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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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28/06/05 Galiléo, enfin
28/06/05 Décision concernant l'implantation du site d'Iter
27/06/05 Atlas de cerveaux de singes
27/06/05 Le programme européen Virtual Planet
21/06/05 Robots bipèdes marcheurs, oui. Mais à quand la généralisation des robots coureurs ?
19/06/05 Reconstruction du cerveau "in silico"
18/06/05 L'automatisation en pharmacie
17/06/05 Le plan de la Commission pour soutenir les nanotechnologies
 

Juin 2005

Galiléo, enfin
JPB 28/06/05

Le même jour où était annoncée l'implantation d'Iter à Cadarache, nous apprenions que le projet européen Galiléo de positionnement satellitaire avait enfin été attribué à un consortium d'industriels européens. La Commission, pendant de longs mois, inspirée par un malheureux esprit de "mise en concurrence libérale", voulait ne choisir qu'un des deux groupes en présence, ce qui aurait condamné pratiquement le perdant à mort...et ce dont ladite Commission n'avait apparemment rien à faire. Mais finalement la raison a prévalu.

Le Galileo Joint Undertaking (GJU), créé par la Commission européenne et l'Agence spatiale européenne (ESA), a annoncé, par communiqué, avoir sélectionné cette offre après avoir privilégié la piste de la concurrence entre les deux groupes. "L'évaluation de cette offre conjointe comparée aux deux offres individuelles a démontré une réduction significative de la contribution financière du secteur public et un accroissement des recettes commerciales prévisibles", peut-on y lire. Les deux groupes sont, d'une part, iNavSat - composé de l'Européen EADS, du Français Thalès et du Britannique Inmarsat - et, d'autre part, Eurely, qui comprend le Français Alcatel, l'Italien Finmeccanica ainsi que les Espagnols AENA et Hispasat. Dans un communiqué commun, Eurely et iNavSat ont salué cette décision. "La décision prise aujourd'hui par le GJU représente un pas important pour le programme Galileo", ont-ils souligné, remarquant que "la fusion des consortiums permettra de dégager de nombreuses synergies".


Décision concernant l'implantation du site d'Iter
JPB 28/06/05

(AFP) Les partenaires du projet Iter ont signé mardi 28 à Moscou une déclaration commune par laquelle ils choisissent la France, avec son site de Cadarache, pour accueillir ce réacteur expérimental de fusion nucléaire, un programme de 10 milliards d'euros étalés sur trente ans.

Cette décision met fin à des mois de compétition acharnée entre le Japon et l'Union européenne, avec l'espoir de déboucher sur une nouvelle source d'énergie propre. Tokyo, soutenu par Washington et Séoul, s'est battu bec et ongles pour défendre jusqu'au dernier moment le site de Rokkasho-mura, dans le nord de l'archipel.

Le président Jacques Chirac s'est "félicité" du choix de Cadarache (Bouches-du-Rhône) pour accueillir le réacteur expérimental Iter et il se rendra jeudi sur le site, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Selon le chef de l'Etat, le choix de Cadarache est "un grand succès pour la France, pour l'Europe et pour l'ensemble des partenaires d'Iter".

"Le président de la République, qui a engagé la France pendant plus de deux ans dans cette négociation, se félicite de la conclusion de cet accord qui prend pleinement en compte les intérêts de l'ensemble des partenaires du projet", a indiqué l'Elysée.

Jacques Chirac a remercié la commission européenne et les membres de l'Union européenne "pour leur soutien sans faille dans la négociation", ainsi que "la Russie et la Chine qui, dès l'origine, ont soutenu la candidature de Cadarache".

L'Elysée a en outre annoncé que le chef de l'Etat "se rendra sur le site prévu pour Iter à Cadarache le jeudi 30 juin".

Jacques Chirac a également adressé "un message de remerciements au Premier ministre du Japon, M. Junichiro Koizumi, pour l'esprit de dialogue et de confiance mutuelle qui a prévalu tout au long des discussions et a ainsi permis d'atteindre un consensus international pour le choix du site d'accueil d'Iter", a ajouté la présidence.

Selon M. Chirac, qui souligne "le défi scientifique et technologique sans précédent", "cet accord ouvre la voie à la réalisation en France de cet équipement essentiel pour la recherche sur les énergies qui n'émettent pas de gaz à effet de serre".

" Le porte-parole adjoint du gouvernement nippon, Seiken Sugiura, a admis que le Japon se contenterait des compensations accordées au "pays non hôte". Le "pays hôte" assumera 50% des coûts de construction du réacteur, estimés à 4,2 milliards d'euros, tandis que le pays "non hôte" n'en financera que 10% et obtiendra la direction de la gestion d'Iter. Le site franco-européen de Cadarache avait les faveurs de Moscou et de Pékin".

Rappelons que la décision d'installer Iter à Cadarache était pour notre revue et pour ses lecteurs significative de la volonté de continuer à faire de l'Europe un acteur majeur dans les grands programmes technologiques. Nous avions d'ailleurs plaidé, en cas de non accord avec le Japon et les Etats-Unis, la réalisation d'un Iter purement européen, russe et chinois, ce qui ne paraissait pas hors de portée de nos pays. La participation des Etats-Unis et du Japon au projet, qui semble désormais acquise, est sans doute une bonne chose. Mais il ne faudrait pas qu'elle se traduise par une guérilla permanente interne, pour la définition des phases et le choix des sous-traitants. On veillera en particulier à ce que signifieront concrètement les responsabilités du Japon en matière de "direction de la gestion du projet". Nos amis japonais nous ont habitué à cacher un train sous un autre train. On sait ce qu'ils font en réalité derrière leur prétendue "pêche scientifique" à la baleine.

Complément à la date du 20/07/05

La participation du Japon dans le programme Iter

Comme on le sait, l'implantation du réacteur expérimental Iter à Cadarache vise seulement à démontrer la faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire appliquée à la production d'électricité. Un certain nombre de physiciens doutent encore de cette faisabilité, mais la question qui se pose aujourd'hui n'est pas là. Elle est de savoir quelle part l'Europe prendra dans les recherches et développements destinés à produire un premier réacteur expérimental. Le Japon, soutenu par son allié les Etats-Unis, a obtenu des avantages qui peuvent paraître exorbitants, compte-tenu de sa participation au projet, chiffrée à 10% environ. En effet, la machine Ifmif (International Fusion Materials Irradiation Facility) destinée à produire des matériaux, encore aujourd'hui inexistants, capables de résister aux neutrons rapides produit par la fusion, sera implantée au Japon. De même ultérieurement le premier réacteur de démonstration, entre 2020 et 2025, dit DEMO. Enfin le Japon compte bien prendre une large part à la réalisation des outils robotisés nécessaires aux développements du projet. Ceci est sans doute normal, vu le caractère international du projet, mais il conviendra cependant que les pays européens ne se dépossèdent pas du savoir-faire dans ces différents domaines cruciaux. Des réalisations en double seront sans doute nécessaires.

En savoir plus :
voir : http://www.iter.org


Atlas de cerveaux de singes
JPB 27/06/05

Un correspondant, Shawn Mikula, Ph.D., Postdoc, Center for Neuroscience, University of California-Davis, samikula at ucdavis.edu), que nous remercions, nous signale l'existence d'un Atlas du cerveau publié en Open source et destiné aux neurologues travaillant sur Internet.
Il intègre des coupes numériques à haute résolution, à l'intérieur desquelles il est possible de naviguer. Les cerveaux utilisés ne sont pas des cerveaux humains, mais des cerveaux de singes Rhésus. La transposition à l'homme ne devrait pas poser de problèmes (question éthique mise à part : serions-nous heureux de voir des tranches de notre cerveau sur Internet? Après tout, pourquoi pas?). Ceci dit, les enseignants et chercheurs apprécieront cet outil qui apporte des possibilités considérables à la représentation du cerveau et de ses fonctions. On pourrait envisager que, grâce à une coopération entre centres de recherches, il puisse gagner dans l'avenir en étendue et en niveau de définition.

COupe de cerveau de singe - Photo : Brainmap.org

Pour en savoir plus
Brain Maps.org : http://brainmaps.org/


Le programme européen Virtual Planet
JPB 27/06/05

Ce programme a été lancé en 2001 entre six partenaires européens dans le cadre des financements de la Commission européenne consacrés à la Société de l'Information (IST programme). Il est désormais opérationnel. Il a pour objet d'intégrer sous une norme d'architecture commune et de présenter en 3D toutes les informations géographiques obtenues par différents moyens d'observation de la Terre, notamment les satellites. Les images 3D obtenues peuvent être accédées et manipulées à partir d'un ordinateur portable. Elles servent à de très nombreuses applications: simulateurs de vol, représentation de paysages en arrière-plan de simulation d'ouvrages d'art, études de zones inondables, préparation de missions dans des territoires mal connus, enrichissement de jeux vidéo et de films faisant appel à la réalité virtuelle.

Les partenaires sont pour la France le groupe CS (http://www.c-s.fr/), l'IGN et le CNES. Pour l'Allemagne, on trouve le Space Agency and Aerospace Research Centre (DLR, Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt) http://www.dlr.de/ et pour l'Italie le Visual Computing group de l'Instituto di Scienza e Tecnologie dell'Informazione (ISTI-CNR) http://vcg.isti.cnr.it/ complété du CRS4 (Center for Advanced Studies, Research and Development) sarde, http://www.crs4.it/.

Pour en savoir plus
Voir l'article de l'IST : http://istresults.cordis.lu/index.cfm/section/news/tpl/article/
BrowsingType/Features/ID/77216

Virtual Planet : http://vr.c-s.fr/vplanet/


Robots bipèdes marcheurs, oui. Mais à quand la généralisation des robots coureurs ?
JPB 21/06/05

Science & Vie de mai 2005 donne deux informations que l'on pourrait rapprocher. La première concerne la mise au point par le roboticien Andy Ruina du robot bipède marcheur Cornell, à l'Université du même nom. Nous en avions déjà parlé. La seconde information concerne une hypothèse selon laquelle ce serait la course d'endurance qui a façonné l'espèce humaine en assurant sélectivement sa survie depuis au moins deux millions d'années. La course aurait permis aux hominiens d'arriver les premiers sur des charognes lorsqu'ils auraient aperçu des vols de vautours au-dessus de celles-ci. Les arguments apportés par les anthropologues Daniel Liberman (Harvard) et Dennis Bramble (Université d'Utah) paraissent convaincants. Mais comme le type de course ayant assuré le succès de l'homme étant un phénomène unique chez les mammifères, il serait intéressant d'essayer systématiquement de le reproduire chez des robots marcheurs, afin de les rendre encore plus sélectifs. Beau défi pour les biomécaniciens.

Pour en savoir plus
Le robot Cornell : tous les détails chez notre estimable confrère La Vie artificielle http://www.vieartificielle.com/index.php?action=nouvelle&id_nouvelle=838
Andy Ruina, Home Page : http://ruina.tam.cornell.edu/
Notre article du 14/04/2004 "Rabbit, prototype français de robot bipède marcheur et coureur et marcheur" ainsi que notre actualité du 18/06/2003 "Qrio, seul robot au monde sachant courir"


Reconstruction du cerveau "in silico"
JPB 19/06/05

A ceux qui estiment impossible de construire une machine informatique qui fonctionne comme le cerveau, sous prétexte que celui-ci n'est pas un ordinateur, IBM et l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne EPFL répondent qu'avant de parler d'impossibilité, il faut avoir essayé - et ce en utilisant les ressources les plus récentes des composants électroniques. Les deux partenaires viennent d'annoncer le 6 juin dernier le lancement d'un projet nommé Blue Brain Project. Ce projet, supposé devoir durer plusieurs années, commencera par la reconstruction d'une colonne néocorticale. Il s'agit dans la nature d'un élément cylindrique d'un tiers de mm de diamètre et de 3 mm de long comprenant environ 10000 neurones. Présentes par millions dans le cortex, ces colonnes constituent la matière grise. Le supercalculateur Blue Gene L prété par IBM comporte assez de processeurs indépendants pour émuler le comportement de chacun de ces neurones (relations dendritiques en principe incluses). L'EPFL apportera de son côté les modèles du fonctionnement du cortex établi sous forme de base de données par le Brain Mind Institute dépendant d'elle. Biologistes et informaticiens coopéreront pour connecter les cellules artificielles d'une façon ressemblant à celle mise en oeuvre lors du développement du phénotype. Ils observeront ensuite les résultats, non sans espérer avoir à terme des surprises agréables - c'est-à-dire découvrir des modes de fonctionnement dont ils n'avaient pas soupçonné l'existence au sein du cerveau et qui permettraient d'expliquer certaines propriétés de l'intelligence et de la conscience non expliquées à ce jour.

Bien entendu, la réalisation d'une seule colonne néocorticale ne suffira pas. Il faudra multiplier les colonnes et leurs connexions. Mais dans une quinzaine d'années, la Loi de Moore aidant, les responsables du projet ne désespèrent pas d'obtenir l'équivalent in silico d'un cerveau humain entier. On voit qu'une telle démarche est à l'opposé de celle visant à reconstituer une conscience artificielle à partir d'agents informatiques n'ayant pas de similitudes avec les neurones. Là on essaiera de copier les structures biologiques de cerveau aussi fidèlement que possible, afin d'observer ce qui en résultera. Beaucoup de neuroscientifiques estiment que le projet n'aboutira pas, mais ils ont beaucoup de mal à justifier ce jugement, puisqu'ils ne peuvent pas montrer ce que serait selon eux le "véritable" mode de fonctionnement du cerveau.

Corpiryght image  : EPFL

Pour en savoir plus
Article de Economist.com : http://www.economist.com/science/displayStory.cfm?story_id=4054975
EPFL : http://www.epfl.ch/
Le Brain Mind Institute http://bmi.epfl.ch/
Le Blue Brain Project. Communiqué de presse d'IBM : http://domino.research.ibm.com/comm/pr.nsf/
pages/news.20050606_CognitiveIntelligence.html


L'automatisation en pharmacie
JPB (18/06/05)

L'automatisation des pharmacies consiste à automatiser par des système de type robot ou automate la délivrance du médicament. Le pharmacien saisit l'ordonnance informatiquement et celle-ci est prélevée et acheminée par tapis à bande ou par pneumatique.
Les principales marques sont européennes et américaines, ces systèmes équipent les pharmacies d'hôpitaux et les pharmacies de ville pour ce qui concerne l'Europe. Reste à évaluer sérieusement l'intérêt de ces systèmes.

Selon Philippe Lévy, créateur du cabinet conseil Néo Pharma, spécialisé dans le développement des pharmacies:

Le métier de pharmacien est un métier qui change parce que nous changeons, parce que nos besoins en termes de santé n'ont jamais été aussi complexes, parce que nos attentes en termes d'écoute ne cessent de croître… bref parce que nous n'avons jamais eu autant besoin de ces métiers de proximité…

Le médecin, et combien il est précieux, n'a plus vraiment le temps de l'écoute, attaché qu'il est à recevoir cette population qui vit de plus en plus longtemps, à trier les patients qui doivent aller voir un spécialiste et, demain, à essayer de désengorger les urgences.

C'est donc vers la pharmacie que nous nous tournons pour pouvoir parler de nos petits problèmes. Mais comment faire, alors que, dès que nous lui donnons notre ordonnance, il disparaît dans l'arrière boutique chercher pendant de longues minutes nos produits, ce qui crée des attentes parfois interminables à certaines heures de la journée ?

Alors pour accompagner ces changement de comportement les pharmacies se modernisent et même s'automatisent ? Maintenant, le pharmacien tape l'ordonnance sur l'ordinateur et c'est un robot ou un automate qui prélèvent nos médicaments, les déposent sur un tapis roulant ou dans un pneumatique et les envoient vitesse jusqu'au comptoir. Les techniques de logistique jusque là réservées aux industries sont désormais appliquées dans les pharmacies de quartier!

Aujourd'hui 3 % des pharmacies sont équipées au niveau national, au mieux une sur dix dans certains départements. Mais c'est la pharmacie de l'avenir, plus technologique mais aussi plus humaine, performante et sûre".

Pour en savoir plus

www.arx.fr/robot_rowa.html
www.tecnilab.com/fr/move.html
www.apostore.de/home/index.html
www.automedrx.com/pages/about.html


Le plan de la Commission pour soutenir les nanotechnologies
JPB 17/06/05 (merci à Roger Grattery pour cette information)

La Commission européenne avait depuis plusieurs mois annoncé qu'elle considérait les nanotechnologies comme représentant une orientation stratégique importante. Elle a établi un plan destiné à soutenir les recherches dans ce domaine, que l'on trouvera à partir de l'adresse suivante http://www.cordis.lu/nanotechnology/.
L'action est décrite dans la communication datée du 15 juin (voir http://dbs.cordis.lu/cgi-bin/srchidadb?CALLER=NHP_FR_NEWS&ACTION=D&SESSION
=&RCN=EN_RCN_ID:23973&TBL=FR_NEWS

Ce plan, nous citons: "établit clairement ce que la Commission et les Etats membres doivent faire pour que l'Europe reste un acteur de premier plan dans ce domaine. Les actions portent notamment sur les investissements dans les N&N, le renforcement des infrastructures, la formation d'experts interdisciplinaires, la commercialisation, le dialogue avec la société, les préoccupations en matière de santé, de sécurité et d'environnement, et la coopération internationale". Selon le Commissaire Potocnik: "La nanotechnologie est un domaine clé où l'Europe occupe une position de tête, et nous devons consolider cette position. La nanotechnologie représente un potentiel énorme pour l'industrie européenne et pour la société en général, de sorte que la recherche dans ce domaine doit bénéficier d'une stratégie claire et d'une action décisive. Dans le même temps, nous devons prendre en compte tout risque éventuel en matière de santé, de sécurité et d'environnement et y réagir dès que possible".

Le potentiel auquel se réfère le Commissaire à la science pourrait se chiffrer à des centaines de milliards d'euros pour la décennie en cours, selon des analystes. La Commission engagera des crédits dans le cadre du 7e PCRD. Elle demande aux Etats de financer le plus grand nombre possible d'actions complémentaires ou spécifiques, notamment par la mise en place d'infrastructures de type "plates-formes technologiques" . Le financement devrait englober les fonds privés et publics et se baser sur les articles 169 et 171 du Traité CE, les fonds structurels et la Banque européenne d'investissement (BEI).

Nous ne sommes pas certains que l'Europe, comme le dit la Commission, tienne la tête dans le domaine des nanosciences et nanotechnologies. Mais de toutes façons, elle doit viser à disputer le premier rang à ses concurrents. Ceci dit, les actions envisagées ne risquent-elles pas la dispersion, le manque d'évaluation et d'application, sinon un abandon pur et simple à la première difficulté. C'est là, comme dans les autres domaines véritablement stratégiques, qu'il faudrait une action forte et continue menée par un ou plusieurs organismes spécifiques, peut-être de type Agence, qui donnerait aux chercheurs et industriels européens une impulsion analogue à celle qu'ils reçoivent aux Etats Unis de l'administration fédérale.

NB : On constatera en attendant que, comme toujours, des opposants aux sciences et technologies font de l'agitation pour inquiéter l'opinion et susciter la peur. C'est le cas d'un groupe d'activistes plus ou moins anonymes, le PMO, qui manifeste à Grenoble contre les projets des pôles Minatec, Biopolis et Nanobio. Il est normal de chercher à connaître les implications sociales et économiques des technologies, mais ceci ne donne pas tous les droits, notamment celui d'agresser les chercheurs et les collectivités locales. Pour qui exactement roule le PMO? Que veulent-ils? Du chômage? Le site, quoi qu'il en soit, n'a rien de convaincant http://pmo.erreur404.org/.

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