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Une
pétition demandant l'autorisation des recherches françaises
sur les cellules souches embryonnaires CJ 13/11/01
Une pétition a été lancée en France
par de nombreux scientifiques, cliniciens et entreprises de biotechnologie
pour demander l'autorisation de faire des recherches sur les cellules
souches embryonnaires, droit déjà acquis aux USA,
Angleterre, Australie, Israël....
Le projet de loi révisant les lois bioéthiques de
1994, qui a été adopté en Conseil des ministres
en juin 2001, devrait être inscrit à l'ordre du jour
de l'Assemblée nationale pour le 15 janvier 2002 (avec des
décrets d'application qui devraient vraisemblablement sortir
en 2003).
Signée par de nombreuses sommités scientifiques (notamment
4 prix Nobel), la pétition réclame une décision
transitoire sans attendre. Le texte précise que les scientifiques
signataires condamnent le clonage reproductif.
Dans un communiqué, Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre
de la Recherche, a notamment déclaré "comprendre
pleinement l'appel des chercheurs français".
ERS-220
: un nouvel AIBO au regard clignotant CJ 8/11/01
Sony a présenté la dernière
version de son robot Aïbo, le 8 novembre à Tokyo, lors
d'une conférence de presse
A la différence des modèles précédents*,
le look d'Aibo ERS-220 est beaucoup plus "Science fiction".
Doté d'un regard coloré (lumières bleues et
rouges clignotantes), il présente également une
antenne sur la tête qui, lorsqu'on la touche, rend le rend
heureux ou bien le fâche.
Sony a également développé de nouveaux logiciels
: on peut ainsi, par exemple augmenter son vocabulaire, contrôler
les mouvements du chien via un PC, voir ce qu'il voit grâce
aux photos en format jpeg obtenues par l'intermédiaire d'une
caméra digitale placée dans son nez...
L'ERS 220 sera en vente au Japon à partir du 23 novembre
prochain. La pré-vente pour les Etats-Unis est déjà
opérationnelle sur le net (au prix annoncé de 1500
$) : elle débutera le 12 novembre pour l'Europe.
*Sony a vendu plus de 100 000 Aibo
depuis son apparition en 1999.
A
quoi sert la reprise des vols Concorde?
JPB 07/11/01
Un
grand bravo à Air France, British Airways, aux équipages
et aux équipes terrestres Concorde, qui ont assuré
la reprise avec succès, ce jour, de l'exploitation du supersonique.
Mais donnons à cette occasion notre sentiment en réponse
à la question: pourquoi tout ceci? On dit souvent que l'appareil
est dépassé sous bien des aspects, bruyant et polluant.
Il n'aurait pas de suite prévisible (à ce jour). Enfin,
transporter des milliardaires et VIP ne présente aucun intérêt
ni financier ni social. Pour ma part, je vois une seule et unique
réponse qui devrait balayer tous les contre-arguments, si
nous étions en Europe un peu plus ambitieux. La technologie
et l'expérience Concorde, l'enthousiasme et le savoir-faire
des équipes, l'intérêt soutenu du grand public,
sont des atouts essentiels pour affronter ce qui comptera demain,
les vols interplanétaires. Certes, lesdits vols font et feront
appel à des solutions bien différentes de celles mises
en oeuvre dans le Concorde. Ces solutions sont d'ailleurs depuis
longtemps essentiellement développées par les USA
et la Russie. Mais si nous abandons en attendant nos compétences
dans l'aviation civile, nous serons encore plus nus demain que nous
ne le sommes aujourd'hui, encore plus dépendants des USA,
y compris dans le domaine de cette énergie gratuite qu'est
le rêve. L'A380 est un excellent projet, mais il ne suffira
pas. Quant à l'aviation militaire, n'y comptons pas trop...(voir
ci-dessous notre article concernant le JSF). Ajoutons ce à
quoi tout le monde pense: si les terroristes en détruisent
un, il restera les autres.
Donc bravo encore Concorde, et vivement une suite pour
les 30 prochaines années...
Could
Internet Be Used as a Weapon Against Bioterrorism ? (suite du feuilleton)
Source: Liste Edupage de l'association Educause 07/11/01
University of Pittsburgh public
health professor Ron LaPorte now has the ear of government intelligence
officials for his concept of an Internet-based, citizen-run bioterrorism
defense network. The idea comes from the neighborhood captain system
set up during the Cold War in case of nuclear attack. Basically,
trusted leaders in virtual communities would disseminate the latest
information about bioterrorism to their members as well as watch
emerging incidents and report them to authorities. LaPorte compares
the network to the antivirus segment of the tech community that
speedily identifies new software viruses, traces their origin, and
works on solutions--all the while using the Internet to coordinate
their efforts. (USA Today, 24 October 2001)
Le petit ennui avec ces systèmes est que les
terroristes peuvent s'y introduire facilement
L'IA
au service de la lutte contre le terrorisme
(suite du feuilleton)
Source: Chroniques de Cybérie: 07/11/01
Un nouveau genre de conflit, disait George W. Bush
peu après les attaques du 11 septembre. Et à nouveau
conflit, nouveaux moyens, dirions-nous en examinant certaines décisions
qui ouvrent toute grande la porte à la participation du secteur
privé dans la constitution d'un nouvel arsenal, voire à
la conduite d'opérations militaires clandestines.
Jeudi dernier, le ministère de la Défense
des États-Unis lançait un appel d'offres visant la
fourniture de produits et services pouvant l'aider dans sa lutte
au terrorisme. Dans son communiqué, le ministère dit
chercher des méthodes ou des moyens d'atteindre des cibles
difficiles, de mener des opérations dans des régions
éloignées, et de mettre au point des contre mesures
aux armes de destruction massive. Habituellement, la recherche ret
le développement de tels outils sont menés discrètement
par le ministère avec le concours de certaines entreprises
spécialisées, et le processus peut s'avérer
assez long. Mais cette fois, on veut des résultats rapides,
des solutions à mettre en oeuvre d'ici 12 à 18 mois.
La lecture de l'appel d'offres BAA No. 02-Q-4655 (24
pages, disponible en format PDF sur le site du groupe de soutien
technique du ministère de la Défense) nous révèle
la liste d'approvisionnement des militaires. Par exemple, on souhaite
disposer d'un système de reconnaissance vocale qui pourrait
détecter les conversations en pashtou, urdu, farsi et dialectes
arabes et s'intégrer à des outils actuels de surveillance
des communications (produit R-101). On cherche un système
informatique pouvant analyser des renseignements sur de présumés
terroristes et, à partir de ces données, prévoir
leurs prochains gestes (produit R-108). On veut également
ouvrir la porte au secteur privé dans la conduite d'opérations
psychologiques (psy ops) visant à miner l'appui populaire
aux groupes terroristes et à s'attaquer à leur crédibilité
(produit R-210), et même dans le lancement d'opérations
militaires clandestines (R-300).
Les entreprises intéressées doivent fournir
un résumé en une page de leur proposition d'ici le
23 décembre. Après examen, on demandera aux auteurs
des propositions retenues de préciser leurs objectifs dans
un document de 12 pages. Dans une troisième étape,
le ministère de la Défense passera des marchés
aux entreprises dont les propositions auront répondu aux
conditions d'admissibilité.
Le grand public en France n'a sans doute pas noté
la décision du Pentagone, en date du 26 octobre 2001, visant
à attribuer le méga-contrat du siècle pour
l'avion polyvalent de demain, dit Joint Strike Fighter, au F 35
de Lockheed-Martin, après une mise en compétition
avec Boeing, dont le X 32 semble provisoirement écarté.
Cet avion très avancé constituera le tronc commun
à partir duquel seront développées différentes
formules applicables aux divers usages de la défense aérienne,
terrestre et navale. La décision, certainement hâtée
par les évènements du 11 septembre, jette comme on
le devine un trouble profond dans le monde de l'aviation militaire,
notamment en Europe. Déjà les principaux avionneurs
européens ont entrepris des manoeuvres pour bénéficier
du programme, en contrepartie de l'engagement d'achat des armées
européennes. Dassault et dans la mesure où il sera
concerné EADS risquent de se retrouver isolés industriellement
et déclassés techniquement. Il sera toujours possible
après cela d'envisager une politique européenne de
défense qui ne soit pas à la remorque de celle des
Etats-Unis.
Conférence
sur la sécurité à l'Université de Haute
Alsace
JPB 06/11/01
L'équipe du Cerdacc nous informe de la conférence
organisée par le Laboratoire Gestion des Risques et Environnement
sur le thème :
"La vulnérabilité de notre société du
point de vue de la science de la sécurité",
Elle sera donnée par le Professeur Dr. S. HARTWIG
de la Bergische Universität Gesamthochschule Wuppertal et aura
lieu le jeudi 15 novembre 2001 à 10 heures, à la Maison
de l'Université de Haute Alsace (Salle du Conseil) 2 rue
des Frères Lumière à Mulhouse.
Renseignements et inscription auprès de M. Pierre
EHRBURGER
TEL. 03 89 32 76 55
E-MAIL : p.ehrburger@uha.fr
Le "médiologue" Régis Debray propose une étude
anthropologique et sociologique de la divinité dans l'histoire
des hommes: Dieu, un itinéraire, Editions Odile Jacob,
2001. Ce livre ne manque pas de constatations ou propositions intéressantes,
notamment aujourd'hui où l'on peut légitimement s'interroger
sur le rôle de l'idée de dieu comme moteur des comportements
- y compris les plus dangereux et suicidaires d'entre eux. Mais
à notre avis il passe à côté des vraies
questions, ou plutôt des approches permettant de faire avancer
un peu la question sans répéter ad indefinitum des
considérations philosophico-religieuses rebattues sur les
religions. Ceci, selon nous, parce que l'auteur n'a pas fait l'effort
de - ou n'a pas su - traiter le problème d'une façon
suffisamment évolutionniste et osons le mot - génético-mémétique
-.
Rappelons que pour les défenseurs d'une telle
hypothèse, un certain nombre de comportements, prenant la
forme de mèmes (nous ne reviendrons pas sur ce concept ici)
se sont co-développés dès l'aube de l'hominisation
en liaison avec les évolutions génétiques ayant
permis leur naissance, leur conservation et leur complexification
au niveau des organismes biologiques des hominiens. Le co-développement
symbiotique entre des contenus cognitifs et les structures sociales
en découlant d'une part, et l'organisation anatomique et
physiologique des individus d'autre part, ont donné naissance
à d'innombrables phénomènes historiques sur
l'origine et l'intérêt desquels on risque de s'interroger
indéfiniment en termes métaphysiques, dès que
l'on oublie d'étudier leurs origines évolutionnaires.
C'est vrai de l'idée de Dieu, mais c'est vrai aussi par exemple
de l'étrange affinité qu'ont les hommes pour les hallucinogènes
et excitants, comme d'ailleurs pour des formes ritualisées
de violence et de territorialité qui paraissent a priori
(peut-être à tort) comme de véritables handicaps
dans la construction d'une civilisation humaine plus harmonieuse.
Si tout ceci a persisté jusqu'à ce jour, c'est que
l'humanité y a trouvé un bénéfice adaptatif.
En sera-t-il toujours ainsi? Nul ne peut le prévoir.
A quoi bon, diront les lecteurs de Régis Debray,
associer les gènes et les mèmes pour comprendre l'idée
de Dieu, et son rôle dans l'évolution des sociétés?
Parce que cela nous paraît la seule approche suffisamment
scientifique aujourd'hui pour être crédible de cette
infime partie de l'humanité qui s'inscrit dans la rationalité
du siècle des lumières. Mais il ne s'agit pas de dénier
à ceux qui, au delà de cette perspective rationnelle,
ou par dessus elle, veulent aussi croire en quelque chose dont ils
ressentent l'immanente nécessité. Ce n'est pas notre
cas en ce qui nous concerne, de même que nous n'éprouvons
pas le besoin de nous hallucinogéner sans modération,
mais chacun choisit sa vie comme il peut.
Intelligence
et adaptativité chez l'oiseau
JPB 06/11/01
La revue La Recherche (novembre 2001, p. 42) présente
un article de Louis Lefebvre, Professeur associé à
l'université Mc Gill de Montréal, intitulé
"L'intelligente cervelle des oiseaux". Nous y trouvons de nombreuses
observations qui ne devraient pas laisser indifférents les
chercheurs intéressés par la vie artificielle et plus
généralement par les comportements adaptatifs.
La première est que les oiseaux présentent sans doute
une forme d'intelligence, associée peut-être à
des langages, différente de la nôtre comme de celle
des singes anthropoïdes (ou autres mammifères) qui nous
servent généralement de modèle en ce qui concerne
l'intelligence animale. Cela tient à ce qu'ils auraient hérité
des reptiliens préhistoriques un cerveau sans cortex associatif.
Le rôle de celui-ci serait joué par deux structures
situées au centre du cerveau, le néostriatum et l'hyperstriatum
ventral, dont les fonctionnalités sont peut-être différentes
de celles du cortex. Plus grandes sont ces structures relativement
au cerveau, plus les comportements des espèces bénéficiant
de ce trait sont inventifs.
Une deuxième observation est intéressante.
Elle concerne le fait, admis en principe mais souvent oublié,
que pour connaître et comprendre les murs d'une espèce,
il faut commencer par l'étudier dans son environnement naturel.
Sinon, l'anthropomorphisme, à la fois dans notre regard et
dans les comportements que notre fréquentation impose aux
animaux, nous empêche de voir ce qui dans la nature diffère
de nous à l'origine. L'auteur montre divers exemples, sans
doute encore peu nombreux par rapport à ce qui se passe dans
la réalité naturelle, où de véritables
langages différents du nôtre, ainsi que des utilisations
d'outils, peuvent être soupçonnés. Il s'agirait
de formes d'intelligence et d'invention originales, qu'il faudra
bien un jour comprendre, notamment dans la perspective de l'intelligence
artificielle.
La conclusion qui s'impose d'elle-même à
la lecture de cet article est qu'il faudrait absolument, tant du
point de vue du biologiste que de celui du roboticien "animaticien",
étudier plus sérieusement les oiseaux. Les difficultés
de telles études seront considérables, notamment au
plan neurologique (comment utiliser l'imagerie cérébrale
chez un oiseau maintenu, autant que faire se peut, dans un environnement
naturel ?). Mais l'enjeu en vaudrait la peine.
Un robot de la Nasa s'entraîne depuis la mi-octobre
sur le glacier de Longyearbyen (île du Spitsberg, archipel
du Svalbard), qui sert de zone de test à la préparation
de futures missions sur Mars et Europe, le satellite de Jupiter.
Les récentes observations menées a l'aide de sondes
spatiales ont démontré que la surface de la planète
Mars et d'Europe sont couvertes de glace. Sous la surface glacée
d'Europe se trouverait également de grandes quantités
d'eau, peut-être même un océan. La question est
de savoir si des micro-organismes ou toute autre forme
de vie peuvent (ou ont pu également ) s'y trouver. C'est
dans cette optique que sont aujourd'hui testés des équipements
qui devraient être capable de traverser la couche de glace
pour analyser l'eau dont on suppose la présence sur Europe
et sur Mars. Pour transpercer la glace, les scientifiques utiliseront
un robot perforateur en forme de torpille, dénommé
"Cryobot", relié à une source de chaleur et instrumenté
afin de permettre des prises de vue lors du forage et l'analyse
en continu des éléments rencontrés. L'appareil
devrait pouvoir forer jusqu'à près de 30 mètres
de profondeur.
Selon
le magazine américain Technology Review du mois de novembre,
le robot-mouche du laboratoire délectronique de luniversité
de Berkeley a donné ses premiers coups daile, réalisant
un vol de 30 centimètres.
Ce prototype, qui ne pèse que trois dixièmes
de grammes (poids d'un pétale de rose), mesure trois centimètres
denvergure et agite ses ailes de haut en bas tout en les faisant
pivoter sur elles-même. Pour son premier décollage,
le robot mouche était captif et ne pouvait bouger qu'une
seule de ses ailes en polymère, activéepar de petits
cristaux piezzo-électriques se contractant au passage électrique.
Forte
croissance du nombre de robots sur la planète
CJ 30/10/2001
Selon Jan Karlsson, auteur de l'étude "Wordd
2001 Robotics" publiée par la Commission économique
des Nations Unies pour l'Europe et la Fédération internationale
de robotique, la vente de robots industriels a enregistré
une progression sans précédent. Plus de 100000 nouveaux
robots industriels ont été installés sur la
planète durant l'année 2000, portant leur nombre à
7500000 : la moitié de ces nouvelles unités ont été
achetés par les Japonais, 32000 par les pays européens,
13000 par les Etats-Unis. Cet ensemble a représenté
un marché de l'ordre de 6 milliards de dollars. Selon
les projections, on devrait compter 975,600 robots sur la planète
en 2004.
Si la majorité des robots sont utilisés par l'industrie
manufacturière* (chaînes de montage), on comptait aussi
l'année dernière quelque 1600 robots dans les
services médicaux, 3000 robots intervenant en milieu sous-marin,
2300 robots pour les tâches de démolition, 1000
pour le tri des colis, 50 robots (en majorité israéliens)
pour la lutte contre l'incendie, la détection, le déminage
ou la mise à feu des explosifs...
Le rapport prévoit par ailleurs un bel avenir aux robots
domestiques comme les aspirateurs ou les tondeuses - qui passeraient
d'un de 12500 en 2000 à 425000 fin 2004, et aux robots ludiques
qui devrait atteindre les 200000 ventes en 2004.
*Pour 10000 employés, on compte de
l'ordre de 300 robots au Japon, 120 en Allemagne, 95 en Italie,
80 in Suède, 60 en France, 50 en Espagne, Amérique
du Nord, Suisse et Benelux...
La
NASA planche sur le bulldozer de l'espace CJ 29/10/01
Le Jet Propulsion
Laboratory (JPL) de la Nasa planche sur le bulldozer martien. Mais
à la différence de l'énorme bulldozer que l'on
connaît sur Terre, celui-ci - pour un résultat semblable -
se composerait d'une multitude de petits robots autonomes ne
pesant chacun que 3,6 kg, armé d'une pelle et d'un cerveau
permet tant de travailler intelligemment en groupe, sans ingénieur
aux basques.
Avec ces systèmes, il s'agit pour les roboticiens d'envisager
de futures missions de recherche de vie sur les planètes
lointaines, ou encore d'aider à la préparation de
bases habitées.
Quatre prototypes de rover-bulldozer fonctionnent aujourd'hui au
laboratoire. Les ingénieurs travaillent actuellement à
la détermination de leur taille optimale .
Difficulté,
voire incapacité, d'avoir un regard neuf sur un sujet déjà
organisé dans le cerveau CJ 28/10/01
En scrutant cette image, vous verrez progressivement
apparaître des visages (il y en a 11).
Lorsque certains visages sont repérés, il est impossible
de ne plus les voir : une illustration de la difficulté,
voire de notre incapacité à disposer d'un regard neuf
sur un sujet déjà organisé dans le cerveau.
Comparaison
entre virus informatique et virus biologique JPB 24/10/01 Le site La Vie Artificielle propose une comparaison qui
nous a paru très complète entre virus informatique
et virus biologique. Selon l'auteur de l'article, la principale
différence serait la faible capacité à évoluer
du premier, mais aussi le fait que du virus informatique ne peut
rien émerger (tandis que des virus biologiques peuvent toujours
donner naissance à des entités imprévisibles
plus complexes). Nous pensons en fait qu'il sera de plus en plus
intéressant de comparer les êtres numériques
évoluant sur les réseaux et les êtres biologiques.
Les premiers (mèmes, e-mèmes ou e-gènes selon
le mot de J.M.
Truong) prendront des formes les rapprochant de plus en plus
d'êtres vivants plus ou moins complexes. Les recherches relatives
à la vie artificielle donneront certainement lieu à
des applications intéressantes dans la genèse d'entités
auto-réplicatives, mutantes et envahissantes. La mémétique
montre que c'est déjà plus ou moins le cas avec les
images TV, comme les évènements actuels en font quotidiennement
la preuve.
Transformation
de cellules sanguines du cordon ombilical en neurones
JPB 23/10/01
Le professeur Paul R. Sanberg, neurochirurgien au Center for
Aging and Brain Repair de l'Université de Sud Floride, qui
étudie la possibilité de réparer des cerveaux
humains endommagés par des attaques cérébrales,
rapporte dans la revue Experimental Neurology (Vol. 171, pp. 109-115)
les progrès réalisés dans la conversion de
cellules sanguines du cordon ombilical en neurones. "C'est la
première fois que cette expérience peut être
annoncée, et le domaine est en plein développement",
souligne l'auteur.
Albert Ducrocq a succombé à une crise
cardiaque, le 21 octobre 2001, à l'âge de 80 ans.
Auteur d'une trentaine d'ouvrages de vulgarisation (dont "Les ordinateurs
et les robots", 1983), il était bien connu pour ses talents
de journaliste scientifique, particulièrement en matière
de spatial.
Ce que l'on sait peut être moins, c'est qu'Albert Ducrocq
était à la base un scientifique, titulaire de deux
thèses, l'une en mathématiques et l'autre en physique
atomique, préparée auprès de Louis de Broglie.
Outre des activités d'ingénieur-conseil auprès
de Pechiney, Thomson, ou de consultant auprès du Centre national
d'études spatiales, il a aussi partagé son temps entre
la recherche pure, la rédaction de cours, l'enseignement
et la construction de prototypes dans de nombreux secteurs. On lui
doit par exemple une application à la propulsion spatiale
de l'énergie atomique avec le tout premier projet de moteur
nucléaire à réaction (de façon moins
sérieuse, on apprendra qu'il est aussi l'inventeur de nombreux
gadgets du journal PIF qui ont éclairé notre
enfance).
Mais c'est la cybernétique, ancêtre de la robotique,
qui a constitué son premier domaine de prédilection.
Pionnier de l'intelligence artificielle en France, on lui doit la
réalisation d'un renard électronique n'ayant rien
à envier à la célèbre tortue électronique
conçue en 1950 par l'Américain Grey Walter. Albert
Ducrocq a d'ailleurs été directeur de la Société
française d'électronique et de cybernétique
(1957) et président de la Fédération nationale
de l'automation (1958). C'est ainsi qu'il a dirigé l'automatisation
d'entreprises, notamment dans le secteur des textiles.
Cet infatigable passionné de sciences est décédé
alors qu'il travaillait à la rédaction d'une histoire
de la physique au vingtième siècle.
Conflit
intercérébral CJ 28/10
Observez la liste ci-dessous et dites la couleur
de chaque mot, pas le mot lui-même :
JAUNE
BLEU
ORANGE
NOIR
ROUGE
VERT
VIOLET
JAUNE
ROUGE
ORANGE
VERT
NOIR
BLEU
ROUGE
VIOLET
VERT
BLEU
ORANGE
Difficile, n'est-il pas ?
Explication : la partie droite de notre cerveau essaie de dire la
couleur alors que la partie gauche insiste, elle, pour lire le mot
On
sait le rôle utile (mais parfois aussi excessivement intrusif)
que jouent les agents au service des utilisateurs de l'Internet.
Le développement de cette forme d'informatique pose ou va
poser très vite des problèmes scientifiques majeurs.
Il est donc essentiel de se tenir au courant de l'activité
d'agentification. Le site Agentland, dans cette perspective, est
un bon outil, à la fois pédagogique et pratique (en
français) http://www.agentland.fr/
Un
robot chat communiquant CJ 16/10/01
Omron Corporation (Kyoto), constructeur d´instruments
de mesure électronique, a annoncé le 16 octobre
2001 la sortie prochaine de NeCoRo, chat en peluche électronique.
Doté d'intelligence artificielle mais incapable de se déplacer,
NeCoRo exprime certaines "émotions"* via ses moteurs
qui animent notamment ses yeux et ses oreilles. Il sait aussi prodiguer
à son maître moult miaulements, émettre 48 sons
différents, répondre à son nom -mais ne connaît
que la voix de son propriétaire, dont il sait "analyser
et comprendre" l'humeur.
D'une taille de 32 centimètres pour un poids de 1,6 kg, NeCoRo
évolue en fonction de l´attention que lui porte son
utilisateur et réagit aux caresses, notamment grâce
à une gamme de senseurs tactiles placés sous son menton,
sur sa tête et derrière ses oreilles.
Les 5000 exemplaires de NeCoRo -chacun ayant un faciès
propre, seront disponibles à partir du 20 novembre 2001 (uniquement
au Japon) au prix de 185,000 yens (1691 euros).
*NeCoRo est doté du système
Omron MaC (Mind and Consciousness)