Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
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Contrôler
les mouvements des humains à distance : voici l'objet du
programme "Shaking the world" [Secouer le monde]
développé par Taro Maeda et son équipe des
NTT Communication science laboratories, basée à Kanagawa
(Japon).
En stimulant le système vestibulaire (les tubes remplis de
liquide, situés dans l'oreille interne, siège de notre
sens de l'équilibre) de façon artificielle et à
distance, via des électrodes, les chercheurs ont montré
que l'on peut agir sur la façon dont l'oreille interne perçoit
notre environnement et y gère notre équilibre et nos
déplacements.
Dénommé "Stimulation galvanique vestibulaire"
[Galvanic Vestibular Stimulation" (GVS)], ce procédé
vient d'être rendu public lors de la 32ème Conférence
internationale sur l'infographie et les techniques
interactives (Siggraph 2005), qui s'est récemment tenue à
Los Angeles. Les participants pouvaient à tour de rôle
servir de cobayes, pour le plus grand amusement des spectateurs.
Une
vidéo étonnante disponible sur la toile
présente ainsi une jeune femme télécommandée
à distance, par l'entremise d'électrodes placées
sur la peau au niveau de l'os mastoïde juste sous l'oreille
et le port d'un casque(1). Bien
que désirant marcher en ligne droite, elle se dirige à
droite ou à gauche, suivant les ordres envoyés par
une télécommande(2)
actionnée par le chercheur.
Les
applications potentielles concernent tout d'abord la sécurité
des personnes, comme l'illustre la photo ci-dessous(3)
: un piéton marche dans la rue. Distrait, il ne voit ni n'entend
la moto qui arrive derrière lui. Avec le dispositif GVS dont
il est équipé (qui comprend notamment un capteur de
mouvement), une onde électrique envoyée à son
oreille interne va modifier - malgré lui - son angle de marche,
permettant ainsi d'éviter l'accident.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Une autre application
concerne le divertissement et le jeu vidéo : imaginez une
salle de cinéma équipées de vérins hydrauliques
avec des sièges asservis aux mouvements affichés à
l'écran (comme il en existe déjà au Futuroscope
par exemple). Rajoutez alors à ce système le GVS,
qui modifiera en plus l'équilibre de chaque spectateur en
fonction des images... Sensations fortes garanties... Même
chose pour les jeux vidéo sur ordinateur, qui permettraient
par exemple de sentir les effets de la gravité, où
ceux des chocs si votre voiture de course quitte la piste.
Citons également
les applications thérapeutiques pour des patients ayant un
sens de l'équilibre contrarié.
Le GVS peut-il
mener à des applications militaires un peu excentriques ?
C'est là aussi toute la question... En tous cas, on peut
déjà imaginer des simulateurs de vol vraiment sophistiqués
pour l'entraînement des pilotes...
(1)
Lorsque les écouteurs délivrent
un faible courant électrique au mastoïde, le corps répond
en déplaçant son équilibre vers l'anode. Plus
le courant est fort et plus la poussée est forte. A un certain
niveau, la perte d'équilibre est telle qu'elle entraîne
un changement de trajectoire du marcheur en mouvement. (2) Qui permet de
choisir l'intensité du signal envoyé et la direction
souhaitée. (3)
Disponible sur la page présentant le programme "Parasitic
Humanoïd" sur le site des NTT Communication science laboratories
:
http://www.brl.ntt.co.jp/people/parasite/index.html
Le
robot humanoïde Wakamaru bientôt commercialisé
au Japon CJ 28/08/05
Mitsubishi
Heavy Industries, créatrice du robot Wakamaru [voir
notre actualité du 4/02/03] vient d'annoncer
sa commercialisation pour cette année(1),
grâce à une alliance intervenue le 16 août avec
6 autres sociétés : Itochu Corp., Omron Field Engineering,
Sumitomo Corp., Seika Corp., BELLSYSTEM24, Mitsubishi Corp. Celles-ci
donneront notamment un appui dans les domaines du développement
des applications, des opérations de maintenance (service
après-vente), du marketing et des relations clients.
Le prix de vente de ce robot humanoïde devrait être de
10000 euros (1,58 millions de yens). Mitsubishi compte tout d'abord
en vendre une centaine, principalement à une clientèle
basée à Tokyo (les commandes se faisant entre le 16
septembre et le 31 octobre).
Rappelons que cet humanoïde de
1 mètre de hauteur pour 30 kilos, doté d'une synthèse
et d'une reconnaissance vocales, est capable d'être interrogé
ou d'agir à partir d'un panel de 1000 mots simples. Capable
de dire des phrases (pour l'instant en japonais), il sait téléphoner,
lire et envoyer les courriels, mémoriser l'emploi du temps
de son propriétaire et le prévenir de ses rendez-vous,
surveiller la maison et alerter en cas d'effraction ou de danger
(il est notamment doté de capteurs détectant la chaleur).
Mobile, mais bien qu'un peu lent (sa vitesse est de 1,08 km/h),
il peut être idéal pour accueillir des visiteurs dans
un musée, un hôpital...
(1)
Bien que déjà annoncée dès 2003, avec
une utilisation axée sur l'aide aux personnes âgées,
cette commercialisation n'avait jamais eu lieu, le robot n'étant
apparu que dans des salons (iI est actuellement en démonstration
jusqu'au 25 septembre à l'exposition internationale d'Aichi)
Une
main robotisée réagissant à toute vitesse CJ 24/08/05
Une
équipe de chercheurs Japonais basée à l'Ishikawa
Namiki Laboratory, Department of Information Physics and Computing
(université de Tokyo) a mis au point une main robotisée
pouvant attraper une balle projetée à une vitesse
de 300km/h.
Celle-ci se compose de 3 doigts, pouvant bouger de 10 degrés
en 1 dixième de seconde. La paume comprend une matrice de
32 x 48 photodétecteurs individuels, qui permettent de repérer
la balle en mouvement et de l'attraper délicatement
du bout des doigts.
L'objectif d'une telle recherche est de conduire au développement
de robots pouvant réagir presque instantanément.
D'autres
travaux concernent un robot frappeur de balle - une espèce
de base-ball en quelque sorte - analysant instantanément
le trajet de celle-ci à l'aide d'une capture d'images haute
précision : le robot reprend les données issues de
deux caméras qui capturent des images en trois dimensions
de la balle à une fréquence de 1000 images par seconde.
Une fois ces données reçues, il swingue sur la balle
et la frappe avec son manche. Le robot n'a pu jusqu'à présent
être testé qu'avec des balles voyageant à 50
km/h à cause d'une limitation en puissance mécanique,
mais les chercheurs affirment que le robot est capable de taper
des balles allant à 300 km/h. Pour l'instant, contrairement
à des joueurs humains, il est incapable de frapper dans une
direction déterminée.
Des
robots insectes autonomes dotés d'antennes sensorielles
CJ 20/08/05
Des
chercheurs de l'Institut Fraunhofer d'automatisation (IFF) de Magdeburg
et de l'université de Bielefeld (Allemagne) ont développé
un capteur sensoriel fonctionnant sur le même principe que
les antennes d'insectes.
Ce dispositif, qui présente l'avantage d'être plus
robuste et moins cher que les techniques de mesures optiques, délivre
des informations précises de l'environnement et permet un
déplacement "à tâtons" de robots autonomes.
Installé sur le robot insecte "Tarry" de l'université
de Bielefeld, le prototype comprend deux moteurs qui déplacent
la tige capteur (l'antenne) suivant une trajectoire circulaire ovale,
et un accéléromètre fixé sur son extrémité
qui mesure les vibrations qui la parcourent.
Contrairement aux capteurs traditionnels qui mesurent la pression
en un point, ce dispositif sensoriel permet de recevoir les informations
sur la totalité de l'antenne : selon le point de contact
de l'obstacle avec celle-ci, le capteur mesure des vibrations différentes
(fréquences élevées près de la base,
qui vont en diminuant vers son extrémité). Combinée
avec l'orientation de l'antenne, cette information permet de retrouver
la position exacte du point de contact dans l'espace(1).
En réagissant intelligemment à l'événement,
le robot peut alors changer son approche pour obtenir des informations
plus précises sur la forme de l'obstacle, un des avantages
fondamentaux de cette approche étant que le robot ne recueille
que l'information dont il a réellement besoin.
Un brevet est en cours de dépôt, le principe pouvant
être adapté au cas par cas à d'autres applications.
Selon les chercheurs, de nombreux robots mobiles pourraient être
équipés de ce capteur, sachant que la plupart des
systèmes optiques utilisés pour remplir la même
tâche échouent dans des environnements poussiéreux
ou sales.
(1)
La fréquence et les signaux de contrôle des moteurs,
c'est-à-dire l'angle de la tige au moment du contact, indiquent
la position de l'obstacle.
Quand
la réalité dépasse la fiction
: le sous-marin requin CJ 15/08/05
Et
non, il ne s'agit pas d'un requin blanc au prermier plan de cette
photo, mais d'un... sous-marin. Celui-ci a été réalisé,
à la demande de Fabien Cousteau (petit-fils du fameux commandant)
par E.P Industries, société dingénierie
basée à Hollywood, spécialisée en animatronique.
Avec ce submersible baptisé Troy, l'objectif était
de pouvoir approcher dans les meilleures conditions les grands requins
blancs, pour le tournage d'un documentaire (The Mind of
a Demon, film actuellement en cours de montage).
Une véritable gageure car pour paraître "naturel"
auprès de ces prédateurs, le sous-marin doit exactement
imiter leur nage,
sans faire de bruit ni émettre de bulles, et se mouvoir à
la même vitesse qu'eux. Pour cela, la propulsion est obtenue
grâce à un circuit pneumatique en circuit fermé,
qui permet notamment d'actionner la queue grâce à deux
pistons, imitant ainsi le mouvement du requin à la perfection.
Aucun détail n'a été négligé
: l'armature métallique de ce submersible de 4,25 m de long
et de 600 kg a été recouverte d'un revêtement
en skinflex - matière utilisée pour les prothèses
et lanimatronique - mélangé à des polymères
pour reproduire au maximum
la texture de la peau et donner comme au naturel un aspect mat sous
la lumière.
Troy est doté de 3 caméras : une située au-dessus
de la tête, une cachée au-dessous des deux ailerons
arrière du ventricule, la dernière à l'intérieur
de l'habitacle, ce qui permet de filmer le comportement de Fabien
Cousteau pendant qu'il manie le joy-stick qui permet de piloter
l'engin
Nul
doute qu'Hergé était un visionnaire : dès 1944,
il imaginait déjà ce genre de submersible dans Tintin
et le Trésor de Rackam le Rouge... aventure que
Fabien Cousteau a confié avoir lue lorsqu'il avait 7 ans.
On notera cependant ici une différence de taille : au contraire
du sous-marin imaginé par le professeur Tournesol, dans lequel
Tintin et Milou respiraient au sec, celui de Fabien Cousteau est
rempli d'eau, imposant donc une combinaison de plongée au
cinéaste.
Des
interfaces homme-machine innovants qui utilisent le sens du toucher CJ 14/08/05
Nous
avons déjà signalé les travaux de deux sociétés
américaines concernant le clavier virtuel [notre
actualité du 10/05/03], système utilisant
mini-projecteur laser et caméra. Nous avons également
souligné en son temps les avancées de la Nasa avec
la mise au point d'un brassard qui, via des électrodes, traduit
de façon compréhensible à un calculateur les
influx nerveux produits par les muscles lorsqu'on effectue un mouvement
[voir notre article "Piloter
un avion au doigt et à l'oeil" du 02/04/2001].
Désormais,
au sein du panorama des voies nouvelles d'interfaces utilisées
pour communiquer avec des machines, il va falloir maintenant compter
avec l'entreprise française Sensitive Object, start-up
fondée en 2003, issue du CNRS et de l'université Paris
VII. Exploitant une technologie révolutionnaire basée
sur le procédé de retournement temporel dondes
acoustique" (ReverSysTM) mis au point au Laboratoire
Ondes et Acoustique (LOA)(1) de
l'ESPCI(2), l'entreprise sattache
à rendre interactifs les objets du quotidien en proposant
des interfaces homme-machine (IHM) particulièrement innovantes
qui utilisent le sens du toucher et sadaptent à
toutes formes de commandes électriques ou électroniques
(interrupteurs, boutons poussoirs, touches de clavier, panneaux
de contrôle ).
Installé
depuis peu près de Paris dans ses locaux à Boulogne
Billancourt, Sensitive object propose notamment à
la vente mondiale un clavier virtuel de 98 touches, le "VirtualB-Keyboardd".
Absolument plat, sans aspérité et sans pièce
mécanique puisque utilisant la reconnaissance des ondes sonores,
ce clavier virtuel sans fil est lavable et résistant à
nimporte quel désinfectant. D'installation simple et
immédiate, ce système, comprenant 2 capteurs acoustiques
et 1 jeu d'autocollants figurant sur un clavier sadapte à
lenvironnement existant. Ce clavier est entièrement
paramétrable: lutilisateur peut décider dattribuer
des fonctions différentes à chacune des touches, ainsi
les fonctions le plus souvent utilisées sont dès lors
immédiatement disponibles.
Particulièrement intéressés par ce produit...
les hôpitaux, les cabinets dentaires et finalement tout le
milieu médical. En effet, ce clavier sans fil présente
ici tous les avantages : il est lavable, assurant une hygiène
optimale ; il est d'un infime encombrement sur les chariots de soins
et reconfigurable au gré des besoins(3)
dans chaque service.
Au-delà
du domaine informatique, la technologie utilisée laisse deviner
des potentialités exceptionnelles sur de nombreux marchés
: domotique et immotique (ultraterminal et électricité),
contrôle industriel, distributeurs automatiques (boissons,
friandises ), électronique grand public (jouets, Hi-Fi),
jeux multimédias éducatifs, animation temporaires
et permanentes (vitrines interactives, objets design pour les musées..)..
Grâce à cette possibilité de transformer toutes
surfaces rigides en panneaux de commande et de contrôle, la
start-up souhaite ainsi mettre à disposition des entreprises
et du grand public des solutions permettant détendre
linteractivité à quasiment tous les objets de
la vie courante, simplement par contact. Outre les claviers numériques
ou alphanumériques, sont ainsi concernés les interrupteurs,
les
panneaux de contrôle, les écrans tactiles, les boutons
d'animation.... On peut par exemple imaginer pour son chez-soi
la simple gestion de léclairage, de la télévision
ou de la chaîne hi-fi à partir dune table, d'un
fauteuil ou dune porte. Les objets pouvant servir de support
sont très variés que se soit en terme de types de
matériaux (bois, métal, verre, plastiques, plâtre)
ou de formes (portes, vitrines, tables, réfrigérateurs,
tableaux, statues, meubles ).
Signalons cette rareté dans
le paysage actuel de l'innovation dans notre pays :
le montage de la société s'est fait grâce
à une société de capital-risque française
(bien que son nom ne le laisse pas penser) : Sofinnova Partners
[http://www.sofinnova.fr/],
qui a apporté un investissement de 2 millions pour
le premier tour de table.
Créée à Paris en 1972, cette société
gère actuellement 900 millions d'euros à travers
les Fonds communs de placement à risques (FCPR) Sofinnova
Capital. Ses domaines de prédilection visent
les entreprises jeunes ou en cours de création tournées
vers les technologies de l'information ou les sciences de
la vie. Elle investit généralement au premier
ou au second tour de financement, comme investisseur chef
de file ou co-chef file, en collaboration avec les meilleurs
fonds européens, américains, et asiatiques,
surtout de Grande-Bretagne, de Suisse, d'Allemagne, de Scandinavie
ou du Benelux.
Sofinnova
Partners a également créé en 1976 à
San-Fransisco sa filiale "Sofinnova Venture".
[http://www.sofinnova.com/]
(1)
Dirigé par Mathias Finck, ce laboratoire a acquis une renommée
internationale avec ses applications issues des recherches sur la
propagation des ondes acoustiques et ultrasonores, notamment en
imagerie médicale, grâce aux "miroirs à
retournement temporel", appareils uniques au monde qui "permettent
aux ondes de remonter le temps". Voulant
appliquer ce concept à d'autres domaines, Ros Kiri Ing (alors
chercheur au sein de l'équipe et maintenant président
et co-fondateur de la société) a mis au point un procédé
d'imagerie acoustique qui intercepte les ondes sonores propagées
par des bruits à la surface d'un objet et mémorise
la signature de chaque son dans une banque informatique de signaux.
(2)
Ecole supérieure de physique et chimie industrielles de la
ville de Paris. Rappelons que celle-ci qui compte, depuis 1903,
5 prix Nobel en physique et chimie : Pierre et Marie Curie (physique
- 1903), Marie-Curie (chimie - 1911), Frédéric Joliot-Curie
(chimie - 1905), Pierre-Gilles de Gennes (physique - 1991) et Georges
Charpak (physique - 1992).
(3) Un logiciel lié à
un capteur permet de paramétrer des actions associées
à des zones tactiles et de piloter des applications informatiques,
des dispositifs électriques. En quelques secondes, il est
ainsi possible de créer un bouton virtuel sur l'objet de
son choix et de le transformer en clavier intelligent, ou en télécommande
virtuelle.
Après
Roomba le robot aspirateur d'IRobot, voici Scooba, le robot laveur
de sol CJ 9/08/05
Avec
des robots domestiques vendus à des prix défiant toute
concurrence, la société américaine IRobot est
en bonne place sur un marché qui ne va cesser de se développer.
L'UNECE prévoit par exemple que 6,66 millions de robots domestiques
(utilitaires ou de divertissement) seront vendus entre 2004 et 2007
(notre
actualité du 28/10/04). Ainsi,
après son aspirateur robot Rumba, la société
co-fondée par le célèbre roboticien Rodney
Brooks annonce la commercialisation prochaine de "Scooba",
robot autonome qui lave le sol, qu'il s'agisse de celui d'une salle
de bain ou d'une cuisine.... voire même un revêtements
en bois.
Aucun prix n'est encore affiché mais il devrait se situer
dans la fourchette de celui pratiqué pour l'aspirateur Rumba
(entre 150 et 200 dollars suivant les modèles).
Selon Space.Com (http://www.space.com/businesstechnology/050803_shuttle-derived_cev.html)
et d'autres informations diffusées par les agences de presse,
l'administrateur de la Nasa Mike Griffin a donné quelques
indications sur les résultats de l'Exploration Systems
Architecture Study qu'il avait ordonnée fin avril et
qui devrait être révélée fin août-début
septembre. Cette étude est le préalable indispensable
aux travaux qui vont être planifiés pour entreprendre
l'opération dite «Retour sur la Lune» «Return
to the Moon», vers 2020, demandée par le président
G.W. Bush.
La
Nasa prévoit de dépenser 5 milliards de dollars pour
développer un nouveau lanceur. Pour des raisons d'économie,
il ne sera pas très différent de celui utilisé
pour l'actuelle Navette. Il comportera le système actuel
auquel la Nasa ajoutera un nouvel étage et une nouvelle infrastructure
de lancement.
Par ailleurs, la Nasa développera une nouvelle capsule destinée
aux équipages. Ce
sera le Crew Exploration Vehicle CEV, qui pourrait entrer
en service vers 2011 (voir
notre actualité du 03/05/05). Il coûterait
lui aussi 5 milliards et servirait à la fois à desservir
la station spatiale internationale et à envoyer des astronautes
en orbite lunaire. Enfin, une nouvelle capsule destinée au
fret, capable d'emmener 125 tonnes en orbite basse, devrait être
réalisée vers ces mêmes dates. Elle coûterait
elle-aussi 5 milliards de dollars.
La principale différence par rapport au système actuel
lanceur+navette sera que les charges utiles seront situées
au sommet des fusées et des réservoirs, ce qui assurera
une sécurité plus grande en cas de détachement
de débris provenant de l'appareil de propulsion. Par ailleurs,
le CEV ne sera pas conçu comme un planeur, mais comme une
capsule analogue aux matériels russes, qui utilisera des
parachutes pour reprendre contact avec le sol.
Outre cette nouvelle architecture, le fait de séparer les
vols humains des envois de matériels accroîtra considérablement,
selon Mike Griffin, la sécurité des lancements.
Si
ces plans se confirmaient, la Nasa viserait une première
mission lunaire en 2018 avant d'envisager une mission de 500 jours
vers Mars. Avec un lanceur unique au monde, capable de placer plus
de 100 tonnes en orbite, les Etats-Unis pourraient envisager d'envoyer
dans l'espace un engin entier qui pourrait allumer ses moteurs une
fois en apesanteur pour prendre le chemin de la Lune ou de destinations
plus lointaines.
L'avenir
à court terme de la Station
Spatiale Internationale ISS reste, lui, suspendu
à ce que la Nasa décidera de faire de ses navettes.
Les systèmes évoqués ci-dessus ne seraient
en effet pas prêts pour desservir l'ISS aujourd'hui. On sait
que les Soyouz russes peuvent toujours être utilisés
pour les transports de personnels. Mais ils ne peuvent pas l'être
pour l'exécution des engagements contractuels de la Nasa
à l'égard des Japonais et des Européens, visant
à la mise en orbite des laboratoires scientifiques développés
par eux. Les Japonais sont d'ores et déjà très
inquiets. On sait par ailleurs que pour l'Allemagne, comme plus
généralement pour l'Esa, renoncer à utiliser
le laboratoire Colombus serait non seulement une perte sèche
d'au moins 1 milliard d'euros, mais une grande déception
pour les chercheurs et industriels engagés dans ce projet.
Si l'administration américaine décidait de «
jouer un bon tour » aux Japonais et aux Européens,
elle pourrait être tentée d'utiliser les faiblesses
actuelles ou futures de la navette pour se désengager. Mais
on peut penser que la Nasa ne le ferait, elle, que pour des raisons
imparables. Car condamner définitivement le rôle international
de l'ISS, au mépris de ses engagements, serait considéré
par ses partenaires comme une trahison compromettant d'éventuelles
futures collaboration dont la Nasa, aussi riche soit-elle, ne peut
se passer.
Les images présentées
ici, (crédit Lockheed Martin) peuvent être visualisées
grossies sur le site de Space.com à l'adresse ci-dessus
Snuppy,
premier chien cloné CJ 3/08/05
Première
mondiale : l'équipe de biologistes sud-coréens dirigée
par Hwang Woo-suk (Université nationale de Séoul)
à réussi le clonage dun lévrier afghan,
qui a été mis au monde par une mère labrador
jaune, a annoncé jeudi la revue Nature. C'est la technique
dite "de transfert de noyaux de cellules somatiques" qui
a été employée ici. Ces noyaux ont été
obtenus par prélèvement dans la peau dune oreille
du père pour être injectés dans les cellules
sexuelles (ovocytes) de la mère-porteuse. Après développement
en laboratoire, les embryons ont été transplantés
dans lutérus de la femelle.
Le
résultat de cette opération est né par césarienne
au bout dune gestation normale de 60 jours. Selon les chercheurs,
les tests ont confirmé que ce chiot, aujourd'hui âgé
de 14 semaines, est génétiquement identique à
son père de trois ans.
Snuppy
(pour "Seoul national university puppy» - chiot de l'université
nationale de Séoul) est le premier chien à rejoindre
toute une galerie danimaux déjà clonés
avec succès, allant du singe au chat, des moutons et des
chevaux en passant par des souris, des vaches, des chèvres,
des porcs et même un buffle africain. Les chiens sont parmi
les plus difficiles des animaux à «copier», principalement
en raison de la difficulté dacquérir des ovocytes
matures.
Mais
le taux de réussite demeure toujours très bas. Pour
obtenir ce résultat (qui a mobilisé 15 personnes pendant
près de 3 ans), les chercheurs ont transféré
1.095 embryons vers 123 chiennes, trois opérations ont donné
lieu à un début de gestation et deux ont abouti.
Le second chiot, enregistré sous la dénomination Nt-2,
est mort de pneumonie à lâge de 22 jours. Selon
les chercheurs, son corps, ne présentait aucune anomalie
anatomique notable.
Cette
nouvelle expérience qui allonge la liste déjà
importante des succès obtenus par l'équipe de Hwang
Woo-suk(1) [on doit par exemple
à cette équipe le clonage l'an dernier du premier
embryon humain] risque de relancer le débat éthique
et scientifique autour de la question de la rapidité des
avancées bio-techologiques... A suivre donc.