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Juillet-août 2007
Un
simulateur de catastrophe pour améliorer la programmation de robots de
sauvetage autonomes
Christophe Jacquemin - 06/08/07
Nick Jennings
et son équipe(1) de la School of Electronics & Computer
Science (ECS) de l'université de Southampton (Royaume-Uni)
vient d'être récompensé pour le développement
d'un simulateur de catastrophes destiné à améliorer
la programmation de robots de sauvetage autonomes.
Baptisé "ECSKernel", ce système est le gagnant
(dans la catégorie "Infrastructure") du dernier
concours "Robocup Rescue" qui s'est tenu cet été
à Atlanta. Il permet la simulation de catastrophes types
et d'assurer la coordination de robots en cas de différentes
situations d'urgence. Suivant ces dernières, il est possible
de mieux paramétrer et coordonner un programme de sauvetage
impliquant de multiples agents robotisés (programmation multi-agents),
apprenant de manière autonome à évoluer sur
terrain sinistré.
Cette
innovation a été conçue comme partie du programme
"Autonomous Learning Agents for Decentralised Data (ALADDIN)",
projet de recherche lancé il y a cinq ans avec le soutien
financier de BAE Systems et du Physical Sciences Research Council.
Développé sous Linux, le ECSKernel va maintenant intégrer
le projet de plate-forme "Agent Simulation" (cf: http://www.robocuprescue.org/agentsim.html)
qui vise à la mise en place d'un cadre de recherche pour
le développement de nouvelles solutions robotisées
en recours aux situations de catastrophes. Le nouveau dispositif
permettra à tous les chercheurs concernés d'évaluer
leurs innovations
dans des conditions très proches du réel, au plus
près d'un environnement urbain type.
Dans
ce cadre, on pourra relire avec intérêt notre dossier
Intelligence
artificielle distribuée et gestion des crises"
paru en 2001.
(1)
Sarvapali
D. Ramchurn, Alex Rogers, Kate McArthur, Perukrishnen Vytelingum
et Alessandro Farinelli.
Pour en savoir
plus
RoboCup Rescue : http://www.robocuprescue.org/
RoboCup Rescue EcsKernel project : http://ecskernel.ugforge.ecs.soton.ac.uk/
Programme Aladdin : http://www.ecs.soton.ac.uk/research/projects/aladdin
Communiqué
de ECS : http://www.ecs.soton.ac.uk/about/news/1403
Possible
origine accidentelle de l'épidémie de fièvre aphteuse britannique
Jean-Paul Baquiast - 05/08/07 
L'épidémie de fièvre aphteuse annoncée
hier dans un élevage bovin du Surrey, dans le sud de l'Angleterre,
pourrait provenir de la fuite d'un virus étudié dans
un laboratoire public voisin. A
la date de ce jour, 5 août 2007,
les soupçons se portent sur le site de Pirbright, situé
à seulement cinq kilomètres de cette exploitation,
occupé par l'Institut de la santé animale (IAH), organisme
public, et Merial Animal Health, un laboratoire pharmaceutique spécialisé
dans les maladies animales.
"C'est
une piste prometteuse mais nous ne sommes pas sûrs",
a déclaré ce 5 août sur BBC News24 Hilary Benn,
ministre de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales
(Defra). Cette souche était "très semblable"
à celle utilisée à Pirbright. "Elle
se trouve à l'IAH et a été utilisée
dans une préparation (de vaccin) fabriquée en juillet
2007 par le laboratoire de Merial".
L'Institut
de la santé animale (IAH) a nié dimanche toute faille
de sa sécurité. Le virus détecté est
"très proche" d'une souche de 1967 conservée
par le laboratoire, mais "nous l'avons utilisé de
manière limitée dans le laboratoire au cours des dernières
quatre semaines", a souligné son directeur, le professeur
Martin Shriley. Merial a pour sa part suspendu par précaution
la préparation de vaccins. Son implantation britannique fait
partie des quatre laboratoires autorisés par l'Union européenne
"à manipuler le virus aphteux vivant pour la production
de vaccins". Les autres sont à Lyon (France), Cologne
(Allemagne) et Lelystad (Pays-Bas). (source AFP)
Quoi qu'il en soit, cet événement montre que les craintes
exprimées à l'égard des laboratoires qui étudient
des germes pathogènes ou tentent de modifier leurs génomes
pour les rendre plus agressifs ne sont pas vaines. Ce sont surtout
les scientifiques américains qui pratiquent de telles recherches,
sur financement du département de la défense, et dans
le but - illusoire pensons-nous - de lutter contre le bio-terrorisme.
Des maladresses et le cas échéant des actes criminels
sont toujours à craindre.
Lancement
du Phoenix Mars Lander par la Nasa
Jean-Paul Baquiast - 05/08/07 
La
Nasa a lancé le 4 août le Phoenix Mars Lander (sonde
Phoenix), un robot stationnaire qui ira creuser le sol gelé
des régions arctiques de Mars pour tenter d'y détecter
des traces de vie microbienne passées ou présentes.
La sonde devrait se poser près du pôle nord de Mars
autour du 25 mai 2008 au terme d'un périple de 680 millions
de kilomètres. Le coût de la mission est de 420 millions
de dollars.
La Nasa compte poser la sonde sur un site plat et dépourvu
de blocs rocheux, à une latitude qui correspondrait sur la
Terre à celle du nord de l'Alaska, et où le robot
affrontera des températures de -73° à - 33°
Celsius. Une fois sur la surface de Mars, Phoenix déploiera
un bras articulé de 2,35 mètres capable de creuser
à une profondeur d'un mètre. Les scientifiques espèrent
que le robot trouvera de la glace, dont ils supposent la présence
dans le sous-sol. Puis il déterminera si cette eau solide
est, ou a été, propice au développement d'une
vie primitive.
La
sonde n'est pas équipée pour détecter directement
la présence passée ou présente de vie dans
le sous-sol martien, a souligné la Nasa. Mais ses instruments
peuvent, en analysant la composition du permafrost martien, trouver
des molécules de carbone et d'hydrogène -des éléments
nécessaires à la vie- ainsi que d'autres composants
chimiques et déterminer ainsi si la vie a été
ou est possible sur Mars.
Un
bouclier thermique aidera Phoenix à supporter sa rentrée
dans l'atmosphère martienne à 5,7 km par seconde,
puis un parachute le ralentira. Après s'être séparé
de son parachute, de petites rétrofusées le poseront
en douceur, à environ 2,4 mètres par seconde, sur
le sol où il reposera sur ses trois jambes. Une fois ses
panneaux solaires déployés, quinze minutes après
l'atterrissage, le Phoenix Mars Lander mesurera environ 5,5 mètres
de longueur sur 1,5 mètre de diamètre. Il transporte
avec lui 55 kg d'appareils scientifiques dont une station météorologique
canadienne.
Pour en savoir plus
Site de la mission
: http://phoenix.lpl.arizona.edu/
Page de la Nasa
: http://mars.jpl.nasa.gov/missions/present/phoenix.html
HRP3
Promet MKII : prototype de robot ouvrier japonais capable de travailler par
tous les temps
Christophe Jacquemin - 07/07/07 
Des
chercheurs japonais ont présenté récemment
leur dernier spécimen de robot humanoïde, le HRP-3 Promet
MK-II, robot ouvrier capable de travailler en milieu industriel,
en intérieur mais également à l'extérieur
sous une pluie battante, ou en milieu humide.
Issu d'une longue lignée
de prototypes, le robot doté de 42 degrés de liberté
et mesurant 1,60 mètre pour 68 kilogrammes est capable de
marcher pendant deux heures de suite et par exemple de manipuler
de façon experte un tournevis en adoptant une posture lui
permettant de coupler ses forces.
Rappelons que le Japon s'est engagé dans le développement
de toutes sortes de robots afin de pallier le manque de main d'oeuvre
prévisible* (qu'il s'agisse de l'industrie ou des services)
et d'aider les hommes dans l'accomplissement de tâches dangereuses,
délicates ou ingrates.
Ayant reçu l'aide de l'état, la réalisation
du présent prototype est le fruit d'une coopération
entre les entreprises Kawada Industries et Kawasaki Heavy Industries
(KHI) avec l'Institut national des sciences et technologies industrielles
avancées.
* Le Japon,
dont le taux de natalité est l'un des plus faible de la planète,
ne souhaite pas avoir recours à la main d'oeuvre étrangère.
Pour en savoir
plus :
Kawada Industry Inc. : http://www.kawada.co.jp/
La
NASA dévoile une partie du code source de ses rovers
Christophe Jacquemin - 07/07/07 
La
NASA vient de rendre publique une partie du code source de son logiciel
CLARATy (Coupled Layer Architecture for Robotic Autonomy)
utilisé dans certains robots d'exploration autonomes comme
les Mars Rover. Distribuée désormais sous la licence
Caltech TSPA*, la plate-forme logicielle comprend des modules developpés
conjointement par le centre de recherche Ames de la NASA, le Carnegie
Mellon et l'université du Minnesota dans le cadre du Mars
Technology Program.
Chaque module a une fonction destinée à l'exploration
: contrôle des caméras, de la mobilité (qu'il
s'agisse de véhicules à jambes, à roues, ou
hybrides), calcul de chemin et modélisation de terrain.
10% du code
est désormais disponible sous la version 0.10-beta - soit
44 modules totalisant 100.000 lignes du programme . Mais à
terme, la NASA envisage de rendre public, 30% du logiciel. Objectif
: rassembler la communauté universitaire autour de CLARATy
pour l'enrichir de nouveaux modules apportant de nouvelles fonctionnalités.
* Autorisant
le développement d'applications à but non commercial.
Pour en savoir
plus
Communiqué de presse de la NASA :
http://www-robotics.jpl.nasa.gov/news/newsStory.cfm?NewsID=69
Le Claraty Robotic Software
: http://claraty.jpl.nasa.gov
Mars Technology Program : http://marstech.jpl.nasa.gov/
License CLARATy TSPA : http://claraty.jpl.nasa.gov/man/software/license/open_src/index.php
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