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Février 2002
Un étudiant
danois vainqueur du concours "Learning Machine Challenge"
CJ 12/02/02
Le concours Learning Machine Challenge lancé en août
dernier par firme israélienne Artificial Intelligence
NV(A-I) (voir notre actualité
de septembre 2001) s'est terminé au mois de janvier 2001.
Ce défi, qui s'adressait à l'ensemble des chercheurs
mondiaux en intelligences artificielle et en informatique, visait
à la réalisation d'un logiciel capable de battre un
adversaire (logiciel d'un autre concurrent) à des jeux, sans
en connaître préalablement les règles*. En d'autre
termes, en disposant d'un ensemble de symboles représentant
les choix possibles, le logiciel devait pouvoir apprendre de
manière autonome les règles du jeu en jouant, et identifier
des stratégies pour vaincre ses opposants.
Le vainqueur est le programme "Simpleton " ("Nigaud", en français),
conçu par le danois Nis Haller Baggesen, étudiant
en Ph.d. au département d'informatique de l'université
d'Aarhus, qui a triomphé de 94 concurrents. Le noyau
de son programme consiste en un arbre de jeux qui se construit au
fur et à mesure de la partie et qui sert de structure
de données pour le processus décisionnel. Durant
les jeux, plusieurs vecteurs de décisions sont tenus simultanément
à jour, ce qui permet non seulement à Simpleton d'utiliser
différentes façon d'apprendre, mais aussi de garder
en mémoire, et à chaque étape, une parfaite
connaissance de la construction de l'arbre. Afin d'accélérer
l'apprentissage et généraliser l'étude entre
les différentes branches de cet arbre, Simpleton fait appel
à une mémoire contextuelle, ainsi qu' à des
méthodes heuristiques basées sur l'observation des
coups de l'adversaire.
La compétition lancée par A-I a consisté
en sept jeux différents, conçus pour évaluer
des capacités d'acquisition de langue diverses dans des scénarios
différents : l'occasion pour cette société
d'avoir une très bonne idée de l'état de l'art
mondial en matière de systèmes d'apprentissage des
machines et de bénéficier ainsi de nouvelles approches
transposables à l'apprentissage du langage, son domaine de
prédilection. Rappelons en effet qu'A-I est aujourd'hui engagée
dans le développement d'une machine, Hal, qui tel un enfant,
apprend jour après jour à parler anglais en tenant
des conversations avec des humains. La machine s'exprime actuellement
comme le ferait un enfant de 20 mois. L'objectif, à terme,
est de lui faire passer avec succès le test de Turing. Selon
A-I, ceci pourrait intervenir d'ici 10 ans...
Peut-être moins grâce aux recherches originales révélées
par ce concours ? En tout cas, à l'initiative d'A-I, les
10 meilleurs concurrents vont maintenant participer les 15-16 et
17 mars prochains dans son centre de recherche à un séminaire
"Machine learning". L'occasion aussi d'étudier les modalités
d'une seconde édition de ce concours, qui devrait être
lancé l'année prochaine.
*Le
seul renseignement dont dispose le programme au long de la partie
- après avoir pris connaissance du coup précédent
de l'adversaire (le jeu pouvant consister en plusieurs milliers
de coups)- est la notification obtenue à l'issue du coup
joué
Pour en savoir plus
Description
détaillée des jeux (y compris des codes source) et
des résultats:
http://lmw.a-i.com/
Département
d'informatique de l'université d'Aarhus : http://www.daimi.au.dk/~nis/
Voir
aussi notre précédent article :
"Hal, une machine qui apprend le langage humain"
Conctact :
nis@daimi.au.dk
Le déclin français
?
JPB 09/02/02
Dans l'excellente émission "La suite dans les idées"
de France-Culture, le 09/02/02, le thème du déclin
français, suite aux chiffres présenté par Eurostat
quinze jours auparavant, a été discuté. Alexandre
Adler a précisé que, si ce terme de déclin
français lui paraissait avoir toujours servi d'alibi à
divers conservatismes, il était nécessaire d'admettre
que la France avait pris un grave retard en matière de recherche-développement.
Autant dans certaines disciplines, la recherche fondamentale restait
compétitive, autant la recherche appliquée sanctionnée
par le dépôt de brevets semblait en panne. Le mal est
endémique en France, mais ne fait que s'aggraver. L'Allemagne,
piètre consolation, nous rejoindrait dans cette descente
aux enfers (sauf dans les technologies appliquées à
l'environnement).
Dans le même ordre d'idées, l'âge avancé
des responsables de l'investissement scientifique et économique
français nous défavoriserait de plus en plus, au regard
des USA où ces mêmes responsables se recruteraient
dans les tranches d'âge de 25 à 35 ans. Il apparaît
enfin que les déficiences graves du système d'enseignement
supérieur et de formation professionnelle français
sont en grande partie responsables du chômage ou non-emploi
des jeunes et des personnes au-delà de 50 ans, qui ne disposent
pas des moyens de l'apprentissage et du recyclage dont disposent
nos concurrents.
Dont acte. Hélas...
Le synchrotron Soleil
prend le départ
JPB 07/02/02
Une
Convention a été signée le 5 février
entre l'Etat, le CNRS, le CEA et diverses collectivités territoriales
pour la mise en place du synchrotron Soleil. Différée
suite à l'opposition de Claude Allègre, qui défendait
une solution commune avec les Britanniques, cette décision
a été reprise par l'actuel ministre de la Recherche.
La future source, qui entrera en service vers 2006, trouvera de
nombreuses applications, notamment en sciences de la matière
et de la vie, ne serait-ce qu'en protéomique (étude
tridimensionnelle des protéines).
Pour en savoir plus
Communiqué
de presse du ministère de la Recherche : http://www.recherche.gouv.fr/discours/2002/synchrotron.htm
Le
site Soleil : http://www.soleil.u-psud.fr/
Un gant traducteur
pour les sourds-muets
CJ 07/02/2202
Ryan Patterson, jeune de 17 ans habitant à Grand Junction
dans le Colorado, est l'inventeur d'un gant très spécial.
Relié à un récepteur sans fil, ce gant permet
de traduire les signes de la main* en texte directement sur un carnet
muni d'un écran. Cette idée lui est venue en observant
une "conversation" entre un serveur de restaurant et des sourds-muets
qui avaient recours à un interprète
Le dispositif -qui a fait l'objet d'un brevet- comprend un gant
(de golf) muni de 10 capteurs ("sentant" la position des
doigts) cousus sur les doigts et le poignet du gant. Les différents
gestes sont traduits grâce à un logiciel capable d'"apprendre"
les différentes lettres ou mots, en effectuant des calculs
basés sur la distance entre les doigts et la main (le logiciel
s'adapte aux différentes tailles de mains). Un processeur
et un émeteur sont fixés au dos du gant.
Les fabriquants sont d'ores et déjà intéressés.
*Langue américaine
des signes
Le CNRS épinglé
par la Cour des Comptes
CJ 05/02/2202
Dans son rapport annuel 2001 au président de
la République rendu public le 31 janvier dernier (enquête
2000, période sous revue de 1996 à 1998), la Cour
des Comptes épingle notamment le CNRS (cf page 383 à
414 et suivantes) qui souffre de "vieillissement", d'un "défaut
de pilotage stratégique" et d'"insuffisance dans sa
gestion budgétaire et comptable", organisme ou "près
de la moitié des effectifs, comme de la recherche publique,
doit être renouvelée d'ici à 2020".Des
orientations doivent être fixées sans délais".
Concernant la gestion des personnels, elle constate "une rigidité
thématique", qui n'encourage pas "les approches horizontales"
et une trop faible mobilité des chercheurs... Elle déplore
également le fait que le Comité national de la recherche
scientifique, organe en charge du recrutement, n'a pas su anticiper
l'émergence d'une coopération européenne dans
le monde de la recherche.
Ce rapport a fait réagir le CNRS, avec un communiqué
où l'équipe de direction (nommée fin
2000) précise que "La mission de la Cour des comptes nétant
pas dapprécier la qualité scientifique de la
production du CNRS et de son évolution, elle en fait peu
mention. Or, il sagit du premier critère qualitatif
et quantitatif, utilisé internationalement pour juger un
organisme de recherche. Le CNRS souhaite donc souligner que, quelles
que soient les remarques et critiques qui peuvent être formulées
sur son organisation, il convient également de juger lactivité
du Centre au regard de sa mission première : la qualité
et la quantité de sa production scientifique".
Ainsi, la direction générale, y souligne l'excellence
de la production scientifique pendant la période sous revue,
ajoutant de le CNRS s'était doté depuis d'un projet
d'établissement clarifiant démarche et objectifs.
"En conclusion, durant la période sous revue, et depuis,
le CNRS a pleinement rempli sa mission première davancée
des connaissances et sest efforcé daméliorer
les conditions de sa gestion : il poursuivra dans cette voie, en
sappuyant notamment sur les conclusions de ce rapport".
En tous cas, le conseil d'administration du CNRS vient d'adopter
un projet d'établissement, le 4 février 2002. Ce document
(près de 60 pages), qui définit les grandes orientations
pour les prochaines années, doit servir de base au contrat
quadirennal qui doit être signé prochainement avec
l'Etat.
Le projet fixe trois priorités :
- privilégier linterdisciplinarité*
- participer à la mise en uvre dun espace européen
de la recherche;
- responsabiliser les acteurs et déconcentrer les modes dorganisation
du CNRS.
*
Cinq axes sont mis en avant : le vivant et ses enjeux sociaux ;
l'information, la communication et la connaissance ; l'environnement,
l'énergie et le développement durable ; la nanosciences
et les nanotechnologies ; les astroparticules et la compréhension
de l'Univers.
Pour en savoir plus
Rapport
de la cour des comptes :
http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/...
Communiqué
du CNRS du 31 janvier : http://www.cnrs.fr/cw/fr/accu/courdescomptes.html
Réflexions
stratégiques du CNRS :
http://www.cnrs.fr/Strategie/GRSMen.html
Accroissement important
des dépenses militaires américaines
JPB/CJ 05/02/2002
Le
président Bush a fait grand cas, notamment lors de son discours
sur l'Etat de l'Union, d'un accroissement sans précédent du
budget militaire américain (budget total de 380 milliards
de dollars pour 2003, en augmentation de 14% par rapport à
2002. Ce budget devrait atteindre 450 milliards de dollars en 2007).
Ce mouvement avait été engagé dès les
événements du 11 septembre. Les spécialistes
de la question n'ignorent pas que ces sommes considérables
vont aller principalement en recherches-développements intéressant
l'ensemble des systèmes d'armes plus ou moins automatisés,
les systèmes d'écoute et d'investigation (y compris
par drones et satellites), les réseaux de transmission et
de commandement, etc. La proposition de budget pour 2003 prévoit
notamment une augmentation de 19,2% des dépenses de
recherche de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA),
qui porterait son budget à 2,7 milliards de dollars. Le budget
total de R&D du Département de la Défense devrait
connaître une augmentation de 10,9%.
Dans les domaines qui nous intéressent plus directement où
les USA disposent déjà d'une supériorité
écrasante (automatique, robotique, intelligence artificielle,
informatique), les avancées risquent de s'accroître
jusqu'à devenir sans doute irrattrapables pour les autres
pays, en particulier européens. Comme il s'agit de technologies
duales, les retombées des recherches militaires irrigueront
sans tarder les applications civiles...
Le budget proposé par Bush prévoit aussi une hausse
de 8,3% des financements fédéraux de la R&D (qui
devraient atteindre le montant record de 111,8 milliards de dollars).
Les nanotechnologies pourraient enregistrer, quant-à-elles,
une hausse de 17,3% pour atteindre un montant de 679 millions de
dollars.
Exploration de Mars
: la mission Netlander
CJ 05/02/2002
En 2007, Ariane 5 emportera* la mission Netla nder composée de quatre mini-stations scientifiques
qui seront déployées a la surface de Mars afin d'y
effectuer des mesures géophysiques (informations sur la structure
interne, atmosphère, géologie de la surface, présence
ou non d'eau liquide ou gelée...).
Emanation d'un consortium américain/européen,
(participation française sous l'égide du CNES) la
mission devrait fonctionner pendant un an martien (environ deux
années terrestres) et comptera neuf experiences. Au cours
de la mission, un satellite relais mis en orbite autour de la planète
rouge permettra de collecter les données émises par
chacune des quatre stations et de les retransmettre vers la Terre.
Parmi les expériences, citons notamment NEIGE (Netlander,
Ionosphere Geodesy Experiment) qui aura pour but de determiner l'orientation
et les variations de rotation de Mars dans l'espace. L'étude
devrait permettre, entre autres, de déduire quelques paramètres
intéressants concernant la structure interne de la planète
(proprietés physiques, densité et dimensions du noyau)
et d'obtenir les variations de masse et de pression dans l'atmosphere
liées au processus saisonnier de sublimation/condensation
des calottes polaires. Un autre objectif de l'expérience
est d'obtenir des informations sur l'ionosphère martienne
(effets du vent solaire, interaction avec le champ magnetique local...).
*En même temps que la mission de retour d'échantillon
NASA/CNES
Pour en savoir plus
Mission
Netlander : http://www.nirgal.net/netlander.html
- site Netlander de l'Institut de Physique du Globe : http://ganymede.ipgp.jussieu.fr/projets/netlander/
- L'équipe : http://ganymede.ipgp.jussieu.fr/projets/netlander/equipe/
- Les laboratoires impliqués : http://ganymede.ipgp.jussieu.fr/projets/netlander/labo/
- Les objectifs scientifiques détaillés : http://ganymede.ipgp.jussieu.fr/projets/netlander/science/
Expérience
Neige : http://www.astro.oma.be/D1/MARS/Neige.htm
The Karl Popper web
JPB 05/02/02
Ce site présente différentes références
concernant la vie et l'uvre de Karl Popper. On sait que celui-ci,
en imposant l'idée que les théories scientifiques
devaient être falsifiables pour être considérées
comme scientifiques, avait démonté beaucoup de fausses
sciences (les théories doivent être conçues
de telle sorte qu'elles laissent place à des expériences
montrant leur fausseté). Mais il avait contribué aussi
à reléguer dans le domaine du discours philosophique
ou littéraire un certain nombre de corpus se prétendant
scientifiques, comme la psychanalyse classique. Comment en effet
proposer une expérience montrant l'inexistence de l'inconscient
freudien?
Aujourd'hui, avec l'explosion de l'heuristique ou recherche libre
dans de nombreux domaines nouveaux, aux frontières notamment
des disciplines organisées ou dans des champs interdisciplinaires,
l'exigence de Popper autorise beaucoup de mandarins à rejeter
comme non-scientifiques de nombreuses hypothèses qui paraissent
prometteuses. Sans rejeter tout à fait l'exigence popérienne,
ne faudrait-il pas en refuser l'application à de simples
hypothèses, dont celui qui les formule ne peut encore envisager,
et pour cause, à quelles nouvelles lois scientifiques elles
pourraient donner naissance.
Pour en savoir plus
The
Karl Popper web : http://www.eeng.dcu.ie/~tkpw/
Les robots prédateurs
fondent sur leurs proies
CJ 05/02/2002
"Living Robots Experiment" : voici le nom donnée
à une expérience anglaise dont le but est de savoir
si une colonie de robots peut apprendre de ses expériences.
Plus exactement, et selon l'auteur du projet Noel Sharkey, de l'université
de Sheffield, il s'agira d'une véritable guerre de robots,
avec prédateurs et proies devant lutter pour leur survie.
Celle-ci sera présentée au public à partir
du 27 mars 2002 au centre Magna (Magna science adventure centre)
de Rotherham, situé au nord de l'Angleterre.
Les proies seront de petits robots à roues, captant leur
énergie de leurs panneaux solaires qu'ils devront approcher
d'une source de lumière. Les chasseurs, pour leur part, tireront
leur énergie des proies (énergie qu'ils suceront littéralement*...).
Autonomes, dotés de réseaux neuronaux, il seront programmés
pour apprendre par eux mêmes et évoluer (algorithmes
évolutionnaires). L'objectif est de voir si les robots arriveront
à développer des stratégies complexes de repli
(pour les proies), et de chasses de plus en plus sophistiquées
pour les prédateurs. Notons que si les prédateurs
"tuent" toutes les proies, eux-mêmes mourront.
Derrière cette expérience, il s'agit en fait de
construire des robots toujours plus "intelligents" qui pourraient
servir par exemple dans l'exploration de planètes éloignées,
où ils devront pouvoir s'adapter rapidement aux changements
de conditions environnementales et diversifier leur travail. On
peut imaginer que certains robots -travaillant en surface, tirant
leur énergie de panneaux solaires- devront rassembler des
échantillons de minerais ou effectuer des tests environnementaux.
D'autres travaillant sous la terre, auront besoin d'un système leur
permettant d'obtenir de l'énergie. Le Living Robots Experiment
fournit dès lors une bonne plate forme d'essai de ces concepts.
*Si
d'autres expériences de ce genre ont été simulées,
c'est ici la première fois qu'est mis en oeuvre un réel
système de transfert d'énergie
Pour en savoir plus
Living
Robots at Magna : http://magna.livewwware.com/acg/acgsmg01.dll/...
Noel
Sharkey home page : http://www.dcs.shef.ac.uk/~noel/
A propos
de proie et de prédateur robotiques : "Darwin révisité
par la sélection naturelle", article de Dario Floreano
paru dans le mensuel La Recherche de février
2002 (spécial Les nouveaux robots)" : http://www.larecherche.fr/data/350/03500241.html
La communication
entre communautés IA
JPB 05/02/2002
On
trouvera dans le n° 57 du bulletin hebdomadaire de l'Association
française des sciences et technologies de l'information ASTI
(7 janvier 2002) une interview de son président, Jean-Paul
Haton, qui recommande la communication entre communautés,
notamment au sein de l'IA. Nous ne pouvons qu'encourager ce discours
(cf. notre article Le
chercheur en IA entre la nécessité de publier et le
devoir de communiquer).
Reste évidemment la question de savoir comment organiser
au mieux cette communication, et au profit de qui?
Pour en savoir plus
ASTI
: http://www.asti.asso.fr/
Interview
de Jean-Paul Haton : http://www.asti.asso.fr/pages/Hebdo/h57/h57.htm
Concept maps
JPB 05/02/2002
Ce site présente un logiciel et des applications
pouvant intéresser le concept de web sémantique, ou
articulation des connaissances à travers des liens hypertextes
permettant de les retrouver ou de les reclasser de façon
pertinente à telle ou telle recherche. Il pourrait s'agir
d'un outil utilisable par ceux voulant participer à la construction
de systèmes de cognition inspirés du Global Brain
Project.
Pour en savoir plus
Concept maps : http://cmap.coginst.uwf.edu/
Notre
article sur le Global Brain
Resarch Group
Remarcher grâce
à des stimulations électriques
CJ 01/02/02
Partiellement paralysé, Ken Paulson a réussi
à marcher grâce à de faibles décharges
électriques appliquées dans son épine dorsale,
via des électrodes de la taille d'un stylo (stimulation de
moelle épinière péridurale (ESCS) ).
Publiés dans Spinal Cord, les travaux du docteur Richard
Herman (Departement de Bioingenierie, Arizona State University,
Tempe) montre que sous certaines conditions, et avec un entraînement,
certains paralysés peuvent marcher. "Après plusieurs
mois d'entraînement, Ken peut maintenant se déplacer
sur près d'un kilomètre" déclare le
scientifique.
D'après lui, sa technique pourraient être applicable
à près de 35% des personnes présentant une
blessure à la moelle épinière.
Pour en savoir plus
Spinal
Cord, Février 2002, vol 40, pages 65-68 "Spinal cord stimulation
facilitates functional walking in a chronic incomplete spinal cord
injured", par Richard Herman & al. (abstract : http://content.naturesj.com/content/templates/...)
Sur
Richard Herman : http://www.bannerhealthaz.com/community/spinal_rehab/dr_herman.html
Banner
Health system : http://www.bannerhealthaz.com/community/spinal_rehab/spinal_rehab.html
Voir
aussi notre article : Le projet "Lève-toi
et marche" ("Stand up and walk")
Contact :
Richard.Herman@asu.edu
Protéomique
JPB/CJ 26/01/02
Dans un article publié par Le Monde (25 Janvier
2002) sous le titre "L'étude du « protéome »
humain, nouveau Graal des biologistes", Catherine Tastevain écrit
: "Après l'étude du génome humain, les
scientifiques se lancent dans l'analyse des protéines. Le
nombre de celles de l'homme pourrait être au moins deux fois
supérieur à celui de ses gènes. Ces travaux
permettront de plonger au coeur du fonctionnement des organismes
vivants . Le programme de séquençage du «génome
humain» est à peine terminé que fleurissent partout
d'importants projets de «protéomique». Leur but
: recenser l'ensemble des protéines contenues dans une cellule,
un tissu ou un organisme vivant."
Pour
ce qui concerne l'outre Atlantique, rajoutons pour notre part que
la National Academy of Sciences va convoquer le 25 février
prochain une centaine d'experts à Washington. Objectif :
souligner l'importance de la protéomique et l'orienter efficacement.
L'Université d'Harvard, quant à elle, a d'ores et
déjà créé l'Institute of Proteomics
pour fournir les échantillons d'ADN nécessaires à
la fabrication de protéines servant à étudier
les liens qui existent entre elles et certaines maladies. Une des
réussites les plus significatives provient de l'Argonne National
Laboratory, situé près de Chicago, où les chercheurs
utilisent la robotique, le synchrotron et "Resolve", nouveau logiciel
conçu par Tom Terwilliger, chercheur du Los Alamos National
Laboratory (Nouveau-Mexique). L'utilisation de ce logiciel permet
déjà de réduire d'une heure l'étape
d'identification et de caractérisation de certaines protéines.
Pour en savoir plus
Article
du Monde (achat à la page) : http://www.lemonde.fr/recherche_resumedoc/1,9687,738499,00.html...
Wita
Proteomics AG (société) : http://www.wita-proteomics.com/
Genomics
Solutions, (société) : http://www.genomicsolutions.com/
MilleGen
Biotechnologies, (société) : http://www.millegen.com/
Genome
Technology Magazine : http://www.genome-technology.com/
Harvard
Institute of Proteomics : http://www.hip.harvard.edu/pga/pga.htm
Argonne
National Laboratory : http://www.anl.gov/
Programme
Resolve (version 2.02) : http://www.solve.lanl.gov/index.html
© Automates Intelligents 2002
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