esprit interdisciplinaire, y compris au profit des sciences
de la vie et de l'intelligence artificielle.