Plan du site Aide Abonnement Nous Contacter


Actualité
Editorial
Interviews
Démocratie
Visites virtuelles
Art. Imaginaire
Du côté des labos
Le feuilleton
Manifestations
Biblionet
CD Rom
Echanges
Liens Utiles

 

Accueil > Actualité
Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront alors définitions, synonymes et expressions constituées de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi d'accéder à la définition du mot dans une autre langue.
 
21/12/06 Pilotage d'un robot par des ondes cérébrales
16/12/06 Accord entre la Nasa (Ames Research Center) et Google
15/12/06 Voici venue l'époque des frontières High-tech
10/12/06 Une usine de méthanisation à Calais

Dévembre 2006

Pilotage d'un robot par des ondes cérébrales
JPB/CJ 21/12/06

Robot piloté par la penséeDes chercheurs de l'Université de Washington ont récemment montré qu'une personne pouvait commander les mouvements d'un robot humanoïde par l'intermédiaire de sa pensée. L'expérience a été présentée lors d'un récent Brain-Computer Interfacing Meeting à Whistler, B.C. par une équipe placée sous la direction du Dr Rajesh Rao, du Neural Systems Group http://neural.cs.washington.edu/

Le « pilote » commandant le robot était un doctorant porteur d'un casque équipé de 32 électrodes. Celles-ci, simplement posées sur le crâne (et non introduites dans la boite crânienne), recueillent par électroencéphalographie des ondes émises par le cerveau. Le pilote se borne à regarder le robot agir à partir de deux caméras branchées sur l'écran de son ordinateur. L'une est montée sur le robot et l'autre au-dessus de lui. Il « pense » des ordres simples, avancer, reculer, déplacer un objet. Les objets à déplacer sont visualisés par la caméra du robot et l'image reçue est transmise sur l'écran du pilote.

Selon Rajesh Rao (photo ci-dessous): « Objects available to be picked up are seen by the robot's camera and conveyed to the user's computer screen. Each object lights up randomly. When the person looks at the object that he or she wants to pick up and sees it suddenly brighten, the brain registers surprise. The computer detects this characteristic surprised pattern of brain activity and conveys the choice back to the robot, which then proceeds to pick up the selected object. A similar procedure is used to determine the user's choice of a destination once the object has been picked up”.
"One of the important things about this demonstration is that we're using a 'noisy' brain signal to control the robot. The technique for picking up brain signals is non-invasive, but that means we can only obtain brain signals indirectly from sensors on the surface of the head, and not where they are generated deep in the brain. As a result, the user can only generate high-level commands such as indicating which object to pick up or which location to go to, and the robot needs to be autonomous enough to be able to execute such commands."


Rajesh Rao Les suites qui seront données à ces premiers essais seront plus innovantes encore. L'équipe expérimentera des techniques permettant de recueillir des ondes cérébrales provenant de couches corticales profondes. Par ailleurs, elle utilisera un robot adaptatif capable d'apprendre par essais et erreurs. Ce sera la première fois au monde que la conjonction entre ces deux techniques sera expérimentée.

L'objectif de la recherche*, tel qu'il est annoncé, vise les besoins civils : par exemple aider des handicapés à commander les mouvements d'un robot humanoïde accomplissant des tâches domestiques. Mais on devine que d'autres tâches, spatiales ou militaires, avec d'autres types de robots, opérant le cas échéant à grande distance du pilote, seront réalisables.

* Recherche financée par la Packard Foundation, l'Office of Naval Research and la National Science Foundation.


Pour en savoir plus
Article de l'Université de Washington :
http://uwnews.washington.edu/ni/article.asp?articleID=28819


Accord entre la Nasa (Ames Research Center) et Google
JPB 16/12/06

Un communiqué du 15 décembre 2006 nous apprend qu'un accord de R/D entre la Nasa (Ames Research Center) et Google vient d'être signé. L'accord prévoit des coopérations dans le domaine de la gestion des bases de données et du data mining (fouille de données), le calcul massivement réparti, la convergence bio-info-nano et la promotion de l'esprit entrepreneurial dans l'industrie spatiale. L'accord va donc beaucoup plus loin que la simple redistribution par Google des images collectées par la Nasa , comme on l'avait précédemment annoncé.

C'est Vint Cerf, un des inventeurs de l'internet et chargé de recherches au Jet Propulsion laboratory de la Nasa qui a été la cheville ouvrière de cet accord, après avoir été recruté par Google. Au JPL, Vint Cerf développe des technologies de communication pour l'espace profond. L'intérêt de Google pour l'espace ne se limite pas à cela. Le co-fondateur de Google, Larry Page, a recruté plusieurs scientifiques de la Nasa après leur licenciement dû aux restrictions budgétaires imposées à l'agence spatiale l'année dernière.

Ce partenariat, selon Anna Eshoo, membre de la Chambre des représentants pour la Californie, permettra "non seulement d'encourager les futurs programmes d'exploration spatiale, mais aura des impacts positifs considérables sur la vie de toutes les générations futures d'Américains ". On ne saurait être plus clair. En Europe, nous pourrons toujours relire "On a marché sur la Lune" avec les célèbres Tintin et Milou.


Voici venue l'époque des frontières High-tech
JPB/CJ 15/12/06

Mur entre les USA et le Mexique

La volonté des pays riches de se protéger contre les immigrants des pays pauvres ne regarde pas à la dépense. C'est une excellente opportunité pour les fournisseurs de technologies plus high-tech les unes que les autres.

On sait qu'en octobre 2006 le Sénat américain a promulgué une loi finançant la construction d'un mur de 1 200 kilomètres sur la frontière des États-Unis avec le Mexique. La frontière toute entière s'étend sur 3.000 kilomètres. Cet ouvrage sera doté des technologies les plus modernes utilisées en Irak dans la lutte contre les insurgés: radars et lasers, vision de nuit, reconnaissance de formes, robots d'intervention terrestres ou aériens automatiques, etc. Le coût de l'opération est difficile à estimer mais pourrait atteindre en 5 ans plus de 100 milliards de dollars. Le gouvernement mexicain, à juste titre, se dit outragé alors que les Etats-Unis font appel à 700.000 travailleurs mexicains peu qualifiés par an.

Dans le même souci, se protéger contre des immigrations clandestines pouvant cacher des mouvements terroristes, les Etats-Unis envisagent de fortifier une partie de leur frontière avec le Canada. Là encore, l'indignation de leurs voisins du Nord est à son comble.

Dans le même temps, pour des raisons plus immédiatement sécuritaires, mais difficilement justifiables à long terme, Israël poursuit la construction d'un mur de 670 kilomètres entre son territoire et ses implantations en Palestine. Ce mur découpe en parcelles le territoire palestinien et est devenu le principal obstacle politique à la reconnaissance réciproque des deux Etats, Israël et la Palestine. Là encore, ce mur se dote progressivement de technologies militaires de plus en plus sophistiquées. On se demande toujours, face à de telles réalisations, où Israël trouve les ressources budgétaires permettant de les financer. Le budget total, beaucoup moins élevé il est vrai que celui du mur américain, devrait dépasser 2 milliards d'euros. Des milliers d'hectares de terres agricoles et d'oliveraies sont sacrifiés. On lira sur ce sujet l'excellent livre de René Backmann, Un mur en Palestine, Fayard, 2006.

Mais ces murailles et l'argent qui coule à flot pour les établir suscitent l'imagination des ingénieurs en robotique militaire, qui ne reculent désormais plus devant rien. C'est le cas de la firme Samsung qui propose un robot de sécurité opportunément baptisé Intelligent Surveillance and Security Guard Robot. Ce système est doté de nombreux dispositifs de surveillance et de défense. L'un de ceux-ci dépasse la défensive pour entrer dans le domaine de l'offensive, puisqu'il s'agit de mitrailleuses capables de se déclencher automatiquement sur des cibles identifiées comme "agressives" par le système de reconnaissance de formes du robot. Pas besoin d'autorisation humaine, le tir part tout seul.

Aux dernières nouvelles, les promoteurs de "compounds" américains où s'enferment pour survivre les riches propriétaires, généralement rentiers, qu'incommode la vie urbaine ou suburbaine, envisagent d'en doter leurs résidences. Cela permettra de faire des économies sur le budget consacré aux vigiles et chiens d'attaque, pas toujours très fiables.

Les pessimistes ont raison de prédire que le XXe siècle sera celui de l'hyper-surveillance.

Pour en savoir plus
Sur l'Intelligent Surveillance and Security Guard Robot de Samsung, voir C.Net News.com http://news.com.com/2300-11394_3-6140088-1.html?tag=ne.gall.pg

Système de surveillance


Une usine de méthanisation à Calais
JPB/CJ 10/12/06

Dessin du Centre de valorisation organiqueCalais vient d'inaugurer un Centre de valorisation organique (des déchets du Calaisis), doté d'une usine de méthanisation. Celle-ci complète pour un coût de 20 millions d'euros, la station d'épuration, le centre de tri et la déchetterie. Ce site sera le premier en France à traiter simultanément les biodéchets et les graisses alimentaires des habitants, soit 25 % des ordures ménagères. Papiers et cartons, trop coûteux à recycler à part, y seront intégrés. (image: maquette de l'usine)

Les déchets fermentent trois semaines sans odeurs, dans un digesteur cylindrique vertical en béton. Ils y sont homogénéisés et mélangés par l'injection de biogaz. L'usine traitera 27 000 tonnes de biodéchets et 1 000 tonnes de graisses et huiles chaque année. Elle produira du compost pour l'agriculture et du méthane. Celui-ci sera brûlé dans une centrale de combustion qui produira 18 930 MWh par an, dont 4 900 pour l'eau chaude destinée au séchage du compost et 3 000 nécessaires au chauffage du digesteur à 55° C ; 6 500 MWh/an seront revendus à EDF, soit la consommation de 14 000 foyers. L'Etat a aidé l'opération en décidant d'augmenter de 50 % le prix d'achat par EDF de l'électricité produite par ce dispositif.

Le site a été construit par Valorga International, filiale de la société Urbaser (elle-même filiale de l'Espagnol ACS) spécialisée dans le traitement biologique des déchets.

Le projet concerne une large population, du fait de la création en 2000, du SEVADEC (Syndicat d'élimination et valorisation des déchets du Calaisis), qui réunit 59 communes et 160 000 habitants. Voilà un exemple à suivre qui montre bien qu'en matière d'écologie et d'économie appliquées, les communes (et leurs habitants) peuvent jouer un rôle important. Encore faut-il qu'existent des entreprises telles que Valorga capables de jouer un rôle de fédérateur industriel au niveau européen.

Valorga International http://www.valorgainternational.fr/fr/


 

 


   Sur le site
Sur le web   

 

 

 

Qui sommes nous ? Partenaires Abonnement Nous Contacter

© Assocation Automates Intelligents
Mention légale Mention légale CNIL : 1134148