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Bientôt
un laser à rayons X européen ?
CJ 28//01/05
Les
représentants de neuf pays européens (Allemagne, Espagne,
France, Grèce, ltalie, Pologne, Royaume-Uni, Suède
et Suisse) ont signé le 24 janvier 2005 un protocole d'accord
posant les fondements de la construction du laser à rayon
X européen, le XFEL (X-ray free-electron laser).
Selon ce protocole, les pays concernés s'engagent à
adopter des propositions concernant des calendriers et des plans
de financement détaillés, la structure organisationnelle
futur, la technique utilisée et le fonctionnement de l'infrastructure
du XFEL.
Cette déclaration d'intention ne constitue pas encore un
engagement formel, mais "nous sommes persuadés que
ces pays prendront également part aux travaux de construction",
a déclaré Hermann Schunck (ministère fédéral
allemand de l'éducation et de la recherche), président
du comité de direction du XFEL. À l'aide d'impulsions
ultra-courtes et très brillantes de rayons X dont les propriétés
sont proches de celles du laser, les chercheurs seront en mesure
de filmer des processus moléculaires et atomiques. Un tel
outil devrait donc donner lieu à bon nombre de nouvelles
pistes de recherche et déboucher sur des avancées
significatives non seulement dans le secteur de la recherche structurelle,
mais aussi dans un vaste éventail de disciplines allant de
la physique et de la chimie à la science des matériaux,
en passant par les nanotechnologies, la recherche géologique
et les sciences de la vie...
Basé
en Allemagne, le XFEL devrait être opérationnel d'ici
2012, pour un coût global jusqu'à cette date de quelque
908 millions d'euros.
La
numérisation des fonds des bibliothèques européennes
JPB 24/01/05
Jean-Noël
Jeanneney est président de la Bibliothèque Nationales
de France et de l'association Europartenaires (http://www.europartenaires.net/).
Il vient de publier dans Le Monde du 23/24 janvier 2005 un article
par lequel il s'inquiète de voir Google s'engager à
prendre en charge la numérisation en quelques années
de 15 millions d'ouvrage (Quand Google défie l'Europe). Cet
accord a été conclu avec la New York Public Library
et les universités de Stanford, du Michigan, de Harvard et
d'Oxford. Les textes tombés dans le domaine public seront
publiés in extenso, les autres seront présentés
par des résumés destinés à les valoriser.
La crainte légitime de l'auteur est que de cette façon
le choix des documents privilégie, volontairement ou de fait,
toutes les sources anglo-saxonnes et anglophones, au détriment
des autres, notamment européennes. Ceci se traduira par la
prévalence des vues américaines et anglaises sur l'histoire
du monde et de l'Europe elle-même. Il ne s'agit pas hélas
d'un procès d'intention quand on sait comment déjà,
dans le domaine encore plus important de la documentation scientifique,
les éditeurs papier ou en ligne privilégient les articles
provenant de chercheurs américains ou anglais (il est très
facile d'identifier un article écrit en anglais par un étranger,
même sans connaître l'auteur, ceci afin de mettre à
l'écart).
Cette situation de domination culturelle est évidente et
a depuis longtemps été dénoncée par
les défenseurs des cultures nationales. Mais rien n'a jamais
été fait. En France, par exemple, les quelques audacieux
qui avaient conçu des moteurs de recherche capables techniquement
de concurrencer les Google et autres Yahoo se sont heurtés
à l'indifférence générale. Ils n'ont
jamais reçu la moindre aide des ministères compétents.
Les institutions, de leur côté, prêtent des oreilles
complaisantes à des firmes comme Microsoft qui leur proposent
(gratuitement ou presque !) de numériser leurs fonds documentaires.
C'est ce qui s'est passé avec Corbis en ce qui concerne les
archives photographiques (http://pro.corbis.com/).
Quand on sait l'importance que prennent les images dans les nouvelles
créations, voir Microsoft acquérir des licences étendues
dans ce domaine révèle l'irresponsabilité de
ceux qui entrent dans cette mécanique.
Pour sa part, Jean-Noël Jeanneney semble désireux de
réagir. Il propose d'abord que la BNF puisse être aidée
par des subventions de l'Etat à développer sa bibliothèque
virtuelle, qui constitue en effet une oeuvre remarquable. Mais le
budget qui lui est alloué est le millième de celui
annoncé par le projet de Google. Il faut faire plus, et à
l'échelle du Continent. Ceci rejoint les propositions que
nous avions faites ici même concernant le rôle que les
institutions européennes devraient assumer pour protéger
la culture européenne. La première chose à
faire est dans ce but d'en sauver les sources et de les rendre disponibles
au monde entier, gratuitement, par le biais des réseaux numériques.
Mais il faut consentir quelques budgets publics pour cela, budgets
qui d'ailleurs, comparés à ceux d'autres actions européennes,
n'auraient rien d'exorbitant.
Peut-on espérer que désormais Jean-Michel Jeanneney
mettra son grand prestige personnel au service d'une cause aussi
essentielle à l'avenir de l'Europe ?
Succès
européen pour la sonde Huygens
CJ/JPB 15/01/05
Sept
ans après avoir quitté la Terre, la sonde européenne
Huygens s'est posée sans encombre sur Titan, le plus gros
satellite de Saturne, situé à quelque 1,5 milliards
de km de notre planète : "un succès fantastique
pour l'Europe", estime Jean-Jacques Dordain, directeur
général de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Les premières images révèlent une surface qui
semble "boursouflée" et parcourue de réseaux
dendritiques évoquant des écoulements. De même,
de vastes zones sombres semblent recueillir le produit de ses écoulements
et font penser à des lacs. Toutefois, les scientifiques soulignent
la difficulté d'interpréter ces images tant que les
données ne sont pas plus dépouillées.
L'ESA devrait en profiter pour mieux faire valoir ses grandes qualités
auprès de l'opinion et des gouvernements. Elle a notamment
en portefeuille Aurora, programme d'exploration de la Lune et de
Mars, qui mériterait d'être soutenu, indépendamment
de ce que pourront faire ou ne pas faire les Etats-Unis. Dans un
tel programme, une coopération avec la Nasa pourrait être
envisagée, mais sur un pied d'égalité, ce qui
n'est absolument pas à l'ordre du jour actuellement dans
l'esprit des responsables américains.
Etonnante convergence interne entre le cerveau humain et le réseau
Internet
JPB 10/01/05
Des observations du cerveau sain en Imagerie par Résonance
Magnétique fonctionnelle, conduites conjointement sous la
direction du Pr Dante Chialvo à la Northwestern University
Feinberg School of Medicine, USA, à l'institut IMEDIA de
Mayorca, Espagne et chez IBM (.J. Watson Research Center, Yorktown
Heights) ont fait apparaître un phénomène surprenant.
L'objectif de la recherche consistait à visualiser le cerveau
humain en fonctionnement comme un réseau massif, complexe
et interagissant, gouverné par quelques principes dynamiques
simples. L'observation par IRM a identifié des dizaines de
milliers de zones cérébrales discrètes formant
un réseau présentant les mêmes caractéristiques
que d'autres réseaux complexes connus, celui de l'Internet
ou ceux formés par les relations sociales.
Chaque séance d'enregistrement a montré des centaines
d'images consécutives de l'activité du cerveau décomposée
en milliers de petits cubes (voxels) . L'intensité d'image
de chacun de ces cubes dénote en général la
quantité d'activité cérébrale présente
à cet emplacement. Les chercheurs ont ensuite calculé
le degré de corrélation entre les activités
de ces dizaines de milliers de régions. Ceci a permis de
faire apparaître celles des régions qui étaient
momentanément « connectées » en «
réseau ».
En analysant ultérieurement la structure de ces réseaux,
ils ont vu apparaître une image familière : celle présentée
par d'autres réseaux complexes, notamment le web Internet.-
où un très petit nombre de « clicks »
sont suffisants pour joindre deux nœuds. Cette propriété,
dite du « petit monde » (« small world »)
assure la meilleure efficacité possible dans la connectivité.
De plus, les chercheurs ont fait révéler une forte
« inhomogénéité ». De nombreux
noeuds sont peu connectés et quelques uns sont beaucoup connectés.
Ces nœuds super-connectés jouent le rôle de hubs
assurant la rapidité des transmissions.
L'équipe espère tirer de ces premières observations
un certain nombre de conclusions immédiatement utiles relatives
à l'emploi de l'IRM dans le diagnostic des affections fonctionnelles
(Schizophrénie, Alzheimer ou migraines chroniques). Plus
généralement, on en retiendra la puissance de plus
en plus grande des techniques d'imagerie fonctionnelle non invasives.
C'est certainement de là que viendront les progrès
les plus rapides dans la compréhension du fonctionnement
du cerveau.
Mais (c'est nous qui ajoutons) les théoriciens des communications
pourront faire aussi d'utile rapprochements entre la façon
dont des réseaux anatomiques et des réseaux artificiels
obéissent aux mêmes lois d'économie des ressources
et d'optimisation des temps d'échanges. De là à
dire qu'il sera un jour possible de communiquer sur le mode de l'Internet
à l'intérieur du cerveau et, réciproquement,
de faire vraiment fonctionner le web mondial comme un cerveau unique...il
y a sans doute encore un pas.
Les
nouveaux robots industriels de Toyota
JPB/CJ 10/01/05
(Tokyo.
06/01/05) Toyota Motors vient d'annoncer qu'il allait introduire
des robots de nouvelle génération dans ses 12 usines
japonaises. Ces robots seront beaucoup plus polyvalents que les
3.000 à 4.000 robots actuellement en service. Au lieu de
se limiter à des tâches répétitives (soudure,
peinture, assemblage de grosses pièces, tâches dangereuses),
ils pourront accomplir les multiples tâches que suppose la
finition d'un véhicule. Ils disposeront de deux bras et devraient
être de type humanoïde, mais les détails de leur
architecture n'ont pas encore été fournis. Les visiteurs
pourront sans doute en observer à l'exposition universelle
d'Aïchi.
L'objectif est de remplacer presque complètement la main
d'œuvre manuelle dans les usines installées au Japon.
D'une part la démographie japonaise ne permet plus de faire
face aux besoins, d'autre part, Toyota ne souhaite pas importer
de travailleurs étrangers. Cependant, les nouveaux robots
devront être suffisamment efficaces pour que les coûts
de fabrication restent alignés sur ceux des industriels asiatiques
concurrents employant largement la main d'œuvre locale.
Le pari lancé par Toyota risque de passer pour le moment
inaperçu en Europe. Ce serait dommage, car il est d'importance.
Il est même capital. C'est toute l'économie industrielle
des prochaines décennies qui sera bouleversée en cas
de succès. D'une part les productions sur le territoire national
n'auront plus besoin d'être délocalisées pour
rester compétitives. D'autre part, l'appel à main
d'œuvre et industries hautement spécialisées
nécessaires à la fabrication et à l'entretien
de ces milliers de robots relancera de façon très
importante l'innovation et la croissance dans les pays développés.
Les bonnes âmes demanderont s'il est bien moral de la part
des japonais de priver la main d'œuvre asiatique pauvre des
emplois qu'elle pouvait espérer suite aux délocalisations.
Mais la réponse, que ce soit au Japon ou en Europe, devrait
être la même. Ce n'est pas en encourageant le travail
de salariés de type coolies, voire d'enfants mineurs, que
l'on contribuera à l'élévation du niveau de
vie des pays du tiers-monde. Mieux vaudrait leur apprendre à
fabriquer eux-mêmes des robots. Ce qui est parfaitement possible,
quand on considère l'exemple de la Chine, de la Corée
et de Taïwan.
Il n'y a pas de raisons pour que le mouvement se limite à
l'industrie automobile. Rappelons que certains scientifiques et
industriels américains, pour leur part, prévoient
le phénomène et s'y préparent (voir Hans Moravec,
Robot. Mere Machine to Transcendent Mind, Oxford University Press,
1998 http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2002/aou/moravec.html).
Mais pour le moment, l'accent est mis davantage sur la robotique
militaire que sur la robotique industrielle civile.
En France comme en Europe, par contre, le sujet n'est pas abordé,
même lorsque les industriels de l'automobile présentent
leurs stratégies d'innovation pour les prochaines années.
C'est bien dommage. Voici en tous cas un grand chantier industriel
de haute technologie que nous pouvons signaler au Président
Chirac et à Jean-Louis Beffa.
Peu
de gens, en dehors des spécialistes du cancer, connaissent
le Professeur (Sir) David Lane, Directeur au Cancer Research Center
UK du Cell Transformation Group, Department of Surgery and Molecular
Oncology, Ninewells Hospital and Medical School, Dundee. C'est un
grand tort car ce chercheur mène une carrière scientifique
internationale hors du commun. Il est également directeur
exécutif de l'Institute of Molecular and Cell Biology à
Singapour et fondateur de la compagnie biotech Cyclacel, à
Dundee..
Si
on ne le connait pas lui, du moins va-t-on sans doute vite apprendre
à connaître sa découverte, la protéine
P53 produite par le gène du même nom dont il a découvert
le rôle en 1973 et qui est, après de longues années
d'ignorance, en train de devenir un must de la recherche contre
la prolifération des cellules cancéreuses. En très
bref, lorsque l'ADN d'une cellule subit une mutation susceptible
de la rendre maligne, P53 est secrétée et va, soit
stopper la division de la cellule jusqu'à réparation,
soit tuer la coupable afin qu'elle ne se reproduise pas. L'opération
se fait des millions et millions de fois dans la vie d'un organisme,
compte tenu des milliards et millards de divisions cellulaires qui
se produise durant cette même vie. Ceci fait que les tumeurs
avérées restent relativement rares, malgré
la grande fréquence des mutations carcinogènes. On
a baptise P53 l'ange gardien du génome. Mais il arrive que
la protéine soit elle-même mutée, ou qu'elle
ne puisse être activée convenablement. En ce cas, le
cancer se déclare.
L'espoir
des chercheurs est de mieux connaître ces mécanismes,
ce qui n'est pas facile compte tenu de l'énorme complexité
des formes moléculaires (P53 par exemple pourrait adopter
plus de 1000 formes différentes dans une cellule). A partir
de cela, on pourra mieux aider l'organisme à éliminer
les cellules mutantes cancéreuses. P53 aurait également
un rôle important dans les processus complexes du vieillissement.
Mais n'abordons pas cette question ici.
Nous avions déjà parlé de l'extraordinaire
Quorum
sensing par lequel certaines bactéries pathogènes
mesurent leur densité dans un organisme afin de savoir si
elles sont suffisamment nombreuses pour devenir pathogènes
et déborder les défenses immunitaires de l'hôte.
Un dispositif différent mais utilisant comme le quorum sensing
la diffusion d'un médiateur dans l'environnement a été
signalé par un article de Science (24 décembre 2004).
Il s'agit de la façon dont Enterococcus faecalis,
peut-être utile dans l'intestin mais très pathogène
en dehors (il provoque beaucoup de maladies nosocomiales) procède
pour détruire les cellules.
L'entérocoque fabrique pour ce faire une toxine, mais seulement
dans certaines conditions (il est ménager de ses forces,
comme tout organisme biologique qui se respecte). La toxine n'est
produite que si une cellule se trouve dans l'environnement de la
bactérie. Celle-ci, pour analyser son environnement, procède
de la même façon disent les auteurs de l'article qu'elle
le ferait avec un sonar. Elle produit deux substances dont l'une
s'attache aux cellules détectées et l'autre revient
à la bactérie pour signaler la présence de
la cible potentielle. Si aucune cible n'est détectée,
les deux substances s'attachent l'une à l'autre et ne transmettent
aucun message en retour. La bactérie ne produit pas de toxine.
On devine qu'élucider de tels mécanismes permettra
de tromper les processus par lesquels les bactéries deviennent
pathogènes, ce qui sera particulièrement utiles en
présence de germes antibiotico-résistants. Plus généralement
on espère pouvoir transposer ces mécanismes dans d'autres
bactéries, pour leur donner la possibilité de scruter
leur environnement à des fins, cette fois-ci, thérapeutiques.
L'équipe responsable de la recherche dépend du Schepens
Eye Research Institute.
Les
technologies de l'information, moteur de l'innovation dans l'Union
européenne
CJ 05/01/2005
La
Commission européenne a rendu public, le 21 décembre
dernier, la quatrième édition de son tableau de bord
annuel sur l'innovation. Intitulé "European Innovation
Scoreboard" (EIS), ce bilan se base sur douze à
vingt indicateurs communs, selon les pays, tels que le nombre de
brevets accordés, les dépenses en recherche et développement
ou le taux d'accès à l'internet. À partir de
ces indicateurs, il établit un indice de synthèse,
le "Summary Innovation Index" (SII), compris entre
0 et 1 (le plus proche
de 1 étant le plus innovant).
L'EIS 2004 montre une prépondérance des technologies
de l'information, qui font figure de moteur pour l'innovation dans
l'Union. Dans ce cadre, 10 secteurs industriels et 4 secteurs des
services ont été retenus.
Le
secteur industriel possédant le plus fort indice d'innovation
(SII) concerne les équipements électroniques et optiques
(0,37), devant les produits chimiques (0,35), les équipements
de transports (0,3), les machines-outils (0,27) et les matériaux
plastiques (0,22).
Parmi les services, le secteur de l'informatique (infogérance,
intégration...) arrive en première place, avec un
SSI de 0,37, devant les services divers alloués aux entreprises
(0,33), le transport, stockage et
communication (0,15) et les services de commerce de gros (0,13).
Une
grande force de ce rapport réside dans le fait qu'il permet
de dresser une carte comparative des capacités d'innovation
dans les 25 pays membres de l'Union européenne, par rapport
à d'autres pays d'Europe (Bulgarie, Roumanie, Turquie, Islande,
Norvège et Suisse), mais aussi par rapport aux deux poids
lourds que sont les États-Unis et le Japon, qui conservent
toujours une longueur d'avance sur l'Europe en terme d'innovation
(ce qui a d'ailleurs été abondamment commenté
lors de la tenue de notre colloque "Indépendance de
l'Europe et souveraineté technologique" (http://www.europe-puissance-scientifique.org)
les 28 et 29 avril 2004). Au cours de la dernière décennie,
l'Union européenne montre un SII moyen stable autour de 0,4.
Sur cette même période, les États-Unis n'ont
cessé de croître, atteignant un SSI de 0,8 en 2001,
puis 0,7 (chiffre 2003). Le Japon quant à lui a connu une
croissance continue et dépasse maintenant 0,7.
Ecarts constatés entre les Etats-Unis, le Japon et l'Europe,
mesurés par les SII calculés à partir de 12
indicateurs communs
Des disparités
en Europe
Le
rapport montre également des disparités parmi ses
25 membres de l'Union.
Dans le panorama proposé, la Suède et la Finlande
arrivent nettement en tête (avec quasiment 0,8), devant l'Allemagne
et le Danemark (un peu en dessous de 0,6) et le Royaume-Uni (0,5).
La France, l'Irlande et les Pays-Bas arrive ensuite (entre 0,4 et
0,45), mais leur croissance a tendance à ralentir, ce qui
fait dire aux auteurs du rapport qu'ils sont tous trois en perte
de vitesse. mais figurant cependant au-dessus de la moyenne européenne
(0,4).
Certains membres de l'Union, nouveaux entrants ou plus anciens,
présentent une croissance en terme d'innovation qui leur
permet de se rapprocher rapidement de ce seuil : citons le Portugal,
l'Espagne, la Lettonie, la Hongrie, la Slovénie, la Pologne.
Dans le domaine sectoriel, la Finlande arrive en tête dans
le secteur le plus innovant (équipements opto-électroniques),
avec un SSI de 0,62, devant la Belgique (0,46), les Pays-Bas et
la Suède(0,45), puis la France (0,4) et l'Allemagne (0,39).