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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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29/07/05 Des robots jockeys, protecteurs des droits de l'homme
28/07/05 Osaka, bientôt capitale mondiale des robots ?
26/07/05 Un nouveau Furby bientôt en vente
26/07/05 Avec iCat, Philips se lance dans la robotique ludique
23/07/05 SENTRI système à base de réseaux neuronaux formels, capable de localiser les tirs d'armes à feu
23/07/05 Jesse Sullivan, ou l'homme au bras bionique
20/07/05 Apparition du V-Logging
20/07/05 Le
projet NEW-TIES
12/07/05 Les
Pôles de compétitivité
12/07/05 Implants neuronaux et contrôle social
04/07/05 Deep Impact
04/07/05 Echec de Cosmos 1
 

Juillet 2005

Des robots jockeys protecteurs des droits de l'homme
CJ 29/07/05

Robot-jockey  © Getty ImagesNous sommes définitivement entrés dans l'ère des robots. Vous en doutiez ? Et pourtant ceux-ci commencent à s'immiscer partout, même au sein du sport préféré des riches Emirats arabes : les courses de chameaux. Perchés sur leurs montures, et pour la première fois(1), 7 robots se sont affrontés le 13 juillet dernier à Doha (Qatar).
Contrôlés à distance par leurs propriétaires, ces jockeys-robots savent donner les coups de reins adéquats, mais aussi cravacher l'animal pour le forcer à accélérer.

Cet événement est incroyablement fondateur car c'est la première fois que des robots viennent ici défendre les droits de l'homme. En effet, la plupart des pays du golfe persique impliqués dans ces courses utilisent traditionnellement des enfants comme jockeys, enfants approvisionnées par des trafics avec le Bangladesh, le Sri Lanka ou le Pakistan, enfants maintenus le plus souvent affamés pour ne pas peser trop lourd sur leur monture. En décembre dernier, face à la pression d'organisations militant pour des droits de l'homme(2), les officiels du Qatar ont proscrit le recours à de telles pratiques et interdit l'usage de jockeys enfants.

Robot-jockey , à gauche sur l'image.© Getty ImagesDès 2004, sous l'impulsion du Sheik Abdullah bin Saud avait été lancé un projet de robot jockey auprès de la société K-Team, basée à Genève(3), machine baptisée "K-Mel" qui se présente sous la forme d'un androïde de 26 kilogrammes, bien moins lourd qu'un homme(4).
Un marché vraiment prometteur lorsqu'on sait que les émirats arabes unis ont à leur tour annoncé en avril dernier l'usage de robots dans les courses et que, depuis mai, le sultanat d'Oman a banni le recours aux enfants comme compétiteurs.

Conclusion en forme de leçon philosophique : faudra-t-il finalement user systématiquement de subsituts de nous-mêmes pour enfin résoudre tous les problèmes de la planète ?

(1) Notons que des essais pour la mise au point des robots avec les ingénieurs s'étaient déjà tenus en mars 2004, donnant lieu à une course.
(2) Et même si le Qatar a toujours nié avoir recours à de tels agissements...
(3) Société bien connue des laboratoires, notamment par la commercialisation du robot Khepera.
(4) Conçu en tubes d'aluminium et pouvant résister à la fournaise des déserts d'Arabie, K-Mel est doté de 4 degré de liberté : un sur le bras gauche, pour tirer ou relâcher les rênes et trois sur le bras droit, pour frapper avec sa baguette ou la faire tournoyer, ce qui produit un sifflement qui fait accélérer le dromadaire.

Pour en savoir plus
K-Team : http://www.k-team.com/ktps/portfolio/folio.html


Osaka, bientôt capitale mondiale des robots ?
CJ 28/07/05

L'humanoïde Vision, de la Team Osaka, favori de la compétition Robocup Nous avions déjà signalé le projet "Robocity CoRE, centre d'expérimentation en technologies robotiques inscrit au coeur du plan de développement urbain de la ville d'Osaka*.
Dans ce cadre, la municipalité a lancé un vaste projet immobilier à proximité de la gare centrale d'Osaka, sur 60 hectares de terrain, dédiés à l'accueil d'entreprises, d'instituts de recherches et de sociétés impliquées dans les développement et usages des technologies robotiques.

"60% des robots existant dans le monde vivent et travaillent au Japon. L'Archipel est le numéro un des technologies robotiques qui sont un programme national soutenu par l'Etat. Le Japon sera sans nul doute le premier pays du monde à introduire les robots dans la vie quotidienne des citoyens. Donc il doit en même temps devenir le plus fort promoteur de ces technologies
", explique Minoru Asada,
l'un des fers de lance des ambitions robotiques de la ville, et président de la Fédération Robocup**.

Selon le ministère japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (METI), le marché des robots devrait représenter quelque 54 milliards d'euros (7.200 milliards de yens) en 2025. Osaka - dont les technologies robotiques sont devenues la première priorité industrielle - veut profiter de cette manne en attirant les entreprises japonaises ou étrangères (américaines, chinoises notamment) en s'appuyant sur l'attractivité que peut constituer l'environnement scientifique local. Rappelons ici (notre article du 5/05/04) la présence de nombreuses sociétés renommées impliquées plus ou moins directement dans le développement de technologies robotiques***.

Pour les promoteurs du projet, aucun doute possible : les robots seront de mieux en mieux acceptés dans la vie quotidienne. "L'une de nos ambitions est de permettre aux entreprises de réaliser des expérimentations en grandeur grandeur nature directement auprès du public", indique Shu Ishiguro, directeur du laboratoire de robotique d'Osaka****. Selon lui, les citoyens de cette ville auraient une plus forte capacité à interagir avec les robots, étant plus habitués que ceux des autres régions. Ils seraient aussi plus pertinents dans leurs commentaires et moins réticents a priori. "Nous voulons favoriser les interactions entre les chercheurs et les utilisateurs", rajoute le chercheur, qui rappelle que les projets nippons visent le développement de robots pacifiques de service, de secours, de sécurité, d'assistance et de divertissement.

* Voir notre article du 5 mars 2004 "Robots japonais de nouvelle génération : stratégies et opportunités".
**
Osaka a accueilli cette année, du 13 au 19 juillet, la 9ème édition de la Robocup, compétition internationale de robots, qui a réuni plus de 330 équipes de roboticiens venus de 31 pays. La prochaine compétition se déroulera l'année prochaine à Brême (Allemagne).
*** Notons par exemple que la joint-venture "Roobo", basée à Osaka, regroupe plus de 150
firmes autour de la robotique". Ces firmes sont dispersées sur l'ensemble du territoire japonais.
**** Osaka Robot society proof experiment initiative

Pour en savoir plus
Site de l'Office of the urban revitalization committee - City of Osaka
http://www.osaka-saisei.jp/eng/business/robot-1.html
Revue "Osaka Renaissance News" (février 2004 ) :
http://www.osaka-saisei.jp/eng/ornews/pdf/OsakaRenaissanceNews003.pdf

Présentation "L'industrie robotique de nouvelle génération - Le défi d'Osaka", par de Shu Ishiguro (fichier powerpoint - 21/10/ 2004)
http://www.osaka.fr/french_version/topics/22.ppt


Un nouveau Furby, bientôt en vente
CJ 26/07/05

Le nouveau Furby © Hasbro La compagnie Hasbro va bientôt commercialiser son nouveau Furby...
Rappelez-vous : Furby est ce jouet électronique apparu en 1998, succès commercial extraordinaire avec près de 40 millions de vente dans le monde. Le petit animal est de retour dans une nouvelle version, avec une mémoire six fois plus importante (500 ko) que son prédécesseur, le dotant désormais d'un large éventail d'expressions, de mouvements et un vocabulaire étendu. Il peut rire, sourire, froncer les sourcils, haleter, bailler, exprimer la crainte ou l'ennui grâce aux mouvements de son bec, de ses sourcils et de ses oreilles. Mais plus impressionnant, ce nouveau Furby répond aux commandes vocales : si vous lui demandez de vous dire une plaisanterie, il le fera sur le champ.
Des capteurs sont incorporés sur son dos, sa bouche et son estomac, qui répondent aux caresses et aux chatouilles. Furby détecte aussi d'autres de ses congénères via un capteur situé dans son ventre.
Prix de vente annoncé :
39.99 $. Sont prévues des versions en anglais, allemand, français, espagnol, japonais et italien.

Pour en savoir plus
Hasbro (communiqué de presse) : http://www.hasbro.com/media/pl/page.release/dn/default.cfm?release=277


Avec iCat, Philips se lance dans la robotique ludique
CJ 26/07/05

Icat  ©Philips La robotique ludique fait des émules. Ce n'est pas un hasard lorsque l'on sait que l'UNECE prévoit que 6,66 millions de robots domestiques (utilitaires ou de divertissement) seront vendus entre 2004 et 2007 (voir notre actualité du 28/10/04). Il était temps en effet que l'Europe réagisse face aux Japonais qui dominent allègrement le marché.... C'est pourquoi la société Philips espère développer iCat, robot chat qu'elle pourrait proposer au grand public*. Reproduisant les expressions d'un visage humain, il pourrait servir d'interface de contrôle simplifiée, permettant de se faire comprendre par ses mimiques. Il pourrait ainsi assister son utilisateur dans les tâches quotidiennes telles que l'envoi de courriels, l'accession aux informations, la sélection de la musique ou des photos et vidéos favorites, et assurer la surveillance du logement.

Doté de la reconnaissance vocale et de la parole, de la vision artificielle et d'un visage animé (13 servomoteurs), l'iCat comprendra les demandes, répondra, reconnaîtra le visage de ses interlocuteurs, et fera quelques mouvements de tête en plus de ses expressions faciales. Le robot, qui a été présenté récemment à Eindhoven (Hollande) se connecte à un PC via une interface USB. Son intelligence artificielle est organisée dans une architecture logicielle multicouche qui inclue la simulation de la motivation, des émotions, et un «moteur d'anticipation» qui appréciera le comportement des utilisateurs en fonction de leurs activités quotidiennes et du matériel présent sur le réseau. Selon Philips Research, ce compagnon peut aussi directement lire des photos, vidéos, et pistes audios à partir du PC ou de l'Internet. La firme peaufine désormais ce robot avec de nombreux universitaires et laboratoires de recherches, qui doivent participer dès cette année à ce projet.

* La commercialisation du prototype n'est pour l'instant destiné qu'aux universités et laboratoires de recherche, en tant que plate-forme expérimentale d'interaction avec les humains.

Pour en savoir plus
Films de présentation (en anglais), à voir absolument : mms://Ntstream2.ddns.ehv.campus.philips.com/efi/86090/
Icat/Icat_Katy_11_04_2005.wmv
et mms://Ntstream2.ddns.ehv.campus.philips.com/
efi/86090/Icat/Icat_Compare_11_04_2005.wmv

Site de Philips Research : http://www.research.philips.com/technologies/syst_softw/robotics/


SENTRI, système à base de réseaux neuronaux formels, capable de localiser les tirs d'armes à feu
CJ 23/07/05

Sytème SENTRI © Safety DunamicsOutre son réseau de caméra de surveillance, la ville de Chicago vient de compléter le dispositif avec l'utilisation de SENTRI (Smart Sensor Enabled Neural Threat), système de détection des bruits des armes à feu.
Fabriqué et commercialisé par la société Safety Dynamics, SENTRI utilise la technologie DSNN (Dynamic Synapse Neural Network), algorithme issu des travaux sur les réseaux neuronaux réalisés par l'équipe de Theodore Berger basée à l'University of Southern California (USC).


A l'aide de 4 microphones, le logiciel est capable de détecter n’importe quel coup de feu, d’identifier la source par triangulation dans un périmètre de deux blocs d’immeubles, d’orienter ainsi les SENTRIcaméras vidéos dans la bonne direction, l'alerte étant automatiquement transmise au poste de commandement. Avec sa bibliothèque de signatures acoustiques, le dispositif est suffisamment précis pour discriminer les bruits inhérents à la ville (circulation, travaux...) de ceux des armes à feu. Une trentaine de SENTRI sont déjà en place dans les lieux à forte criminalité et une douzaine d’autres sont en cours d’installation. Un tel système devrait prochainement être installé dans les villes de Los Angeles, Philadelphie et San Francisco.
Notons que Safety Dynamics travaille avec l’US Army et la Navy pour mettre au point une version militaire du produit.

Pour en savoir plus
Site de Safety Dynamics : http://www.safetydynamics.net/
"Compact VLSI Neural Network Circuit with High-Capacity Dynamic Synapses", Ted Berger et al. (2000)
Voir l'abstract : http://www.safetydynamics.net/research.html


Jesse Sullivan, ou l'homme au bras bionique
CJ 23/07/05

L'américain Jesse Sullivan, doté de deux bras ioniques © Jesse Sullivan, 58 ans, peut comme nous utiliser son bras en commandant ses mouvements avec son cerveau. Sauf qu'ici, le bras en question est une prothèse, un bras bionique de dernière génération, qui lui a été implanté par les scientifiques de l’institut de réadaptation de Chicago (RIC) Cet électricien américain, qui avait perdu ses deux bras à la suite d’un accident provoqué par une décharge électrique, peut de nouveau disposer de son autonomie. ll peut maintenant soulever son coude ou ouvrir et fermer sa main. La prothèse lui permet même d'effectuer des mouvements précis, comme ouvrir une boîte de conserve ou décapsuler les bouteilles.

Cette prouesse médicale est le résultat des extraordinaires avancées de la technologie bionique visant à interconnecter le cerveau humain à des neuro-prothèses. Les quatre nerfs principaux qui parcouraient les bras de Jesse Sullivan ont été prélevés après l'accident, puis implantés sur son thorax.
Jesse Sullivan, commande son bras bionique avec son cerveauLes nerfs se sont alors développés dans les muscles, ce qui lui a permis de commander son bras bionique à l’aide de son cerveau. Une véritable première puisque jamais encore n'avait été tentée sur l'homme une greffe nerf-muscle pour relier un membre artificiel au cerveau.
Les scientifiques tentent aujourd'hui d’améliorer encore le dispositif bionique en le complétant avec des capteurs qui pourront indiquer précisément quelle force exercer en fonction de l’acte à accomplir.

Notons que ces recherches sont activement soutenues par la DARPA (Agence des projets avancés de recherche de la défense américaine) qui souhaite notamment que les 500 militaires américains revenus estropiés des conflits d’Irak et d’Afghanistan puissent bénéficier le plus rapidement possible de tels systèmes.

Pour en savoir plus
Institut de réhabilitation de Chicago : http://www.ric.org/bionic/
Site de Safety Dynamics : http://www.safetydynamics.net/
"Compact VLSI Neural Network Circuit with High-Capacity Dynamic Synapses", Ted Berger et al. (2000)
Voir l'abstract : http://www.safetydynamics.net/research.htm


Apparition du Vlogging
JPB 20/07/05

Vidéo+Blog=Vlog. C'est le nouveau concept de communication proposé par les bloggers (aujourd'hui innombrables) utilisant des caméras vidéo plus ou moins rudimentaires (celles des mobiles téléphoniques par exemple) pour saisir des scènes susceptibles d'illustrer leurs blogs. Un certain Chuck Olsen explique dans Wired comment cela pourra révolutionner la presse en ligne, en donnant à un nombre accru de personnes la possibilité de produire des documentaires sur des sujets ignorés ou dédaignés par la presse actuelle. Certains journaux américains envisagent d'ailleurs d'acheter de telles productions pour enrichir leurs contenus.

Pour en savoir plus
Article de Wired News : http://wired-vig.wired.com/news/digiwood/0,1412,68171,00.html?tw=wn_tophead_1ians
Article du New York Times: Armed With Right Cellphone, Anyone Can Be a Journalist : http://www.nytimes.com/2005/07/18/technology/18cellphone.html


Le projet "New and Emergent World models Through Individual, Evolutionary and Social Learning" ou NEW-TIES
JPB 20/07/05

La revue NewScientist présente à la date du 14 juillet 2005 un projet européen destiné à s'étendre sur 36 mois et visant à créer une société virtuelle d'agents dotés de certaines capacités analogues à celles des humains, destinés à évoluer en interaction afin de permettre l'émergence de comportements sociaux non programmés à l'avance. Il s'agit, dans un univers de vie artificielle analogue à celui des jeux numériques de renouveler les expériences faites actuellement au sein de populations de robots autonomes dotés de corps physiques. L'équipe en charge comprend des informaticiens, des spécialistes d'intelligence artificielle et des sociologues. Les universités en charge de l'étude sont celles du Surrey et de Napier (UK), Tilberg et Vrije (Hollande) ainsi que Eötvös Loránd (Hongrie).

Le projet vise à créer une société artificielle évolutionnaire capable d'explorer et comprendre son environnement à travers la coopération. Les agents sont suffisamment complexes et l'environnement suffisamment exigeant pour permettre de développer un système commun d'adaptation. Les promoteurs du projet espèrent voir se créer des modes de communication sur le type langagier qui devraient les éclairer sur l'émergence des langages dans les sociétés animales et humaines.

L'expérience mettra en oeuvre 1000 agents appelés à vivre dans un monde simulé répartis sur un réseau de 50calculateurs fournis par les universités participantes. Chaque agent pourra accomplir des tâches variées, telles que se mouvoir, rechercher d ela nourriture ou construire des structures simples. Mais ils pourront aussi communiquer et coopérer. Une société originale devrait se construire en conséquence. De plus, les agents pourront se reproduire par accouplement avec des partenaires du sexe opposé, leurs descendants héritant d'une sélection des gènes parentaux.

Certains observateurs estiment que cette expérience n'apprendra pas grand chose en matière de sociologie évolutionnaire, sauf en ce qui concerne la manipulation des outils de la réalité virtuelle. Il suffirait d'observer les sociétés humaines ou animales pour en savoir beaucoup plus. Mais ils font, pensons-nous, une erreur méthodologique fréquente. Observer ce que l'on croît déjà connaître n'apprend rien de nouveau. Laisser un système s'auto-organiser selon ses lois propres peut au contraire conduire à des découvertes d'importance, y compris en ce qui concerne les processus sociaux humains qu'en fait on ignore. Nous suivrons donc avec beaucoup d'intérêt les développements du projet.
(Image: NS et Ben Paechter)

Pour en savoir plus
Article du NewScientist : http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn7674
NEW-TIES : http://www.new-ties.org/mambo/


Les Pôles de compétitivité
JPB 12/07/05

Le 12 juillet, à l'issue de la réunion du Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT), le Premier ministre a révélé les 67 "pôles de compétitivité" labellisés par le gouvernement. Une liste très attendue par des centaines de collectivités territoriales, d'entreprises, d'universités ou centres de formation et de chercheurs, car elle déterminera en partie la carte des emplois et des zones de dynamisme industriel en France. Le gouvernement a donc décidé de d'encourager un maximum d'initiatives. Il doublera les moyens financiers qui avaient été prévus par le CIADT de septembre 2004 : de 750 millions d'euros sur trois ans, le budget passera ainsi à 1,5 milliards. Cela comprend 300 millions d'allégements fiscaux (exonération d'impôt sur les sociétés) et sociaux (exonérations de cotisations sociales pour les chercheurs) et 400 millions de crédits d'intervention ministériels (répartis entre le ministère de l'industrie, de la recherche et de l'aménagement du territoire). Cela comprend surtout 1,5 milliards d'euros qui devront être versés par les agences en cours de création, comme l'Agence pour l'innovation industrielle (AII), l'Agence nationale de la recherche (ANR) ou Oséo, l'organisme de financement qui regroupe trois anciennes structures : l'Anvar, la Sofaris et la BDPME. M. de Villepin avait déjà annoncé dans son discours de politique générale que leurs moyens seraient augmentés, grâce aux recettes de privatisation ou de cessions d'actions par l'Etat. Certains se plaignent de la dispersion. Ils auraient voulu privilégier une douzaine de pôles forts. Mais nous ne sommes pas de cet avis. Il existe énormément de projets scientifico-industriels ne nécessitant que peu de crédits au départ, mais un peu de soutien politique et administratif. On peut espérer qu'ils l'obtiendront si la démarche globale "ratisse large". Dans les regroupements autour de grandes entreprises, ces dernières ont tendance à étouffer les initiatives qui n'émanent pas de leur sein. En l'état actuel de faiblesse de l'innovation, il faut au contraire donner le maximum de chances au maximum de candidats.

Ceci dit, cette solution ne réglera évidemment tous les problèmes du financement de la recherche, même si on ne considère que celui intéressant l'innovation industrielle. Comment seront attribués les moyens? On verra sans doute intervenir des facteurs de politique locale qui ne seront pas nécessairement les plus efficaces. Si par ailleurs, on fait appel à des experts, ceux-ci auront-ils la compétence pour traiter des questions vraiment émergentes? Enfin, comment seront assurées les liaisons avec d'éventuels financements communautaires? Plus généralement, en ce qui concerne les relations entre la recherche et le public, il faudra que chaque regroupement ou cluster fasse des efforts suffisants pour informer toutes personnes intéressées de sa stratégie et des développements de ses travaux.

Nous reviendrons sur ces sujets très importants dans nos prochains numéros.

Pour en savoir plus
Allocution du Premier ministre au CIADT
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/interventions_premier_ministre_9/
discours_498/allocution_premier_ministre_comite_53533.html

CIADT Dossier de presse et fiches Pôles de compétitivité
http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/ressources/dossiers_presse_13/
comite_interministeriel_amenagement_territoire_53532.html


Implants neuronaux et contrôle social
JPB 12/07/05

Sur ce sujet, qui donne matière à beaucoup d'interrogations, tant sur la fiabilité réelle des dispositifs proposés que sur leurs avantages et risques, y compris politiques, signalons un article dont l'auteur est un informaticien français, Alain Goumy. L'article est daté du 3 avril 2005 et nous semble bien documenté. Il s'intitule "Implants neuronaux : vers un contrôle social absolu ? " et peut être lu à l'adresse suivante:
http://www.jp-petit.com/BIG%20BROTHER/implants_neuronaux_Goumy.htm
L'article est hébergé sur le site de Jean-Pierre Petit, personnalité originale qui navigue entre vulgarisation scientifique et science fiction.

Faut-il s'en féliciter, mais l'imagination des chercheurs n'est pas en défaut quant il s'agit de contrôler (monitor) les neurones. La National Science Foundation publie ces jours-ci une information concernant l'envoi de nano-circuits (nanowires) dans les aires cérébrales en utilisant les vaisseaux sanguins. Ces circuits devraient remplacer les liaisons déficientes ou les stimuler. L'équipe est composée de Rodolfo R. Llinás de la New York University School of Medicine, de Kerry D. Walton, de la même Université, de Masayuki Nakao de l'University de Tokyo, ainsi que de chercheurs du MIT. Trouvera-t-on de nombreux candidats pour tester cette technique quelque peu invasive? http://www.nsf.gov/news/news_summ.jsp?cntn_id=104288&org=NSF
&from=news

"Nanotechnology is becoming one of the brightest stars in the medical and cognitive sciences," dit Mike Roco, Senior Advisor for Nanotechnology à la National Science Foundation (NSF). Image NSF


Deep Impact
JPB 04/07/05

noyau de la comète 5 minutes avant l'impact. Le corps correspondant à l'image est de 5 km de large et 7 km de haut. Source http://deepimpact.jpl.nasa.gov/home/index.htmlLa presse internationale n'a pas manqué de saluer le succès de la rencontre entre l'"impacteur" de la Nasa et la comète Tempel 1, le 4 juillet, exactement comme il était prévu, à 133 millions de km de la Terre et après une trajectoire de 430 millions de km. On notera que l'impacteur, largué par la sonde mère à une distance de 500 km environ, n'a pu atteindre sa cible, minuscule à cette distance, que grâce à un système de conversation en temps réel entre son appareil de visée et ses propres moyens de correction de trajectoire, complété d'un dialogue avec la sonde. Il s'agit évidemment d'une grande première, dont la Nasa peut se féliciter. Pour un budget relativement modeste de 330 millions de dollars, elle a capté l'intérêt des observatoires du monde entier, sans parler de l'immense impact médiatique de cette belle opération - judicieusement choisie pour aboutir le 4 juillet, Independance Day.

Ceux qui, comme nous, souhaiteraient voir l'Europe attacher un peu plus d'intérêt à sa politique spatiale ne peuvent qu'envier l'habileté de la Nasa à donner du relief à ses opérations. C'est toute l'influence des Etats-Unis dans le monde qui en profite. Ainsi, avec Deep Impact, les commentateurs, à tort ou à raison, attribuent par avance à la Nasa la responsabilité de sauver la Terre d'une future collision avec un astéroïde, un "géocroiseur", en le détruisant ou en le détournant de sa route grâce à une interception réussie. On peut toujours rêver.

Rappelons que trois autres missions du même type sont actuellement en cours:

- Stardust de la Nasa qui a récupéré de la poussière dans la chevelure de la comète Wild 1 en janvier 2004 et qui est attendue sur Terre le 16 janvier 2006.
- La sonde Hayabusa lancée par l'Agence spatiale japonaise en mai 2003 vers l'astéroïde Itokawa. Cette sonde utilise la propulsion par moteur ionique. Elle orbitera 5 mois autour de ce géocroiseur, puis le frôlera sans pouvoir se poser dessus. Elle le bombardera alors d'un projectile afin de récupérer des débris, puis larguera un petit robot à sa surface pour le photographier. Retour sur Terre prévu pour l'été 2007.
- Enfin, la grande mission européenne vers la comète Churyumov-Gérasimeko déjà mentionnée par nous. La sonde Rosetta a été lancée en février 2004 après moult émotions et atteindra la comète en août 2014. Son programme d'étude est ambitieux. Il comporte l'atterrissage du robot-laboratoire Phylae doté de 10 instruments, dont les données seront rapatriées vers la Terre par Rosetta, sauf incidents toujours possibles.


Echec de Cosmos 1
JPB 04/07/05

Cosmos 1Cosmos 1, le premier engin spatial utilisant une voile solaire, avait été lancé le 21 juin par un missile ICBM tiré d'un sous-marin russe en mer de Barentz. Il s'agissait d'un projet privé américain, financé par la Planetary Society et les Cosmos Studios, qui produisent des expériences pédagogiques scientifiques destinées au grand public. Le système avait été développé en liaison avec la Lavochkin Association et le Space Research Institute russe. L'objectif, suivi avec intérêt par les grandes agences spatiales, était d'expérimenter la propulsion photonique, c'est-à-dire l'effet produit par le choc de photons solaires sur un écran de grande dimension servant de voile. Mais l'expérience a tourné court, du fait de la défaillance du moteur du premier étage du missile porteur. Il est vrai que le budget de la mission, limité à 4 millions de dollars, n'avait pas permis de faire appel à des moyens de lancement moins hasardeux. Cet échec ne remet pas en cause le principe de la propulsion photonique, qui pourrait dans l'avenir servir de moteur inépuisable à des engins de plus grande taille, visant les astres lointains.

C'est la première fois que des fonds privés s'investissent dans l'espace profond. Les spécialistes de l'espace félicitent la Planetary Society de son initiative désintéressée, qu'ils estiment exemplaire. C'est la première fois que des amateurs s'essaient à concurrencer les grandes agences spatiales en encourageant des techniques innovantes jusqu'à présent dédaignées. On souligne que la propulsion solaire pourrait se révéler une solution de grand avenir. Ne nécessitant pas de carburant et s'exerçant sur des durées de temps illimitées, elle pourrait conférer aux engins spatiaux des accélérations considérables. Eric Drexler a calculé qu'une voile solaire d'une surface de 6 km2 (surface considérable il est vrai au regard des standards actuels) pourrait atteindre Pluton en 18 mois en emportant une charge utile de 6 tonnes. Cette distance avait été couverte en 18 ans par la sonde américaine Pioneer 11. On souhaitera dans l'avenir que la Planetary Society ou quelque autre fondation analogue puisse reprendre ces expériences, avec des financements substantiels de l'Esa ou de la Nasa.

Pour en savoir plus
Présentation du projet par la Planetary Society : http://www.planetary.org/solarsail/prelaunch_report1_20050523.html
Comment construire un modèle de Cosmos 1 (pour petits et grands) :http://www.spacecraftkits.com/cosmos1/


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