Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
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Peut-être
un changement majeur dans la fourniture de médicaments bon
marché au tiers monde JPB
25/04/05
On
sait que les grandes firmes pharmaceutiques continuent à
refuser d'abandonner leurs brevets sur les spécialités
destinées à traiter les pathologies du tiers-monde,
ce qui empêchent entre autres la fabrication de génériques
à bas prix. Même l'Inde qui jusqu'à présent
ne tenait pas compte des brevets délivrés hors de
son espace économique, devra rentrer dans le rang suite aux
pressions américaines à l'OMC.
Or
ceci pourrait changer du tout au tout si l'exemple montré
par un accord entre le laboratoire franco-allemand Sanofi-Aventis
et la Fondation Médicaments pour les maladies négligées
créée à l'iitiative de Médecins sans
Frontières entrait pleinement en vigueur et se généralisait
à d' autres spécialités. Il s'agit en effet
de rendre libre de droits un nouveau traitement anti-paludéen
associant deux molécules, traitement qui se révèle
efficace contre les résistances du parasite. Il pourra donc
être immédiatement copié et distribué
à bas prix (à prix coûtant, promet Sanofi-Aventis)
au profit dans un premier temps de plusieurs dizaines de millions
de personnes. C'est la Fondation DNDI associant l'Institut Pasteur,
MSF, la Fondation brésilienne Oswaldo Cruz, des instituts
de recherche indien et kényan ainsi que le programme de l'ONU-WHO
sur les maladies transmissibles, qui mettra en oeuvre cette démarche
et s'efforcera de l'étendre à la dizaine de maladies
les plus dangereuses.
Il
faut saluer l'engagement de Sanofi-Aventis qui montre qu'une entreprise
européenne, bien que capitaliste, accepte d'intégrer
dans sa démarche les préoccupations des organisations
humanitaires en lutte pour l'amélioration de la condition
sanitaire du monde. Le fait qu'elle renonce à breveter ou
accepte de communiquer ses brevets à d'autres est l'innovation
majeure. Cela n'a jamais été fait par les fondations
émanant des entreprises capitalistes américaines.
Il s'agit d'un premier succès de l'économie du Libre,
laquelle n'est en rien incompatible avec la possibilité d'investir
et de faire des profits, dans l'optique donnant-donnant, si elle
est bien managée par les partenaires associés.
Il
nous semble que l'évènement mériterait un plus
grand écho de la part de la presse que celui fait actuellement.
Il
faut lire le très intelligent et très sensible interview
de Gordon Moore présenté ce mois-ci par la revue C-Net
(News.com). Le père de la Loi de Moore, aujourd'hui retraité
de Intel mais encore très actif, y porte plusieurs jugements
que nous avons intérêt à méditer. 40
ans après avoir formulé sa célèbre Loi,
il continue à penser que les technologies utilisant le silicium
sont loin d'avoir dit leur dernier mot. Il ne croit pas possible
de réaliser avec des nanotubes, bit quantiques et autres
solutions "exotiques" les empilements de composants sous
un petit volume nécessités par les calculateurs de
demain. Mais peut-être est-il un peu conservateur compte-tenu
de sa culture. D'autres de ses jugements retiendront l'attention.
Il ne pense pas, au contraire de Ray Kurzweil, qu'en accumulant
les transistors on puisse un jour équivaloir l'intelligence
humaine, qui selon lui repose sur d'autres bases. Enfin, même
s'il ne pronostique pas à court terme la chute de la Silicon
Valley et plus généralement de la technologie américaine,
il est conscient que la montée de la Chine et de l'Inde ne
permettra plus aux Etats-Unis de dominer le secteur des STIC comme
ils l'avaient fait précédemment. Inutile par contre
de préciser que l'idée d'une concurrence possible
de l'Europe technologique ne l'effleure même pas.
Un
accumulateur lithium-ion rechargeable en 10 minutes CJ 11/04/2005
Mettant
à profit l'exploitation des nanotechnologies, la firme japonaise
Toschiba a annoncé pouvoir commercialiser dès l'année
prochaine un accumulateur lithium-ion (batterie que l'on trouve
par exemple dans les téléphones portables) rechargeable
à 80% de sa capacité en seulement une minute, et rechargeable
complètement en 10 minutes. Dans le premier cas, Toshiba
précise que le rechargement s'effectue 60 fois plus vite
que pour les accumulateurs lithium-ion classiques (et 12 fois plus
vite pour une recharge complète, habituellement effectuée
en 2h).
La démonstration de Toshiba a consisté à alimenter
un lecteur MP3 pendant 10 minutes en ayant chargé la pile
seulement 5 secondes. En plus de sa capacité de recharge
rapide, cette pile aurait une durée de vie appréciable
(perte de 1% après 1000 recharges).
Les premiers
bénéficiaires devraient être l'industrie de
l'automobile et celle des téléphones portables.
On voit tout de suite l'avantage concurrentiel d'une telle innovation...
La
scandaleuse démarche de Michaël Crichton face au réchauffement
global
JPB 08/04/05
Certains
des experts qui militent à grand peine pour attirer l’attention
des responsables et des populations sur les risques découlant
de la production des gaz à effets de serre s’indignent
de la basse démagogie dont fait preuve le romancier à
succès américain Michaël Crichton, auteur de
Jurassic Park et d’autres best-sellers généralement
prolongés par des films très populaires qui en accroissent
la portée. Dans son dernier roman, State of Fear (Harper
Collins), il décrit le complot d’ennemis de la liberté
américaine reconvertis dans le « terrorisme écologique
». Un groupe de millionnaires reconvertis du KGB ou de Al
Qaida s’efforcent de provoquer un méga-tsunami pour
donner raison à ceux aux « prophètes du catastrophisme
qui veulent priver l’Amérique du libre droit d’abuser
de ses ressources en pétrole, charbon et industries réputées
polluantes. A la suite d’aventures mêlant le sexe et
le politico-militaire, ce complot est déjoué.
N’importe qui de sensé verrait là l’opportunisme
commercial de l’auteur, qui cherche à jouer de la paranoïa
du complot chez des citoyens de base refusant de changer leur mode
de vie. Mais on peut soupçonner que la démarche va
plus loin, et qu’elle a été financée
et soutenue par les lobbies industriels et politiques américains,
très actifs pour empêcher les « environnementalistes
» de s’exprimer dans les différents forums et
groupes d’études consacrés au réchauffement
global. Une petite lueur d’espoir cependant. Il semblerait
que les producteurs d’Hollywood s’interrogent actuellement
sur les chances commerciales d’une adaptation cinématographique
du livre, suite au début de prise de conscience, y compris
chez les néo-conservateurs, de la nécessité
de lutter contre la pollution par les gaz à effet de serre.
Ordissimo,
l’ordinateur français qui se veut le plus simple du
monde JPB 08/04/05
Nul
n'ignore l’enjeu que représente la réalisation
d’ordinateurs économiques dotés de logiciels
libres simplifiés, tant pour le grand public occidental que
pour le tiers-monde. Plusieurs pays, notamment l’Inde, encouragent
des productions dans cette direction. Par ailleurs, à grand
bruit médiatique, Nicholas Negroponte, l’ancien responsable
du MediaLab du MIT, s’est fait l’avocat d’une
telle formule.
On pourrait penser que les Français n’ont rien à
gagner dans cette direction, car ils n’ont jamais réussi
à pénétrer la cour des grands en micro-informatique,
comme l’a appris à ses dépends, malheureusement,
André Truong, fondateur emblématique de R2E, et co-inventeur
du premier micro-ordinateur (Micral), récemment décédé
à l'âge de 69 ans.
Il se trouve cependant que pourrait prendre place sur le marché
un ordinateur dit pour tous, répondant au nom d’Ordissimo,
imaginé par 3 jeunes Français. Il permet l’accès,
si l’on en croît le site très bien conçu
destiné à le promouvoir, aux principales fonctions
de l’informatique et de l’internet, sous réserve
de quelques restrictions qui ne devraient pas gêner les utilisateurs
non professionnels. Il est vendu par correspondance 395 euros sans
l’écran et 770 avec l’ensemble du pack.
Si le produit et les services associés tenaient leurs promesses,
il y aurait tout lieu d’en encourager la diffusion. 05/04/05
Contactés,
les promoteurs de l'entreprise nous ont écrit ceci:
"Nous
sommes une jeune société française, créée
il y a trois ans. C'est en regardant nos parents, qui n'étaient
"ni bêtes ni nuls", que nous nous sommes rendus
compte que la machine qu'ils utilisaient n'était pas adaptée
au débutant.
Les PCs qui sont vendus aujourd'hui sont des formules 1: parfaites
pour faire du 300 à l'heure sur l'autoroute, a condition
d'être à la fois un pilote et un mécano, sous
peine de finir en panne ou au garage.
Nous proposons une Smart avec vitesse automatique, idéal
pour faire du tout Paris et pour faire ses créneaux!
Nous avons lancés notre ORDISSIMO il y a 3 mois. Nous avons
été contacté par de nombreux business angels,
banques et certains constructeurs.
Nous sommes en phase de levées de fonds pour pouvoir nous
diffuser plus massivement. Nous avons un Show-Room parisien au 135
Rue Castagnary, 75015 Paris, ou il est possible d'utiliser l'ordinateur
et d'évaluer toute sa simplicité... "
Pour
répondre aux applications industrielles (et militaires),
l'inspection et la surveillance de zones inaccessibles voire dangereuses
est une tâche qu'effectuent couramment les robots. Certains
d'entre eux possèdent des roues... mais d'autres peuvent
se présenter sous une forme filiforme à plusieurs
segments (forme de serpent), ce qui leur donne une plus grande mobilité
dans leurs déplacements (entre autre pour aller inspecter
les tuyaux, circuler sur terrains difficile comme les débris
de constructions effondrées, se déplacer sur le sable
ou les surfaces rocheuses...).
Le
robot OmniTread, développé par une équipe du
Mobil Robotic Lab de l'Université du Michigan, comporte cinq
segments, reliés entre eux par des joints à 2 degrés
de liberté. Des bandes mobiles sur chacun des quatre côtés
de chaque segment assurent la propulsion même lorsque le véhicule
ne touche plus complètement le sol. Les joints entre les
segments sont actionnés par des soufflets pneumatiques, qui
ont un couple suffisant pour soulever les segments attenants au-dessus
des obstacles. Outre évoluer dans les terrains difficiles,
ce robot serpent filoguidé (via un joystick) peut s'introduire
dans de petites ouvertures et gravir des obstacles de grande hauteur.
Des
chercheurs d'IBM proposent un algorithme de simulation du cerveau
CJ
(02/04/05)
Charles Peck et James Kozloski, chercheurs chez IBM, ont présenté
un modèle informatique simulant le fonctionnement du cortex
cérébral humain lors de la 7ème International
Conference on Adaptive and Natural Computing Algorithms
qui vient de se tenir du 21 au 23 mars 2005 à Coimbra (Portugal).
Ces deux scientifiques ont créé un modèle mathématique
reproduisant l'activité de 500 000 minicolonnes reliées
par 400 millions de connexions. Le terme de minicolonne désigne
un module d'organisation corticale fonctionnelle et anatomique regroupant
80 à 100 neurones ; ces modules ont pour rôle de pré-traiter
les informations issues de la perception pour leur traitement ultérieur
par les parties supérieures du cerveau. Les chercheurs ont
testé leur système - Large-scale Edge Node Simulator
(LENS) et montré sa capacité à s'auto-organiser
pour accomplir une tâche spécifique (en l'occurrence
des opérations de reconnaissance visuelle) avec un fonctionnement
proche de la réalité, alors que les dispositifs actuels
entraînent des erreurs.
L'objectif final reste de maîtriser l'ensemble des processus
neuronaux intervenant dans la vision - la difficulté étant
d'arriver à comprendre et à reproduire la façon
dont le cerveau peut, à partir d'informations parcellaires
(couleur, texture, forme....), traiter les données et, en
les recoupant, fournir une image cohérente globale. Il faut
pour cela simuler les activités neuronales à plusieurs
niveaux (neurone, minicolonne, groupe de minicolonnes) en reproduisant
la capacité à passer d'une échelle à
l'autre.
Pour
en savoir plus : Simulation Infrastructure for Modeling Large Scale Neural
Systems, par Charles C. Peck, James Kozloski; A Ravishnkar Rao,
Guillermo A. Cecchi (pdf)