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Un
kit de développement pour robots signé Microsoft
CJ 28/09/04
Des
chercheurs des laboratoires de Microsoft Research viennent de faire
la démonstration d'un langage de programmation simple qui
permettrait de contrôler des robots, notamment à l'aide
d'un appareil sans fil. Selon les concepteurs Torben Weis et Andreas
Ulbrich, le VRDK (Visual Robot Development Kit) est un langage de
programmation graphique de haut niveau, mais si simple qu'il pourrait
être enseigné dans les écoles (ndlr : on
se plaît à rêver de TP de robotique pendant les
cours de physique au lycée). L'étudiant peut ainsi
tester très rapidement l'application qui contrôle le
robot, vérifier la bonne marche et faire fonctionner le tout
en quelques minutes.
L'éditeur
graphique de l'environnement du langage robotique pourrait être
opéré avec un clavier et une souris, ou un PC tablette,
afin de programmer des action simples sur de petits robots et de
les contrôler à distance à l'aide d'un Smartphone
basé sur Windows ou d'un PC.
La
démonstration de la technologie, développée
conjointement par le laboratoire Microsoft Research de Cambridge
et l'Université des technologies de Berlin, a été
réalisée à Bruxelles le 23 septembre dernier
dans le cadre de l'exposition Microsoft Research and European Innovation
Fair.
L'Europe
prête à faire ITER sans le Japon
ni les Etats-Unis ? JPB/CJ
25/09/04
Nous
avons plusieurs fois ici insisté sur la nécessité,
non seulement de décider au plus vite du projet de réacteur
de fusion nucléaire expérimental ITER, mais de le
faire en Europe (à Cadarache) si les Etats-Unis et les Japonais
continuaient à bloquer le projet en voulant imposer le choix
du site nippon de Rokkasho-mura. Nous avions même adressé
en son temps une missive dans ce sens au Président de la
République. Lors du Colloque de Juin "Pour une Europe
indépendante par les technologies de souveraineté"
http://www.europe-puissance-scientifique.org/,
nous avions répété le message devant le Premier
ministre et le ministre de la Recherche, François d'Aubert,
qui l'avaient repris dans leurs conclusions. Depuis, cependant,
rien n'avait été annoncé, le lobbying américano-japonais
très fort continuant à s'exercer sur les différents
partenaires continuant à bloquer toute décision.
Un de nos lecteurs nous a expliqué en son temps que nous
avions tort de soutenir ce projet "pharaonique", alors
qu'existaient de grands besoins de recherche non couverts et, surtout,
que la fusion nucléaire ne résolvait rien, en termes
notamment de manipulation de produits dangereux (les neutrons rapides)
et de gestion des déchets. Il a même fait état
d'une conviction répandue dans certains milieux scientifiques
selon laquelle l'ensemble du projet reposait sur une "intox"
montée en son temps par les soviétiques et reprise
par les industriels qui espèrent des contrats profitables.
Mais l'argument ne nous a pas paru suffisamment étayé
pour justifier un changement de position de notre part. Il y a de
nombreux autres arguments, que nous ne pouvons reprendre ici, qui
légitiment de tenter l'aventure... notamment au regard des
bénéficies considérables que les générations
futures pourront attendre d'une fusion nucléaire contrôlée.
On
ne peut donc que se féliciter d'apprendre que l'Europe pourrait
enfin exprimer la volonté de réaliser un ITER sans
les Américains et les Japonais, si ceux-ci n'évoluent
pas, mais avec de nombreux autres partenaires de poids. La présidence
néerlandaise de l'UE a annoncé le 24 septembre, suite
à la réunion à Bruxelles des 25 ministres chargés
des questions de compétitivité, sa volonté
d'un partenariat "le plus large possible pour le projet de
réacteur de fusion nucléaire expérimental ITER,
actuellement bloqué par un conflit international sur le choix
de sa localisation en France ou au Japon". Ceci en soi ne signifie
pas que le projet serait décidé à Cadarache,
car certains pays européens, dont la Hollande, ne semblent
pas encore convaincus de la nécessité de se passer
de l'accord des Américains et des Japonais. Pour la France
au contraire, il est temps de prendre une décision, au plus
tard en novembre, avec les premiers partenaires ayant accepté
de se joindre au programme européen, soit la Russie et la
France. D'autres pays ont été contactés et
semblent favorables, le Brésil, l'Inde et la Suisse (d'autant
plus qu'ils pourraient réaliser des modules industriels destinés
au réacteur expérimental).
Pour
augmenter la pression sur les adversaires de Cadarache, l'ancien
commissaire européen chargé de la Recherche, le Belge
Philippe Busquin - aujourd'hui remplacé par son compatriote
Louis Michel - avait suggéré début septembre,
avant son départ de la Commission, que l'UE prenne l'initiative
de lancer elle-même le projet, avec "toutes les parties
qui le souhaiteront". Le 24 septembre, les ministres européens
ont demandé à la Commission d'"examiner les conséquences
financières des différents scénario possibles
pour ITER", sachant que la part du financement des coûts
de construction du réacteur prise sur le budget communautaire
"ne devra pas dépasser les estimations actuelles".
Le
projet ITER est estimé à 10 milliards d'euros sur
30 ans, dont 4,75 milliards d'euros pour la seule construction du
réacteur qui doit durer 10 ans. Ces sommes, nous l'avons
plusieurs fois souligné, sont finalement relativement faibles
au regard des bénéfices attendus.
Pour la construction, quelque 40% doivent être pris sur le
budget communautaire. La France a confirmé vendredi qu'elle
était prête à doubler sa participation financière
au projet, pour la porter à 914 millions d'euros, soit 20%
du coût de construction.
Si on devait enregistrer la défection du Japon et des Etats-Unis,
les 20% d'argent manquant par rapport au montage initial du projet
pourraient être compensés par des économies
faites grâce à la réduction du nombre de pays
participants (ou au contraire par la venue de nouveaux pays dans
le projet) ainsi que par des coûts de fabrication de certaines
pièces du réacteur diminués si leur réalisation
se faisait par exemple en Chine ou en Russie, au lieu du Japon ou
des États-Unis.
Les
ministres doivent rediscuter du dossier le 25 novembre, lors de
leur prochain conseil "compétitivité" à
Bruxelles. Un conseil qui sera "décisionnel", assure
le ministre français de la recherche François d'Aubert.
Les ministres refusent tous de faire durer le blocage et "la
détermination à ce qu'Iter soit construit sur le site
européen de Cadarache est unanime", a de son côté
affirmé le nouveau commissaire européen à la
Recherche, Louis Michel.
Nous
suivrons attentivement, comme on peut l'imaginer, l'évolution
de ce dossier. On peut cependant se poser la question de savoir
si l'Europe sera capable d'aller jusqu'au clash, le Commissaire
européen ayant aussi réaffirmé le principe
de "la volonté de l'Union d'aller de l'avant dans le
cadre d'un partenariat international aussi large que possible qui
devrait inclure dans toute la mesure du possible tous les partenaires".
Selon les sources diplomatiques, plutôt que d'envisager un
cavalier seul, les Européens préfèreraient
attendre l'issue des élections présidentielles américaines
en novembre, la période électorale rendant peu probable
un changement d'attitude des Etats-Unis sur le dossier.
Piloter
un ordinateur au nez et à l'oeil CJ
24/09/04
Dimitri
Gorodnichy, de lInstitut des technologies de linformation
dOttawa (Canada) a mis au point un dispositif permettant de
piloter son ordinateur sans l'aide d'une souris, mais simplement
en utilisant son nez et ses yeux. Avec ce système vraiment
précis baptisé "Nouse" [mot valise constitué
de noose (nez) et de mouse (souris)], les mouvements du nez jouent
le rôle de la souris, et l'oeil gauche ou droit, celui du
clic. Ce dispositif qui peut nous faciliter la vie (mais peut-être
aussi nous donner des torticolis ou nous faire passer devant autrui
pour d'idiots agités), trouve naturellement ses applications
auprès des personnes handicapées. Petit problème
: l'inventeur ne dit pas comment la Nouse peut faire la différence
entre un battement de paupière voulu par l'utilisateur et
un battement naturel.
Le système Nouse utilise une petite caméra
branchée sur un port USB de lordinateur qui prend un
cliché du visage de lutilisateur en relevant comme
point de référence le bout du nez, plus facile à
suivre dans ses mouvements que les autres points faciaux. Un logiciel
de détection de mouvement fait suivre au curseur les mouvements
de la tête et un double clignement doeil provoque un
clic.
Fujitsu
Laboratories et Fujitsu Frontech ont annoncé le 14 septembre
le développement d'un nouveau robot de service spécialement
conçu pour les bureaux et les équipements commerciaux.
Monté sur roues et autonome, il mesure 1 mètre 30
pour 63 kg et est particulièrement adapté pour informer
les visiteurs, saisir et transporter des charges avec ses deux bras,
jouer le rôle de liftier, assurer la surveillance la nuit.
Son système visuel en 3 dimensions - qui requière
l'utilisation de 8 caméras -, lui permet d'éviter
les obstacles et de reconnaître les gens et les objets. Obéissant
aux ordres vocaux des humain, parlant lui-même, il peut également
se connecter sans fil à Internet pour y chercher des informations
à la demande. Se déplaçant à une vitesse
de 3 km/h, il sait aller de lui-même se recharger. Son autonomie
est de 24 h.
Fujitsu Frontend devrait lancer le robot dans le commerce en juin
2005. Une démonstration en sera faite lors du CEATEC Japon
2004, qui se tiendra le 5 octobre prochain à Tokyo.
Progrès
en matière de visioconférence 3 D CJ 17/09/04
L'entreprise
Sanyo, en collaboration avec l'université de Kyoto, a développé
un système d'affichage qui produit des images 3D en temps
réel à partir d'une vidéo capturée à
partir d'un ensemble de sept caméras. Avec un tel dispositif
de 7 caméras, l'image 3D générée est
de très bonne qualité, ce qui accroît pour le
spectateur l'impression de se trouver dans une réunion à
la même table que ses interlocuteurs. Même de légers
changements dans la ligne de vision des participants peuvent être
correctement présentés donnant ainsi l'impression
que l'on se trouve face à face avec chaque membre de la réunion.
Rappelons que la plupart des systèmes d'imagerie 3D actuels
utilisent des flux vidéo en provenance de deux caméras
positionnées avec des angles légèrement différents.
Si la résolution peut être améliorée
en utilisant plus de caméras, la charge de traitement des
données en est de ce fait énormément accrue,
ce qui rend difficile la synthèse d'image en temps réel.
Et c'est tout l'art des chercheurs d'avoir développé
ici un logiciel qui permet à différents spectateurs
de voir l'affichage depuis plusieurs emplacements, tout en ayant
chacun une vision en 3D. Autre avantage du système : l'écran
est de son côté couvert d'un filtre spécial
, permettant la vision 3D sans avoir besoin de lunettes particulières.
Ouverture
du VRCP en Allemagne, centre hightech de réalite virtuelle
CJ 17/09/04
Le
"Virtual Reality Center Production Engineering" (VRCP),
l'un des centres d'enseignement supérieur consacré
à la réalite virtuelle les plus modernes d'Allemagne
vient d'ouvrir ses portes à l'université technique
de Chemnitz.
Il regroupe trois systèmes de projection high-end "5-side
CAVE","L-Bench" et "Powerall", qui permettent
aux ingénieurs et étudiants de développer de
manière réaliste des projets de réalite virtuelle.
Un système de détection optique saisit la position
du spectateur et adapte la représentation multidimensionnelle
dans un cube de 9m3 (3x3x3m), les calculs étant
réalisés par une grappe (cluster) de 12 ordinateurs
de haute performance.
Des
robots industriels qui apprennent juste en regardant CJ 16/09/04
Montrez
simplement les gestes au robot et celui-ci saura les refaire...
Fondée par d'anciens chercheurs de l'Institut norvégien
SINTEF(1), la jeune pousse norvégienne PPM (Productive Planning
Methods) spécialisée dans les loiiciels de programmation
de robots industriels, développe un système qui permet
aux robots de voir et d'apprendre : lorsque l'opérateur réalise
une tâche, le robot mémorise les mouvements de celui-ci
à l'aide de deux cameras et un programme se charge ensuite
de convertir les informations recueillies en instructions interprétables
par le robot.
e système vise la reproduction de tâches dont la complexité
rend la programmation difficile et/ou trop longue. Sa souplesse
permettra par ailleurs de programmer rapidement des robots pouvant
intervenir sur des chaînes de production à faible débit,
ce qui n'était pas le cas jusqu'à present, et ceci
pour un coût des plus raisonnables.
Plusieurs licences de ce système - prévu pour être
opérationnel courant 2005 - ont d'ores et déjà
été vendues. PPM enregistre des demandes venant de
quelque 15 pays.
(1) Foundation for Scientific and Industrial Research at the Norwegian
Institute of Technology [Stiftelsen for industriell og teknisk forskning
ved Norges tekniske høgskole]
Après
avoir travaillé tout l'été, le CIP (Comité
d'Initiative et de Proposition) présidé par les Prs
Baulieu et Brézin vient de remettre de premières propositions.
Il s'agit de préparer les Assises nationales des Etats généraux
de la recherche et de l'enseignement supérieur. Ce ne sont
que de premières propositions, mais, selon les auteurs: "Comme
précisé dans le sous-titre, il s'agit d'un programme
prévisionnel, donc provisoire. Si plusieurs points peuvent
donc faire l'objet de modifications, il donne néanmoins une
bonne idée de ce que sera le programme définitif des
Assises Nationales".
Désormais,
le site http://cip-etats-generaux.apinc.org,
fort bien fait, donne accès à tous les documents préparatoires
et précise le calendrier des travaux ultérieurs. Il
s'agit donc d'un document de travail indispensable à consulter.
Les chercheurs admettent que certaines divergences inévitables
persistent, mais nous pensons pour notre part que cela n'a pas beaucoup
d'importance. Une vaste ambition nationale est dessinée.
Dans ce cadre, les chercheurs demandent notamment un grand ministère
de la recherche et de l'enseignement supérieur. Seront-ils
entendus, alors que certains prônent la création d'une
simple agence de moyens ?
Affaire à
suivre de très près donc. Nous aurons l'occasion d'en
reparler.
Les
travaux scientifiques des Instituts nationaux pour la santé
américains bientôt en libre accès ? CJ
09/09/04
Les
National Institutes of Health (NIH) américains envisagent
de rendre gratuitement accessibles sur Internet les résultats
des recherches scientifiques qu'elles subventionnent, travaux pour
l'instant publiés dans des revues scientifiques pour la plupart
payantes.
Les associations de défense des malades et une partie de
la communauté scientifique, ou plus simplement le grand public
qui souhaite se tenir informé, ont souvent mis en avant l'ineptie
du système actuel qui consiste à payer deux fois :
d'abord à travers les impôts puis par les abonnements
aux journaux spécialisés.
Les responsables de ces publications se montrent pour leur part
inquiets d'une possible gratuité, redoutant que leurs lecteurs
ne se désabonnent rapidement dans le cas d'un accès
libre généralisé. Ceci ferait baisser leur
revenu et rendrait difficile le maintien d'un travail de sélection
et de contrôle par les comités de relecture de qualité.
Afin de dissiper ces inquiétudes, les NIH proposent aux revues
une exclusivité sur les articles des recherches subventionnées
pour les six premiers mois après parution. Après quoi,
les données seront mises en ligne sur les serveurs des NIH.
Ce projet est actuellement ouvert aux commentaires des Américains
qui pourront faire part durant deux mois de leurs remarques avant
une éventuelle adoption.
Cette
question ne peut pas laisser indifférents les chercheurs
européens, notamment dans le domaine médical et biomédical.
L'accès aux recherches des NIHs présente un indéniable
caractère démocratique, mettant à la disposition
du monde entier, notamment du tiers-monde, la production scientifique
américaine, richement dotée et donc généralement
très en avance. Mais il a une contrepartie: décourager
indirectement les chercheurs des pays moins riches et, en tous cas,
concurrencer lourdement leurs propres publications, si celles-ci
restent soumises à la loi des grandes revues scientifiques
traditionnelles lesquelles ont déjà spontanément
tendance à les écarter.
Il
faudrait que des systèmes analogues de publication gratuite
soient organisés dans d'autres parties du monde. Il y aurait
là pour l'Europe, en liaison avec les universités
du Tiers-Monde, un rôle éminent à jouer. Il
faudrait évidemment que le système qui serait proposé
soit suffisamment contrôlé (peer-review) pour que les
articles publiés soient reconnus par la communauté
scientifique.
Le
saviez-vous ? : si les recherches subventionnées par
les NIH donnent lieu chaque année à quelque 60000
articles, on n'en retrouve seulement qu'un tiers dans les revues
scientifiques médicales. CJ
Ecocobott
II, le robot qui produit son énergie à partir de mouches CJ
08/09/04
Après
les robots mangeurs de sucre ou de limaces (voir
actualité du 19/07/200), voici Ecobott II, le
dévoreur de mouches. L' idée de Chris Melhuish et
de son équipe du laboratoire des systèmes autonomes
intelligents (université Ouest Angleterre basée à
Bristol) est de produire l'électricité du robot à
partir de "piles à combustible microbiennes" (microbial
fuel cells), en y digérant les exosquelettes des mouches
qui contiennent du sucre : un dispositif des plus ingénieux
qui transforme ainsi l'énergie chimique en énergie
électrique (voir
le schéma paru dans la revue New Scientist). A
la clé, un robot véritablement autonome. Enfin pour
l'instant pas tout à fait, puisque dans le prototype actuel
c'est l'homme qui introduit les mouches mortes dans les endroits
prévus à cet effet. Mais jamais à court d'idées,
les chercheurs ont bien sûr LA solution et planchent maintenant
sur le dispositif attrape-mouches universel : celui à base
d'excréments embarqués.
Voici Ecobott II, le premier robot qui pue.
Un
robot sous-marin chinois plongeant à - 3500 mètres CJ
04/09/04
L'équipe
du professeur Zhu Jimao de l'Institute of Underwater Engineering
(université Jiaotong de Shanghaï) a mis au point un
robot sous-marin télécommandé capable d'effectuer
des opérations à 3500 mètres de profondeur,
et considéré comme l'un des plus avancés au
monde de sa catégorie.
Pesant 3,25 tonnes et mesurant 3 m de long pour 1,8 m de haut, le
"Sea Dragon" peut atteindre les - 3500 mètres en
moins de 50 minutes. Doté de deux bras (dont la taille est
4 fois celle d'un bras humain), il est capable de faire face à
une grande variétés de conditions, pouvant soulever
des charges de quelque 140 kilogrammes. Un sonar, cinq caméras
vidéo, un moniteur de survie et deux lampes étanches
complètent l'ensemble, ces dernières pouvant éclairer
une région d'une centaine de mètres autour du robot.
De premières plongées ont été effectuées
fin juillet dernier. Le robot devrait être destiné
principalement à la recherche des micro-organismes et êtres
vivants en eau profonde.
Mon
baby-foot est un robot CJ
01/09/04
Une
équipe d'experts en robotique de l'université allemande
de Fribourg a mis au point une table de baby-foot dont les tiges
sont actionnées par un robot. Le fond de la table de cette
machine (baptisée Kiro) est translucide ; la balle est suivie
par une caméra qui la photographie 50 fois par seconde et
envoie les informations à un ordinateur qui détermine
sa position en fonction de sa vitesse et de l'effet qui lui a été
donné. Un logiciel commande alors les tiges, choisissant
le joueur qui doit entrer en action et de quelle façon.
Lors d'essais, cet adversaire virtuel a battu 85% de ses opposants
pris parmi un échantillon de joueurs humains pris au hasard.
Cela dit, face à un virtuose du jeu, la machine n'a pas vraiment
fait d'étincelles, gagnant une partie sur dix.
Selon
Bernhard Nebel, responsable de l'équipe de concepteurs, ce
type de robot devraient
être capables de battre le champion du monde d'ici trois à
cinq ans, car il utilisera alors stratégies beaucoup plus
sophistiquées.
Les premières
tables robotisées de baby-foot devraient apparaître
sur le marché l'an prochain, au prix d'environ 20.000 euros.
Des
pontages pour réparer les réseaux nerveux endommagés
? CJ 01/09/04
Des
chercheurs de l'Institute for Biomaterials and Biomedical Engineering
(IBBME) de l'université de Toronto travaille à la
mise au point d'une méthode facilitant la guérison
des cellules nerveuses endommagées et à terme la traitement
des ruptures dans la moelle épiniere.
La technique employée consiste en l'introduction d'un pont
entre les deux parties de moelle épiniere séparées
par la lésion. Ce pont est fabriqué à l'aide
de brins de fibres imprégnés et dissous dans une substance
gélatineuse. Il en résulte la création de "tubes"
dans lesquels sont injectés des peptides. Ces oligomères
d'acides aminés favorisent la migration et la structuration
des cellules nerveuses entre-elles. Les cellules nerveuses introduites
dans ces conduits sont donc cimentées grâce aux peptides,
formant ainsi un "raccord nerveux" entre les deux parties
de moelle endommagee.
Le gain de temps dans la regénération du système
nerveux est conséquent puisque les cellules nerveuses produites
sont naturellement guidées le long du conduit, en ligne droite
d'un côté à l'autre de la moelle.
Il est bien trop tôt pour se prononcer sur cette méthode
: les tubes faits de gel et de peptides dans lesquels sont générées
et orientées des cellules nerveuses doivent maintenant être
étudiés sur des modèles animaux et humains.