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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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26/02/03 Un robot d'intervention aurait-il pu sauver Columbia ?
26/02/03 Looking for Spinoza
20/02/03 ITER intéresse enfin les Pouvoirs Publics
20/02/03 Le Sénat est-il le seul à s'inquiéter du retard français dans les nanotechnologies?
17/02/03 K-Bot, une tête d'androïde expressive
07/02/03 Kasparov contre Deep Junior : match nul
07/02/03 Wakamaru, robot japonais principalement destiné à aider les personnes âgéesl
04/02/03 Les nanotechnologies, usages militaires, pacifiques ou romanesques ?

Archives

Février 2003

Un robot d'intervention aurait-il pu sauver Columbia?
JPB/CJ 26/02/03

RobonautSelon des ingénieurs de la NASA, l'utilisation de petits robots en sortie extra-véhiculaire autour des navettes ou de la Station Spatiale pourra éviter dans l'avenir des catastrophes dues à l'impossibilité d'une intervention humaine dans certaines conditions de vol spatial. Ces robots peuvent par exemple observer des dommages et éventuellement les réparer. L'un d'eux le AERCam-SPRINT (Autonomous Extra-vehicular Robotic Camera) a déjà été utilisé avec succès pour intervenir dans la soute du vol STS-87 en 1997 . Plus spectaculaire est le Robonaut, robot humanoïde contrôlé à distance qui possède des mains et des bras analogues à ceux de l'homme.

Pour en savoir plus
Article de Space.com  http://www.space.com/businesstechnology...l
AERCam http://spaceflight.nasa.gov/station/assembly/sprint/
Robonaut; http://vesuvius.jsc.nasa.gov/er_er/html/robonaut/...l


Looking for Spinoza
JPB 26/02/03

damasio Ce titre est celui du nouveau livre d'Antonio Damasio, directeur du laboratoire de neurologie du centre médical de l'université de l'Iowa. Nos lecteurs connaissent déjà ce chercheur éminent, qui a bouleversé les neurosciences en appelant l'attention sur le rôle des émotions dans le fonctionnement cérébral. Ses deux précédents livres, Descartes' Error et The Feeling of What Happens, ont inspiré beaucoup de travaux, notamment dans le domaine qui nous intéresse plus particulièrement ici, celui de la pensée artificielle. Damasio est ainsi fréquemment cite par Alain Cardon dans le livre qu'il vient de faire paraître "Modéliser et concevoir une machine pensante, Edition Automates-Intelligents".
Dans Looking for Spinoza, Damasio montre le rôle de la joie et de la tristesse dans l'adaptation à la survie. Les mécanismes régulateurs qui en découlent sont à la base de nos plus grandes réalisations culturelles. L'auteur estime que depuis son dernier livre, les neurosciences ont suffisamment progressé pour qu'il soit possible d'identifier le "feeling brain", la part du cerveau construisant et utilisant les émotions. Il s'appuie sur Spinoza, qu'il considère comme le précurseur de telles conceptions dans son approche des rapports entre l'esprit et le corps.

Pour en savoir plus
Antonio Damasio. Travaux http://www.uihealthcare.com/depts/med/neurology/neurologymds/damasioa.html
Article de Harcourt http://www.harcourtbooks.com/authorinterviews/bookinterview_damasio.asp


ITER intéresse enfin les Pouvoirs Publics
JPB 20/02/03

Lors de la 584ème séance du Comité de l'Energie Atomique, le 13 février 2003, Claudie Haigneré, ministre française de la recherche, a confirmé l'intérêt des Pouvoirs Publics pour le lancement du programme international ITER et l'implantation du Centre de recherche avec son réacteur en France, à Cadarache. La ministre a notampent déclaré: "Je veux gagner aussi parce qu'ITER est un symbole fort, qui dépasse toute la communauté scientifique. C'est celui de la réalisation, dans notre pays, d'un projet mondial. Un projet mondial qui a pour objectif de nous donner les moyens de penser à l'avenir de la planète autrement. A quoi peut-on comparer le projet ITER ? Au rêve de la conquête de l'Espace ? Au déchiffrement des énigmes du vivant ? Peut-être beaucoup plus encore." http://www.recherche.gouv.fr/discours/2003/dcomiteea.htm

Rappelons que le projet international de recherche ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) sur la fusion thermonucléaire (tritium/deutérium) vise à remplacer à échéance de 20 à 30 ans l'énergie atomique de fission par celle de fusion, beaucoup plus propre et efficace. Nous nous étions inquiétés précédemment du peu d'intérêt que les autorités semblaient manifester en France pour ce projet grandiose. Nous avions attribué cela au manque d'enthousiasme des différents lobbies de l'énergie, du pétrole à l'énergie atomique classique, en passant par les énergies renouvelables, face à un concurrent potentiellement dangereux. Il semble que les choses changent. A commencer par le choix d'un site parmi plusieurs candidats, qui posait on le conçoit beaucoup de problèmes relevant de la politique locale. Reste évidemment à trouver un accord avec les autres partenaires, notamment pour l'implantation du site définitif.

Cependant, il ne faut pas se féliciter trop vite. Il faut suivre l'avenir de cette affaire. Nous pensons avec beaucoup d'experts que, notamment, le délai affiché de 30 ans sinon plus avant d'avoir un réacteur opérationnel pourrait être diminué de moitié, si on se donnait quelques moyens supplémentaires.

Cependant, il ne faut pas se féliciter trop vite. Il faut suivre l'avenir de cette affaire. Nous pensons avec beaucoup d'experts que, notamment, le délai affiché de 30 ans sinon plus avant d'avoir un réacteur opérationnel pourrait être diminué de moitié, si on se donnait quelques moyens supplémentaires.

Un autre problème se pose aussi aux membres initiaux du projet, les Européens, la Russie et le Japon. C'est l'arrivée de la Chine et surtout des Etats-Unis. On peut s'en féliciter, car les ressources et aussi les délais risquent de bénéficier de ce soutien soudain. Mais il faut y voir également la volonté de l'administration Bush de reprendre la main sur cette filière, qu'ils avaient jusqu'ici stupidement négligée. Reprendre la main pour la soutenir ou pour l'étouffer? Reprendre la main pour récupérer le site ITER ou le confier à des pays amis, dont la France ne sera évidemment pas ? Les Européens ne devront-ils pas alors rechausser les bottes du Général de Gaulle et consruire leur propre site chez eux.

Pour en savoir plus
ITER : http://www.iter.org/


Le Sénat est-il le seul à s'inquiéter du retard français dans les nanotechnologies?
JPB/CJ 20/02/03

On trouvera sur le site du Sénat deux documents très importants pour qui veut mieux comprendre les enjeux des nanotechnologies et mesurer le retard français , retard croissant, malgré les affirmations des "autorités compétentes":
- le rapport du sénateur Saunier (PS) L'évolution du secteur des semi-conducteurs et ses liens avec les micro et nanotechnologies http://www.senat.fr/rap/r02-138/r02-138.html
- le compte-rendu d'une nouvelle journée, le 23 janvier 2003, organisée par le Sénat sur le thème "Les nanotechnologies, une chance à saisir" http://www.senat.fr/rap/r02-138/r02-138.html

On peut se demander qui, en France, prend acte de ces mises en garde et définit des politiques adéquates pour faire face aux défis et aux difficultés.
Tout laisse penser qu'il s'agit de piqures d'épingle dans l'édredon mou de l'incompétence et de l'égoïsme de certains décideurs. Leur réelection ou leur carrière aura-t-elle à en souffir ?


K-Bot, une tête d'androïde expressive
CJ 17/02/03

K-bot  © David HansonDotée d'une peau en polymère, K-bot, tête d'androïde conçue par David Hanson de l'université du Texas, peut vous reconnaître et suivre vos mouvements grâce à ses deux caméras placée derrière ses yeux.
La tête, qui pèse deux kilogrammes, est recouverte d'une peau de polymère, développé par le chercheur. Elle est dotée de 24 "musAndy, prédécesseur de K-Bot, doté "simplement" de quatre expressions faciales - © David Hansoncles mécaniques" actionnés par des moteurs, ce qui permet, grâce aux logiciels qui les commandent, de simuler 14 de nos expressions faciales humaines.
Selon son concepteur, qui a présenté dernièrement sa création à Denver lors du Symposium "Bio-Inspired Intelligent Robotics" [congrès annuel de l'Association américaine pour l'avancement des sciences], elle pourra être d'un grand intérêt pour servir de modèle aux chercheurs qui expérimentent de nouvelles technologies comme les muscles artificiels, ou à ceux étudiant la communication homme/machine.
Avantage : le faible coût de la réalisation. Selon David Hanson, il est de 400 dollars, et pourrait être bien inférieur si ce système était produit en masse.

Pour en savoir plus :
David Hanton : http://iiae.utdallas.edu/projects/index.html
Contatct : david.hanson@student.utdallas.edu


Kasparov contre Deep Junior : match nul
CJ 07/02/03

Kasparov jouant contre Deep JuniorDu 26 janvier au 7 février à New-York, et au cours de 6 parties, Kasparov - meilleur des joueurs actuels de l'histoire des échecs - s'est mesuré à "Deep Junior", trois fois champion du monde des logiciels. L'issue s'est soldée par une égalité 3 à 3.
Partie 1 (26 janvier 2003) : Gary Kasparov - Deep junior : 1-0
Partie 2 (28 janvier 2003) : Deep junior - Garry Kasparov : 0,5-0,5
Partie 3 (30 janvier 2003): Kasparov - Deep junior : 0-1
Partie 4 (2 février 2003): Deep junior - Garry Kasparov : 0,5-0,5
Partie 5 : (5 février 2003) Garry Kasparov - Deep junior : 0,5-0,5
Partie 6 (7 février 2003): Deep junior - Gary Kasparov, Garry : 0,5-0,5

Deep Junior, version 7.0, disponible dans le commerceA la différence du fameux tournoi tenu à Philadelphie en 1997 entre Kasparov et Deeper Blue (super-ordinateur créé par IBM), ou l'homme furieux avait dû s'incliner, il s'agissait là de la première confrontation entre un des plus grands maîtres et un ordinateur organisée sous l'égide et le contrôle de la Fédération internationale des échecs (FIDE), permettant ainsi d'établir les règles pour les confrontations futures.
Autre différence : pour le présent tournoi, Garry Kasparov - âgé de 39 ans - a eu tout le loisir de s'entraîner au préalable sur un PC avec la version commerciale de Deep-Junior, qui n'est pas loin du niveau de l'actuel Deep Junior sur la même machine.

Avant la rencontre, Kasparov déclarait "Deep Junior est un adversaire très dangereux et déplaisant, parce qu'il possède de nombreuses qualités que je qualifierai d'humaines".
S'il n'a pas gagné - et en tout cas pas perdu -, Deep-Junior a ainsi montré toute sa puissance. Créé par les deux programmeurs israéliens Amir Ban and Shay Bushinsky, il peut passer en revue quelque trois millions de positions à la seconde. A ce jour il est trois fois champion du monde des logiciels d'échecs ayant notamment remporté en juillet 2002 à Maastricht (Pays-Bas) le dernier championnat du monde réservé aux machines, s'imposant face à 18 autres programmes.

Pour en savoir plus :
Voir les parties
partie 6 : http://www.x3dworld.com/Entertainment/chess...
partie 5 : http://www.x3dworld.com/Entertainment/chess...
partie 4 : http://www.x3dworld.com/Entertainment/chess...
partie 3 : http://www.x3dworld.com/Entertainment/chess...
partie 2 : http://www.x3dworld.com/Entertainment/chess...
partie 1 : http://www.x3dworld.com/Entertainment/chess...


Wakamaru, robot japonais principalement destiné à aider les personnes âgées
CJ 04/02/03

Le robot Wakamaru © APWakamaru, robot développé par Mitsubishi Heavy Industries (MHI), devrait être commercialisé courant 2003, au prix d'un million de yens. Doté de la parole, il est principalement conçu pour veiller sur les personnes âgées. Destiné à s'insérer dans la vie familiale de tout un chacun, il aura notamment pour mission de prévenir l'hôpital ou les services de santé en cas de besoin. Doté d'une caméra, Wakamaru sait reconnaWakamaru, à côté de son designer  Toshiyuki Kita © APître son "maître". Il peut communiquer à distance avec vous par téléphone où vous montrer en direct ce qu'il voit ou encore vous envoyer des mails. Son vocabulaire - pour l'instant uniquement japonais - comprend quelque 10000 mots ! A la maison, il n'hésitera pas à vous dire vous dire "Daddy, it's time for you to go to work" (des fois que vous ayez envie d'oublier d'aller au travail) ou vous demander si tout va bien lorsque vous restez un peu trop silencieux... Monté sur roues et autonome, il se recharge à sa borne tout seul comme un grand.

Le robot sera notamment présenté du 3 au 6 avril prochain lors de l'exposition Robodex.
MIH espère ensuite en vendre 10000 exemplaires par an..

Pour en savoir plus :
David Hanton : http://iiae.utdallas.edu/projects/index.html
Contatct : david.hanson@student.utdallas.edu


Les nanotechnologies, usages militaires, pacifiques ou romanesques?
CJ 04/02/03

Le Jane's, journal (www.janes.com) spécialisé dans l'analyse des systèmes d'armes et des armements, consacre un article en date du 14 janvier 2003 aux possibilités offertes par les nanotechnologies pour réaliser des armements sophistiqués nouveaux, contre lesquels il  n'y aura au début que peu de parades. La fabrication de nano-systèmes basés sur l'auto-réplication permettra de produire des armes de type conventionnel mais dans des quantités telles qu'elles deviendraient des armes de destruction massive. D'une façon plus générale, les matériaux fournis par les nanotechnologies seront plus solides, plus légers et plus facilement miniaturisables. Par ailleurs, les nanotechnologies permettront de disséminer de nouvelles armes biologiques, de la même façon qu'elles le feront de médicaments à usage médical.

Les recherches et les méthodes de fabrication ne sont pas à la portée de laboratoires artisanaux, mais elles pourront se simplifier, ou être détournées. Tout ceci montre bien qu'aujourd'hui, il n'est plus de techniques innocentes, à usage civil, qui ne puissent être utilisées à buts militaires ou terroristes. L'avenir paraîtra sombre aux pessimistes. Faudra-t-il, comme certains services américains le souhaiteraient, mettre le black-out sur la diffusion des informations correspondantes. On peut penser que cela ne gênerait que les chercheurs honnêtes.

crn logoMais il ne faut pas désespérer. Pour éviter que l'avenir des nanotechnologies ne soit exclusivement militaire, deux chercheurs américains, Chris Phoenix et Mike Treder, ont fondé le Center for Responsible Nanotechnology (CRN), organisation non-profit qui veut promouvoir les études pacifiques sur les nanomondes, en veillant à ce que celles-ci ne soient pas détournées à usage criminel. L'entreprise est louable et mérite d'être connue, voire reproduite ailleurs. Il faudra observer ses résultats dans quelques temps. Le CRN est associé à une ONG militant pour la coopération des individus au service de l'humanité, le World Care. Espérons que tout ceci n'est pas truffé d'espions.

On observera sur ce même sujet que le nouveau thriller Prey de Michael Crichton (toujours à l'affut de nouveauté) met en scène des nanotechnologies en folies, au service d'intérêts criminels. Il donne une image terrifiante de la science, que les scientifiques récusent. Un long article faisant la liste des erreurs de l'auteur est publié sur le site de Ray Kurzweil. Mais les lecteurs iront-ils s'informer auprès des scientifiques, ou auprès de romanciers imaginatifs visant le sensationnel pour mieux se vendre?

Pour en savoir plus
L'article du Jane's (sur souscription) : http://www.janes.com/security/international_security/news/...
Center for Responsible Nanotechnology : http://www.crnano.org/
World care : http://www.worldcare.org/
Don't let Crichton's Prey scare you--the science isn't real, article de Chris Phoenix : http://www.kurzweilai.net/meme/frame.html?main=/articles/art0546.html


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