Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront
alors définitions, synonymes et expressions constituées
de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi
d'accéder à la définition du mot dans une
autre langue.
Le
Dr Frank Ryan est un biologiste et médecin britannique. Il
a écrit divers ouvrages sur la lutte contre les maladies
contagieuses. Son dernier livre, Darwin's blind spot, met l'accent
sur la symbiose ou coopération, plus importante à
ses yeux que la compétition darwinienne et la survie du mieux
adapté pour expliquer l'évolution. Il montre par de
nombreux exemples comment la coopération a permis des sauts
évolutifs considérables, par exemple entre fleurs
et insectes. Mais au-delà de ces exemples connus, il rappelle
le rôle de la symbiose dans l'apparition des premières
bactéries (par exemple les bactéries aérobies)
et des premières cellules, résultant de la coopération
d'organites biologiques plus simples. Il évoque aussi des
hypothèses plus controversées suggérant que
ce fut la symbiose entre virus qui a contribué à l'apparition
des mammifères et des hommes. Au sein des sociétés
humaines la coopération est au moins sinon plus importante
que la compétition darwinienne pour expliquer la structuration
sociale.
Ces points de vue ont été développés
par d'autres auteurs depuis quelques années, par exemple
Howard Bloom. Mais à notre avis, la mise en évidence
du rôle de la symbiose ne remet pas en cause le principe de
base de la compétition darwinienne. C'est toujours le plus
adapté qui survit, dut-il pour cela s'allier à d'autres.
Ce qui est remis en cause sont les vues réductrices du darwinisme,
selon laquelle les faibles sont systématiquement éliminés,
au terme d'inévitables combats pour la survie. Elles ont
entraîné les excès du darwinisme social et de
l'eugénisme, mais elles ne sont guère admises aujourd'hui
par les gens sérieux.
Le
NESTA (National Endowment for Science, Technology and the Arts),
créé en Grande Bretagne par un Act of Parliament de
1998, a pour objet de financer les projets innovants. Il s'intéresse
actuellement à un robot susceptible de traire les vaches
en utilisant le bio-mimétisme, c'est-à-dire en se
comportant comme un veau, tant en ce qui concerne les heures, intervalles
entre tétées et comportements du jeune animal. La
vache n'est pas dépaysée, donne plus de lait...du
fait que son instinct maternel n'est pas trop frustré. Avantage
essentiel pour l'éleveur: sa présence à l'étable
peut être sensiblement allégée. C'est la firme
IceRobotics qui développe cet intéressant prototype
bionique. Il est facile d'envisager de nombreuses autres applications
(sic) à cette intéressante innovation, selon ses promoteurs.
Mission martienne pour l'ESA en 2009 ?
CJ 24/03/03
L'Agence spatiale européenne (ESA) envisage
de lancer une mission inhabitée sur Mars en 2009 afin de
déterminer si la vie a un jour existé sur cette planète
rouge. Selon Jorge Vago, responsable scientifique de cette mission
d'exobiologie baptisée ExoMars*, il s'agirait de larguer
à la surface de la planète un module de descente et
un robot mobile autonome alimenté à l'énergie
solaire. Equipé d'un dispositif de forage et de prélèvement
d'échantillons, ce petit véhicule "à haute
capacité de franchissement" consacrera plusieurs mois à
explorer un terrain inhospitalier et à analyser le sol de
certains sites susceptibles d'avoir abrité des formes de
vie martienne primitives.
La charge utile Pasteur embarquée sur le robot est l'un
des éléments essentiel qui conditionnera le succès
de cette mission scientifique. Il se présente sous la forme
d'un ensemble complet d'instruments chargés d'analyser l'environnement
biologique de Mars. Afin d'être prête pour un lancement
en 2009, l'ESA commence dès à présent à
définir les expériences qui constitueront la charge
utile.
A cet effet, le bureau du programme Aurora a lancé un appel
à idées auprès de la communauté scientifique.
Lobjectif est notamment de favoriser une coopération
internationale entre équipes scientifiques pluridisciplinaires
et déviter les projets faisant double emploi.
*Mission qui s'inscrit
dans le cadre du programme à long terme Aurora de l'agence,
visant à préparer les futures missions habitées.
La
DARPA, Agence de recherche du ministère américain
de la défense, vient de lancer un concours pour la réalisation
d'un véhicule autonome capable d'accomplir seul un raid de
250 milles sur un terrain non balisé à l'avance. Les
soumissionnaires sont libres de faire appel à toutes les
solutions en matière de robotique et d'intelligence artificielle
qu'ils jugeront pertinentes. Les prototypes devraient être
opérationnels pour mars 2004. Trop tard pour l'Iraq, sans
doute, mais en ligne pour... pour où en fait ?
Il ne s'agit pas du petit poisson (espèce d'ailleurs menacée
d'extinction aujourd'hui) mais de cette partie du cerveau responsable
du codage et du stockage des informations constituant la mémoire
à long terme.
Un article de NewScientist en date du 15 mars 2003, p. 4, précise
de quoi il s'agit.
L'hippocampe est la partie la mieux ordonnée et la mieux
étudiée du cerveau. Néanmoins on ne sait pas
exactement comment il fonctionne. Une recherche menée par
le Pr. Theodore Berger, de l'University of Southern California à
Los Angeles, US, vise à réaliser une puce électronique
qui simulera les fonctions de cet organe et pourra être implantée
dans le cerveau de patients dont l'hippocampe aurait été
détruit et qui auraient de ce fait perdu la mémoire.
Pour le moment, l'expérience se déroule in vitro sur
des "tranches" d'hippocampe prélevées sur
des rats. On stimule celles-ci par des impulsions électriques
en entrée et on observe les impulsions en sortie. Il est
possible ensuite de construire un modèle mathématique
des traitements réalisés par les neurones de la tranche,
et de construire une puce électronique réalisant les
mêmes fonctions. L'implantation de la puce, convenablement
connectée aux nerfs d'entrée et aux nerfs de sortie
de l'hippocampe dans le cerveau, permettra de le court-circuiter.
On retrouve là sous une forme un peu différente
une des grandes idées de Ray Kurzweil, selon laquelle il
sera possible dans l'avenir de scanner des cerveaux entiers et de
les transférer sur les ordinateurs hyper-puissants de demain.
Mais les chercheurs américains n'en sont pas là pour
le moment, on le devine. Il leur a fallu 10 ans pour développer
la puce, qu'ils vont tester prochainement sur des rats puis sur
des singes. Ils étudieront les changements en résultant
dans le comportement des animaux, du fait des altérations
de la mémoire ainsi produites.
D'ores et déjà d'autres scientifiques objectent
pour des questions éthiques faciles à imaginer à
la poursuite de telles recherches, même si elles sont encore
loin d'avoir abouti. On est sur la voie des prothèses cérébrales
humaines, dans des domaines affectant la mémoire à
long terme, c'est-à-dire la personnalité profonde
des sujets. On pourra, disent les promoteurs de la recherche, utiliser
de telles prothèses pour lutter contre les conséquences
de maladies dégénératives du cerveau ou d'accidents.
Mais quand on constate que parmi les bailleurs de fonds de la recherche
se trouvent outre la National Science Foundation l'Office of Naval
Research et la Darpa, on ne peut qu'être attentif. Dans leur
frénésie actuelle de course à l'armement, on
imagine très bien que les institutions américaines
précitées envisagent que de telles techniques - au
cas où elles réussiraient - permettraient de reprogrammer
le comportement des représentants de l'Axe du Mal, les prisonniers
de Guantanamo, par exemple. Nous ne voulons pas dire qu'il faudrait
militer pour arrêter ces expériences, qui seront d'un
intérêt scientifique considérable.
Mais il ne faudrait pas laisser les Etats-Unis seuls en charge de
leur développement et de leur évaluation