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17/04/06 L'évolution darwinienne démontrée au niveau moléculaire
15/04/06 Le Rapport sur l'effet de serre de l'Assemblée Nationale
12/04/06 Mise en orbite réussie pour Vénus express

Avril 2006

L'évolution darwinienne démontrée au niveau moléculaire
CJ 17/04/06

Arbre phylogénique (simplifié)  des récepteurs de l'hormone stéroide
Une équipe américaine menée par Joseph W. Thorton du Centre d'Ecologie et de biologie évolutionnaire (université d'Orégon) vient pour la première fois de montrer, étape par étape, le processus par lequel la nature créé une nouvelle pièce de mécanique moléculaire en modifiant des éléments existant. Ces travaux publiés dans la revue Science(1) confirment la théorie de l'évolution de Darwin, et viennent contredire ses adversaires, défenseur du "Dessein Intelligent" (Intelligent Design).
Ces derniers soutiennent en effet que les systèmes moléculaires sont trop complexes pour s'expliquer par une évolution progressive résultant uniquement du processus de sélection naturelle. Or, explique Joseph Thorton, "de nouvelles techniques nous permettent de voir comment d'anciens gènes, aujourd'hui disparus, ont évolués il y a des centaines de millions d'années". Les travaux publiés le 7 avril montrent que la Joseph Thortoncomplexité moléculaire évolue par transformation, par le biais d'un processus d'exploitation moléculaire, permettant à de vieux gènes, forcés par la sélection à des fonctions entièrement différentes, d'être recyclés pour de nouvelles fonctions. "Ainsi, notre recherche fait la démonstration de l'erreur fondamentale de l'argumentation de ceux remettant en question la théorie de Darwin", indique le chercheur.

Dans leur étude, les biologistes ont reconstitué l'évolution du gène récepteur de l'hormone aldostérone (régulateur des reins) ayant existé 450 millions d'années plus tôt, avant que le premier animal pourvu d'un squelette n'apparaise sur Terre. Les expériences ont montré que ce récepteur avait la capacité d'être activé par l'aldostérone bien avant que cette hormone existe et que ce récepteur a également répondu à une hormone beaucoup plus ancienne que l'aldostérone mais de structure similaire.
Le récepteur était donc "pré-adaptable" pour devenir apte à une nouvelle relation fonctionnelle avec l'aldostérone une fois que celle-ci est apparue.

(1) Science, vol. 312 n° 5770 du 7 avril 2006 : "Evolution of Hormone Receptor Complexity by Molecular Exploitation", par Jamie T. Bridgham, Sean M. Caroll et Joseph W. Thorton, pages 97 à 101

Pour en savoir plus
Page de Joe Thorton : http://www.uoregon.edu/%7Ejoet


Le Rapport sur l'effet de serre de l'Assemblée Nationale
JPB 15/04/06

L'Assemblée Nationale française est tout à fait dans son rôle en attirant l'attention des citoyens et des pouvoirs publics sur l'effet de serre, ses conséquences désastreuses et les moyens d'en limiter la croissance.
Une Mission d'information présidée par le député Jean-Yves Le Déaut et dont la rapporteure est la députée Nathalie Kosciusko-Morizet, a rassemblé les conclusions d'un nombre considérable d'experts.
Ce rapport, qui se présente sous la forme d'un document volumineux, abondamment illustré et néanmoins très manipulable, est disponible sur le site de l'Assemblée. Les administrations et les entreprises qui nient encore le phénomène ou l'ignorent sciemment ne peuvent plus prétendre ne pas être informées.
On aimerait entendre le Parlement débattre de cette question et des mesures à prendre, plutôt que s'éterniser dans des discussions d'arrière garde sur le modèle social français. La plupart des actions proposées seraient d'ailleurs créatrices d'emploi et participeraient à la défense de ce modèle social. Ne nous faisons pas d'illusions, malheureusement. On ne parlera sans doute pas de ce rapport remarquable, ni à gauche ni à droite. Il faut le lire néanmoins, ne fut-ce que pour améliorer l'évaluation de fréquentation qu'en donne notre moteur de recherche (page rank) qui le situe à 0/10.

Pour en savoir plus
Lire le rapport: http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3021-tI.asp


Mise en orbite réussie pour Vénus express
JPB 12/04/06

La satisfaction régnait le 12 avril au centre de contrôle de l'Agence Spatiale Européenne à Darmstadt. La sonde européenne venait de signaler sa mise en orbite réussie autour de Vénus, après un court suspense de 2 minutes nécessité par le temps d'acquisition du faible signal qu'elle envoyait après être sortie de l'ombre de la planète, à 125 millions de kilomètres de distance et après 5 mois de voyage. Ce premier rendez-vous réussi entre une mission spatiale européenne et la planète Vénus s'ajoute à une série de succès pour l'ESA: les mises en orbite des sondes Mars Express et Smart- 1 autour de Mars et de la Lune, ainsi que le posé de la sonde Huygens sur Titan, le plus grand satellite de Saturne.

Après un peu moins de cinq mois de voyage depuis la Terre, Vénus Express est arrivé auprès de sa cible avec une vitesse de 29 000 km/h. Son moteur principal a alors dû être mis à feu pendant 50 minutes pour ralentir l'engin de quelque 4 000 km/h et se laisser capturer par l'attraction de la planète (vue d'artiste ci-contre). Vénus Express est désormais en orbite autour de sa cible et, après quelques vérifications, les instruments scientifiques vont pouvoir commencer leurs premières observations. Seul le spectromètre PFS, l'un des sept instruments embarqués, est en panne. Mais ses concepteurs n'ont pas abandonné tout espoir, et vont désormais disposer de tout le temps nécessaire pour trouver une solution.

La première phase d'étude de la mission est de deux jours vénusiens, ou 486 jours terrestres. Toutes les 24 heures, la sonde survolera les pôles Sud et Nord de la planète, au cours d'une orbite assez elliptique qui permettra d'alterner les phases d'observations proches et donc plus précises avec des phases plus éloignées permettant d'étudier de plus grands ensembles. La sonde Vénus Express, un engin de 1 270 kg, a pu être réalisée en un temps record par EADS Astrium – moins de quatre ans entre le concept et le lancement – et un coût réduit de 220 millions d'euros en reprenant de très nombreux éléments des missions précédentes Mars Express et Rosetta. Vu de l'extérieur, le satellite ressemble à Mars Express, avec des panneaux solaires plus courts, car l'ensoleillement est bien plus favorable autour de Vénus.

Contrairement à la majorité des missions spatiales qui regardent les surfaces planétaires, Vénus Express va principalement scruter l'atmosphère opaque qui dissimule la planète. Depuis la mission américaine Magellan, qui a terminé ses observations par radar de la surface vénusienne en 1994, aucun engin dédié n'avait plus jamais été envoyé vers l'étoile du Berger. La Nasa a depuis concentré la plupart de ses efforts vers Mars, une planète bien plus facile à explorer avec des robots mobiles.

Pour en savoir plus
Portail de l'ESA : http://www.esa.int/esaCP/SEM2GQNFGLE_index_0.html

 

 


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