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11/08/06 Regard critique sur la théorie des cordes... et sur la physique
11/08/06 L'Europe laissera-t-elle la Lune aux Américains ?
10/08/06 The Millennium Project of the American Council for the United Nations University
01/08/06 Une nouvelle science : l'expologie

Septembre 2006

Regard critique sur la théorie des cordes ...et sur la physique
Jean-Paul Baquiast - 10/09/06

Trouble with physicsDans un livre récent, le (grand) physicien Lee Smolin, co-fondateur du Perimeter Institute of Theoretical Physics, porte ce que l'on pourrait appeler une estocade presque finale à la Théorie des Cordes (String Theory) jusqu'ici présentée comme l'incontournable dernière mode s'imposant aux physiciens théoriques. Dans ce livre (The Trouble With Physics: The Rise of String Theory, the Fall of a Science, and What Comes Next) il considère qu'il s'agit d'une voie sans issues. Ce n'est même pas pour lui une théorie mais une conjecture. Ses promoteurs n'ont jamais été capable d'apporter la moindre preuve expérimentale à leurs idées bizarres. L'avenir n'est pas plus prometteur pour eux à cet égard. Au contraire, de nombreux phénomènes découverts actuellement, comme l'énergie répulsive dite noire, ne sont pas explicable par la théorie.

Smolin, qui a proposé une alternative dite de la gravitation quantique en lacets encourage ses jeunes collègues à se détacher des effets de mode, concernant ce qui serait "élégant" ou beau en physique, pour s'orienter dans des directions qu'il détaille où des hypothèses pourraient être rapidement soumises à l'expérience.

Nous proposerons prochainement sur le site une revue plus détaillée de ce livre prometteur.


L'Europe laissera-t-elle la Lune aux Américains?
Jean-Paul Baquiast - 07/09/06

La Lune? Quelle priorité? C'est ce que demanderont les gens à courte vue, relayés par les responsables politiques affligés du même mal. Rappelons cependant ce qu'il en est.

Voici plus d’un an, le président G.W.Bush avait donné à la NASA la consigne de préparer le grand retour américain sur la Lune, retour lui-même considéré comme une étape indispensable dans la perspective de vols humains vers Mars. Ce retour, Back to the Moon, est prévu en principe pour 2020, avec l’alunissage de 4 hommes. La NASA est donc en train d’aborder les premières phases du programme, désormais nommé Constellation. Pour cela, elle vient de désigner la société Lockheed Martin pour la conception puis la construction de la capsule qui transportera les astronautes. Le contrat est actuellement limité à 8 milliards de dollars sur treize ans. Mais chacun sait que le montant sera dépassé.

L’objectif du contrat vise à élaborer deux pièces majeures du dispositif destiné à la Lune. La première consiste en un module ou plus exactement un véhicule d'exploration déjà baptisé Orion. Il comportera un cône habitable - la capsule – surmontant un cylindre qui contiendra vivres et matériel. Orion emportera dans un premier temps six astronautes vers la Station Spatiale Internationale, ISS, à partir de 2014. L’ISS, convenablement rajeunie et complétée d’ici là par plusieurs vols de navettes, constituera une des bases arrière de l’expédition. Selon le schéma retenu pour Apollo, Orion restera en orbite autour de la Lune, tandis que les hommes utiliseront un atterrisseur. Puis il ramènera l'équipage sur Terre dans la capsule qui, seule, rentrera dans l'atmosphère.

Le deuxième élément du dispositif consistera en un ensemble de puissants lanceurs, baptisés Ares. Les fusées Ares-1 réutiliseront des dérivés des actuels boosters à poudre de la navette spatiale. Elles mettront Orion en orbite terrestre ou lunaire. Les fusées Ares-V emporteront des charges de 130 tonnes en orbite basse. Ils utiliseront un ensemble de moteurs dont beaucoup d'éléments seront repris de la navette, mais qui comporteront des systèmes en cours de développement. La charge sera constituée par le matériel nécessaire aux différents stades de l’exploration.

Ce programme sera complété par l’envoi, dans des délais plus rapprochés, de différentes sondes et satellites robotisés permettant de préciser les sites d’alunissage et divers autres paramètres. D’autres nations feront de même en ce qui les concerne car la Lune est considérée désormais par beaucoup de puissances spatiales comme un enjeu stratégique.

On peut penser que la Chine, dont les ambitions de débarquement humain sont clairement affichées, observera avec attention la démarche américaine et s’efforcera de suivre ses traces. Elle n’a aujourd’hui ni le vaisseau spatial ni les lanceurs assez puissants pour rivaliser avec les Etats-Unis, mais on peut penser que, sans regarder aux coûts, elle rattrapera son retard dans la décennie. La Russie n’a pas non plus l’intention de rester en dehors de la course.

Seule l’Europe semble se désintéresser de l’objectif d’un débarquement humain sur la Lune – comme si le succès de petites missions comme celle qui vient de se terminer avec Smart-1 suffisait à ses ambitions. Elle n’a d’ailleurs pour le moment aucun des véhicules qui lui seraient nécessaires pour entrer dans la compétition. Or ceux-ci ne s’improvisent pas. Ils demandent plusieurs années de développement. On ne peut pas non plus les trouver sur le marché, en les achetant sur étagère à des concurrents. Ceci veut dire que si l’Europe ne prend pas dans les mois qui viennent la décision de préparer des missions lunaires européennes, nos concitoyens verront tout ces grands programmes se dérouler sans eux. Il leur restera la possibilité d’admirer à la télévision les exploits des autres.

Pour en savoir plus
Programme Orion :
http://www.nasa.gov/mission_pages/constellation/orion/index.html
Programme Ares : http://www.nasa.gov/mission_pages/constellation/ares/index.html


The Millennium Project of the American Council for the United Nations University
Jean-Paul Baquiast 06/09/06

L'American Council for the United Nations University ACUNU est une ONG américaine qui a pour but de faire le lien entre les citoyens américains et un des principaux centres de recherche des Nations-Unies, l'UNU (United Nations University). Cette dernière a pour objet de rassembler les ressources intellectuelles de toutes les parties du monde afin de traiter des problèmes globaux.

L'ACUNU anime The Millennium Project of the American Council for the United Nations University, un Think Tank rassemblant un grand nombre de chercheurs et prévisionnistes travaillant pour de nombreux organismes publics et privés dans le monde. Pratiquement chaque année depuis 1997, le Millenium Project produit un volumineux rapport intitulé ambitieusement State of the Future qui rassemble des prévisions sur le siècle dans un grand nombre de domaines stratégiques. Des centaines de participants travaillant en réseau collaborent à ce travail.

Il faut évidemment prendre ces prévisions avec prudence. D'abord, elles peuvent se tromper. Mais surtout, on peut craindre qu'elles expriment d'une certaine façon la pensée unique de l'idéologie économique et politique américaine, à laquelle le cadre de référence de l'ONU offre une tribune de diffusion considérable. Le lecteur n'est pas en mesure de toutes façons de discuter les centaines d'assertions et milliers de documents factuaux rassemblés. Nous pensons néanmoins que la lecture d'un tel rapport est indispensable à tous, au moins en se limitant à l'executive summary dont nous présentons ci-dessous les premiers paragraphes:

" The capabilities of civilization to build a better future are rich but terribly inefficient. Improving
efficiency requires seeing the status of the whole and its parts as objectively as possible. For
example, the avian flu could mutate and kill 25 million people, higher oil prices could plunge some
economies into depressions, increasing natural disasters are causing massive human misery, and millions of people are caught in deadly conflicts around the world. Yet it is a fact that the world is becoming more peaceful, prosperous, and healthy.

The first Human Security Report found that the number of armed conflicts declined by more than 40%
since the early 1990s, that genocides and politicides fell 80% between 1988 and 2001, that international crises declined by more than 70% between 1981 and 2001, that the dollar value of major international arms transfers fell by 33% between 1990 and 2003, and that the number of refugees dropped by some 45% between 1992 and 2003. The IMF estimates that the world economy grew 4.8% in 2005, while the population grew 1.15%, increasing annual per capita income by 3.65%.

The UN Millennium Development Goals continue to help focus international cooperation and
increase sensitivity to global long-term perspectives in policymaking. Although criticized by some as too ambitious, these goals are increasingly becoming the benchmarks for global progress and measures for international efficiency. Over half of the world's $62-trillion economy is generated in developing countries. Over a billion people (16% of the world) are connected to the Internet. The digital gap continues to close, helping to democratize the coming knowledge economy with tele-nearly-everything and providing self-organizing mechanisms for emerging collective computer/human intelligence and management systems. A worldwide race to connect everything not yet connected is just beginning, and great wealth will be generated by completing the links among systems by which civilizations function and flourish."

Lire la suite sur htttp://www.acunu.org/millennium/sof2006-exec-summ.pdf

Pour en savoir plus
United Nations University : http://www.unu.edu/
Millenium project : http://www.acunu.org/millennium/


Une nouvelle science, l’expologie
Jean-Paul Baquiast - 01/09/06

Selon Matti Jantunen, professeur de santé environnementale à l’Institut finlandais KTL, l’expologie est la science de l’évaluation des expositions aux agents toxiques ou réputés tels. C’est une science de l’observation qu’il ne faut pas confondre avec la toxicologie.

Faut-il en faire une science rigoureuse ou n’est-elle encore qu’une série de recettes pour la mesure et l’évaluation. Parions que l’expologie sera vite une science, si elle ne l’est pas encore, compte tenu de la multiplication des risques auxquels les individus (humains et aussi animaux) sont confrontés dans l’environnement naturel et urbain. Il s’agit de mesurer l’intensité, la fréquence et la durée du contact d’un individu ou d’une population avec des agents toxiques. Mais il ne faut pas confondre exposition à un produit toxique et risque de celui-ci. Dioxine et monoxyde de carbone sont également dangereux. Par contre le second tue des milliers de personnes dans le monde par intoxication, ce que ne fait pas la première. Pour évaluer un risque, la variabilité de l’exposition compte autant que la toxicité.

Un des objectifs du projet européen REACH (Registration, evaluation and authorization of chemicals) plusieurs fois évoqué dans notre revue, est de jauger cette variabilité en demandant aux industriels des scénarios d’exposition – ce à quoi ils sont réticents, au prétexte du coût. Il s’agit de décrire l’ensemble des conditions selon lesquelles un produit chimique est fabriqué et utilisé durant son cycle de vie, et comment le fabricant ou l’importateur contrôle les expositions de l’homme et de l’environnement à ce produit.

Les buts et moyens de l’expologie ont été discutés lors de la Conférence Internationale d’épidémiologie et d’exposition environnementales qui s’est tenue les 2/6 septembre 2006 à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.

Pour en savoir plus
INERIS : http://rsein.ineris.fr/bullinfo/expologie.html
ARET : http://www.aret.asso.fr/arbulletinmai00.htm

 

 


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