Un
blog sur la Singularité
JPB
21/12/05 
Signalons
aussi un blog récent qui présente différents
événements ou projets intéressant l'avènement
de la Singularité. C'est Accelerating Future, http://www.acceleratingfuture.com/michael/blog/
dont l'auteur est Michael Anissimov, membre actif du Singularity
Institute http://www.singinst.org/,
sur la liste de diffusion duquel (The Singularity Review) notre
revue est inscrite. Ici est exploité avec beaucoup de compétence
et d'imagination les idées de Ray Kurzweil sur la Singularité,
dont nous vous avons beaucoup parlé. Nous vous recommandons
de lire ou de parcourir leurs productions.
Un
site pour expliquer la "systémique"
JPB
21/12/05 
On sait que la systémique, ou science des systèmes,
est généralement considérée comme
obscure sinon peu scientifique. Le concept de système lui-même
est susceptible de multiples emplois. Ce n'est pas une raison
pour refuser d'y réfléchir. Le site Teri
VAU http://www.terivau.org
en propose une approche qui se veut à la fois ludique et
savante. Il est en cours de construction, mais mérite la
visite. C'est l'oeuvre d'une jeune ingénieure-système
de 24 ans, Catherine Garaudel. Certes, certains regretteront l'abus
d'images animées inutiles et l'appel à de trop nombreux
documents en .pdf. Mais ce travail parvient à montrer que
la pensée systémique est bien préférable,
au moins dans la vie pratique, à ce que l'on appelle la
pensée linéaire. Exemple simple trouvé sur
le site: "Trois oiseaux sont sur une branche. Un chasseur
pointe son fusil, tire et tue l’un des oiseaux. Question
: combien d’oiseaux reste–il sur la branche ? Réponse:
aucun, les deux survivants se sont envolés.".
Le problème de fond demeure. Que peut être le statut
épistémologique du concept de système? Les
systèmes sont-ils des réalités du monde,
extérieures à l'homme ou ne s'agit-il que de créations
de l'esprit humain, analogues aux images que construit notre cerveau
en recevant les photons recueillis par nos yeux?
Des
écrans spatiaux en forme de toiles d'araignées
JPB 20/12/05 
L'Agence
spatiale japonaise (Japanese Aerospace Exploration Agency) projette
de lancer le 18 janvier 2006 un satellite nommé Furoshiki
(le nom d'un châle utilisé par les beautés
locales) qui inaugurera une série d'essais destinés
à tester la possibilité de construire en orbite
des écrans spatiaux de très grandes dimensions
destinés à capter les rayons du soleil. Les premiers
panneaux, légers et ressemblant à des toiles d'araignées,
seront tissés par deux robots arpenteurs (crawlers) nommés
RobySpace Junior 1 and 2. Ceux-ci opéreront entre trois
points, le satellite principal et deux satellites annexes. disposés
en triangle et convenablement écartés.
Les robots
arpenteurs ont été conçus par le Professeur
Kopacek de l'Université de Technologie de Vienne avec
le soutien de l'Advanced Concepts Team de l'ESA.
L'objectif
à terme, après divers essais sur lesquels nous
ne nous étendons pas ici, devrait être de déployer
dans l'espace de très vastes structures ultra-légères,
capables de recueillir et concentrer vers la Terre l'énergie
solaire. Ils pourront aussi servir d'antennes pour des observatoires
en orbite. On sait que dans le domaine des structures spatiales
légères de grandes dimensions, les projets d'applications
ne manquent pas. Pour obtenir 1 milliard de Watts d'énergie
solaire, il faudrait déployer un panneau d'environ 1
km2.
Pour
en savoir plus
Article
de l'ESA
http://www.esa.int/gsp/ACT/power/solar_power_satellites_furoshiki.htm
Un
futur programme "Epigénome humain"
JPB
18/12/05 
Après
le programme Génome Humain, va-t-on voir se mettre en place
un programme complémentaire qui s'appellerait "Epigénome
humain". Un certain nombre de généticiens américains,
s'intéressant particulièrement aux causes pouvant
induire l'apparition de tumeurs cancéreuses, considèrent
que les mutations altérant le capital génétique
ne sont pas seules à prendre en considération. Pour
Stephen Baylin, cancérologue à la Johns Hopkins
University de Baltimore, Maryland, les changements "épigénétiques"
sont aussi importants que les mutations de fragments de l'ADN
pour initialiser un processus cancéreux. Ils résultent
d'un processus appelé méthylation au cours duquel
une petite molécule s'attache à l'ADN sans changer
la séquence génétique mais avec la possibilité
de bloquer l'expression d'un gène. On définit en
effet la méthylation comme une modification de l'ADN qui
modifie l'expression des gènes et qui est impliquée
dans la différenciation cellulaire. Elle est étudiée
depuis quelques années, mais l'idée de l'Human Epigenome
Project serait d'en observer systématiquement les effets.
Les
changements épigénétiques peuvent en effet
avoir une influence non seulement sur la production de cancers
mais sur de nombreuses autres maladies, y compris dans le domaine
des désordres neurologiques. Les cellules souches feraient
également appel aux processus épigénétiques
qui leur permettent d'activer ou d'inhiber leurs gènes
lorsqu'elles se spécialisent.
Chaque type
de cellule humaine est dotée d'un "appareillage"
épigénétique. L'identifier permettra de mieux
cibler les médicaments susceptibles d'interventions spécifiques.
Ainsi pourraient être mises en lumière des parties
de ce que l'on appelle le côté obscur (the dark side)
du génome. Plusieurs recherches se sont développées
ces dernières années pour explorer le volet épigénétique
de chromosomes isolées. L' Human Epigenome Project aurait
pour but de rassembler ces recherches et de les coordonner. Encore
faudrait-il que le programme soit budgété. Les US
National Institutes of Health ont décidé de financer
la réalisation d'un Atlas du Cancer (The Cancer Genome
Atlas) qui devrait comporter un volet épigénétique,
mais cela ne sera pas suffisant, disent les promoteurs du programme
Epigénome Humain
Pour
en savoir plus
Sur la méthylation,
voir http://www3.sympatico.ca/diane.demers/methadn/
La DNA Methylation
Society http://www.dnamethsoc.com/
Article News
Nature http://www.nature.com/news/2005/051212/pf/051212-13_pf.htm
L'Europe
spatiale en assistance respiratoire
JPB 15/12/05 )
Réunis
les 5 et 6 décembre à Berlin, les ministres représentant
les 17 pays membres de l'Agence spatiale européenne, dont
le Canada (ESA) sont parvenus à un accord qualifié
par eux d'«historique» sur l'avenir de l'Agence de
2006 à 2010. Cet accord est également considéré
par les observateurs comme un début de prise en compte
par l'ensemble des pays européens de l'importance stratégique
de l'espace.
Nous
ne serons pas pour notre part aussi optimistes
(voir notre
article dans
ce numéro). Beaucoup reste à faire, non seulement
sur le plan budgétaire mais sur le plan des esprits, pour
que les Européens comprennent que sans une politique affirmée
de souveraineté spatiale, ils ne pèseront guère
dans les décennies prochaines face aux Etats-Unis, plus
que jamais décidés à affirmer leur domination
globale. Face également à la Chine et à l'Inde,
nouveaux entrants eux aussi décidés à faire
de l'espace un domaine essentiel de souveraineté.
NB : Notons
que la réunion ne concernait pas les questions du spatial
européen de la défense, pourtant indissociable désormais
de l'espace à finalité civile.
Le
cerveau dans une assiette
JPB/CJ
13/12/05 
Brain-in-a-dish,
le cerveau dans une assiette... Ainsi a été nommé
le "cerveau" mixte réalisé par Thomas
DeMarse, 39 ans, professeur assistant au département d'ingénierie
biomédicale à l'Université de Floride et
directeur du laboratoire de robotique et de computation neurales
(Neural Robotics and Neural Computation Laboratory). Un
grand nombre d'articles ont été écrits ces
jours-ci sur cet exploit, car le scientifique, avec un sens aigu
de la communication, a réussi à faire piloter un
simulateur de vol d'un avion de chasse (F-22 ) par ledit cerveau.
Le disposittf comprend quelque 25.000 neurones vivants prélevés
dans un cerveau de rat et cultivés dans une boîte
de Pétri, laquelle contient aussi une grille de 60 microélectrodes
reliées à un micro-ordinateur. Les neurones placés
en désordre dans la boîte ont rapidement appris à
se reconnaître eux-mêmes et à s'interconnecter,
formant un réseau neuronal vivant, ceci jusqu'à
devenir une unité logique de calcul. Les électrodes
permettent d'adresser des informations venant de l'extérieur
à ce système de neurones formels et de recevoir
les informations provenant de son activité, le tout en
relation avec les programmes de l'ordinateur.
Lorsque
le simulateur de vol(1) a
été connecté via ce dispositif au réseau
de neurones, il a envoyé des informations sur les conditions
de vol de l'avion, lesquelles, soumises à un humain dans
les conditions d'emploi normales du simulateur, appellent de sa
part des mesures de correction en cas de modifications anormales
des paramètres du vol horizontal. Or, selon Thomas DeMarse,
le cerveau de rat a progressivement appris à contrôler
le vol comme l'aurait fait un humain, en analysant les données
reçues et en corrigeant les ordres de vol dans un processus
en feed-back constamment amélioré.
Pour
les scientifiques, le contrôle de l'avion n'est évidemment
pas assuré par un seul neurone, mais par l'ensemble. Il
s'agit d'une "propriété émergente"
de milliers de neurones connectés à un "corps"
extérieur composé de l'ordinateur et du simulateur.
On peut penser que les milliards de neurones du cerveau d'un animal
vivant ont pu au cours de l'évolution de chaque espèce
faire émerger les capacités de calcul permettant
à cette espèce de contrôler son comportement
dans son environnement. Des câblages ont été
sélectionnés et transmis par l'hérédité.
D'autres complètent les précédents au cours
de l'apprentissage du jeune.
Ajoutons
ici qu'il s'agit dans cette expérience de reconstituer
des contrôles moteurs simples réalisés par
un tissu nerveux lui-même extrêmement simplifié.
Tout laisse à penser que sur un tel modèle, les
"représentations" qui dans les organisations
corticales à plusieurs étages sont générées,
"émergent" elles-aussi, en accompagnement de
l'activité des neurones sensori-moteurs n'ont pas pu se
former dans le cerveau de rat étudié. Mais est-ce
bien certain? Certains "neurones-miroirs" ne seraient-ils
pas apparu, observant l'activité des autres? Il faudra
certainement, dans des expériences futures, étudier
de telles possibilités, avec la formation de structures
hiérarchiques.
On
voit en tous cas l'intérêt de ces expérimentations,
qui ne demandent pas des moyens budgétaires énormes.
Le laboratoire de Thomas DeMarse a reçu un contrat de 500.000
dollars de la NSF, ce qui serait à la portée du
CNRS, si l'on s'intéressait en France à de telles
questions fondamentales. On devine les multiples suites possibles
qui vont être données à l'expérience
relatée.
(1)
L'avion virtuel est équipé d'une caméra à
bord qui fournit des informations visuelles par l'intermédiaire
de stimulation dans le réseau neurologique, alimentant
dans celui-ci des informations sur l'horizon créé
par le simulateur. Les neurones analysent et traitent les données,
envoyant alors des signaux aux gouvernes de l'avion. Le défi
est ici de déterminer un algorithme qui traduisent constamment
ces signaux de manière à assurer un vol stable.
Pour en savoir plus
Page de Thomas DeMarse : http://www.bme.ufl.edu/newsroom/spotlights/detail_spotlight.php?SPOT_id=1
Article
de Virtual Medical Worlds http://www.hoise.com/vmw/04/articles/vmw/LV-VM-11-04-29.html
Exploration
spatiale télérobotique
JPB 11/12/05 
On
connaît mal en France le Centennial Challenge, concours
organisé par la Nasa depuis le début de la décennie,
destiné à encourager les recherches non conformistes
sur de nombreux thèmes intéressant l'exploration
spatiale sous ses diverses formes. Ce concours est doté
de prix atteignant chaque année plusieurs dizaines de millions
et est ouvert à tous, notamment aux petites entreprises
et laboratoires innovants. On ne peut que regretter l'absence
d'une telle formule en Europe, sous la responsabilité de
l'Agence spatiale européenne. On imagine l'effet d'entraînement
qu'elle pourrait avoir sur un certain nombre de chercheurs prêts
à créer des start-up afin d'exploiter des idées
en rupture avec le consensus académique ambiant, et qui
ne trouvent pas, outre une écoute sympathique, les quelques
centaines de milliers d'euros leur permettant de commencer à
décoller.
Aujourd'hui,
la Nasa offre deux prix de 250.000 dollars pour encourager l'utilisation
des robots dans l'exploration planétaire et la construction
automatique. Selon la revue NewScientistSpace, le premier, intitulé
Telerobotic Construction Challenge, cherche à promouvoir
des robots semi-autonomes pouvant construire des structures compliquées
avec un minimum d'assistance humaine. Ceci signifie que les robots
devront pouvoir rassembler des pièces mécaniques
dispersées sur une aire de démonstration en utilisant
leurs seuls capteurs sensoriels. Ils seront cependant pilotés
par des opérateurs humains distants, mais ceux-ci ne verront
les objets qu'à travers les capteurs du robot. De plus
les ordres qu'ils enverront subiront un retard de transmission
analogue à celui imposé par la communication avec
un astre distant. Les spécialistes de la Nasa estiment
que si de tels robots peuvent assembler efficacement des structures
complexes, la construction des futures stations lunaires en sera
considérablement facilitée.
Le
second concours vise à obtenir un engin aérien sans
équipage (drone) capable d'explorer des terrains inconnus
en ne se guidant que sur des repères visuels. L'engin devra
aussi pouvoir mettre en oeuvre un dispositif capable de prélever
des échantillons du sol. Ce second type de robot est destiné
à opérer sur des astres disposant d'une atmosphère,
telle que celle dont est doté Titan, un satellite de Saturne.
Les
travaux devraient commencer en 2007 et durer environ deux ans.
La première sera administrée par la Spaceward Foundation
de Mountain View (Californie), la seconde par le California Space
Education and Workforce Institute de Santa Monica.
Ceci
montre que tant la Nasa pour l'exploration spatiale que la Darpa
concernant les systèmes militaires, comptent de plus en
plus sur les possibilités des robots pour accomplir des
tâches que des hommes seront longtemps incapables de faire,
même en tenant compte de l'évolution technologique.
On ne peut que regretter par comparaison l'état de jachère
où est laissée la robotique, en France mais aussi
(dans une moindre mesure) en Europe.
Notons
cependant que les défis n'aboutissent pas toujours, du
moins immédiatement. C'est ce qui est arrivé à
un prototype destiné à tester le principe de l'ascenseur
spatial, qui n'a pas vraiment réussi à décoller.
Mais les promoteurs ne comptent pas abandonner.
Pour
en savoir plus
Le Centennial
Challenge http://exploration.nasa.gov/centennialchallenge/cc_index.html
Sur l'ascenseur
spatial, voir l'article de NewScientistSpace http://www.newscientistspace.com/article/dn8203
Nouvelles
avancée dans le domaine de l'information quantique
CJ 07/12/05 
Les
chercheurs canadiens de l'Institut de Calcul Quantique (ICQ) de
l'Université de Waterloo viennent de réaliser des
avancées majeures en matière d'informations quantiques
qui pourraient bientôt révolutionner le monde de
l'informatique : c'est ce que montre l'étude dirigée
par Raymond Laflamme, directeur de l'ICQ, publiée récemment
dans la revue Nature(1)..
Si Raymond Laflamme a déjà prouvé qu'il est
possible d'élaborer des ordinateurs quantiques, il est
maintenant essentiel de mieux connaître les sources de bruit
dans les dispositifs quantiques et de trouver la meilleure façon
de contrôler les erreurs. En utilisant la résonance
magnétique nucléaire, l'équipe de scientifiques
a ainsi cherché à expliquer comment le calcul quantique
utilise les lois qui gouvernent les atomes et les molécules,
résultats qui permettraient de rendre le traitement de
l'information quantique encore plus performant que nos ordinateurs
actuels.
Les chercheurs ont ainsi découvert qu'un élément
clé de cette étude était d'initialiser des
porteurs d'information quantique (qubits) tout en maîtrisant
leur température. Pour cela, ils ont appliqué une
nouvelle technique de refroidissement algorithmique, appelée
"Heat-Bath Algorithmic Cooling", qui permet de générer
des spins hautement polarisés et pourrait donc améliorer
la force du signal en spectroscopie de la résonance magnétique
nucléaire. La méthode combine des transformations
réversibles et irréversibles avec l'environnement,
en utilisant des techniques simples de calculs quantiques pour
améliorer de façon considérable la polarisation
des spins, bien au-delà des résultats précédemment
obtenus avec la théorie de l'information de Shannon.
Pour en
savoir plus :
Nature 438
du 24 novembre 2005, pages 470 à 473 : Experimental
implementation of heat-bath algorithmic cooling using solid-state
nuclear magnetic resonance, par J Baugh, O. Moussa, C. A.
Ryan,
A. Naya et R. Laflamme [lire
l'abstract
Institute for
quantum computing : http://www.iqc.ca
Page web de
Raymond Laflamme : http://www.iqc.ca/people/rlaflamme/
Voir aussi notre article du 29 janvier 2005 :
Pour
un grand programme européen, l'ordinateur quantique
Une
forme de dialecte chez les singes, en fonction de l'habitat...
CJ 07/12/05 
Les
singes d'une même espèce développeraient
une forme de communication différente selon leur environnement
: voici la conclusion d'une étude menée par l'équipe
du professeur Nobuo Masataka (Primat Research Institute, Université
de Kyoto) qui vient de paraître dans la revue Ethology(1).
Les travaux rapportent que l'équipe de scientifiques
a étudié pendant 10 ans deux populations distinctes
de macaques japonais (Macaca fuscata yakui) : le premier groupe
comprenant 23 femelles habitant l'ile de Yakushima, et le second
composé 30 femelles de la même espèce -
car descendant directement des femelles du premier groupe -
et transférés en 1956 de l'île de Yakushima
jusqu'au Mont Ohira (préfecture d'Aïchi).
Les chercheurs ont constaté que les macaques du Mont
Ohira avaient changé la fréquence de leurs appels
de reconnaissance, suggérant une adaptation de leur système
de communication à leur habitat. En effet, la densité
de la forêt de l'île de Yakushima est telle qu'elle
impose aux macaques des cris de fréquence plus élevée
pour se faire entendre (de l'ordre de 780 Hz). Pour leur part,
les bois du Mt Ohira, plus clairsemés, permettent la
propagation de fréquences plus graves (environ 670 Hz).
Alors qu'on n'observe au départ aucune différence
de fréquence entre les jeunes macaques des deux groupes,
le contraste apparaît vers l'âge de 10 mois, ce
qui correspond à la fin de l'apprentissage du langage
chez cette espèce(2).
Ainsi, pour Nobuo Masataka, l'étude suggère donc
que cette différence ne serait pas causée par
les gènes, "chaque groupe a adopté son
propre "accent", dépendant de l'environnement
où il vit, ajoutant que ces résultats peuvent
apporter une meilleures compréhension des origines du
langage chez l'homme.
(1)
Revue scientifique allemande - Edition du 5 décembre
2005
(2) Age de 3 ans chez les
humains.
Giove
A, premier satellite Galiléo, sur le départ
JPB 01/12/05 
L'Esa
annonce le départ du satellite GIOVE A, premier de la série
des Galiléo, non pour l'espace mais pour son site de lancement
à Baïkonour. Le satellite, à partir du Centre
de conditionnement de l'Esa en Hollande (Estec, European Space
Research and Technology Centre) qu'il a quitté par la route
puis par avion le 29 septembre, sera placé sur un lanceur
Soyouz Fregat russe. Le lancement définitif est prévu
pour fin décembre.
Ce
satellite et son double Giove B, en cours de conditionnement,
constituent les éléments d'un dispositif de validation
en orbite (Galileo In-Orbit Validation ou IOV) qui a pour objectif
de vérifier l'ensemble des dispositifs techniques, de démontrer
la faisabilité de l'émission des coordonnées
spatiales et temporelles permettant la précision de localisation
recherchée (moins de 50 cm d'indétermination) et
de sécuriser les gammes de fréquences utilisées.
Giove A a été développé par l'entreprise
Surrey Satellite Technology Ltd (UK). Galileo Industries (GaIn)
développe de son côté le satellite Giove.B.
GaIn est un consortium européen comprenant Alcatel Alenia
Space (F/I), Astrium (D/UK) et Galileo Sistemas y Servicios (E).
Il sera lancé en 2006 après passage par l'ESTEC.
La
phase suivante de Galileo IOV consistera à déployer
2 autres satellites, l'ensemble précédant les 30
satellites représentant le système Galiléo
complet. On appréciera l'effort de coopération entre
nombreux industriels et personnels européens que représente
l'ingénierie et le management d'un tel système.
Il était temps que les premières opérations
en vol se précisent, grâce à la pression mise
sur les Etats bailleurs de fonds par l'Esa. Certains observateurs
commençaient à douter de l'avenir du système
européen.