Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
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Appel
à contribution à l'occasion du numéro spécial
sur l'Evolution Artificielle de la revue française TSI JPB/CJ
06/12/04
Nous
recevons de Pierre Collet, Président de l'Association Evolution
Artificielle, une demande d'insérer concernant l'appel à
contribution (disponible sur le site http://ea.inria.fr)
à l'occasion du numéro spécial sur l'Evolution
Artificielle de la revue française TSI (deadline 21 janvier
prochain).
De même, la 7ème conférence internationale sur
l'Evolution Artificielle (http://www.lifl.fr/~ea2005)
se tiendra à Lille en octobre 2005
Pour
en savoir plus
Pierre Collet
Maître de Conférences HDR,
LIL - ULCO, BP 719, 62100 Calais Cedex - France
Tel: +33 (0)3.21.46.57.53 Fax: +33 (0)3.21.46.57.51
Le
programme international océanographique Argo a été
conçu dans les années 1990, pour le compte du Global
Ocean Observing System (GOOS).
Il est financé par le World Climate Research Program dans
le cadre du Climate Variability and Predictability project (CLIVAR)
et du Global Ocean Data Assimilation Experiment (GODAE). Son objectif
est de mesurer en permanence la température et la salinité
des océans du monde, à la surface et en profondeur
(1.000 m. et 2.000 m.) afin de fournir des données utilisables
à la fois pour l'océanographie et la météorologie.
Le programme
est conduit par une flotte de 3.000 robots dérivants, qui
accomplissent un cycle de travail de 10 jours (observations en surface,
observations en profondeur, transmission des données à
un satellite). Leur durée de vie totale est de 4 ans. L'animation
proposée sur le site Argo explique clairement le fonctionnement
du système et la répartition des robots. Les robots
sont programmés pour fonctionner automatiquement pendant
toute la durée de leur vie. Le déploiement des robots
(immersion) est assuré par différents navires océanographiques.
A ce jour, 1500 robots ont été mis à la mer,
ce qui permet de commencer à travailler globalement. Il s'agit
d'un bon exemple de coopération internationale destinée
à surveiller les paramètres critiques de l'évolution
des climats.
L'Europe est
bien représentée dans le projet, par l'Ifremer en
ce qui concerne la France, l'Allemagne, l'Espagne, la Grande Bretagne
et la Hollande. La présidence du programme est assurée
par les Etats-Unis (Scripps Institution of Oceanography).
De
nouvelles expériences concernant les implants cérébraux
JPB/CJ 05/12/04
Jusqu'ici
réservée à des singes, l'implantation d'électrodes
directement dans le cerveau de patients atteints de paralysies motrices
plus ou moins étendues se développe. On se souvient
que le Pr. Rabischong, dans
l'interview qu'il nous avait accordée, s'était
dit hostile à ces pratiques, du moins quand existent des
terminaisons nerveuses permettant de recueillir un influx. Mais
ce n'est pas toujours le cas.
L'université de Wisconsin-Madison a reçu un financement
du programme de Neural Engineering relevant du National Institute
for Neurological Disorders and Stroke, lequel fait partie des National
Institutes of Health. Les chercheurs, à l'occasion d'opérations
impliquant des patients volontaires atteints d'attaques cérébrales
plus ou moins sévères, ont implanté des électrodes
dans des zones supposées commander des mouvements analogues
à ceux utilisés pour pratiquer des jeux électroniques.
Les malades, après un certain entrainement, ont réussi
à diriger des curseurs uniquement par la pensée. L'objectif
de ces interfaces cerveau-machine est à terme de commander
des appareillages, mais ce ne sera pas avant quelques années,
pensent les chercheurs, que des mouvements complexes pourront être
obtenus.
Une
importante difficulté à résoudre, qui fait
aussi l'objet d'essais à l'Université du Wisconsin,
consiste à prévenir l'inflammation provoquée
par la présence d'une électrode dans le tissu cérébral.
Sans être physiologiste, on peut penser que cela sera toujours
une difficulté majeure, les réactions de rejet d'un
intrant artificiel pouvant prendre de multiples formes.
Nanotechnologies
: plus que jamais du nouveau
JPB 05/12/04
Le
domaine des nanotechnologies est plus que jamais en ébullition.
En voici quelques exemples.
Explosion des Chiffres d'affaires prévus :
selon un nouveau rapport de Lux Research Inc, les ventes de produits
incorporant les nanotechnologies vont atteindre 2,6 millions de
milliards en dix ans, environ 1/6 du PIB mondial. Cette prévision
est en hausse sensible sur les estimations précé dentes.
Les principaux domaines sont la santé, l’épuration,
les matériaux et les TIC.
Voir : Lux
Research http://www.luxresearchinc.com/ (accès
payant).
Le Congrès
Nanotech (8 au 12 mai 2005) à Anaheim, Californie Le
Nano Science and Technology Institute NSTI (voir http://www.nsti.org/)
organise en mai 2005 un Congrès et une exposition commerciale
qui sera consacrée aux nouveaux développements en
matière de nanotechnologies . La page www.nanotech2005.com
en donne un premier aperçu. On peut mesurer combien en un
an les domaines de recherches et solutions appliquées ont
progressé. Le nombre et la qualité des intervenants
déjà inscrits est considérable. Nous ne pouvons
pas ici entrer dans le détail des thèmes qui seront
présentés. Il faut se rendre sur le site et analyser
en détail les pages relatives à chacun de ces domaines.
Les nanomatériaux
fluides. Un symposium mérite cependant d’être
évoqué, car il aborde une nouveauté. C’est
celui qui sera consacré aux « Nanofluides » ou
« Nano-matériaux fluides » (Nano-structured Fluids)
. De quoi s’agit-il ? Dans un fluide, contrairement à
ce qui se passe dans un matériau solide, les molécules
peuvent se mouvoir et s’assembler librement en structures
nanométriques. Les industries alimentaires, chimiques, cosmétiques
exploitaient depuis longtemps cette propriété, sans
en connaître les modalités. Aujourd’hui, connaître
les conditions de l’auto-assemblage dynamique de nanocomposants
débouchant sur la création de morphologies complexes
à l’échelle nanométrique représente
une voie d’avenir très prometteuse. Ainsi IBM étudie
la capacité d’auto-assemblage de polymères afin
de créer des structures nanométriques destinées
à des applications électroniques.
On parle d’un nouveau type de matière, dite «
soft condensed » contrairement à la matière
solide qui est « hard condensed ». Les biologistes observent
que c’est de cette façon que dans la nature les structures
vivantes créent des matériaux complexes, tels les
os, sans appel à d’importantes sources d’énergie
et à des processus de synthèse chimique lourds. Observons
qu'à ce symposium participeront, outre les chercheurs américains,
des scientifiques venus d’Israël, du Japon et de Suisse.
Voir http://www.nanotech2005.com/Nanotech2005/symposia/nanofluids.html
Ray
Kurzweil bientôt immortel ? JPB
05/12/04
Le
futurologue Ray Kurzweil explique dans le Boston Globe qu’âgé
aujourd’hui de 56 ans, il peut espérer vivre quasi
éternellement s’il se préserve en bonne santé
dans les 20 prochaines années. D’ici là les
biotechnologies, les nanotechnologies et la robotique auront permis
de remplacer tout ce qui sera déficient dans le corps humain.
C’est ce qu’il détaille dans un nouveau livre
publié ce mois-ci conjointement avec le Dr. Terry Grossman,
spécialiste de la longévité : Fantastic
Voyage: Live Long Enough to Live Forever. Rêve ou réalité.
Nous ne manquerons pas d’en parler ici.
Le généticien Aubrey de Grey, de Cambridge, explique
comment faire. Son projet SENS (Strategies for Engineered Negligible
Senescence) détaille les différentes procédures
permettant de vivre à peu près 1000 ans. Il travaille
déjà concrètement le thème sur des souris.
Un prix Methuselah Mouse a été lancé pour encourager
les recherches. Le Dr. de Grey aborde évidemment tous les
aspects sociologiques et philosophiques sous-jacents à ces
recherches, provoquant comme on le devine certaines controverses.
La lecture de ses écrits est vivement recommandée.
On constatera au vue de sa photo que s'il ne vit pas lui-même
1.000 ans, sa barbe est bien partie pour battre des records de longévité.
Offensive
de Microsoft contre les logiciels libres
JPB/CJ 02/12/04
Microsoft
semble entrer dans une phase active de son combat contre le logiciel
libre et contre les sociétés qui veulent en faire
usage (aux rangs desquels on trouve notamment IBM). Il s'agit pour
lui de préserver le quasi monopole qu'il s'est donné
aussi bien dans les administrations et les entreprises que le grand
public, place qui lui ouvre des possibilités de contrôle
des flux d'informations individuels et gouvernementaux, ainsi que
d'une bonne partie des usages qui en sont faits.
On
constate actuellement le lancement de plusieurs offensives coordonnées.
*
L'action médiatisée auprès des dirigeants et
décideurs
C'est notamment le tour d'Europe que vient de réaliser Bill
Gates, avec des haltes au plus haut niveau en France et en Espagne.
Dans ce premier pays, le passage de la Ville de Paris au logiciel
libre, qui semble dorénavant engagé non sans résistances
internes par le maire, sera vécu par beaucoup d'autres collectivités
comme un exemple à suivre. L'Espagne, pour ce qui la concerne,
est le seul pays ayant voté contre la version de la directive
légalisant les brevets logiciels, telle que retenue par le
Conseil. Il s'agit de deux dossiers très importants pour
Microsoft. Bill Gates a rencontré le président Jacques
Chirac ainsi que le Ministre Espagnol de l'Industrie, lequel aura
à donner les instructions à son représentant
lors des votes ultérieurs au Conseil. On connaît par
la presse les grandes lignes des propos de Microsoft. Il s'est présenté
comme un acteur actif de la lutte contre la fracture numérique.
C'est le même discours qu'il a tenu à l'UNESCO. (voir
http://april.org/articles/communiques/pr-20041119.html)
*
Une relance de la bataille pour les brevet
Lors d'une réunion tenue au sein de l'Asian Government Leader
Forum, le président de Microsoft, Steve Ballmer, a invité
tous les gouvernements au monde à considérer les risques
juridiques consécutifs à l'utilisation du système
d'exploitation Linux et des logiciels libres en général.
Ceux-ci violeraient de nombreux brevets, ce qui pourrait entraîner
des poursuites contre les auteurs et surtout contre les utilisateurs.
De l'avis de juristes indépendants, il s'agit là de
manoeuvres d'intimidation qui seraient inapplicables, non seulement
de fait, mais en droit.
(http://solutions.journaldunet.com...).
Ceci contredit le discours des représentants de Microsoft
selon lesquels il est tout à fait possible de faire coexister
logiciels propriétaires et logiciels libres. C'est ce discours
qui a été repris par Bill Gates lui-même devant
les représentants des administrations françaises lors
d'un raout offert dans les salons Gabriel le 17/11/04. Mais la menace
a l'avantage de mettre en lumière l'intérêt
essentiel que présente pour les développeurs et utilisateurs
européens la non-brevetabilité des logiciels. Les
décideurs politiques, surtout en Europe, devraient absolument
se persuader qu'accepter cette brevetabilité, comme semblent
le vouloir la Commission et beaucoup de gouvernements, serait une
décision politique aux répercussions considérables
car elle engagerait l'avenir de l'Europe comme puissance technologique
et culturelle à travers la maîtrise de ses flux d'informations.
Il est évident en effet que seuls les grands éditeurs
américains de logiciels, Microsoft le premier, pourront faire
breveter l'ensemble du champ des applications possibles, ce qui
éliminera toute concurrence venant des éditeurs ou
des communautés d'utilisateurs européens. Pour ceux-ci
l'Open Source représente la seule possibilité de survivre
de façon indépendante.
*
les attaques directes contre les projets Open Source/Libres
Le cas récent de SCO en est à ce jour l'exemple le
plus évident. Il s'agit pour Microsoft, comme avec le discours
de Balmer, d'essayer d'enrayer par la peur les mouvements de migration
hors de la sphère Microsoft. SCO est une entreprise de logiciel
qui attaque des utilisateurs de produits Linux au prétexte
que ces produits violeraient des brevets que SCO aurait déposés
ou aurait rachetés. De nombreux observateurs pensent que
SCO dans cet affaire agit en partie pour le compte de Microsoft.
http://solutions.journaldunet.com/0403/040308_sco.shtmlhttp://solutions.journaldunet.com/0403/040315_sco_microsoft.shtml.
*
Quatrième action : afin d'éteindre toute contestation
possible, Microsoft utilise ses importantes ressources propres pour
négocier avec ses détracteurs et éteindre toutes
les plaintes en abus de position dominante
L'accord avec Sun, pour plus 1,5 milliards d'Euros au total, est
exemplaire. Même le dénouement de l'action engagée
par l'Union Européenne contre Microsoft peut être considéré
comme une victoire pour la firme, car les attendus du jugement stipulent
qu'en l'échange des informations permettant l'interopérabilité
avec le monde Microsoft, cette dernière est en droit de percevoir
une contrepartie "raisonnable et non discriminatoire"
(RAND), le terme même utilisé par Microsoft pour justifier
de faire payer les développeurs de projets de logiciels libres,
qui ne le peuvent pas, afin d'empêcher l'interopérabilité
entre le monde Microsoft et le monde du Libre.
Mais
ne se laissent intimider que ceux qui le veulent bien. Les grands
pays asiatiques promoteurs du Joint Open Source Asian Project n'en
ont cure. C'est ainsi que le C-DAC, Center for Development of Advanced
Computing, en Inde, vient de signer un accord de 3 ans incluant
IBM et ITT pour développer des logiciels en Open Source,
y compris dans le domaine très important des mobiles http://www.cdacindia.com/html/press/4q04/spot440.asp
Le même C-DAC lance le «janabhaaratii project»
autre projet en Open Source destiné à produire des
suites logiciels en langage indien. http://www.cdacindia.com/html/press/4q04/prs_rl158.asp
Il ne s'agit là que de deux exemples parmi de nombreux autres.
Vu l'importance des marchés indiens, chinois et japonais,
ces projets constituent la plus grande des menaces contre Microsoft.
La firme de Redmont ne peut guère s'y imposer en force, comme
elle l'a fait dans les Amériques et en Europe.
*
Cinquième action: l'offensive de Microsoft dans le domaine
des Solutions Business, secteur éminemment stratégique
concernant le coeur de l'informatique industrielle et de développement
des grandes entreprises
Microsoft avait passé en mai dernier un accord avec l'européen
SAP afin que celui-ci adapte ses progiciels à .Net, la plateforme
"industrie" de Microsoft. Etablie à Walldorf en
Allemagne, SAP est le premier fournisseur mondial de solutions Business
collaboratives pour toutes les industries. Elle est aussi le premier
fournisseur mondial de logiciels inter-entreprises et le troisième
fournisseur mondial de logiciels. Elle emploie aujourd'hui plus
de 28 900 personnes dans plus de 50 pays.
Après SAP, Microsoft vient de s'allier avec Dassault Systèmes.
Cette entreprise s'occupe notamment de la modélisation (industrielle)
en 3D et dispose d'un important réseau technologique (voir
http://corporate.3ds.com/fr/communities/index.asp).
A l'intérieur de Dassault systèmes, on trouve notamment
Dassault systèmes Solutions, entité commerciale créée
pour proposer les logiciels Dassault Systèmes en France,
Bénélux et Suisse. Microsoft a conclu une alliance
d'envergure le 17 novembre avec Dassault Systèmes (voir le
communiqué commun http://corporate.3ds.com/fr/press/...).
Les deux éditeurs se sont engagés à développer
des solutions communes au cours des 5 prochaines années.
Le tout afin d'optimiser les outils de conception 3D et de la gestion
du cycle de vie des produits (Product Life-cycle Management) de
Dassault Systèmes pour qu'ils fonctionnent en symbiose parfaite
avec les logiciels d'infrastructure de Microsoft (Windows Server,SQL
Server), basés sur la technologie .Net. Nous renvoyons pour
les détails au communiqué référencé
ci-dessus.
Pour Windows, inutile de dire que l'opération est stratégique:
il s'agit de faire de .Net, le "moteur logiciel" de l'industrie.
Ainsi, grâce à ces partenariats, Microsoft augmente
la valeur ajoutée de sa plate-forme en la rendant compatible
avec des applications clés de l'industrie. Ceci va lui permettre
d'augmenter ses ventes de logiciels d'infrastructures. C'est aussi
le bon moyen de bien se positionner dans le domaine des services
Web (Web services), ces logiciels qui doivent permettre aux entreprises
de travailler ensemble, via Internet et qui font l'objet d'une intense
bataille de standard... Les éditeurs disposant de nombreux
partenariats multiplient ainsi leur chance de l'emporter. Mais surtout,
la disponibilité d'applications incontournables sur .Net
est aussi une façon de résister à la montée
en puissance des logiciels libre. Il faut savoir que jusqu'à
ces dernières années, les industriels utilisaient
avant tout des plates-formes, s'appuyant pour la plupart sur des
systèmes UNIX. Aujourd'hui, deux camps s'affrontent : l'environnement.Net
de Microsoft, et ceux s'appuyant sur Java (langage de programmation),
soutenu par IBM et son offre "Websphere".