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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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28/09/04 Un kit de développement pour robots signé Microsoft
25/09/04 L'Europe prête à faire ITER sans le Japon ni les Etats-Unis ?
24/09/04 Piloter un ordinateur au nez et à l'oeil
17/09/04 Un nouveau robot japonais de service
17/09/04 Progrès en matière de visioconférence 3 D
17/09/04 Ouverture du VRCP en Allemagne, centre hightech de réalite virtuelle
16/09/04 Des robots industriels qui apprennent juste en regardant
11/09/04 Les propositions des chercheurs
09/09/04 Les travaux scientifiques des NIH bientôt en libre accès?
08/09/04 Ecocobott II, le robot qui produit son énergie à partir de mouches
04/09/04 Un robot sous-marin chinois plongeant à - 3500 mètres
01/09/04 Mon baby-foot est un robot
01/09/04 Des pontages pour réparer les réseaux nerveux endommagés
 

Septembre 2004

Un kit de développement pour robots signé Microsoft
CJ 28/09/04

Torben Weis et  Andreas Ulbrich, concepteurs du VRDK - Photo : avril 2004Des chercheurs des laboratoires de Microsoft Research viennent de faire la démonstration d'un langage de programmation simple qui permettrait de contrôler des robots, notamment à l'aide d'un appareil sans fil. Selon les concepteurs Torben Weis et Andreas Ulbrich, le VRDK (Visual Robot Development Kit) est un langage de programmation graphique de haut niveau, mais si simple qu'il pourrait être enseigné dans les écoles (ndlr : on se plaît à rêver de TP de robotique pendant les cours de physique au lycée). L'étudiant peut ainsi tester très rapidement l'application qui contrôle le robot, vérifier la bonne marche et faire fonctionner le tout en quelques minutes.

L'éditeur graphique de l'environnement du langage robotique pourrait être opéré avec un clavier et une souris, ou un PC tablette, afin de programmer des action simples sur de petits robots et de les contrôler à distance à l'aide d'un Smartphone basé sur Windows ou d'un PC.

La démonstration de la technologie, développée conjointement par le laboratoire Microsoft Research de Cambridge et l'Université des technologies de Berlin, a été réalisée à Bruxelles le 23 septembre dernier dans le cadre de l'exposition Microsoft Research and European Innovation Fair.

Pour en savoir plus :
European Innovation Fair : http://www.microsoft.com/presspass/press/2004/sep04/09-23MSRBrusselsInnovationFairPR.asp


L'Europe prête à faire ITER sans le Japon
ni les Etats-Unis ?
JPB/CJ 25/09/04

Schéma d'ITERNous avons plusieurs fois ici insisté sur la nécessité, non seulement de décider au plus vite du projet de réacteur de fusion nucléaire expérimental ITER, mais de le faire en Europe (à Cadarache) si les Etats-Unis et les Japonais continuaient à bloquer le projet en voulant imposer le choix du site nippon de Rokkasho-mura. Nous avions même adressé en son temps une missive dans ce sens au Président de la République. Lors du Colloque de Juin "Pour une Europe indépendante par les technologies de souveraineté" http://www.europe-puissance-scientifique.org/, nous avions répété le message devant le Premier ministre et le ministre de la Recherche, François d'Aubert, qui l'avaient repris dans leurs conclusions. Depuis, cependant, rien n'avait été annoncé, le lobbying américano-japonais très fort continuant à s'exercer sur les différents partenaires continuant à bloquer toute décision.

Un de nos lecteurs nous a expliqué en son temps que nous avions tort de soutenir ce projet "pharaonique", alors qu'existaient de grands besoins de recherche non couverts et, surtout, que la fusion nucléaire ne résolvait rien, en termes notamment de manipulation de produits dangereux (les neutrons rapides) et de gestion des déchets. Il a même fait état d'une conviction répandue dans certains milieux scientifiques selon laquelle l'ensemble du projet reposait sur une "intox" montée en son temps par les soviétiques et reprise par les industriels qui espèrent des contrats profitables. Mais l'argument ne nous a pas paru suffisamment étayé pour justifier un changement de position de notre part. Il y a de nombreux autres arguments, que nous ne pouvons reprendre ici, qui légitiment de tenter l'aventure... notamment au regard des bénéficies considérables que les générations futures pourront attendre d'une fusion nucléaire contrôlée.

On ne peut donc que se féliciter d'apprendre que l'Europe pourrait enfin exprimer la volonté de réaliser un ITER sans les Américains et les Japonais, si ceux-ci n'évoluent pas, mais avec de nombreux autres partenaires de poids. La présidence néerlandaise de l'UE a annoncé le 24 septembre, suite à la réunion à Bruxelles des 25 ministres chargés des questions de compétitivité, sa volonté d'un partenariat "le plus large possible pour le projet de réacteur de fusion nucléaire expérimental ITER, actuellement bloqué par un conflit international sur le choix de sa localisation en France ou au Japon". Ceci en soi ne signifie pas que le projet serait décidé à Cadarache, car certains pays européens, dont la Hollande, ne semblent pas encore convaincus de la nécessité de se passer de l'accord des Américains et des Japonais. Pour la France au contraire, il est temps de prendre une décision, au plus tard en novembre, avec les premiers partenaires ayant accepté de se joindre au programme européen, soit la Russie et la France. D'autres pays ont été contactés et semblent favorables, le Brésil, l'Inde et la Suisse (d'autant plus qu'ils pourraient réaliser des modules industriels destinés au réacteur expérimental).

Pour augmenter la pression sur les adversaires de Cadarache, l'ancien commissaire européen chargé de la Recherche, le Belge Philippe Busquin - aujourd'hui remplacé par son compatriote Louis Michel - avait suggéré début septembre, avant son départ de la Commission, que l'UE prenne l'initiative de lancer elle-même le projet, avec "toutes les parties qui le souhaiteront". Le 24 septembre, les ministres européens ont demandé à la Commission d'"examiner les conséquences financières des différents scénario possibles pour ITER", sachant que la part du financement des coûts de construction du réacteur prise sur le budget communautaire "ne devra pas dépasser les estimations actuelles".

Le projet ITER est estimé à 10 milliards d'euros sur 30 ans, dont 4,75 milliards d'euros pour la seule construction du réacteur qui doit durer 10 ans. Ces sommes, nous l'avons plusieurs fois souligné, sont finalement relativement faibles au regard des bénéfices attendus.
Pour la construction, quelque 40% doivent être pris sur le budget communautaire. La France a confirmé vendredi qu'elle était prête à doubler sa participation financière au projet, pour la porter à 914 millions d'euros, soit 20% du coût de construction.
Si on devait enregistrer la défection du Japon et des Etats-Unis, les 20% d'argent manquant par rapport au montage initial du projet pourraient être compensés par des économies faites grâce à la réduction du nombre de pays participants (ou au contraire par la venue de nouveaux pays dans le projet) ainsi que par des coûts de fabrication de certaines pièces du réacteur diminués si leur réalisation se faisait par exemple en Chine ou en Russie, au lieu du Japon ou des États-Unis.

Les ministres doivent rediscuter du dossier le 25 novembre, lors de leur prochain conseil "compétitivité" à Bruxelles. Un conseil qui sera "décisionnel", assure le ministre français de la recherche François d'Aubert. Les ministres refusent tous de faire durer le blocage et "la détermination à ce qu'Iter soit construit sur le site européen de Cadarache est unanime", a de son côté affirmé le nouveau commissaire européen à la Recherche, Louis Michel.

Nous suivrons attentivement, comme on peut l'imaginer, l'évolution de ce dossier. On peut cependant se poser la question de savoir si l'Europe sera capable d'aller jusqu'au clash, le Commissaire européen ayant aussi réaffirmé le principe de "la volonté de l'Union d'aller de l'avant dans le cadre d'un partenariat international aussi large que possible qui devrait inclure dans toute la mesure du possible tous les partenaires".
Selon les sources diplomatiques, plutôt que d'envisager un cavalier seul, les Européens préfèreraient attendre l'issue des élections présidentielles américaines en novembre, la période électorale rendant peu probable un changement d'attitude des Etats-Unis sur le dossier.

Affaire à suivre donc...

* Voir notre article du 21/12/2003 Pour un Iter européen http://www.europe-puissance-scientifique.org/iter.htm


Piloter un ordinateur au nez et à l'oeil
CJ 24/09/04

Dimitri Gorodnichy, de l’Institut des technologies de l’information d’Ottawa (Canada) a mis au point un dispositif permettant de piloter son ordinateur sans l'aide d'une souris, mais simplement en utilisant son nez et ses yeux. Avec ce système vraiment précis baptisé "Nouse" [mot valise constitué de noose (nez) et de mouse (souris)], les mouvements du nez jouent le rôle de la souris, et l'oeil gauche ou droit, celui du clic. Ce dispositif qui peut nous faciliter la vie (mais peut-être aussi nous donner des torticolis ou nous faire passer devant autrui pour d'idiots agités), trouve naturellement ses applications auprès des personnes handicapées. Petit problème : l'inventeur ne dit pas comment la Nouse peut faire la différence entre un battement de paupière voulu par l'utilisateur et un battement naturel.


Le système Nouse utilise une petite caméra branchée sur un port USB de l’ordinateur qui prend un cliché du visage de l’utilisateur en relevant comme point de référence le bout du nez, plus facile à suivre dans ses mouvements que les autres points faciaux. Un logiciel de détection de mouvement fait suivre au curseur les mouvements de la tête et un double clignement d’oeil provoque un clic.
Le système Nouse utilise une petite caméra branchée sur un port USB de l’ordinateur qui prend un cliché du visage de l’utilisateur en relevant comme point de référence le bout du nez, plus facile à suivre dans ses mouvements que les autres points faciaux. Un logiciel de détection de mouvement fait suivre au curseur les mouvements de la tête et un double clignement d’oeil provoque un clic.

Pour en savoir plus :
Perceptual User Interfaces Using Nouse :
http://iit-iti.nrc-cnrc.gc.ca/projects-projets/nouse-img_e.html ; voir aussi : http://synapse.vit.iit.nrc.ca/Nouse/index2.html
Article : What make recognizing faces in video difficult - Knowing the limits, par Dimitri Gorodnitchy (format pdf)


Un nouveau robot japonais de service
CJ 17/09/04

Robot conçu par FujitsuFujitsu Laboratories et Fujitsu Frontech ont annoncé le 14 septembre le développement d'un nouveau robot de service spécialement conçu pour les bureaux et les équipements commerciaux. Monté sur roues et autonome, il mesure 1 mètre 30 pour 63 kg et est particulièrement adapté pour informer les visiteurs, saisir et transporter des charges avec ses deux bras, jouer le rôle de liftier, assurer la surveillance la nuit. Son système visuel en 3 dimensions - qui requière l'utilisation de 8 caméras -, lui permet d'éviter les obstacles et de reconnaître les gens et les objets. Obéissant aux ordres vocaux des humain, parlant lui-même, il peut également se connecter sans fil à Internet pour y chercher des informations à la demande. Se déplaçant à une vitesse de 3 km/h, il sait aller de lui-même se recharger. Son autonomie est de 24 h.
Fujitsu Frontend devrait lancer le robot dans le commerce en juin 2005. Une démonstration en sera faite lors du CEATEC Japon 2004, qui se tiendra le 5 octobre prochain à Tokyo.

Pour en savoir plus :
Communiqué de presse de Fujistu : http://www.fujitsu.com/news/pr/archives/month/2004/20040913-01.html

Progrès en matière de visioconférence 3 D
CJ 17/09/04

Système de Visioconférence en 3DL'entreprise Sanyo, en collaboration avec l'université de Kyoto, a développé un système d'affichage qui produit des images 3D en temps réel à partir d'une vidéo capturée à partir d'un ensemble de sept caméras. Avec un tel dispositif de 7 caméras, l'image 3D générée est de très bonne qualité, ce qui accroît pour le spectateur l'impression de se trouver dans une réunion à la même table que ses interlocuteurs. Même de légers changements dans la ligne de vision des participants peuvent être correctement présentés donnant ainsi l'impression que l'on se trouve face à face avec chaque membre de la réunion.
Rappelons que la plupart des systèmes d'imagerie 3D actuels utilisent des flux vidéo en provenance de deux caméras positionnées avec des angles légèrement différents. Si la résolution peut être améliorée en utilisant plus de caméras, la charge de traitement des données en est de ce fait énormément accrue, ce qui rend difficile la synthèse d'image en temps réel. Et c'est tout l'art des chercheurs d'avoir développé ici un logiciel qui permet à différents spectateurs de voir l'affichage depuis plusieurs emplacements, tout en ayant chacun une vision en 3D. Autre avantage du système : l'écran est de son côté couvert d'un filtre spécial , permettant la vision 3D sans avoir besoin de lunettes particulières.

Pour en savoir plus :
Université de Kyoto (Koyamada Lab) :
http://www.viz.media.kyoto-u.ac.jp/e/research.htm


Ouverture du VRCP en Allemagne, centre hightech de réalite virtuelle
CJ 17/09/04

Le Virtual Reality Center Production Engineering (VRCP), centre allemand consacré à la réalité virutelleLe "Virtual Reality Center Production Engineering" (VRCP), l'un des centres d'enseignement supérieur consacré à la réalite virtuelle les plus modernes d'Allemagne vient d'ouvrir ses portes à l'université technique de Chemnitz.
Il regroupe trois systèmes de projection high-end "5-side CAVE","L-Bench" et "Powerall", qui permettent aux ingénieurs et étudiants de développer de manière réaliste des projets de réalite virtuelle. Un système de détection optique saisit la position du spectateur et adapte la représentation multidimensionnelle dans un cube de 9m3 (3x3x3m), les calculs étant réalisés par une grappe (cluster) de 12 ordinateurs de haute performance.

Pour en savoir plus :
VRCP : http://www.tu-chemnitz.de/mb/WerkzMasch/vrcp/kurzdarst.php


Des robots industriels qui apprennent juste en regardant
CJ 16/09/04

Montrez simplement les gestes au robot et celui-ci saura les refaire...
Fondée par d'anciens chercheurs de l'Institut norvégien SINTEF(1), la jeune pousse norvégienne PPM (Productive Planning Methods) spécialisée dans les loiiciels de programmation de robots industriels, développe un système qui permet aux robots de voir et d'apprendre : lorsque l'opérateur réalise une tâche, le robot mémorise les mouvements de celui-ci à l'aide de deux cameras et un programme se charge ensuite de convertir les informations recueillies en instructions interprétables par le robot.
e système vise la reproduction de tâches dont la complexité rend la programmation difficile et/ou trop longue. Sa souplesse permettra par ailleurs de programmer rapidement des robots pouvant intervenir sur des chaînes de production à faible débit, ce qui n'était pas le cas jusqu'à present, et ceci pour un coût des plus raisonnables.
Plusieurs licences de ce système - prévu pour être opérationnel courant 2005 - ont d'ores et déjà été vendues. PPM enregistre des demandes venant de quelque 15 pays.

(1) Foundation for Scientific and Industrial Research at the Norwegian Institute of Technology [Stiftelsen for industriell og teknisk forskning ved Norges tekniske høgskole]

Pour en savoir plus :
SINTEF : http://www.sintef.no/ (site actuellement en dérangement)
(www.sintef.no/eway/library/getMessage. asp?objectid=35883&moduleid=375)
Contact :
Trygve Thomessen : trygve.thomessen@ppm.no


Les propositions des chercheurs
JPB 11/09/04

Après avoir travaillé tout l'été, le CIP (Comité d'Initiative et de Proposition) présidé par les Prs Baulieu et Brézin vient de remettre de premières propositions. Il s'agit de préparer les Assises nationales des Etats généraux de la recherche et de l'enseignement supérieur. Ce ne sont que de premières propositions, mais, selon les auteurs: "Comme précisé dans le sous-titre, il s'agit d'un programme prévisionnel, donc provisoire. Si plusieurs points peuvent donc faire l'objet de modifications, il donne néanmoins une bonne idée de ce que sera le programme définitif des Assises Nationales".

Désormais, le site http://cip-etats-generaux.apinc.org, fort bien fait, donne accès à tous les documents préparatoires et précise le calendrier des travaux ultérieurs. Il s'agit donc d'un document de travail indispensable à consulter. Les chercheurs admettent que certaines divergences inévitables persistent, mais nous pensons pour notre part que cela n'a pas beaucoup d'importance. Une vaste ambition nationale est dessinée. Dans ce cadre, les chercheurs demandent notamment un grand ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur. Seront-ils entendus, alors que certains prônent la création d'une simple agence de moyens ?

Affaire à suivre de très près donc. Nous aurons l'occasion d'en reparler.


Les travaux scientifiques des Instituts nationaux pour la santé américains bientôt en libre accès ?
CJ 09/09/04

Les National Institutes of Health (NIH) américains envisagent de rendre gratuitement accessibles sur Internet les résultats des recherches scientifiques qu'elles subventionnent, travaux pour l'instant publiés dans des revues scientifiques pour la plupart payantes.
Les associations de défense des malades et une partie de la communauté scientifique, ou plus simplement le grand public qui souhaite se tenir informé, ont souvent mis en avant l'ineptie du système actuel qui consiste à payer deux fois : d'abord à travers les impôts puis par les abonnements aux journaux spécialisés.
Les responsables de ces publications se montrent pour leur part inquiets d'une possible gratuité, redoutant que leurs lecteurs ne se désabonnent rapidement dans le cas d'un accès libre généralisé. Ceci ferait baisser leur revenu et rendrait difficile le maintien d'un travail de sélection et de contrôle par les comités de relecture de qualité.
Afin de dissiper ces inquiétudes, les NIH proposent aux revues une exclusivité sur les articles des recherches subventionnées pour les six premiers mois après parution. Après quoi, les données seront mises en ligne sur les serveurs des NIH.
Ce projet est actuellement ouvert aux commentaires des Américains qui pourront faire part durant deux mois de leurs remarques avant une éventuelle adoption.

Cette question ne peut pas laisser indifférents les chercheurs européens, notamment dans le domaine médical et biomédical. L'accès aux recherches des NIHs présente un indéniable caractère démocratique, mettant à la disposition du monde entier, notamment du tiers-monde, la production scientifique américaine, richement dotée et donc généralement très en avance. Mais il a une contrepartie: décourager indirectement les chercheurs des pays moins riches et, en tous cas, concurrencer lourdement leurs propres publications, si celles-ci restent soumises à la loi des grandes revues scientifiques traditionnelles lesquelles ont déjà spontanément tendance à les écarter.

Il faudrait que des systèmes analogues de publication gratuite soient organisés dans d'autres parties du monde. Il y aurait là pour l'Europe, en liaison avec les universités du Tiers-Monde, un rôle éminent à jouer. Il faudrait évidemment que le système qui serait proposé soit suffisamment contrôlé (peer-review) pour que les articles publiés soient reconnus par la communauté scientifique.

On sait qu'en biologie, un système de cette nature a été mis en place par la Public Library of Science http://www.plosbiology.org/plosonline/?request=index-html. Mais il s'agit là encore d'une initiative principalement américaine.

Le saviez-vous ? : si les recherches subventionnées par les NIH donnent lieu chaque année à quelque 60000 articles, on n'en retrouve seulement qu'un tiers dans les revues scientifiques médicales. CJ

Pour en savoir plus :
Communiqué (notice) NIH : http://grants1.nih.gov/grants/guide/notice-files/NOT-OD-04-064.html
Donner son avis : http://grants.nih.gov/grants/guide/public_access/add.htm


Ecocobott II, le robot qui produit son énergie à partir de mouches
CJ 08/09/04

Ecobott  II  ©  New ScientistAprès les robots mangeurs de sucre ou de limaces (voir actualité du 19/07/200), voici Ecobott II, le dévoreur de mouches. L' idée de Chris Melhuish et de son équipe du laboratoire des systèmes autonomes intelligents (université Ouest Angleterre basée à Bristol) est de produire l'électricité du robot à partir de "piles à combustible microbiennes" (microbial fuel cells), en y digérant les exosquelettes des mouches qui contiennent du sucre : un dispositif des plus ingénieux qui transforme ainsi l'énergie chimique en énergie électrique (voir le schéma paru dans la revue New Scientist). A la clé, un robot véritablement autonome. Enfin pour l'instant pas tout à fait, puisque dans le prototype actuel c'est l'homme qui introduit les mouches mortes dans les endroits prévus à cet effet. Mais jamais à court d'idées, les chercheurs ont bien sûr LA solution et planchent maintenant sur le dispositif attrape-mouches universel : celui à base d'excréments embarqués.
Voici Ecobott II, le premier robot qui pue.

Pour en savoir plus :
Présentation d'Ecobott II : http://www.ias.uwe.ac.uk/energy-autonomy.htm voir aussi http://www.ias.uwe.ac.uk/Main%20Pages/ias-energy-autonomy.htm
Article paru dans le New Scientist : http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99996366
Sur les Gastrorobots : http://www.eng.usf.edu/~wilkinso/gastrobotics/index.html
Contact :
Chris Melhuish: chris.melhuish@uwe.ac.uk


Un robot sous-marin chinois plongeant à - 3500 mètres
CJ 04/09/04

Robot sous-marin  ©  sina.com.cnL'équipe du professeur Zhu Jimao de l'Institute of Underwater Engineering (université Jiaotong de Shanghaï) a mis au point un robot sous-marin télécommandé capable d'effectuer des opérations à 3500 mètres de profondeur, et considéré comme l'un des plus avancés au monde de sa catégorie.
Pesant 3,25 tonnes et mesurant 3 m de long pour 1,8 m de haut, le "Sea Dragon" peut atteindre les - 3500 mètres en moins de 50 minutes. Doté de deux bras (dont la taille est 4 fois celle d'un bras humain), il est capable de faire face à une grande variétés de conditions, pouvant soulever des charges de quelque 140 kilogrammes. Un sonar, cinq caméras vidéo, un moniteur de survie et deux lampes étanches complètent l'ensemble, ces dernières pouvant éclairer une région d'une centaine de mètres autour du robot. De premières plongées ont été effectuées fin juillet dernier. Le robot devrait être destiné principalement à la recherche des micro-organismes et êtres vivants en eau profonde.


Mon baby-foot est un robot
CJ 01/09/04

Baby foot "intelligent"Une équipe d'experts en robotique de l'université allemande de Fribourg a mis au point une table de baby-foot dont les tiges sont actionnées par un robot. Le fond de la table de cette machine (baptisée Kiro) est translucide ; la balle est suivie par une caméra qui la photographie 50 fois par seconde et envoie les informations à un ordinateur qui détermine sa position en fonction de sa vitesse et de l'effet qui lui a été donné. Un logiciel commande alors les tiges, choisissant le joueur qui doit entrer en action et de quelle façon.
Lors d'essais, cet adversaire virtuel a battu 85% de ses opposants pris parmi un échantillon de joueurs humains pris au hasard. Cela dit, face à un virtuose du jeu, la machine n'a pas vraiment fait d'étincelles, gagnant une partie sur dix.


Selon Bernhard Nebel, responsable de l'équipe de concepteurs, ce type de robot devraient être capables de battre le champion du monde d'ici trois à cinq ans, car il utilisera alors stratégies beaucoup plus sophistiquées.

Les premières tables robotisées de baby-foot devraient apparaître sur le marché l'an prochain, au prix d'environ 20.000 euros.

Pour en savoir plus :
La table de robot Kiro : http://www.informatik.uni-freiburg.de/~kiro/english/
Home Page de Bernhard Nebel : http://www.informatik.uni-freiburg.de/~nebel


Des pontages pour réparer les réseaux nerveux endommagés ?
CJ 01/09/04

Des chercheurs de l'Institute for Biomaterials and Biomedical Engineering (IBBME) de l'université de Toronto travaille à la mise au point d'une méthode facilitant la guérison des cellules nerveuses endommagées et à terme la traitement des ruptures dans la moelle épiniere.
La technique employée consiste en l'introduction d'un pont entre les deux parties de moelle épiniere séparées par la lésion. Ce pont est fabriqué à l'aide de brins de fibres imprégnés et dissous dans une substance gélatineuse. Il en résulte la création de "tubes" dans lesquels sont injectés des peptides. Ces oligomères d'acides aminés favorisent la migration et la structuration des cellules nerveuses entre-elles. Les cellules nerveuses introduites dans ces conduits sont donc cimentées grâce aux peptides, formant ainsi un "raccord nerveux" entre les deux parties de moelle endommagee.
Le gain de temps dans la regénération du système nerveux est conséquent puisque les cellules nerveuses produites sont naturellement guidées le long du conduit, en ligne droite d'un côté à l'autre de la moelle.

Il est bien trop tôt pour se prononcer sur cette méthode : les tubes faits de gel et de peptides dans lesquels sont générées et orientées des cellules nerveuses doivent maintenant être étudiés sur des modèles animaux et humains.

Pour en savoir plus :
Communiqué de l'université de Toronto : http://www.news.utoronto.ca/bin6/040816-354.asp
Institute of biomaterials and biomedicals engineering (IBBME) : http://www.ibbme.utoronto.ca/
Contact :
Molly Shoichet, Institute for Biomaterials and Biomedical Engineering
molly@ecf.utoronto.ca


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