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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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30/10/05 The plausibility of life
30/10/05 Les nanovoitures (nanocars)
28/10/05 Reports et difficultés dans les programmes spatiaux
25/10/05 Bientôt un afficheur cutané programmable ?
24/10/05 Des robots-poissons autonomes présentés à l'aquarium de Londres
18/10/05 Le développement des Unmanned Ground Vehicles (UGV) aux Etats-Unis
18/10/05 Succès du second vol habité chinois
05/10/05 VIBOT, nouveau master en vision par ordinateur et robotique
03/10/05 La numérisation industrielle des livres-papier
 

Octobre 2005

The plausibility of life
JPB 30/10/05

Sous ce titre (The plausibility of life, Yale University Press, oct. 2005), deux biologistes évolutionnistes, Marc Kirschner, (fondateur du département de biologie des systèmes à la Harvard Medical School) and John Gerhart (biologiste à l'University of California, Berkeley) discutent les origines des organes et organismes biologiques complexes. Ils présentent l'hypothèse de la "variation facilitée" (facilitated variation) qui selon eux permet de répondre à la question de savoir comment des mutations génétiques survenant au hasard ont pu produire des organes complexes, tel que l'oeil.

Ce livre caractérise la nouvelle attitude des darwiniens, attaqués sur tous les fronts par l'incroyable offensive de l'Intelligent Design (ID). Face à des idéologues qui, soutenus par les milieux politiques et religieux les plus conservateurs, tentent de démontrer que seule la main de Dieu a pu organiser l'évolution, les scientifiques matérialistes ont décidé de réagir, plutôt que traiter ces opposants par le mépris. On comprend mal en Europe la virulence des débats, si bien que les biologistes européens n'ont pas encore jugé bon de se mobiliser contre un mouvement qui n'a pas encore traversé l'Atlantique. Mais peut-être ont-ils tort. Quoiqu'il en soit, comme toute théorie est perfectible, les critiques faites au darwinisme par les défenseurs de l'ID permettent de perfectionner les hypothèses relatives à l'évolution, ce qui ne peut être inutile. Le livre de Kirschner et Gerhart en donne l'exemple.

Selon les auteurs, le problème de la variation, posé par Darwin dès les origines, avait été occulté par les tenants de la Synthèse Moderne qui insistent sur les mécanismes de l'hérédité. Or la variabilité des organismes est infiniment plus grande que l'on imagine. Elle ne résulte pas seulement de mutations génétiques ponctuelles mais du fait que, depuis le niveau génétique jusqu'à celui des organes, les organismes sont constitués de blocs modulaires. Les mutations génétiques ne produisent pas de variations au hasard. Au contraire, tous les organismes ont maintenu intact au cours de deux milliards d'années un ensemble de mécanismes vitaux relatifs au métabolisme, à la reproduction de l'ADN, aux processus de croissance. Ce sont ces éléments, conjointement avec des schémas corporels globalement homogènes, qui ont servi de plate-forme aux variations plus visibles.

Ils prennent l'exemple de la défense de l'éléphant, des bois du cerf et de l'éperon du narval. On peut les considérer comme des innovations différentes, caractérisant une grande complexité spécifique. Mais il apparaît que c'est le même type de cellule qui guide leur développement dans chacune des espèces considérées. La structure modulaire de la vie signifie que ces appendices peuvent se développer selon des modalités différentes sans affecter le reste de l'organisme. Ils ne sont que les expressions différentes d'un même type d'activité génétique découlant du processus de la sélection naturelle, pour laquelle seules survivent les variantes utiles dans un environnement déterminé. Le corollaire de ceci est que des variations génétiques minimes peuvent produire des changements corporels importants, tout au moins dans l'apparence. De même, les yeux des insectes comme ceux des autres espèces, y compris les mammifères, qui semblent présenter des complexités différentes, partagent d'importants processus biochimiques modulaires de construction et de mise en relation des composants.

Cette hypothèse permet de faire l'économie de celle selon laquelle des mutations convergentes se produisant dans des espèces différentes plongées dans des environnements différents donneraient des résultats voisins (comme l'oeil) bien que provenant de sources distinctes. On retrouverait sous une autre forme la théorie selon laquelle la vie, partie d'une origine simple mais commune, obéit à des logiques de base sous-jacentes elles-mêmes communes, que des études de physiologie intégrative pourraient aujourd'hui mettre en évidence. Le darwinisme n'est pas remis en cause, mais situé dans une approche plus globale. Cette approche serait proche, pensons-nous, de celle développée en France par le Pr. Gilbert Chauvet, souvent évoqué dans ces colonnes.

Les auteurs de The plausibility of life militent, non seulement pour une contre-offensive généralisée de tous les scientifiques matérialistes contre l'ID, y compris auprès du grand public et des écoles. Mais pour une relance interdisciplinaire de toutes les études portant sur les différents mécanismes de l'évolution, afin d'enrichir une théorie darwinienne qui ne peut être considérée comme définitive. Maintenir une grande activité interdisciplinaire de recherches et d'échanges dans l'étude des phénomènes évolutionnaires constitue la seule façon efficace de répondre aux insinuations de l'ID et aux dégâts produits par cette doctrine dans l'esprit scientifique, au moins aux Etats-Unis.

Mais il ne faut pas faire d'illusion. Les promoteurs de l'ID, dans leurs blogs et autres publications, ont déjà présenté The plausibility of life comme une nouvelle preuve de la validité de leurs thèses. Voir par exemple le blog d'un certain William Dembski
http://www.uncommondescent.com/index.php/archives/415

Pour en savoir plus
Lire l'article de Peter Dizikes dans le Boston Globe, Missing Links http://www.boston.com/news/globe/ideas/articles...
Voir aussi http://yalepress.yale.edu/yupbooks/book.asp?isbn=0300108656


Les nanovoitures (nanocars)
JPB 30/10/05

Les chercheurs de l'université Rice ont construit une nanovoiture composée d'une molécule unique. Celle-ci consiste en un châssis et des essieux pivotant librement. Les roues sont des buckyballs (fullerenes) de carbone composés de 60 atomes. La voiture mesure 4 nanomètres de large, Selon son co-concepteur Kevin Kelly, ce véhicule serait le premier qui fonctionnerait comme une voiture véritable, en roulant sur 4 roues dans une direction perpendiculaire à ses essieux. D'autres types de véhicules sont en construction, dont l'un capable de porter une charge. Cette réalisation est considérée comme un pas décisif dans la voie de l'ingénierie moléculaire. A quand les nanoembouteillages sur de nanoautoroutes?

Pour en savoir plus
Article http://media.rice.edu/media/NewsBot...
Sur les fullerenes, voir http://www.psyclops.com/bucky.shtml


Reports et difficultés dans les programmes spatiaux
JPB 28/10/05

On ne doit pas s'étonner de voir tel ou tel calendrier de lancement retardé voire compromis par des difficultés techniques. Il faut cependant constater que l'ESA rencontre actuellement une mini série noire dans ses relations avec l'Agence spatiale russe, avec qui elle collabore de plus en plus fréquemment. Ce fut d'abord la perte du satellite Cryosat, que nous avons déjà relatée, suite à une défaillance dans la séparation du second étage du lanceur Rockot. Sur ce point, l'ESA a promis, par la voix autorisée de Jean-Jacques Dordain, directeur général, d'envoyer le plus tôt possible un double du satellite détruit, à partir des plans dont elle dispose. Le coût serait inférieur à celui du premier engin, estimé à 136 mns d'euros. Cryosat devait fournir des informations de la plus haute importance pour mesurer l'effet du changement de climat sur les glaces arctiques. Il ne faut donc pas s'arrêter au premier échec. L'ESA décidera en décembre prochain de ce qu'elle fera sur ce plan.

Dans le même temps, l'Agence russe évalue la fiabilité du lanceur Rockot, produit par la joint venture russo-allemande Eurockot, qui a converti aux fins de lancement pacifique le lanceur balistique intercontinental russe (ICBM) de la série SS19. Ce même lanceur devrait être utilisé pour mettre en orbite en 2006 et 2007, pour le compte de l'ESA, les satellites GOCE (mesure du champ magnétique terrestre) et SMOS (mesure de la salinité des océans). En attendant, le 19 octobre, Roskosmos a perdu le contrôle d'un satellite de contrôle de l'environnement terrestre, Monitor-E.

Mais les Rockots ne sont pas seuls sur la sellette. La sonde européenne Venus-Express, qui devait être lancée le 26 octobre, est restée au sol du fait d'une "pollution" détectée dans la coiffe du lanceur, une fusée Soyouz-Fregat. La mission Venus-Express sera très importante, puisqu'elle permettra, pendant 500 jours, d'étudier l'atmosphère de Venus, sa géologie et son climat. Il serait évidemment désastreux que le satellite soit perdu.

Pour être complet, on mentionnera le fait que les Russes recherchent actuellement un engin baptisé Demonstrator2R supposé pouvoir ramener du fret de la station spatiale internationale en utilisant la technologie dite IRDT (Inflatable Re-entry and Descent Technology). Après son lancement à partir d'un sous-marin, le prototype, une sorte de gros parachute, qui intéresse l'ESA, a été perdu vers le Kamtchatka.

Pour en savoir plus
Sur Venus Express, voir le long article de Tariq Malik dans Space.com http://www.space.com/businesstechnology/051026_techwed_venusexp.html
Sur l'IRDT, voir http://www.esa.int/esaHS/SEMOJU4Y3EE_index_1.html


Bientôt un afficheur cutané programmable ?
CJ 25/10/05

Robert A. FreitasLe chercheur américain Robert A. Freitas, spécialiste des nanotechnologies, continue à travailler à la mise au point d'un écran qui serait implanté à quelques millimètres sous la peau.

Cette idée était déjà exposée en 1999 dans son ouvrage "Nanomedicine, Volume 1 : Basic Capabilities" (voir particulièrement la page 204 http://www.nanomedicine.com/NMI/7.4.6.7.htm), illustrée dans les figures 7.7A et 7.7 B de ce livre (http://www.nanomedicine.com/NMI/Figures/7.7A.jpg et http://www.nanomedicine.com/NMI/Figures/7.7B.jpg).


Le "programmable dermal display" © Gina Miller and Robert A. Freitas JrLa technique - qui fait appel aux nanotechnologies et que le chercheur dénomme "programmable dermal display" - consiste à implanter une population de trois milliards de robot-pixels sur une surface de 6X5cm, et dont les photons émis par ces pixels produiraient une image à la surface de la peau.
Cet
écran, qui pourrait être activé ou désactivé par un tapotement du doigt sur la main, serait programmé pour afficher nombre d'informations, obtenues via des capteurs, par exemple des données médicales comme la concentration d'oxygène dans le sang, le taux de glucose, la courbe des battements du coeur, la tension artérielle ou toute donnée physiologique importante... tout cela presque en temps réel.
Un dispositif qui pourrait s'avérer très utile aux services d'urgence...

Cette technologie n'en est encore bien sûr qu'à un stade très amont... Mais pour combien de temps ?

Pour en savoir plus :
Animation présentant le programmable dermal display (Windows Media Player) : http://www.nanogirl.com/museumfuture/images/dermal.wmv
Robert A. Freitas homepage : http://www.rfreitas.com/


Des robots-poissons autonomes présentés à l'aquarium de Londres
CJ 24/10/05

Robot poisson autonome à l'aquarium de LondresL'aquarium de Londres à County Hall s'est enrichi de trois nouveaux habitants. De drôles de poissons, presque indifférenciables des vrais, tellement leurs déplacements imitent finement celui des créatures vivantes, ondulant gracieusement et pouvant tourner brusquement, éviter les obstacles et leurs congénères, réagir à leur environnement...
La réalisation de ces robots autonomes par Huosheng Hu et son équipe du département de l'université d'Essex(1) est le fruit d'un travail de 3 ans mené en coordination avec les responsables de l'aquarium. Après avoir étudié le comportement et les mouvements de différents poissons, c'est finalement le modèle de la carpe commune qui a été choisi.
Pour le visiteur, placé directement en contact avec de tels robots (dont la taille est de 50 cm de long pour 15 de hauteur et 12 de large), c'est une opportunité de mieux comprendre ce nouvel univers de science et de technologie. Le robot présente d'ailleurs une de ses faces latérales décorée et l'autre laisse apparaître les différents mécanismes et moteurs électriques associés.

Robot poisson autonomePour l'équipe de chercheurs, ce type de robot autonome constitue une avancée dans le domaine(2), qui peut déboucher sur des applications comme l'exploration des fonds marins, la détection des fuites (par exemple sur des pipelines pétroliers) ou des mines sous-marines, voire même l'espionnage... Le robot peut se déplacer à une vitesse de 50 cm/s, mais pour l'instant nage à moitié de cette vitesse afin d'économiser l'énergie et lui donner une autonomie de 5 heures. Husoheng Hu travaille d'ailleurs actuellement à améliorer l'intelligence artificielle du poisson pour qu'il trouve par lui-même sa station de rechargement.


Cliquez sur le bouton play pour voir le film (film BBC, en anglais)

(1) Située au sud-est de l'Angleterre.
(2) La réalisation de poissons robotiques a débuté il y a quelque 10 ans.
Selon l'équipe du professeur Hu, leur robot est le plus abouti jamais réalisé en termes d'imitation d'un poisson vivant.

Pour en savoir plus :
Huosheng Hu home page : http://cswww.essex.ac.uk/staff/hhu
Site de l'aquarium de Londres : http://www.londonaquarium.co.uk/press/release_2005_robot_fish.html


Le développement des Unmanned Ground Vehicles (UGV) aux Etats-Unis
JPB/CJ 18/10/05

Le véhicule Stanley,  vainqueur du 2ème challenge de la DARPAL'agence de recherche de l'armée américaine (la DARPA) a organisé le 8 octobre dernier une course de véhicules automatisés sans pilotes dans le désert du Nevada.

Pas moins de 7 ordinateurs pour le véhicule Stanley Le gagnant a été l'université de Stanford, avec la voiture "Stanley"(1), véhicule réalisé sur la base d'un Touareg R5 Volkswagen, emportant à son bord sept ordinateurs (Pentium M), et qui n'a mis que 6 heures et 53 minutes pour venir à bout des 230 kilomètres de ce périple. Pour apprécier ce progrès à sa juste mesure, rappelons que la précédente course tenue en mars 2004 n'avait enregistré aucun gagnant.

Les compétiteurs de ce challenge sont des entreprises ou des laboratoires, américains ou étrangers (dont l'université de Parme, en Italie). La Darpa, à son habitude, espère ensuite récupérer le savoir-faire des participants jugés dignes d'un financement ultérieur. La seule dépense qui lui incombe initialement est le paiement du prix au vainqueur (2 millions de dollars cette année).

Ces épreuves s'inscrivent dans la mise au point d'UGV pouvant se substituer aux véhicules pilotés par des hommes sur le champ de bataille, en accomplissement de nombreuses missions de transport, d'assistance et bientôt de combat proprement dits. Il s'agit d'un aspect d'une politique générale visant à progressivement remplacer les hommes au combat, y compris les fantassins, par des robots. Les affrontements envisagés ne concernent pas seulement des théâtres traditionnels, en rase campagne, mais la contre-guérilla urbaine. La Darpa explique aussi que de tels véhicules serviront aux explorations planétaires futures (encore que le GPS n'existe pas à ce jour sur la Lune).
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Ce n'est pas seulement vers de tels robots légers que se dirige le DOD. Dorénavant, une grande variété de véhicules lourds est en cours de développement, à l'initiative du département de la défense. La Darpa a mis au travail un nombre important de consortiums réunissant des laboratoires publics, des industriels de l'armement et des start-up d'informatique et de robotique. En mai 2005 ont été présenté au War Collège des Carlisle Barracks (http://carlislebarracks.carlisle.army.mil/sites/local/) une vingtaine de véhicules de combat de taille différente, depuis les très lourds jusqu'à ceux portables sur un sac a dos ou même miniaturisés. Ceux-ci sont d'abord conçus pour suivre les troupes à terre. Mais à échéance de 10 ans, ils devraient devenir pleinement autonomes, y compris en exerçant de leur propre initiative des tirs défensifs ou offensifs. Les militaires américains n'ont pas à cet égard les états d'âme de leurs collègues européens, qui répugnent encore à envisager des combattants totalement robotisés.

La mise au point de ces matériels suscite une véritable explosion de technologies, comme le montre la visite du site de Foster-Miller, entreprise d'armement spécialisée. Il y a d'abord le mode de propulsion, qui donnera le choix entre les roues et les jambes articulées. Viennent ensuite les méthodes de communication entre robots et avec les troupes sur le terrain. Il n'est pas possible d'utiliser les satellites qui seraient brouillés. Les engins communiqueront par du bas débit terrestre crypté. Mais le plus difficile consiste à réaliser le cerveau autonome du robot. Les chercheurs américains s'affranchissent progressivement à cet égard des systèmes lourdement déterministes. Mais il est difficile de juger le niveau d'autonomie acquis par les cognitive systems en cours de développement. Il ne fait aucun doute en tous cas que ce sera dans la suite de tels investissements militaires que la robotique autonome progressera vraiment à l'avenir. Les contrats de la Darpa continueront, comme à l'habitude, d'alimenter un fort courant de brain drain en provenance des meilleurs ingénieurs européens.

Sandstorm(1) Parmi les 23 véhicules robotisés participants, 3 autres (tous américains) ont franchi la ligne d'arrivée : H1ghlander et Sandstorm, développés par l’institut de Robotique de l’Université Carnegie Mellon (Pittsburgh), ainsi que la Ford Escape Hybride réalisée par des étudiants de Metarie (Los Angeles).

Pour en savoir plus
Sur la course de cette année, voir le site Darpa Grand Challenge 2005 : http://www.grandchallenge.org, ainsi que http://news.com.com/...
Sur le véhicule Stanley : http://www.stanfordracing.com/
Sur la course de mars 2004 : http://www.olemiss.edu/depts/research/publications/...
Voir aussi : http://www.geointelmag.com/geointelligence/article/articleDetail.jsp?id=98038
Foster Miller : http://www.foster-miller.com/


Succès du second vol habité chinois
JPB 18/10/05

Iaîkonautes chinoisLe vaisseau chinois Shenzhou-VI et ses deux taïkonautes, lancés par une fusée Longue Marche 2F, sont revenus sur Terre le 17 octobre, après une mission de cinq jours dans l'espace, qui consacre le succès du second vol habité chinois. Le vaisseau a atterri un peu plus tôt que prévu à un kilomètre seulement du site envisagé, ce qui représente une performance certaine.
Peu après, les deux hommes sont arrivés sur une base militaire de l'ouest de Pékin à bord d'un avion spécial. A leur descente, ils ont été accueillis comme des héros par le ministre de la défense. L'exploit est amplement célébré par les médias chinois, relayés par ceux de toute la zone asiatique.

Rappelons que la Chine est ainsi consacrée comme la troisième nation au monde, après la Russie et les Etats-Unis, à envoyer des hommes dans l'espace, qui plus est sans accident. La Chine montre ainsi qu'elle maîtrise désormais la technologie des vols habités. Le programme annoncé va se poursuivre. La prochaine étape, avec Shenzhou-VII, en 2007, devrait inclure des sorties dans l'espace. L'objectif à moyen terme de la Chine est de mettre en place une petite station spatiale avec d'importantes retombées civiles et militaires, puis, à l'horizon 2017, d'envoyer un véhicule d'exploration sur la Lune pour récupérer des échantillons lunaires. Il est évident, quoiqu'en disent les officiel, que ce programme aura inévitablement des applications militaires. La Chine fait largement appel pour ces différents projets aux technologies russes.

Dans cette perspective, on ne comprend pas que l'Europe ne relance pas dans les délais les plus rapides les programmes de vols habités sur des vecteurs propres, qu'elle avait arrêtés il y a quelques années pour des raisons budgétaires. Dès maintenant, que ceci soit ou non rationnel, il est évident qu'aucune grande puissance ne peut se dispenser d'envoyer des cosmonautes en orbite terrestre et plus loin. En fait la démarche serait très rationnelle pour nos pays, compte tenu des nombreuses retombées technologiques quelle entraînerait.

***

Dans le même temps, la Chine se dote d'une armada de satellites. Depuis celui lancé en 1970, elle en a mis environ 70 en orbite, chargés de missions variées, civiles et militaires: observation du sol et de la mer, télécommunications...La résolution des satellites d'observation reste médiocre. Elle n'est pas descendue en dessous de la limite du mètre. Mais la Chine cherche à conclure des accords avec d'autres pays. Sa participation au programme européen Galiléo devrait lui servir à cet égard. Les Chinois se doteront peut-être plus tard d'un GPS en propre, à côté de l'américain et du Glonass russe qu'ils utilisent actuellement.

Tout ceci inquiète les experts américains. Ils craignent que la Global Space Dominance que les Etats-Unis se sont fixée soit progressivement battue en brèche. Si par exemple Pékin développait des armes lasers à terre ou embarquées capables de neutraliser leurs satellites, cela représenterait une menace considérée comme inacceptable. L'Europe qui ne se soucie pas de souveraineté spatiale n'a Dieu merci pas ces soucis.


VIBOT (European Masters in VIsion & RoBOTics)
CJ 05/10/05

Un nouveau master en vision par ordinateur et robotique va s'ouvrir en septembre 2006. Sélectionné dans le cadre du programme Erasmus Mundus, VIBOT (European Masters in VIsion & RoBOTics) proposera aux étudiants du monde entier (24 étudiants extra-européens et 16 étudiants européens au maximum), ayant un niveau équivalent à la licence, une formation sur deux ans très originale dans son organisation et couvrant de manière exhaustive les techniques de traitement de l'image, de vision par ordinateur et leurs applications en robotique mobile et en imagerie médicale.
Après une semaine d'intégration passée sur le site universitaire du Creusot (Université de Bourgogne), les étudiants partiront effectuer leur premier semestre de cours à l'Université d'Heriot-Watt à Edimbourg ; le deuxième semestre aura lieu à l'Université de Gérone en Espagne ; et le troisième sur le site universitaire creusotin. Pour le 4e semestre, les étudiants auront le choix d'effectuer leur stage dans un des trois laboratoires du consortium (Le2i au Creusot, VICOROB à Gérone et VISP à Heriot-Watt), en entreprise, ou dans l'un de nos laboratoires partenaires (en Europe ou ailleurs).

Au final, les étudiants pourront obtenir les 3 masters locaux (des universités d'Heriot-Watt, de Gérone et de Bourgogne) et un supplément de diplôme «VIBOT».

Les Masters Erasmus Mundus entendent concurrencer les grands diplômes anglo-saxons. Leur ambition est d'attirer en Europe les étudiants extra-européens (Asie, Afrique, Amérique du Sud) en offrant une formation d'excellence. A cet effet, une bourse d'étude (1500€/mois) est proposée à chaque étudiant extra-européen sélectionné ; bien sûr, ces masters sont également ouverts aux étudiants européens.

VIBOT sera sans doute le seul master en vision et robotique labellisé « Erasmus Mundus » en Europe ! – Il en existe aujourd'hui une cinquantaine, toutes disciplines confondues (voir http://europa.eu.int/comm/education/programmes/mundus/projects/...).

Le site, en cours de construction, est disponible à cette adresse : http://www.vibot.org. La sélection des étudiants extra-européens sera effectuée, sur dossier, jusqu'au 15 janvier 2006. La sélection des étudiants européens suivra.

Contacts :

Pr Bernard Lamalle
Le2i – University of Burgundy
12 rue de la fonderie
71200 Le Creusot France
Tel : +33 385 73 1077 Fax : +33 385 73 1097
Email : b.lamalle@iutlecreusot.u-bourgogne.fr

David Fofi
Maître de Conférences / Associate Professor
Le2i UMR CNRS 5158 – IUT Le Creusot
12, rue de la Fonderie
71200 Le Creusot (France)
Tél. : +33 (0)3 85 73 11 26 Fax : +33 (0)3 85 73 10 97
http://www.le2i.com http://www.davidfofi.tk


La numérisation industrielle des livres-papier
JPB 03/10/05

Une machine à numériser - la Kirtas' APT BookScan 1200 - présentée récemment par la firme américaine Kirtas Technologies résoudrait semble-t-il toutes les difficultés rencontrées par la numérisation et la reconnaissance de caractères des ouvrages notamment anciens ou hors format. Nous ne décrirons pas ici les dispositifs mis en oeuvre, qui paraissent très ingénieux. Les lecteurs intéressés pourront se renseigner sur le site.
En revanche, on en saurait trop insister sur les conséquences qu'auront inévitablement à long terme de telles machines, si leur emploi comme il est souhaitable se généralisait. Elles seraient le complément indispensable des projets de bibliothèques universelles lancées par Google ou la future bibliothèque numérique européenne. Une question se pose :lL'humanité devra-t-elle payer indéfiniment à l'inventeur le droit d'utilisation de son invention, en dépendant entièrement de lui dans un domaine pourtant vital pour la constitution de la future culture numérisée mondiale? Verra-t-on au contraire de telles machines, exploitant des brevets voisins ou différents, se généraliser, comme les automobiles et les aéroplanes l'avaient fait en leur temps? Pour la moment, on ne voit pas quel concurrent européen pourrait s'intéresser au domaine. Rappelons que Kirtas bénéficiait d'un savoir-faire précieux acquis au Palo Alto Research Center de Xerox.

Pour en savoir plus
Voir http://www.kirtas-tech.com/
où la machine est présentée en mouvement, d'une façon très convaincante.

PS en provenance des documentalistes de l'Education Nationale

"La Commission dévoile ses plans pour créer des bibliothèques numériques européennes

La Commission a dévoilé aujourd'hui sa stratégie pour rendre le patrimoine écrit et audiovisuel de l'Europe accessible sur l'internet. La numérisation du patrimoine historique et culturel européen permettra à chacun d'y accéder dans le cadre de ses études, de son travail ou de ses loisirs, et donnera aux novateurs, aux artistes et aux entrepreneurs la matière première dont ils ont besoin. La Commission propose que les États membres travaillent de concert pour numériser et conserver ce patrimoine et pour le rendre accessible à chacun. Elle présente une première série d'actions au niveau européen et lance une consultation en ligne pour recueillir des commentaires sur une série de questions (délai de réponse : 20 janvier 2006). Les réponses seront prises en compte dans la formulation d'une proposition de recommandation relative à la numérisation et la conservation numérique, qui devrait être présentée dans le courant du mois de juin 2006.
http://europa.eu.int/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/05/
1202&format=HTML&aged=0&language=fr&guiLanguage=en


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