Plan du site Aide Abonnement Nous Contacter


Actualité
Editorial
Interviews
Démocratie
Visites virtuelles
Art. Imaginaire
Du côté des labos
Le feuilleton
Manifestations
Biblionet
CD Rom
Echanges
Liens Utiles

 

Accueil > Actualité
Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront alors définitions, synonymes et expressions constituées de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi d'accéder à la définition du mot dans une autre langue.
 
03/10/02 Séquencement du gène de l'anophèle
02/10/02 L'évolution de l'intelligence vue par John Skoyles et Dorion Sagan

29/09/02 La nature humaine vue par Steven Pinker

28/09/02 Google News

26/09/02 Le Web-hydrogène, mythe ou révolution?

24/09/02 Les pirates du génome

24/09/02 Le Pyramid Rover

24/09/02 Les insectes contre les infections

24/09/02 Tamàs Vicsek et la modélisation des mouvements de foule

21/09/02 Réseau neuronaux utilisant les nanotechnologies

07/09/02 Le Grid Computing

05/09/02 Bilan du sommet de la Terre à Johannesburg

01/09/02 Robots pour handicapés

01/09/02 Progrès de résolution pour les microscopes électroniques

Archives

Septembre/Octobre 2002

Séquencement du gène de l'anophèle
JPB 03/10/02

anopheleLes obscurantistes s'élèvent contre les recherches génétiques, coupables de tous les maux, notamment à l'égard du tiers-monde. Une annonce récente vient leur donner un éclatant démenti. Il s'agit du séquencement de deux génomes, celui du moustique  (anopheles gambiae) et celui du parasite (plasmodium falciparum) impliqués dans la malaria. laquelle tue 3 millions de personnes par an et en invalide des centaines de millions. La connaissance des génomes devrait permettre d'obtenir des moyens d'action plus efficaces contre ces deux ennemis publics. Cette avancée résulte d'un effort international associant quelques 150 chercheurs dans 10 pays. Si les espoirs se révèlent fondés, beaucoup de vie seront sauvées. Mais, comme on sait, quand il s'agit du tiers-monde, il ne suffit pas d'empêcher les gens de mourir de maladie, si ultérieurement ils meurent de faim. La bonne conscience du Nord ne doit pas s'apaiser lorsqu'une avancée médicale se produit. Les problèmes à résoudre restent entiers.

Pour en savoir plus
Science magazine. Dossier pdf très complet http://www.sciencemag.org/feature/...


L'évolution de l'intelligence vue par John Skoyles et Dorion Sagan
JPB 02/10/02

up from dragonsLe Dr. John R. Skoyles est un scientifique à la carrière originale, qui s'efforce de remettre en cause les idées reçues, notamment dans les sciences de l'évolution et les neurosciences. Son dernier livre Up from Dragons, écrit avec Dorion Sagan (le fils du regretté Carl Sagan) refuse la primauté des gènes dans l'évolution et rassemble les différents facteurs ayant contribué à l'apparition de l'intelligence et des comportements culturels associés. John Skoyles est aussi Visiting Fellow pour le Centre for Philosophy of Natural and Social Science de la London School of Economics,

 Pour en savoir plus
Site du livre qui en présente de larges extraits  http://www.upfromdragons.com/
Article de John Skoyles du 07/11/2002, écrit spécialement pour Automates Intelligents


La nature humaine vue par Steven Pinker
JPB 29/09/02

Couverture du livre "Blank slate", de Steven PinkerOn connaît les travaux très intéressants de Steven Pinker sur le fonctionnement de l'esprit, le langage et les apprentissages. Ce scientifique vient de faire paraître un nouvel ouvrage, portant sur le concept de nature humaine, et les préjugés qui s'y attachent. Il s'agit de The Blank Slate: The Modern Denial of Human Nature, Viking (Penguin Putnam), New York, Septembre 2002. Il s'agit de jeter un regard rationnel sur 3 approches populaires de la conscience: The Blank Slate (la page blanche, l'esprit n'est pas déterminé génétiquement), The Noble Savage (Le bon sauvage: les gens naissent bons et sont corrompus par la société) et The Ghost in the Machine (nous sommes dotés d'une âme qui décide librement en dehors de toute contrainte biologique ou sociologique). L'auteur s'en prend ainsi à une conception quasi-religieuse de la nature humaine qui ouvre la voie à tous les procès d'inspiration fondamentaliste, qu'elle soit d'ailleurs de droite ou de gauche. Il prétend possible au contraire d'étudier scientifiquement ce qui, sous le nom de nature humaine, détermine de façon d'ailleurs complexe nos comportements.

Pour en savoir plus
Discussion Edge avec l'auteur : http://www.edge.org/3rd_culture/pinker_blank/pinker_blank_index.html
Présentation du livre : http://www.mit.edu/~pinker/slate.html
Pinker. Site non officiel : http://www.math.tohoku.ac.jp/~kuroki/Pinker/


Google News
JPB 28/09/02

vient de lancer son journal en ligne entièrement automatique, Google News. La méthode est la suivante, selon les auteurs du site: "Google News presents information culled from approximately 4,000 news sources worldwide and automatically arranged to present the most relevant news first. Topics are updated continuously throughout the day, so you will see new stories each time you check the page. Google has developed an automated grouping process for Google News that pulls together related headlines and photos from thousands of sources worldwide -- enabling you to see how different news organizations are reporting the same story. You pick the item that interests you, then go directly to the site which published the account you wish to read. Google News is highly unusual in that it offers a news service compiled solely by computer algorithms without human intervention. Google employs no editors, managing editors, or executive editors. While the sources of the news vary in perspective and editorial approach, their selection for inclusion is done without regard to political viewpoint or ideology."

Dans ce numéro, nous interrogeons Michèle Sebag, spécialiste française du Data Mining, et nous convenons ensemble que la puissance des logiciels permettant l'accès aux bases de données ou de textes peut apporter un gain considérable à la démocratie. Google nous en donne un exemple immédiat. On demandera: où est la démocratie là-dedans? Les gros éditeurs (notamment américains) ne seront-ils pas favorisés par rapport aux petits? Qui nous prouve par ailleurs que les propositions du logiciel ne seront pas remaniées en douce pour éliminer les articles jugés politiquement incorrects? Que deviennent enfin les journalistes et commentateurs?

Toutes les manipulations sont possibles, certes. Cependant, on ne voit pas en quoi le système proposé élimine les libres-opinions et les débats. Prenons notre modeste cas. Au premier niveau, les rédacteurs d'Automates-Intelligents que nous sommes ne peuvent qu'apprécier pouvoir consulter en ligne un très grand nombre d'articles et de news scientifiques, dont seuls nous n'aurions même pas connaissance. Si par ailleurs, nous trouvons dans ces textes de quoi écrire un article original, qui nous empêchera de le faire? Enfin, si notre article est à son tour repéré par Google News, nous ne pourrons que nous en féliciter.

Le seul problème, aujourd'hui, est que seuls sont référencés les textes en anglais. Mais la communauté francophone pourrait peut-être s'organiser pour disposer d'un outil analogue. Sinon, que l'on ne se plaigne pas de la prédominance de l'anglais.

Pour en savoir plus
Google News : http://news.google.com/
Pages sciences : http://news.google.com/news/gntechnologyleftnav.html


Le Web-hydrogène, mythe ou révolution ?
JPB 26/09/02

Le salon de l'automobile à Paris qui ouvre le 28 septembre est l'occasion de manœuvres autour de l'automobile à hydrogène, et plus généralement autour de l'hydrogène comme compétiteur prometteur des carburants fossiles dans les prochaines décennies. On sait que les grands industriels mondiaux s'affrontent autour du thème de l'énergie propre et renouvelable, notamment dans les transports. On trouve les pétroliers et constructeurs classiques de la filière automobile, qui proposent seulement d'optimiser le rendement des moteurs à explosion. On trouve à l'opposé ceux qui développent des solutions dites du tout hydrogène, ce dernier étant obtenu à partir soit des combustibles fossiles par " reformage " soit, ce qui est plus intéressant pour l'environnement, à partir du nucléaire et des énergies renouvelables. Il y a enfin, entre les deux, les tenants de la voiture hybride, électrique et thermique, dont de nombreux exemplaires fonctionnent déjà. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les défenseurs de l'hydrogène ne se recrutent pas seulement chez les électriciens ou industries du gaz (par exemple Air Liquide en France) mais aussi chez des pétroliers qui veulent prévoir l'avenir. Les uns et les autres se battent à grands coups d'études, rapports et annonces publicitaires.

Comme toujours, le citoyen que nous sommes est confronté à des arguments d'experts entre lesquels il est difficile de trancher. Ainsi nous trouvons dans la Revue La Recherche d'Octobre ce qui semble être un dossier objectif sur la voiture à hydrogène et plus généralement l'hydrogène comme substitut du pétrole. On remarquera néanmoins, sans mettre en cause l'impartialité des auteurs, que ceux-ci se montrent, pour diverses raisons, assez pessimistes quant aux chances dans un avenir proche du moteur à hydrogène. Ils préfèrent la voiture hybride, qui restera malheureusement, pour des raisons de facilité, grosse consommatrice de pétrole. Ils recommandent aussi, ce dont nous ne pouvons que les féliciter, de ne pas oublier à l'occasion de ces débats l'autre ambition du siècle, indispensable eu plan socio-politique, qui consistera à réduire les déplacements en général et à substituer les transports en commun ou les transports lourds à la voiture et au camion individuels.

A l'inverse, un des sites actifs dans le lobbying en faveur de l'hydrogène est la Foundation on Economic Trends, organisation non directement commerciale créée en 1977, qui réfléchit sur l'évolution à long terme des sociétés au regard des problèmes économiques, sociaux et géo-politiques. Elle est présidée par Jeremy Rifkin, économiste et politologue, connu par de nombreux livres à succès, tels The End of Work, en 1995, concernant l'impact des TIC sur les conditions de travail, The Biotech Century en 1998 analysant les perspectives des bio-technologies, The Age of Access en 2000 qui étudie les transformations de capitalisme vers les productions immatériels et le commerce électronique et, finalement, The Hydrogen Economy: Creating the Worldwide Energy Web and Redistributing Power on Earth (Tarcher/Putnam: Septembre 2002) qui pronostique le remplacement des énergies fossiles par des énergies basées sur l'hydrogène. Le Monde du 24 septembre 2002, p. 1, a publié un article de Jeremy Rifkin s'appuie sur la présentation au Mondial de l'automobile de Paris, par General Motors, de la voiture hybride à hydrogène dite Hy-Wire. Sans doute s'agit-il de la part du constructeur américain d'un coup médiatique habile, mais pour Jeremy Rifkin, la révolution est infiniment plus profonde.

Un point de vue politique

Faut-il rester dans le débat d'experts, ou convoquer à la table, comme le recommande Bruno Latour, d'autres acteurs ou agents d'aide à la décision ? La Fondation, et Jeremy Rifkin qui est son principal porte-parole, ont l'avantage à nos yeux de proposer une vision politique de la question, qui ne doit pas être évacuée par des arguments techniques concernant la rentabilité. Ceci particulièrement aujourd'hui. Si pour maintenir de hauts niveaux de consommations de pétrole aux Etats-Unis, sans rien changer aux technologies du transport, le gouvernement américain, soutenu par les lobbys industriels conservateurs, s'engageait - comme tout semble l'indiquer aujourd'hui - dans une guerre contre l'Irak qui coûterait au bas mot 200 mds de dollars, sans compter les catastrophes collatérales et ultérieures, mieux vaudrait dès maintenant basculer vers la filière Hydrogène, ce que Rifkin appelle le HEW, Hydrogen Energy Web. Pour lui en effet, non seulement cette source d'énergie se substituera au pétrole en voie de raréfaction, mais elle pourra à mise à disposition de petits pays et d'utilisateurs très dispersés.

Un autre aspect intéressant dans cette prévision est que le déclenchement de la " révolution technologique " pourrait venir des gouvernements européens, travaillant éventuellement en co-développement avec les Etats du Sud. La suprématie énergétique actuelle des Etats-Unis, génératrice de gaspillage et de pauvreté dans le monde, serait ainsi battue en brèche. On aurait donc là l'exemple d'une solution high-tech allant dans le sens à la fois du développement durable et de la lutte contre l'aggravation de la misère.

On sait que d'autres solutions en réseau, sur le modèle du web, seraient aussi envisageables dans ce double but : les TIC d'abord, mais aussi les bio-technologies dans les domaines de l'agriculture et de la santé notamment, et les nanotechnologies. Dans ces divers cas d'ailleurs le Web-Hydrogène serait le moteur de la décentralisation des recherches et des applications.

Voici pour nous beaucoup d'arguments pour ne pas nous laisser impressionner par les calculs économiques et techniques. Les gouvernements européens n'ont donc pas tort, selon nous, d'étudier sérieusement la filière hydrogène et de subventionner de premières applications, même si la rentabilité comptable n'apparaissait pas tout de suite. Il s'agit, pensons-nous, d'un choix de société, analogue au choix du nucléaire fait par la France dans les années soixante, dont après tout nous n'avons pas trop à nous plaindre. .

Mais pour éviter que les lobbys industriels de l'hydrogène ne se bornent à recueillir des subventions sans rien produire d'utile, ce serait aussi aux citoyens, via notamment les mouvements politiques et les syndicats, de se saisir de la question et de la discuter avec l'opinion, plutôt que se disputer sur l'âge de la retraite.

Pour en savoir plus
Hy-Wire, la  "voiture du futur" :http://abcnews.go.com/sections/WNN/DailyNews/techtv_car020919.html.
Voir aussi http://popularmechanics.com/automotive/auto_technology... et http://www.hfcletter.com/letter/September02/
Le dossier de La Recherche http://www.larecherche.fr/ (il n'était pas encore en ligne au 26/09/02)
Foundation on Economic Trends : http://www.foet.org/


Les pirates du génome
JPB 24/09/02

Sous ce titre, Le Monde du 18 septembre 2002, p. 14, a publié un article de Yves Eudes décrivant une activité qui se répand aux Etats-Unis, celle de "bio-informaticien rebelle". Il s'agit de chercheurs en informatique génique qui s'essayent eux-mêmes, en dehors de leurs laboratoires, à modifier l'ADN d'insectes ou de plantes. Des produits chimiques simples et un peu de savoir-faire manipulatoire permettraient de réaliser du génie génétique à petite échelle, après avoir décrypté le code génétique des espèces visées. Il semblerait que des modifications ponctuelles de comportement ou de caractères biologiques puissent être obtenues, par exemple des abeilles qui ne piqueraient plus. Les généticiens considèrent généralement que le lien direct entre un gène et un trait phénotypique n'est pas facile à établir, plusieurs gènes concourrant aux comportemnts complexes. Mais apparemment les expériences citées marcheraient.

La démarche est plus ou moins illégale, même aux Etats-Unis, tout au moins si les individus ainsi obtenus sont relâchés dans la nature. Mais les jeunes pirates voient au contraire dans leurs activités un côté politiquement salutaire: lutter contre les interdits posés par les firmes bio-techs visant à se donner des monopoles et à les préserver. Ils ont mis en plece une démarche sur le mode de l'Open Source de Linux, en diffusant les génomes et les résultats qu'ils obtiennent, librement sur Internet. Ils ont constitué à cette fin un groupement d'intérêt  ouvert à tous, intitulé Central Valley Bioinformatics Interest Group (CVBIG) qui dispose d'une liste de diffusion. Ce groupe est relayé par une organisation plus structurée, Bioinformatics.org

Faut-il s'inquiéter de tels pratiques, qui annoncent sans doute un raz de marée pour l'avenir, y compris dans la direction du génome humain. Les pessimistes voudront les interdire ou les réglementer, sans guère de chances de succès d'ailleurs.  Certains y verront peut-être même l'amorce d'activités  terroristes. Mais dans un monde ou l'évolution biologique en compétition darwinienne est la règle, et où la bio-diversité est actuellement menacée par la bétise humaine, ne devrait-on pas au contraire voir là un comportement "mutant", c'est le cas de le dire, qui pourrait avoir un grand intérêt? En tous cas, l'association Linux soutient.

Pour en savoir plus
CVBIG : http://www.cvbig.org/
Bioinformatics.org : http://bioinformatics.org/about/
L'article du Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3230...


Le Pyramid Rover
JPB 24/09/02

pyramide roverDes scientifiques du National Géographic et de la firme de Rodney Brooks iRobot ont mis au point un petit robot destiné à explorer les galeries des pyramides égyptiennes. La mission conduite sous la responsabilité de Zahi Hawass, directeur de l' Egypt's Supreme Council of Antiquities a été un succès. Ceci ne peut qu'encourager l'utilisation des robots dans l'accès aux milieux hostiles ou impénétrables aux moyens classiques.

Pour en savoir plus
Animation sur le NG channel : http://www.nationalgeographic.co.uk/
Article de Newszine : http://iml.jou.ufl.edu/Newszine/tech/3.htm
Article de CNN : http://www.cnn.com/2002/TECH/science/09/16/egypt.pyramid.robot.ap/


Les insectes contre les infections
JPB 24/09/02

Dans Le Monde du 6 septembre, p. 23, Sylvie Lasserre a indiqué que de nombreux insectes, notamment papillons de Guyane ou de France, espèces rares, sinon en danger (notamment du fait des collectionneurs), pourraient fournir des peptides permettant de lutter contre des germes bactériens ou fongiques résistants aux antibiotiques actuels.
A cette fin, il faut "récolter" et "broyer" de grandes quantités de ces insectes. L'article, qui ne fait que traduire l'esprit prédateur des gens qui ne s'intéressent aux espèces non encore "exploitées" que pour des intérêts à courte vue, ne fait aucune allusion aux problèmes de conservation, ni plus généralement à cette forme de pillage qui se développe actuellement, sans contre-partie pour les autochtones, dans un certain nombre de milieux naturels. Il s'agit d'un véritable scandale pour l'esprit, que personne sans doute n'aura relevé.


Tamàs Vicsek et la modélisation des mouvements de foule
JPB 24/09/02

Le chercheur hongrois Tamàs Vicsek, du Department of Biological Physics de l'Eötvös University, Budapest,  s'est spécialisé dans la modélisation des mouvements de foule, notamment quand ceux-ci se déclenchent par vagues sur l'impulsion d'un petit nombre d'individus "excités" entrant en rythme simultanément: olas, applaudissements, paniques. De tels travaux ont un intérêt pratique évident. Mais au plan théorique, ils sont susceptibles également de nombreuses retombées, dans le domaine des modèles chaotiques, de la communication inter-individuelles ou en ce qui concerne les composantes génétiques et mémétiques des comportements des super-organismes.

Il a récemment publié un livre collectif : Fluctuations and Scaling in Biology, Oxford University presse, 2001

Pour en savoir plus
Tamàs Vicsek. Page personnelle et textes : http://angel.elte.hu/~vicsek/
Article du 12 septembre 2002 Viva la Ola! : http://fr.news.yahoo.com/020912/23/2r21w.html


Réseau neuronaux utilisant les nanotechnologies
JPB 21/09/02

La société KnowmTech est en train de déposer un brevet concernant un réseau neuronal constitué de nanocomposants, capable selon elle, d'offrir des possibilités en connexions synaptiques égales ou supérieures à celles du cerveau humain. Le coût n'en serait pas supérieur à celui de la fabrication des composants électroniques actuels. Si ceci se révélait exact, les projets de cerveau artificiel auto-configurables, tel celui envisagé par Hugo de Garis, et mis en sommeil faute de hardware adéquats, pourraient sans doute être relancés avec de meilleurs chances de réussite.On trouve l'information technique adéquate sur le site de la société (lecture recommandée).

Pour en savoir plus
KnowmTech : http://www.knowmtech.com/pages/954652/index.htm


Le Grid Computing
JPB 07/09/02

Un article de Mitchell Waldrop, dans la MIT Technology Review de Mai 2002, décrit le projet de Grid Computing soutenu par la National Science Foundation. Il s'agit du Tera-Grid, sorte de superordinateur à l’échelle du pays, constitué dans un premier temps par des ensembles de micro-ordinateurs sophistiqués aménagés sur quatre sites en pointe dans la recherche informatique: le National Center for Supercomputing Applications, University of Illinois de Urbana-Champaign; l'Argonne National Laboratory du ministère de l'énergie à Chicago; le Caltech de Pasadena, CA et le Supercomputer Center at the University of California, San Diego. Ces quatre ensembles seront reliés entre eux de façon à fonctionner comme une seule entité. Ils pourront s'attaquer à des problèmes demandant des puissances de calcul considérable:

"This virtual computer will rip through problems at up to 13.6 trillion floating-point operations per second, or teraflops—eight times faster than the most powerful academic supercomputer available today. Such speed will enable scientists to tackle some of the most computationally intensive tasks on the research docket—from problems in protein folding that will form the basis for new drug designs to climate modeling to deducing the content and behavior of the cosmos from astronomical data."

@RTFlash n° 207 http://www.tregouet.org/lettre/index.html rappelle que "depuis un ou deux ans, des dizaines de projets similaires ont été annoncés en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, et ce n’est pas terminé. Les concepteurs de la grille définissent actuellement une nouvelle norme, le Globus Toolkit, qui permettra aux projets encore balbutiants d’appartenir à un réseau mondial à la puissance de calcul inépuisable" "Afin de parvenir à l' universalité pour la grille, la communauté américaine des utilisateurs de cette technologie s’est associée à celles d’Europe et d’Asie pour fonder le Global Grid Forum, une organisation calquée sur le modèle de l’Internet Engineering Task Force (IETF), le comité chargé de la standardisation sur le Net. Ce forum a pour mission de garantir une parfaite interaction de Globus et des autres protocoles de grille comme Legion".

IBM ayant pris au sérieux ces perspectives, certains s'inquiètent du risque de le voir prendre une maîtrise difficilement rattrapable dans le domaine du super-calcul. D'où l'intérêt de pouvoir connecter au réseau des noeuds de moindre puissance, qui seront répartis dans le monde entier.

On suivra avec attention le développement de projets européens et français dans ce domaine.

Pour en savoir plus
L'article de M. Waldrop : http://www.technologyreview.com/articles/waldrop0502.asp
FING. Article. Comprendre le grid computing : http://www.fing.org/index.php?num=3108,4
Globus project : http://www.globus.org/
Globus toolkit Java : http://www.globus.org/cog/java/
Global Grid Forum : http://www.gridforum.org/
Projet Paris de l'INRIA : http://www.inria.fr/recherche/equipes/paris.fr.html


Bilan du sommet de la Terre à Johannesburg
JPB 05/09/02

Les commentaires ne manquent pas concernant l'échec, ou le relatif échec de ce sommet. L'absence de résolutions gouvernementales quantifiées et datées laisse les pessimistes sur leur faim. Les optimistes se félicitent de voir les questions relatives au développement durable et à la lutte contre les inégalités avoir mobilisé tant de monde, y compris au niveau des gouvernements. Nous pouvons, pour notre part, nous féliciter, même si le propos reste verbal, d'avoir vu le Président Chirac, accompagné de Nicolas Hulot, prendre des positions fermes dans le bon sens. Il en restera toujours quelque chose. Cela n'avait jamais été fait jusqu'à présent, de la part d'un chef d'Etat français (ou européen).

Ceci étant, peut-on tenter une conclusion plus en profondeur. On pourrait la voir comme ceci :

le rôle des ONG, associations, militants de toutes sortes contre la mondialisation libérale, les inégalités, la destruction de l'environnement et de la biodiversité, sera plus que jamais essentiel. Un champ illimité d'actions et d'innovations est ouvert aux gens voulant dépasser les égoïsmes divers dans lesquels on a vite fait de s'enfermer. Les interventions de ces organismes finissent à la longue par payer, sur le modèle du battement d'aile du papillon qui finit par provoquer un cyclone. Internet est indispensable pour donner de la cohérence à toutes ces actions.

de plus en plus d'entreprises privées, multinationales ou non, s'intéresseront aux nouveaux marchés nés de la mise en œuvre d'un certain nombre de politiques ou d'initiatives pour le développement durable. Elles y verront des sources de profit, elles investiront et les coûts diminueront. Ce n'est pas angélique de dire cela. Tant que le monde demeurera capitaliste (on ne l'imagine pas redevenir collectiviste), ce sera là un déclencheur important des investissements scientifiques et techniques indispensables pour que les technologies émergentes viennent au secours de la situation du monde.

de plus en plus de gouvernements s'intéresseront à ces questions, à titre individuel ou dans le cadre des organisations internationales, ONU, FAO, OMS, etc. Ces gouvernements devront d'une part créer les cadres réglementaires favorables aux investissements privés de recherche-développement et plus généralement aux actions de protection, mais aussi dégager des crédits publics pour financer les R/D non engagées par le secteur privé, car non rentables. L'essentiel de cet argent viendra évidemment des Etats du Nord, et ne pourra provenir que d'économies sur leurs dépenses publiques ou sur le mode de vie des citoyens. Là, les mouvements politiques internes à ces Etats auront un rôle essentiel à jouer, y compris à l'égard des citoyens électeurs. Si en France par exemple, on préfère continuer à investir massivement dans l'automobile et le transport routier, comme dans l'agriculture productiviste (à coup de dizaines de milliards d'euro - sans compter les dégâts collatéraux), les investissements scientifiques nécessaires au développement des technologies douces ou de substitution attendront indéfiniment. Voilà ce qui devrait être, pour l'actuelle majorité comme pour les Verts, PS, PC et alternatifs, une belle occasion de se montrer soucieux de l'avenir.

Ajoutons qu'au plan théorique, le concept de développement durable se révèle à l'usage bien trop vague pour servir de références aux combats divers qu'il faut mener. On ne peut pas non plus décliner les objectifs en domaines isolés les uns des autres, car tout se tient. La bonne formule mobilisatrice reste à trouver.


Robots pour handicapés
CJ/JPB 01/09/02

roboticarmUn bras robotisé développé par The Shadow Robot Company, située au nord de Londres, qui peut réaliser les 24 mouvements principaux d'une main humaine. Ce bras vient de recevoir un prix de £75,000 du National Endowment for Science, Technology and the Arts (Nesta), qui permettra d'améliorer encore les performances.
Contact :
The Shadow Robot Company http://www.shadow.org.uk/index.shtml

Une main bionique, développée par l'équipe du Pr. Xavier Navarro, du Groupe de Recherche en Neuroplasticite et Régénération Nerveuse du Département de Biologie Cellulaire, de Physiologie et d'Immunologie de l'Université Autonome de Barcelone (UAB). Il s'agit d'un projet international co-financé par la Communauté Européenne, nommé Cyberhand. La main bougera avec précision, réagissant aux stimulations nerveuses de la personne qui la porte, et transmettra les sensations comme s'il s'agissait d'une main authentique. Son usage requiert l'implantation d'une puce électronique, en contact avec les fibres nerveuses qui connectent les cellules nerveuses avec la main de la personne. Celle-ci interprétera les intentions de l'usager au moyen des signaux bioélectroniques des neurones et transmettra avec précision les ordres du mouvement à la main. Actuellement, le projet est en phase de test sur des animaux. Cette nouvelle  technique permet que les axones des nerfs entrent en contact de manière naturelle avec les électrodes de la puce à mesure qu'ils se régénèrent quand le nerf a été sectionné. La puce est réalisée par le Centro Nacional de Microelectrónica (CSIC). Le projet, qui fait partie du programme "Technologies de la Société de l'Information" (TSI) de l'Union européenne, se terminera au bout de trois ans avec la présentation de la prothèse en fonctionnement.

Contacts :
Teresa Oses, Grupo de Aplicaciones Biomedicas, Centro Nacional de Microelectrónica (CSIC), tel. : + 34 93 594 77 00, tere.oses@cnm.es
Xavier Navarro, Departamento de Biología Celular, de Fisiología y de Inmunología Universidad Autónoma de Barcelona, tel. : 93 581 19 66, xavier.navarro@uab.es

Un oeil bionique. Une équipe du Centre National de Recherche en Microélectronique de Cork (NRMC) vient de lancer la première phase d'un projet sur 3 ans, qui devraient les amener à mettre au point des prothèses électroniques pour mal-voyants. Il s'agira d'une puce électronique, implantée sur la rétine, utilisant une série d'electrodes pour stimuler directement les cellules rétiniennes. Ce projet est entièrement financé par l'association caritative "Fighting Blindness" http://www.blindness.org/ 

Photo : NESTA
Une prothèse dentaire pour sourds
. Deux chercheurs du Media Lab Europe ont mis au point récemment un haut-parleur logé dans une dent. Leur dent numérique utiliserait les technologies de transmission sans fil telles que les normes 802.11 ou bluetooth pour recevoir des signaux d'appareils tels que des téléphones mobiles, des radios ou des ordinateurs. Ces signaux seraient transformés en ondes vibratoires voyageant de la mâchoire vers la boîte crânienne, et finalement transformés en sons audibles directement dans l'oreille interne de l'"utilisateur".
Source : http://www.medialabeurope.org


Progrès de résolution pour les microscopes électroniques
JPB 01/09/02

Le service de presse d'IBM signale que les chercheurs de cette compagnie et de la spin-off Nion ont mis au point une technologie innovante permettant d'observer les interactions atomiques d'un matériau à une résolution jamais atteinte jusqu'à présent. Ceci permettra d'améliorer significativement les performances des "microscopes électroniques" explorant les propriétés des composants électroniques des calculateurs du futur. Améliorer les microscopes électroniques suppose la diminution des aberrrations, dont la plus gênante était dite l'"aberration sphérique". Pour cela, les chercheurs ont combiné plusieurs jeux de lentilles magnétiques sous contrôle d'un calculateur moderne, pour corriger l'aberration en temps réel. Après cette correction, le microscope peut produire un pinceau d'électrons qui n'est pas plus large que les 75/000 d'un nanomètre, soit moins que la dimension d'un atome d'hydrogène.  Les défauts des semi-conducteurs peuvent désormais être visualisés et éventuellement corrigés.  Plus généralement, mieux observer la façon dont les atomes s'assemblent permettra de mieux maîtriser la nano-ingénierie des composants. Cette démarche, selon IBM, illustre l'intérêt que manifeste cette compagnie dans le développement des nanotechnologies.

Pour en savoir plus
Nature 418 du 8 août 2002, pages 617 à 620 : "Sub-angstrom Resolution Using Aberration Corrected Electron Optics" par Philip E. Batson du IBM's T.J. Watson Research Center à Yorktown Heights, N.Y; Niklas Dellby et Ondrej L. Krivanek de Nion Co. à Kirkland, Washington. (abstract)


Automates Intelligents © 2002

 

 


   Sur le site
Sur le web   

 

 

 

Qui sommes nous ? Partenaires Abonnement Nous Contacter

© Assocation Automates Intelligents
Mention légale Mention légale CNIL : 1134148