Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
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Predator,
drone armé : la guerre sur une télécommande
CJ 18/10/01
Le département de la défense américaine
a révélé utiliser des drones (avions sans pilote)
en Afghanistan. Mais désormais, ceux-ci ne serviraient plus
seulement au renseignement : c'est la première fois dans
l'histoire que des drones seraient utilisés comme véritable
machine de guerre. Selon des sources informées, le RQ1-Predator
aurait en effet été équipé avec
des missiles anti-tanks Hellfire, armes puissantes habituellement
utilisées à partir d'hélicoptères. Plusieurs
de ces missiles auraient ainsi été tirés à
partir de ces drones.
On imagine facilement la suite : des drones qui seraient
capables d'aller tirer un missile sur une cible n'importe où
dans le monde.
Rappelons en effet que 23 avril dernier, le RQ-4A Global Hawk, dont
l'envergure est supérieure à celle d'un Boeing 737,
a pu assurer un vol télécommandé de 8600 miles,
de la base Air Force Edwards en Californie jusqu'à la base
Edinburgh, au sud de l'Australie.
Des
bactéries administrateurs réseau
CJ 18/10/01 (Source : Ambassade de France au Royaume-Uni)
Le futur développement des techniques de communication
risque de prendre la forme d'une prolifération de divers
dispositifs électroniques et informatiques (robots intelligents,
capteurs, etc.). Le problème sera alors de pouvoir coordonner
leurs actions. Par exemple, aujourd'hui déjà, la majeure
partie du temps d'installation d'un nouvel ordinateur est consacrée
à son paramétrage pour son intégration dans
un réseau et nombreux sont les scientifiques qui pensent
que cela risque bientôt de limiter les possibilités
de connexions de nouveaux éléments à des ensembles
existants.
Forts de cette analyse, des chercheurs anglais de BT Exact (Adastral
Park, Suffolk) s'intéressent actuellement à des colonies
de bactéries, qui pourraient aider à construite un
réseau qui s'organiserait et se configurerait de lui-même.
Des bactéries qui présentent des propriétés
intéressantes : non seulement elles s'auto-organisent, mais
cette organisation est robuste et s'adapte très vite à
un accident ou à une modification de l'environnement.
La simulation d'un réseau de 3000 dispositifs coordonnés
a montré que ces bactéries pouvaient effectivement
permettre de réaliser un système capable de s'auto-organiser.
Ian Marshall, directeur de l'équipe de recherche, pense que
ces techniques pourraient commencer à être utilisées
d'ici 5 ou 6 ans.
Pourquoi les oiseaux
migrateurs volent-ils en formation en V ?
CJ 18/10/01
Des travaux de l'équipe d'Henri Weimerskirch (centre
d'études biologiques de Chizé - CNRS) publié
le 18 octobre dans la revue Nature montrent que le vol en formation
en V confère aux oiseaux un avantage aérodynamique
significatif, qui leur permet de réduire considérablement
l'énergie dépensée. Selon le chercheur, c'est
la raison pour laquelle les grands oiseaux qui migrent en groupe
sont organisés en formation. Disposition en V qui leur permet
d'accroître la distance parcourue de près de 70%, chaque
oiseau occupant une place bien déterminée, à
une distance précise des autres oiseaux de la troupe.
Une partie de l'étude a été réalisé
sur des pélicans, au Sénégal, entraînés
à voler derrière un canot à moteur et un avion
ultra-léger à la faveur du tournage du prochain film
de Jacques Perrin, "Le
peuple migrateur", attendu sur les écrans en décembre.
Mesurant la fréquence des coups d'ailes*, les chercheurs
ont constaté qu'en groupe ces oiseaux battent moins des ailes
que lorsqu'ils sont seuls, et planent plus longtemps.
Explication : lorsque l'oiseau vole, ses ailes sont portées
par la force ascendante générée par les oiseaux
qui l'entourent. "si toutefois il est placé à une
distance optimale par rapport à ses voisins. Si tel n'est
pas le cas, c'est une force descendante qui est susceptible de peser
sur son aile" explique Henri Weimerskirch.
*Fréquence qui a été
synchronisée avec les enregistrements des battements de coeur
effectués grâce à un capteur électronique.
Version adaptée des appareils utilisés par les sportifs,
ce capteur était fixé sur les plumes et connecté
à des électrodes placés sous la peau de l'animal.
PathFinder,
un robot pour la chirurgie du cerveau
CJ 18/10/01
Armstrong Healthcare, société britannique,
a mis au point "PathFinder", un nouveau type de robot capable d'assister
les chirurgiens lors d'opérations délicates du cerveau.
Si de tels robots existaient déjà, l'opération
de calibrage (c'est-à-dire d'alignement du réseau
de coordonnées du scanner sur la tête opérée)
devait jusqu'à présent être effectuée
manuellement par le chirurgien, rendant difficile l'obtention d'une
précision inférieure au millimètre, précision
pourtant nécessaire pour certaines opérations. La
nouveauté de PathFinder repose dans l'insertion d'une petite
caméra au niveau du "poignet" du bras artificiel : par un
système de reconnaissance de formes, le robot se cale automatiquement
en repérant certains points de référence (nez,
orbites oculaires, etc.), éliminant ainsi les risque d'écarts.
PathFinder devrait être commercialisé l'année
prochaine. Prix : environ 150.000 Livres (240.000 Euros).
La Chronique Multimédia
de Radio-France Internationale
JPB 18/10/01
Signalons
la Chronique Multimédia de Radio-France Internationale, animée
par Danielle Birck, dont on appréciera la compétence
journalistique et les connaissances scientifiques et philosophiques
: quelques minutes consacrées chaque jour à entendre
un expert exposer les domaines de son activité.On peut réécouter
l'émission pendant 5 jours sur le site de RFI: http://www.radiofranceinternationale.fr/antenne.asp?...
Parmi les derniers thèmes traités:
18/10/2001 : Le projet Orion de l'INRIA pour l'interprétation
automatique des images
17/10/2001 : Le cartable électronique
16/10/2001 : Les systèmes d'information géographique
-
15/10/2001 : L'attitude des médias et l'intervention
des autorités américaines -
11/10/2001 : Internet et les situations de catastrophe.
Le satellite d'observation
terrestre KH-12
JPB 18/10/01
Lu dans Zataz.com : "Il se nomme Kh-12.
...Il a été mis en orbite le 5 octobre dernier par
une fusée Titan. Ce satellite espion est de la même
famille que le télescope Humble, mais observe la terre. Kh,
qui veut dire Key Hole, aurait une capacité de résolution
de 10 à 1 cms (?) , à partir d'une altitude de 290
kms. Ce satellite peut travailler de jour comme de nuit. KH-12
a 15 autres grands frères. Le NRO qui fabrique ces engins
est l'une des agences les plus secrètes au monde. Par exemple,
les composants informatiques et autres microprocesseurs sont fabriqués
spécialement à Fort Meade. Une quinzaine de centres
sont là pour récupérer les informations envoyées
par ces satellites. Le KH-12 pourrait par ailleurs traiter lui-même
en local les informations qu'il récolte, afin de réduire
le plus possible le volume à transmettre."
L'Europe n'a qu'à bien se tenir, avec le projet
Hélios nouvelle génération.
Le site Infoguerre http://www.infoguerre.com/
est produit par ce qui semble être une équipe de professionnels
de l'information et du renseignement économique, inquiets
de voir le manque d'intérêt et de compétence
manifesté par nos élites dans ces domaines désormais
décisifs de la compétition internationale et de la
guerre proprement dite. On peut supposer qu'ils gagnent leur vie
dans le conseil aux entreprises et les conférences stratégiques,
mais ils n'hésitent pas à nous faire profiter de leur
expérience et nous donner leurs conseils dans des articles
d'actualité et des dossiers.
Le lecteur n'est pas obligé de prendre pour argent comptant
tout ce qu'il trouvera sur le site. Cependant les analyses de la
désinformation économique réalisée par
nos amis américains dans des domaines comme l'aéronautique,
et mieux encore le décryptage de la démarche de Ben
Laden, sont fort instructives. Voici donc une lecture que nous ne
saurions que recommander, en ces temps troublés.
On lira par exemple avec beaucoup d'intérêt l'interview
de François-Bernard Huyghe. Celui-ci est auteur de L'ennemi
à l'ère numérique (PUF 2001) et enseigne la
sociologie des médias au Celsa (Paris IV). http://www.infoguerre.com/article.php?sid=292&mode=threaded&order=0
Le
numéro du Monde Interactif consacré à l'Intelligence
Artificielle en date du 10 octobre 2001 consacre fort opportunément
un article Profil (de Cécile Ducourtieux) à Jacques
Pitrat http://interactif.lemonde.fr/article/....
Celui-ci est en effet un des pères de l'IA, qu'il a découverte
comme jeune ingénieur de l'armement puis poursuivie au CNRS,
notamment au laboratoire d'informatique de Paris VI.
Jacques Pitrat s'est plus particulièrement investi depuis
une vingtaine d'années dans l'ingénierie de la connaissance.
Il a développé notamment l'étude des métaconnaissances,
ou connaissances sur la connaissance. Disons pour simplifier que
"je sais qu'il pleut" affirme une connaissance, mais que "je sais
que je sais qu'il pleut - et je développe toute une stratégie
pour tirer parti de ce savoir" est une métaconnaissance.
On peut poursuivre le processus en disant : "je sais que je sais
qu'il pleut, mais je sais que je sais aussi d'autres choses, et
je vais développer une stratégie pour utiliser ces
autres métaconnaissances".
Aujourd'hui, Jacques Pitrat encadre l'équipe
Métaconnaissances de l'Université Pierre et Marie
Curie (Laforia Lip6).
On trouve sur le site de Jacques Pitrat le résumé
de sa carrière et de ses travaux, ainsi que de nombreuses
précisions sur ses domaines de recherche, et sur les thèses
réalisées sous sa direction. La problématique
des métaconnaissances y est bien présentée,
encore que sous une forme difficile. Il est possible d'accéder
à partir de cette page personnelle à l'équipe
Métaconnaissances et aux travaux de cette dernière,
avec quelques développements sur ce qui est sans doute le
plus prometteur de la démarche dans la perspective de la
réalisation de l'auto-apprentissage évolutionnaire
des systèmes d'IA : l'amorçage. Ce terme désigne
la façon dont les métaconnaissances peuvent servir
à un système pour découvrir d'autres métaconnaissances.
L'auto-observation du système lui donne la possibilité
d'observer la façon dont il utilise les connaissance dont
il se sert et ne conserver que ce qui lui est utile. "Le système
peut agir immédiatement au vu de ce qu'il observe, en monitorant
intelligemment la recherche de la solution, ce qui permet de s'adapter
rapidement aux caractéristiques de chaque problème".
Ces travaux, conjugués pensons-nous à
ceux d'Alain Cardon, devraient contribuer à l'élaboration
de projets de conscience artificielle particulièrement utiles
aujourd'hui pour tirer parti des informations et ou/connaissances
disponibles sur le web.
Sciences
cognitives et publicité - Impact Mémoire
JPB 15/10/01
L'entreprise Impact Mémoire vient d'ouvrir
son site. Il s'agit d'aider (contre rémunération,
s'entend) les publicitaires à améliorer l'efficacité
de leurs messages en permettant aux consommateurs de mieux les situer
dans leur mémoire. "Pour quun
consommateur sintéresse à un produit, l'étudie
ou l'achète, il est largement préférable que
celui-ci lui soit déjà connu. Dabord parce que
le « connu » attire et rassure. Mais aussi parce que «
reconnaître » un produit implique la résurgence
possible de souvenirs publicitaires, conscients ou inconscients,
acquis précédemment. Cette reconstruction mémorielle
va permettre dassocier au produit une image,une argumentation
ou même une envie, facilitant ainsi la décision dachat
éventuelle. Les récentes avancées en neuropsychologie
et neurosciences cognitives permettent une meilleure compréhension
des phénomènes psychiques et cérébraux
de la mémorisation. IM ! utilise ces connaissances pour mieux
comprendre : l'inscription mémorielle, sa persistance et
ses effets."
Outre un publicitaire, deux cogniticiens (l'un venant
du Laboratoire de Neuropsychologie, Fonctions Cognitives, Langage
et Mémoire à l'Hôpital Neurologique de Lyon
et l'autre du Laboratoire sur l'étude des mécanismes
cognitifs de l'Université de Lyon) animent Impact Mémoire.
Une Charte éthique sera proposée (bientôt sur
leur site web).
On pourra s'inquiéter de cette démarche
affichant ouvertement une volonté d'entrer dans le psychisme
des consommateurs. Mais il ne faut pas se faire d'illusion. Les
propagandistes de toutes sortes font déjà de telles
études, plus ou moins empiriquement, depuis longtemps. Certains
doivent aujourd'hui viser à les fonder sur de véritables
recherches scientifiques - y compris les terroristes de telle ou
telle mouvance, dont on admire de plus en plus le savoir-faire à
manipuler les inconscients.
Derrière cela, en termes de sciences cognitives,
ces premières tentatives ouvrent un vaste espace de recherche:
comment les mèmes et e-mèmes acquièrent-ils
leur efficacité? On s'aperçoit de plus en plus que
ces agents réplicatifs sont les véritables responsables
des dynamiques sociologiques chez les humains. Ils sont en compétition
darwinienne constante. Les uns réussissent mieux que les
autres. Pourquoi? Voix qui devrait, très concrètement,
intéresser non seulement les publicitaires mais les politiques,
bien ou moins bien intentionnés.
Le magazine Transfert-net de septembre 2001 attire
l'attention sur les moteurs de recherche permettant d'accéder
au web invisible, ou deep web, celui des sites et pages non indexés
par les moteurs de recherche usuels. Plusieurs d'entre eux intéressent
les scientifiques et universitaires (anglais). Citons:
Infomine, scholarly internet resources collections : http://infomine.ucr.edu/
Direct search George Washington university : http://gwis2.circ.gwu.edu/~gprice/direct.htm
Un renifleur de bactéries
J PB13/10/2001
Transfert-net nous informe, par la plume de Sylvain
Chavaribeyre, de l'existence d'un prototype de nez électronique
(E-Nose) développé par des étudiants de l'Illinois
Institute of Technology (IIT).
L'article précise que ce nez est composé de huit
capteurs électrochimiques qui réagissent aux particules
microscopiques de gaz émises par les bactéries quand
elles se développent.
Lorsque les capteurs analysent les substances chimiques odorantes
exhalées par un échantillon sanguin, le E-Nose compare
ces résultats avec une banque de données qui répertorie,
dans un logiciel, la propriété chimique de chaque
bactérie (une bonne centaine au total).
Le fonctionnement de cet appendice électronique se rapproche
en fait de celui de notre nez. À la différence près
que ce dernier est composé de millions de neurones sensibles
aux odeurs, alors que le E-Nose n´est composé que de
huit capteurs.
Le E-Nose ne met que six minutes pour renifler les bactéries.
En tout, il prendrait deux fois moins de temps que les analyses
de sang traditionnelles pour détecter la présence
d´agents pathogènes dans le sang, comme les staphylocoques
(un peu plus de 24 heures pour le E-Nose, contre 48 heures pour
les analyses classiques, à cause du délai nécessaire
pour obtenir un nombre suffisant de bactéries). La technique
utilisée serait plus simple et plus efficace que la détection
fluorescente adoptée par un bon nombre de laboratoires aux
Etats-Unis et qui serait, selon l´IIT, deux à trois
fois plus coûteuse qu´un E-Nose.
Le fabricant de Jouet Tomy propose son robot de compagnie "Memony"
capable de mener une conversation serrée avec son propriétaire
sur tous les types de sujets.
De petite dimension - 18 cm de haut sur 13 de large, ressemblant
à un réveil, il peut être transporté
de pièces en pièces au bon vouloir de son propriétaire,
ou plutôt de sa propriétaire. Car l'entreprise japonaise
vise clairement les milliers de jeunes femmes célibataires
employées de bureaux qui peuplent les grandes villes nippones.
"Il a été conçu pour les jeunes célibataires
se sentant un peu seules ou les personnes âgées quand
leurs enfants ont quitté la maison et les couples âgés
qui ont besoin de quelqu'un à qui faire la conversation",
a expliqué Haruhisa Ujita, du département des nouveaux
jeux, lors du salon du Jeu de Tokyo. "C'est le premier robot
au monde avec lequel on peut avoir une vraie conversation". Equipé
d'un ordinateur interne, il connaît environ 20.000 mots et,
en parlant avec lui, on peut lui en apprendre 3.000 de plus. Il
détecte des mots clef et construit des phrases avec, "c'est
pour cela que l'on peut avoir une conversation naturelle avec lui",
indique H. Ujita. De plus, il est capable de se souvenir de conversations
précédentes. Doté d'un écran qui lui
sert de visage, il est aussi capable de mimer plus de 20.000 expressions
possibles (parler, pleurer, rire...).
Sa sortie est prévue pour le 24 octobre. Le robot sera exclusivement
vendu au Japon, au prix de 19.800 yens.
Tomy projette aussi par la suite de vendre des cassettes additionnelles
faisant appel à un vocabulaire plus spécialisé,
afin d'améliorer encore les capacités de Mémony.
Colloque
: genèse de la perception et de la notion d'espace chez l'homme
et le robot
CJ 10/10/2001
Un atelier sur la genèse de la perception
et de la notion d'espace chez le robot et l'homme se tiendra à
Paris les jeudi 18 et vendredi 19 octobre 2001 à l'Ecole
Normale Supérieure. Organisé dans le cadre de l'atelier
Géométrie et Cognition, avec le soutien de l'Action
Cognitique du Ministère de la Recherche, il prévoit
quelque 14 conférences données par des chercheurs
venus de différents pays : Amérique, Belgique, Canada,
France, Suisse, Macédonie
45 rue d'Ulm, salle Dussane. Entrée libre.