Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront
alors définitions, synonymes et expressions constituées
de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi
d'accéder à la définition du mot dans une
autre langue.
Sous
ce titre (The plausibility of life, Yale University Press,
oct. 2005), deux biologistes évolutionnistes, Marc Kirschner,
(fondateur du département de biologie des systèmes
à la Harvard Medical School) and John Gerhart (biologiste
à l'University of California, Berkeley) discutent les origines
des organes et organismes biologiques complexes. Ils présentent
l'hypothèse de la "variation facilitée"
(facilitated variation) qui selon eux permet de répondre
à la question de savoir comment des mutations génétiques
survenant au hasard ont pu produire des organes complexes, tel que
l'oeil.
Ce livre caractérise la nouvelle
attitude des darwiniens, attaqués sur tous les fronts par
l'incroyable offensive de l'Intelligent Design (ID). Face à
des idéologues qui, soutenus par les milieux politiques et
religieux les plus conservateurs, tentent de démontrer que
seule la main de Dieu a pu organiser l'évolution, les scientifiques
matérialistes ont décidé de réagir,
plutôt que traiter ces opposants par le mépris. On
comprend mal en Europe la virulence des débats, si bien que
les biologistes européens n'ont pas encore jugé bon
de se mobiliser contre un mouvement qui n'a pas encore traversé
l'Atlantique. Mais peut-être ont-ils tort. Quoiqu'il en soit,
comme toute théorie est perfectible, les critiques faites
au darwinisme par les défenseurs de l'ID permettent de perfectionner
les hypothèses relatives à l'évolution, ce
qui ne peut être inutile. Le livre de Kirschner et Gerhart
en donne l'exemple.
Selon les auteurs, le problème
de la variation, posé par Darwin dès les origines,
avait été occulté par les tenants de la Synthèse
Moderne qui insistent sur les mécanismes de l'hérédité.
Or la variabilité des organismes est infiniment plus grande
que l'on imagine. Elle ne résulte pas seulement de mutations
génétiques ponctuelles mais du fait que, depuis le
niveau génétique jusqu'à celui des organes,
les organismes sont constitués de blocs modulaires. Les mutations
génétiques ne produisent pas de variations au hasard.
Au contraire, tous les organismes ont maintenu intact au cours de
deux milliards d'années un ensemble de mécanismes
vitaux relatifs au métabolisme, à la reproduction
de l'ADN, aux processus de croissance. Ce sont ces éléments,
conjointement avec des schémas corporels globalement homogènes,
qui ont servi de plate-forme aux variations plus visibles.
Ils prennent l'exemple de la défense
de l'éléphant, des bois du cerf et de l'éperon
du narval. On peut les considérer comme des innovations différentes,
caractérisant une grande complexité spécifique.
Mais il apparaît que c'est le même type de cellule qui
guide leur développement dans chacune des espèces
considérées. La structure modulaire de la vie signifie
que ces appendices peuvent se développer selon des modalités
différentes sans affecter le reste de l'organisme. Ils ne
sont que les expressions différentes d'un même type
d'activité génétique découlant du processus
de la sélection naturelle, pour laquelle seules survivent
les variantes utiles dans un environnement déterminé.
Le corollaire de ceci est que des variations génétiques
minimes peuvent produire des changements corporels importants, tout
au moins dans l'apparence. De même, les yeux des insectes
comme ceux des autres espèces, y compris les mammifères,
qui semblent présenter des complexités différentes,
partagent d'importants processus biochimiques modulaires de construction
et de mise en relation des composants.
Cette hypothèse permet de
faire l'économie de celle selon laquelle des mutations convergentes
se produisant dans des espèces différentes plongées
dans des environnements différents donneraient des résultats
voisins (comme l'oeil) bien que provenant de sources distinctes.
On retrouverait sous une autre forme la théorie selon laquelle
la vie, partie d'une origine simple mais commune, obéit à
des logiques de base sous-jacentes elles-mêmes communes, que
des études de physiologie intégrative pourraient aujourd'hui
mettre en évidence. Le darwinisme n'est pas remis en cause,
mais situé dans une approche plus globale. Cette approche
serait proche, pensons-nous, de celle développée en
France par le Pr. Gilbert Chauvet, souvent évoqué
dans ces colonnes.
Les auteurs de The plausibility
of life militent, non seulement pour une contre-offensive généralisée
de tous les scientifiques matérialistes contre l'ID, y compris
auprès du grand public et des écoles. Mais pour une
relance interdisciplinaire de toutes les études portant sur
les différents mécanismes de l'évolution, afin
d'enrichir une théorie darwinienne qui ne peut être
considérée comme définitive. Maintenir une
grande activité interdisciplinaire de recherches et d'échanges
dans l'étude des phénomènes évolutionnaires
constitue la seule façon efficace de répondre aux
insinuations de l'ID et aux dégâts produits par cette
doctrine dans l'esprit scientifique, au moins aux Etats-Unis.
Mais il ne faut pas faire d'illusion.
Les promoteurs de l'ID, dans leurs blogs et autres publications,
ont déjà présenté The plausibility
of life comme une nouvelle preuve de la validité de
leurs thèses. Voir par exemple le blog d'un certain William
Dembski http://www.uncommondescent.com/index.php/archives/415
Les
chercheurs de l'université Rice ont construit une nanovoiture
composée d'une molécule unique. Celle-ci consiste
en un châssis et des essieux pivotant librement. Les roues
sont des buckyballs (fullerenes) de carbone composés de 60
atomes. La voiture mesure 4 nanomètres de large, Selon son
co-concepteur Kevin Kelly, ce véhicule serait le premier
qui fonctionnerait comme une voiture véritable, en roulant
sur 4 roues dans une direction perpendiculaire à ses essieux.
D'autres types de véhicules sont en construction, dont l'un
capable de porter une charge. Cette réalisation est considérée
comme un pas décisif dans la voie de l'ingénierie
moléculaire. A quand les nanoembouteillages sur de nanoautoroutes?
Reports
et difficultés dans les programmes spatiaux JPB 28/10/05
On ne doit pas s'étonner
de voir tel ou tel calendrier de lancement retardé voire
compromis par des difficultés techniques. Il faut cependant
constater que l'ESA rencontre actuellement une mini série
noire dans ses relations avec l'Agence spatiale russe, avec qui
elle collabore de plus en plus fréquemment. Ce fut d'abord
la perte du satellite Cryosat, que nous avons déjà
relatée, suite à une défaillance dans la séparation
du second étage du lanceur Rockot. Sur ce point, l'ESA a
promis, par la voix autorisée de Jean-Jacques Dordain, directeur
général, d'envoyer le plus tôt possible un double
du satellite détruit, à partir des plans dont elle
dispose. Le coût serait inférieur à celui du
premier engin, estimé à 136 mns d'euros. Cryosat devait
fournir des informations de la plus haute importance pour mesurer
l'effet du changement de climat sur les glaces arctiques. Il ne
faut donc pas s'arrêter au premier échec. L'ESA décidera
en décembre prochain de ce qu'elle fera sur ce plan.
Dans le même temps, l'Agence
russe évalue la fiabilité du lanceur Rockot, produit
par la joint venture russo-allemande Eurockot, qui a converti aux
fins de lancement pacifique le lanceur balistique intercontinental
russe (ICBM) de la série SS19. Ce même lanceur devrait
être utilisé pour mettre en orbite en 2006 et 2007,
pour le compte de l'ESA, les satellites GOCE (mesure du champ magnétique
terrestre) et SMOS (mesure de la salinité des océans).
En attendant, le 19 octobre, Roskosmos a perdu le contrôle
d'un satellite de contrôle de l'environnement terrestre, Monitor-E.
Mais
les Rockots ne sont pas seuls sur la sellette. La sonde européenne
Venus-Express, qui devait être lancée le 26 octobre,
est restée au sol du fait d'une "pollution" détectée
dans la coiffe du lanceur, une fusée Soyouz-Fregat. La mission
Venus-Express sera très importante, puisqu'elle permettra,
pendant 500 jours, d'étudier l'atmosphère de Venus,
sa géologie et son climat. Il serait évidemment désastreux
que le satellite soit perdu.
Pour être complet, on mentionnera
le fait que les Russes recherchent actuellement un engin baptisé
Demonstrator2R supposé pouvoir ramener du fret de la station
spatiale internationale en utilisant la technologie dite IRDT (Inflatable
Re-entry and Descent Technology). Après son lancement à
partir d'un sous-marin, le prototype, une sorte de gros parachute,
qui intéresse l'ESA, a été perdu vers le Kamtchatka.
Bientôt
un afficheur cutané programmable ?
CJ 25/10/05
Le
chercheur américain Robert A. Freitas, spécialiste
des nanotechnologies, continue à travailler à la mise
au point d'un écran qui serait implanté à quelques
millimètres sous la peau.
La
technique - qui fait appel aux nanotechnologies et que le chercheur
dénomme "programmable dermal display" -
consiste à implanter une population de trois milliards de
robot-pixels sur une surface de 6X5cm, et dont les photons émis
par ces pixels produiraient une image à la surface de la
peau.
Cet écran,
qui pourrait être activé ou désactivé
par un tapotement du doigt sur la main, serait programmé
pour afficher nombre d'informations, obtenues via des capteurs,
par exemple des données médicales comme la concentration
d'oxygène dans le sang, le taux de glucose, la courbe des
battements du coeur, la tension artérielle ou toute donnée
physiologique importante... tout cela presque en temps réel.
Un dispositif qui pourrait s'avérer très utile aux
services d'urgence...
Cette technologie n'en est encore bien sûr qu'à un
stade très amont... Mais pour combien de temps ?
Des
robots-poissons autonomes présentés à l'aquarium
de Londres
CJ 24/10/05
L'aquarium
de Londres à County Hall s'est enrichi de trois nouveaux
habitants. De drôles de poissons, presque indifférenciables
des vrais, tellement leurs déplacements imitent finement
celui des créatures vivantes, ondulant gracieusement et pouvant
tourner brusquement, éviter les obstacles et leurs congénères,
réagir à leur environnement...
La réalisation de ces robots autonomes par Huosheng Hu et
son équipe du département de l'université d'Essex(1)
est le fruit d'un travail de 3 ans mené en coordination avec
les responsables de l'aquarium. Après avoir étudié
le comportement et les mouvements de différents poissons,
c'est finalement le modèle de la carpe commune qui a été
choisi.
Pour le visiteur, placé directement en contact avec de tels
robots (dont la taille est de 50 cm de long pour 15 de hauteur et
12 de large), c'est une opportunité de mieux comprendre ce
nouvel univers de science et de technologie. Le robot présente
d'ailleurs une de ses faces latérales décorée
et l'autre laisse apparaître les différents mécanismes
et moteurs électriques associés.
Pour
l'équipe de chercheurs, ce type de robot autonome constitue
une avancée dans le domaine(2),
qui peut déboucher sur des applications comme l'exploration
des fonds marins, la détection des fuites (par exemple sur
des pipelines pétroliers) ou des mines sous-marines, voire
même l'espionnage... Le robot peut se déplacer à
une vitesse de 50 cm/s, mais pour l'instant nage à moitié
de cette vitesse afin d'économiser l'énergie et lui
donner une autonomie de 5 heures. Husoheng Hu travaille d'ailleurs
actuellement à améliorer l'intelligence artificielle
du poisson pour qu'il trouve par lui-même sa station de rechargement.
Cliquez sur le bouton play pour voir le film (film
BBC, en anglais)
(1)Située au sud-est de l'Angleterre. (2)
La réalisation de poissons robotiques a débuté
il y a quelque 10 ans.
Selon l'équipe du professeur Hu, leur robot est le plus abouti
jamais réalisé en termes d'imitation d'un poisson
vivant.
Le
développement des Unmanned Ground Vehicles (UGV) aux Etats-Unis
JPB/CJ 18/10/05
L'agence
de recherche de l'armée américaine (la DARPA) a organisé
le 8 octobre dernier une course de véhicules automatisés
sans pilotes dans le désert du Nevada.
Le gagnant a été l'université de Stanford,
avec la voiture "Stanley"(1),
véhicule réalisé sur la base d'un Touareg R5
Volkswagen, emportant à son bord sept ordinateurs (Pentium
M), et qui n'a mis que 6 heures et 53 minutes pour venir à
bout des 230 kilomètres de ce périple. Pour apprécier
ce progrès à sa juste mesure, rappelons que la précédente
course tenue en mars 2004 n'avait enregistré aucun gagnant.
Les compétiteurs de ce challenge sont des entreprises ou
des laboratoires, américains ou étrangers (dont l'université
de Parme, en Italie). La Darpa, à son habitude, espère
ensuite récupérer le savoir-faire des participants
jugés dignes d'un financement ultérieur. La seule
dépense qui lui incombe initialement est le paiement du prix
au vainqueur (2 millions de dollars cette année).
Ces épreuves s'inscrivent dans la mise au point d'UGV pouvant
se substituer aux véhicules pilotés par des hommes
sur le champ de bataille, en accomplissement de nombreuses missions
de transport, d'assistance et bientôt de combat proprement
dits. Il s'agit d'un aspect d'une politique générale
visant à progressivement remplacer les hommes au combat,
y compris les fantassins, par des robots. Les affrontements envisagés
ne concernent pas seulement des théâtres traditionnels,
en rase campagne, mais la contre-guérilla urbaine. La Darpa
explique aussi que de tels véhicules serviront aux explorations
planétaires futures (encore que le GPS n'existe pas à
ce jour sur la Lune).
.
Ce n'est pas seulement vers de tels robots légers que se
dirige le DOD. Dorénavant, une grande variété
de véhicules lourds est en cours de développement,
à l'initiative du département de la défense.
La Darpa a mis au travail un nombre important de consortiums réunissant
des laboratoires publics, des industriels de l'armement et des start-up
d'informatique et de robotique. En mai 2005 ont été
présenté au War Collège des Carlisle Barracks
(http://carlislebarracks.carlisle.army.mil/sites/local/)
une vingtaine de véhicules de combat de taille différente,
depuis les très lourds jusqu'à ceux portables sur
un sac a dos ou même miniaturisés. Ceux-ci sont d'abord
conçus pour suivre les troupes à terre. Mais à
échéance de 10 ans, ils devraient devenir pleinement
autonomes, y compris en exerçant de leur propre initiative
des tirs défensifs ou offensifs. Les militaires américains
n'ont pas à cet égard les états d'âme
de leurs collègues européens, qui répugnent
encore à envisager des combattants totalement robotisés.
La mise au point de ces matériels suscite une véritable
explosion de technologies, comme le montre la visite du site de
Foster-Miller, entreprise d'armement spécialisée.
Il y a d'abord le mode de propulsion, qui donnera le choix entre
les roues et les jambes articulées. Viennent ensuite les
méthodes de communication entre robots et avec les troupes
sur le terrain. Il n'est pas possible d'utiliser les satellites
qui seraient brouillés. Les engins communiqueront par du
bas débit terrestre crypté. Mais le plus difficile
consiste à réaliser le cerveau autonome du robot.
Les chercheurs américains s'affranchissent progressivement
à cet égard des systèmes lourdement déterministes.
Mais il est difficile de juger le niveau d'autonomie acquis par
les cognitive systems en cours de développement.
Il ne fait aucun doute en tous cas que ce sera dans la suite de
tels investissements militaires que la robotique autonome progressera
vraiment à l'avenir. Les contrats de la Darpa continueront,
comme à l'habitude, d'alimenter un fort courant de brain
drain en provenance des meilleurs ingénieurs européens.
(1)
Parmi les 23 véhicules robotisés participants, 3 autres
(tous américains) ont franchi la ligne d'arrivée :
H1ghlander et Sandstorm, développés par linstitut
de Robotique de lUniversité Carnegie Mellon (Pittsburgh),
ainsi que la Ford Escape Hybride réalisée par des
étudiants de Metarie (Los Angeles).
Le
vaisseau chinois Shenzhou-VI et ses deux taïkonautes, lancés
par une fusée Longue Marche 2F, sont revenus sur Terre le
17 octobre, après une mission de cinq jours dans l'espace,
qui consacre le succès du second vol habité chinois.
Le vaisseau a atterri un peu plus tôt que prévu à
un kilomètre seulement du site envisagé, ce qui représente
une performance certaine.
Peu après, les deux hommes sont arrivés sur une base
militaire de l'ouest de Pékin à bord d'un avion spécial.
A leur descente, ils ont été accueillis comme des
héros par le ministre de la défense. L'exploit est
amplement célébré par les médias chinois,
relayés par ceux de toute la zone asiatique.
Rappelons que la Chine est ainsi consacrée comme la troisième
nation au monde, après la Russie et les Etats-Unis, à
envoyer des hommes dans l'espace, qui plus est sans accident. La
Chine montre ainsi qu'elle maîtrise désormais la technologie
des vols habités. Le programme annoncé va se poursuivre.
La prochaine étape, avec Shenzhou-VII, en 2007, devrait inclure
des sorties dans l'espace. L'objectif à moyen terme de la
Chine est de mettre en place une petite station spatiale avec d'importantes
retombées civiles et militaires, puis, à l'horizon
2017, d'envoyer un véhicule d'exploration sur la Lune pour
récupérer des échantillons lunaires. Il est
évident, quoiqu'en disent les officiel, que ce programme
aura inévitablement des applications militaires. La Chine
fait largement appel pour ces différents projets aux technologies
russes.
Dans cette perspective, on ne comprend pas que l'Europe ne relance
pas dans les délais les plus rapides les programmes de vols
habités sur des vecteurs propres, qu'elle avait arrêtés
il y a quelques années pour des raisons budgétaires.
Dès maintenant, que ceci soit ou non rationnel, il est évident
qu'aucune grande puissance ne peut se dispenser d'envoyer des cosmonautes
en orbite terrestre et plus loin. En fait la démarche serait
très rationnelle pour nos pays, compte tenu des nombreuses
retombées technologiques quelle entraînerait.
***
Dans
le même temps, la Chine se dote d'une armada de satellites.
Depuis celui lancé en 1970, elle en a mis environ 70 en orbite,
chargés de missions variées, civiles et militaires:
observation du sol et de la mer, télécommunications...La
résolution des satellites d'observation reste médiocre.
Elle n'est pas descendue en dessous de la limite du mètre.
Mais la Chine cherche à conclure des accords avec d'autres
pays. Sa participation au programme européen Galiléo
devrait lui servir à cet égard. Les Chinois se doteront
peut-être plus tard d'un GPS en propre, à côté
de l'américain et du Glonass russe qu'ils utilisent actuellement.
Tout ceci inquiète les experts américains. Ils craignent
que la Global Space Dominance que les Etats-Unis se sont fixée
soit progressivement battue en brèche. Si par exemple Pékin
développait des armes lasers à terre ou embarquées
capables de neutraliser leurs satellites, cela représenterait
une menace considérée comme inacceptable. L'Europe
qui ne se soucie pas de souveraineté spatiale n'a Dieu merci
pas ces soucis.
VIBOT
(European Masters in VIsion & RoBOTics) CJ
05/10/05
Un
nouveau master en vision par ordinateur et robotique va s'ouvrir
en septembre 2006. Sélectionné dans le cadre du programme
Erasmus Mundus, VIBOT
(European Masters in VIsion & RoBOTics) proposera aux étudiants
du monde entier (24 étudiants extra-européens et 16
étudiants européens au maximum), ayant un niveau équivalent
à la licence, une formation sur deux ans très originale
dans son organisation et couvrant de manière exhaustive les
techniques de traitement de l'image, de vision par ordinateur et
leurs applications en robotique mobile et en imagerie médicale.
Après une semaine d'intégration passée sur
le site universitaire du Creusot (Université de Bourgogne),
les étudiants partiront effectuer leur premier semestre de
cours à l'Université d'Heriot-Watt à Edimbourg
; le deuxième semestre aura lieu à l'Université
de Gérone en Espagne ; et le troisième sur le site
universitaire creusotin. Pour le 4e semestre, les étudiants
auront le choix d'effectuer leur stage dans un des trois laboratoires
du consortium (Le2i au Creusot, VICOROB à Gérone et
VISP à Heriot-Watt), en entreprise, ou dans l'un de nos laboratoires
partenaires (en Europe ou ailleurs).
Au
final, les étudiants pourront obtenir les 3 masters locaux
(des universités d'Heriot-Watt, de Gérone et de Bourgogne)
et un supplément de diplôme «VIBOT».
Les
Masters Erasmus Mundus entendent concurrencer les grands diplômes
anglo-saxons. Leur ambition est d'attirer en Europe les étudiants
extra-européens (Asie, Afrique, Amérique du Sud) en
offrant une formation d'excellence. A cet effet, une bourse d'étude
(1500€/mois) est proposée à chaque étudiant
extra-européen sélectionné ; bien sûr,
ces masters sont également ouverts aux étudiants européens.
Le
site, en cours de construction, est disponible à cette adresse
: http://www.vibot.org.
La sélection des étudiants extra-européens
sera effectuée, sur dossier, jusqu'au 15 janvier 2006. La
sélection des étudiants européens suivra.
Contacts
:
Pr Bernard Lamalle
Le2i – University of Burgundy
12 rue de la fonderie
71200 Le Creusot France
Tel : +33 385 73 1077 Fax : +33 385 73 1097
Email : b.lamalle@iutlecreusot.u-bourgogne.fr
David Fofi
Maître de Conférences / Associate Professor
Le2i UMR CNRS 5158 – IUT Le Creusot
12, rue de la Fonderie
71200 Le Creusot (France)
Tél. : +33 (0)3 85 73 11 26 Fax : +33 (0)3 85 73 10 97 http://www.le2i.com
http://www.davidfofi.tk
La
numérisation industrielle des livres-papier
JPB 03/10/05
Une
machine à numériser - la Kirtas' APT BookScan 1200
- présentée récemment par la firme américaine
Kirtas Technologies résoudrait semble-t-il toutes les difficultés
rencontrées par la numérisation et la reconnaissance
de caractères des ouvrages notamment anciens ou hors format.
Nous ne décrirons pas ici les dispositifs mis en oeuvre,
qui paraissent très ingénieux. Les lecteurs intéressés
pourront se renseigner sur le site.
En revanche, on en saurait trop insister sur les conséquences
qu'auront inévitablement à long terme de telles machines,
si leur emploi comme il est souhaitable se généralisait.
Elles seraient le complément indispensable des projets de
bibliothèques universelles lancées par Google ou la
future bibliothèque numérique européenne. Une
question se pose :lL'humanité devra-t-elle payer indéfiniment
à l'inventeur le droit d'utilisation de son invention, en
dépendant entièrement de lui dans un domaine pourtant
vital pour la constitution de la future culture numérisée
mondiale? Verra-t-on au contraire de telles machines, exploitant
des brevets voisins ou différents, se généraliser,
comme les automobiles et les aéroplanes l'avaient fait en
leur temps? Pour la moment, on ne voit pas quel concurrent européen
pourrait s'intéresser au domaine. Rappelons que Kirtas bénéficiait
d'un savoir-faire précieux acquis au Palo Alto Research Center
de Xerox.
Pour
en savoir plus
Voir http://www.kirtas-tech.com/
où
la machine est présentée en mouvement, d'une façon
très convaincante.
PS
en provenance des documentalistes de l'Education Nationale
"La Commission
dévoile ses plans pour créer des bibliothèques
numériques européennes
La Commission a dévoilé
aujourd'hui sa stratégie pour rendre le patrimoine écrit
et audiovisuel de l'Europe accessible sur l'internet. La numérisation
du patrimoine historique et culturel européen permettra
à chacun d'y accéder dans le cadre de ses études,
de son travail ou de ses loisirs, et donnera aux novateurs, aux
artistes et aux entrepreneurs la matière première
dont ils ont besoin. La Commission propose que les États
membres travaillent de concert pour numériser et conserver
ce patrimoine et pour le rendre accessible à chacun. Elle
présente une première série d'actions au
niveau européen et lance une consultation en ligne pour
recueillir des commentaires sur une série de questions
(délai de réponse : 20 janvier 2006). Les réponses
seront prises en compte dans la formulation d'une proposition
de recommandation relative à la numérisation et
la conservation numérique, qui devrait être présentée
dans le courant du mois de juin 2006. http://europa.eu.int/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/05/
1202&format=HTML&aged=0&language=fr&guiLanguage=en