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21/11/07 Emiew2, prototype de robot japonais, pour vous assister au bureau

20/11/07 Des cellules-souches obtenues en «reprogrammant» des cellules de peau humaine

16/11/07 Janet, robot humanoïde taïwano-japonais

16/11/07 Le RHex, un robot vraiment tout terrain

10/11/07 Le "World Knowledge Dialogue"

05/11/07 Le 3e Challenge, Urban Challenge, organisé par la Darpa

03/11/07 Salon automobile de Tokyo : Suzuki présente le prototype Pixy-SSC et son concept de "mobilité durable

02/11/07 Une meilleure exploitation des gisements pétrolifère grâce à a sismique 4-D

01/11/07 L'énergie des mers

Novembre 2007

EMIEW 2, prototype de robot japonais, pour vous assister au bureau
Christophe Jacquemin - 21/11/07

Qu'on le considère pour dit (et répété) : les Japonais misent dans les robots. Notre future société (en tous cas sûrement la leur) sera aussi robotique ou ne sera pas. Il faut en effet savoir que l'Etat nippon a fait de la robotique d'assistance une priorité, encourageant de nombreuses firmes dans cette voie. Tous les secteurs sont concernés : industrie manufacturière, services, ludique, etc.. Les constructeurs automobiles Toyota et Honda, les groupes d'industrie lourde Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et Fuji Heavy Industries (FHI), les sociétés de sécurité Secom et Asok ou encore le groupe d'électronique NEC figurent parmi les entreprises les plus actives dans ce domaine, aux côtés des instituts de recherche publics et des universités.

Dans ce cadre, le groupe Hitachi vient de présenter le robot EMIEW 2*, ce 21 novembre en son centre de recherche" Mechanical Engineering Research Laboratory". Ce robot fait partie du "Project for the Practical Application of Next-Generation Robots" suivi par le NEDO (New Energy and Industrial Development Organization), organisation établie par le gouvernement.

Doté de facultés de communication et de déplacement, ce petit humanoïde est destiné à prêter assistance aux salariés dans les bureaux.
D'une taille de 80 cm pour 13 kg, doté de 27 degrés de libertés, de roulettes et d'un gyroseLe robot Emiew 2nseur lui permettant de tenir en équilibre, ce robot d'assistance est capable de se déplacer de façon autonome à une vitesse de 6 km/h. Il peut communiquer par reconnaissance vocale et sait se mouvoir au sein d'une entreprise grâce à un radar laser pour contourner les obstacles, et à une cartographie des lieux qu'il peut lui-même établir.

Durant la présentation d'Emiez à la presse, Hitachi n'a pas précisé quand ce modèle sera disponible à la vente, ni préciser le coût d'achat. "Nous allons poursuivre les recherches et effectuer des tests pour qu'à l'avenir les robots puissent réaliser des tâches concrètes dans les entreprises, comme guider les visiteurs ou effectuer des rondes de surveillance", a notamment précisé Hitachi.

*EMIEW pour : Excellent Mobility and Interactive Existence as Workmate. Une première mouture du prototype (plus lourde et moins sophistiquée) avait déjà été conçue par Hitachi en mars 2005 (voir http://www.hitachi.com/New/cnews/050315a.html).

En savoir plus :
Mechanical Engineering Research Laboratory d'Hitatchi :
http://www.hqrd.hitachi.co.jp/merle/
Project for the Practical Application of Next-Generation Robots
http://www.nedo.go.jp/english/activities/1_sangyo/4/p04003e.html
New Energy and Industrial Development Organization (NEDO) :
http://www.nedo.go.jp/english/introducing/what.html

Organisation du Nedo
Cliquez sur l'image pour l'agrandir


Des cellules-souches obtenues en « reprogrammant » des cellules de peau humaine
Jean-Paul Baquiast - 20/11/07

Cette nouvelle a fait l’objet de nombreux commentaires dans les médias. Nous avions ici depuis longtemps insisté sur l’intérêt des cellules-souches, non seulement en médecine régénératrice mais comme matériel permettant de comprendre in vitro les mécanismes complexes de la différenciation cellulaire. Nous avions également regretté les obstacles multiples que mettaient les autorités politiques aux recherches sur ce sujet - sauf en Grande Bretagne. Certaines religions considèrent en effet l’embryon, fut-il constitué de quelques cellules seulement, comme un individu en puissance. Elles refusent donc le clonage dit thérapeutique, qui était pratiquement jusqu’à ce jour la seule solution permettant d’obtenir des cellules souches totipotentes. Dans le cas de l’espèce humaine, il faut à cette fin se procurer un ovocyte humain, ce qui n’est effectivement jamais facile. L’emploi d’ovocyte animal sur lequel serait greffé un noyau humain est en cours d’expérimentation mais les résultats, à notre connaissance sont encore très incertains.

Il est donc très intéressant, voire vraiment révolutionnaire, d’obtenir des cellules-souches non différenciées à partir d’un organe aussi trivial que la peau. Ces cellules par ailleurs ne devraient pas être rejetées par le système immunitaire si elles proviennent du même individu que celui sujet du traitement réparateur.

Les deux équipes qui viennent de confirmer des recherches déjà annoncées au printemps proviennent l’une de l’université de Wisconsin-Madison et l’autre de l'université de Kyoto. Nous ne décrirons pas ici le mécanisme qui est assez complexes. On en trouve un résumé dans Futura Science.

Comme toujours en ces domaines, il faut attendre avant de crier trop tôt victoire. Les protocoles devront être répétés et vérifiés. L'utilisation de virus pourrait provoquer des conséquences non voulues. Enfin, on peut s'interroger sur la qualité des cellules de peau si elles sont prélevées sur des personnes agées et malades.

Pour en savoir plus :
Article généraliste de Science : Researchers Turn Skin Cells Into Stem Cells
http://sciencenow.sciencemag.org/cgi/content/full/2007/1120/1
Article dans Science : Induced Pluripotent Stem Cell Lines Derived from Human Somatic Cells, Junying Yu 1*, Maxim A. Vodyanik 2, Kim Smuga-Otto 1, Jessica Antosiewicz-Bourget 1, Jennifer L Frane 3, Shulan Tian 4, Jeff Nie 4, Gudrun A. Jonsdottir 4, Victor Ruotti 4, Ron Stewart 4, Igor I. Slukvin 5, James A. Thomson 6
http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1151526
Article dans Cell Online: Induction of Pluripotent Stem Cells from Adult Human Fibroblasts by Defined Factors , Kazutoshi Takahashi, Koji Tanabe, Mari Ohnuki, Megumi Narita, Tomoko Ichisaka, Kiichiro Tomoda et Shinya Yamanaka
http://images.cell.com/images/Edimages/Cell/IEPs/3661.pdf


Janet, robot humanoïde taîwano-japonais
Christophe Jacquemin - 16/11/07

Lin Chi-yu et son robot Janet (Photo : Tepai Times)Taïwan a désormais son robot humanoïde, Janet, développé par l'Université nationale de sciences et technologies de Taiwan (NTUST), avec l'aide de différents laboratoires de robotique japonais.
Capable de s'exprimer avec des expressions faciales différentes, de marcher ou encore de chanter ou de danser, le robot a été présenté récemment lors du 11ème concours universitaire de conception et de Présentation de l'Humanoïde Janet au 11e concours universitaire de coneption et de design robotique (ministère de l'éducation de l'université Chen Shiu de Kaohsiung)design robotique organisé par le ministère de l'Education à l'Université Cheng Shiu de Kaohsiung.

Selon son créateur, le professeur Lin Chi-yu, la conception d’un second robot, Thomas, est d'ores et déjà en cours, ce qui permettra des études d''interactivité entre les deux humanoïdes.

Signalons par ailleurs que Taïwan n'est pas en reste en matière de robot autonome : le guide du campus de son Université nationale (NTU) n'est autre que.. NTU Robot1.
Développé par Li-Chen FU, professeur au Collège d'ingénierie électrique et d'informatique de l'université, ce robot est le premier à pouvoir servir de guide dans un environnement extérieur. Chaque visiteur peut ainsi, grâce à un écran tactile, choisir sa destination et être accompagné par le robot qui se déplace par deux roues motorisées et se positionne avec un système GPS. Sa technologie à base de lasers et d'ultrasons permet d'analyser l'environnement et ainsi de choisir le meilleur itinéraire. L'interaction avec le visiteur est assurée par les différentes postures adoptée par la tête du robot ainsi que différentes couleurs affichées. De plus, le robot peut lancer différentes vidéos sur son écran, donnant un aperçu général de l'université.

En savoir plus :
The 11th TDK Cup Robot Contest in Taiwan http://english.moe.gov.tw/ct.asp?xItem=8197&ctNode=516&mp=1
voir aussi de la NTUST :
http://www-e.ntust.edu.tw/front/bin/ptdetail.phtml?Part=news96102201&Rcg=5


Page personnelle de Li-Chen FU : http://robotlab.csie.ntu.edu.tw/people/~lcfu/


RHex, un robot vraiment tout terrain
Christophe Jacquemin - 16/11/07

Le robot mule BigDogNous vous avions déjà présenté dans nos colonnes les incroyables robots réalisé par la firme Boston Dynamics, par exemple le robot porteur de charge BigDog (image de droite - cf notre actualité du 8 mars 2006).

Le RHexPrésentons maintenant le robot RHex (pour Robotic Hexapode), robot doté de 6 pattes et s'inspirant du mode de locomotion des cafards, lui permettant d'être ainsi tout terrain. RHex peut se déplacer très vite sur à peu près n'importe quel support : sable, rochers, végétation, boue, et même dans l'eau, si on le munit de palmes.
Aucun terrain accidenté ne lui fait peur, qu'il s'agisse de voie de chemin de fer, de rochers, d'escaliers, de tubes...
L'un des premiers prototypes du RHexDoté d'une batterie de capteurs sophistiqués (dont une caméra à l'avant et à l'arrière) et équipé d'un GPS. Le robot peut communiquer jusqu'à une distance de 600 mètres, permettant à une personne (un soLe RHEx dans l'eauldat par exemple) d'en prendre aussi les commandes et de récupérer les vidéos captées par ses caméras embarquées.

Fruit de recherches débutées en 1998 - notamment financées par la DARPA* - , le robot bionique RHex est aujourd'hui commercialisé (sous certaines conditions).
L'idée de départ est venue de Martin Buehler, roboticien à l'université McGill (Canada) puis chez Boston Dynamics, découvrant un film de Robert J. Full (laboratoire Poly-Pedal à Berkeley) montrant des cafards parcourant des surfaces inégales à vitesse presque trop grande pour que l'on puisse distinguer leurs pattes. Au ralenti, on s'aperçoit que les insectes ne cesse de butter contre les obstacles, mais continuent toujours leur courses sans en être autrement incommodés. Le secret repose sur le fait que les cafards utilisent en alternance deux ensembles de trois pattes - deux d'un côté, une de l'autre - comme des ressorts, ce qui les propulse en avant. Dès lors, le roboticien a souhaité démontrer que cette idée pourrait servir au développement de robots à plusieurs pattes, dont la mobilité serait parfaite, même sur terrain irrégulier. Le projet regroupera alors M. Buehler et J. Full, ainsi que le professeur Daniel E. Koditschek (Université du Michigan, puis de Pennsylvanie) et Uluç Saranli (doctorant), ainsi qu'Alfred Rizzi du Robotics Institute de la Carnegie Mellon University.

* Defense Advanced Research Projects Agency : Agence pour les projets de recherche avancée - Ministère de la défense des Etats-Unis. Projet suivi par Alan Rudolph).

En savoir plus :
Page de Martin Buehler : http://www.martinbuehler.net/
Site du projet RHex : http://www.rhex.net/
Autres vidéos : http://158.130.66.179/rhex/media.php
Site de Boston Dynamics :
http://www.bostondynamics.com/content/sec.php?section=RHex
Robots d'inspiration biologique - Poly-PEDAL Laboratory (UC Berkeleyl) :
http://polypedal.berkeley.edu/twiki/bin/view/PolyPEDAL/AboutRobotics
Page de Daniel Koditschek (avec notamment son projet EduBot, mini REhx):
http://kodlab.seas.upenn.edu/~kod/ResearchPage/index.php?leaf=5


Le "World Knowledge Dialogue"
10/11/07

Nous retransmettons cet avis provenant de nos voisins hélvétiques. AI.

Logo World Knowledge DialogueJ'ai le plaisir de vous annoncer la deuxième édition du "World Knowledge Dialogue Symposium", un événement mondial qui se déroulera à Crans-Montana, au coeur des montagnes valaisannes, du 10 au 13 septembre 2008.
L'initiative du "Dialogue des Savoirs" (www.wkdialogue.ch) est née en Suisse en 2006, avec pour ambition d'installer un dialogue interdisciplinaire de qualité au niveau mondial. Un premier symposium international a eu lieu en septembre 2006, et nous préparons en ce moment le deuxième. Un premier pas dans le sens d'une pérennisation de cette aventure qui vise à rompre le fossé entre les sciences naturelles et les sciences humaines et sociales, et par là-même à encourager une fertilisation croisée entre cultures, générations et disciplines...


Voici quelques liens utiles pour en savoir plus, et pour être informé-e de nos activités et du programme scientifique du prochain symposium :
le site du World Knowledge Dialogue: www.wkdialogue.ch
le premier flyer pour l'événement de 2008
http://www.defisciences.info/files/WKD_flyer_symposium2008.pdf
son encart, reprenant les brèves biographies des membres du Conseil scientifique
http://www.defisciences.info /files/WKD_ConseilScientifique2008.pdf
l'incription à la newsletter: www.wkdialogue.ch/newsletter
l'inscription (pré-inscription) au symposium: www.wkdialogue.ch/registration
des informations complémentaires sous forme de billets sur mon site DéfiSciences
www.defisciences.info

Concernant le volet médiatique, c'est avec grand plaisir que nous accueillerons les journalistes lors de l'événement. Mais nous serions également heureux de pouvoir faire bénéficier les médias au sens large de notre "palette de personnalités de renommée mondiale", et ceci à tout moment.

Qu'il s'agisse d'approfondir des questions d'actualité proches des sujets que nous avons traités en 2006, ou de ceux que nous traiterons en 2008, ou encore de poser un regard éclairé et constructif sur la notion de "dialogue interdisciplinaire" en elle-même, nous sommes à votre écoute pour vous proposer d'entrer en relation avec nos orateurs prestigieux venant du monde entier.

Le dialogue entre disciplines se situe au coeur de nos activités, qui ont toutes pour objectif d'aller plus loin dans la compréhension des modalités, des enjeux et de l'efficacité du dialogue. Toutes les thématiques choisies comme "moteurs du dialogue" dans le cadre de nos symposia concernent les questions fondamentales de notre époque et les grands défis du futur.

Si vous souhaitez présenter l'initiative du World Knowledge Dialogue, notre équipe se tient à votre disposition pour des interviews, en particulier du professeur Francis Waldvogel, Directeur du Comité exécutif, Professeur Honoraire de l'Université de Genève et Président émérite du Conseil des Ecoles polytechniques fédérales de Suisse.

Ariane Vlerick PhD - Scientific and Media Relations Manager (ariane.vlerick@wkdialogue.ch)


Le 3e Challenge, Urban Challenge, organisé par la Darpa
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 05/11/07

La chevrelet Tahoe, vainqueur du grand challenge de la Darpa 2007Le 3e Challenge organisé par la Darpa (agence de recherche militaire américiane) pour encourager la réalisation de véhicules complètement autonomes a été gagné le 1e novembre 2007 par une équipe de Carnegie Mellon University, le Tartan Racing, avec une Chevrolet Tahoe spécialement équipée baptisée Boss. Contrairement aux précédentes compétitions, qui se déroulaient dans la nature, ce dernier, dit Urban Challenge, obligeait les compétiteurs à naviguer dans une ville reconstituée en vraie grandeur sur l’ancienne base aérienne George de Victorville, située au nord-est de Los Angelès. Un trafic correspondant à celui d’une ville moyennement fréquentée a été reconstitué dans ce cadre, avec de vrais véhicules et de vrais piétons, des parkings, des feux de circulation et des agents de police. Les robots devaient s'intégrer au trafic urbain, éviter toutes les embûches et mauvais conducteurs tout en respectant le code de la route et les feux rouges, chaque infraction étant pénalisée par des points départageant les candidats
Les quelque 60 miles du parcours ont été exécutés en 6 heures par les premiers gagnants, soit une vitesse d’environ 15 km /h de moyenne, qui constitue un vrai défi en ville.

35 véhicules ont participés aux présélections, conduisant à 11 véhicules sélectionnés pour les épreuves finales. Parmi ces derniers, cinq ont finalement été éliminés.
Les 11 compétiteurs étaient les suivants: Junior, Little Ben de Ben Franklin Racing, Talos du MIT, Terramax, camion de 11t de Team Oshkosh, Skynet de Cornell, AnnieWay de Team AnnieWay, The Ford Truck de Intelligent Vehicle Systems, Boss de Tartan Racing, Caroline de CarOlo, Boss du Stanford Racing and Knight Rider de Central Florida. University. Le prix remporté par Tartan est de 2 millions de dollars (1,4 millions d'euros), 1 millions de dollars allant à la voiture arrivée deuxième (Stanford Racing Team, qui était arrivée deuxième à la compétition précédente en 2005) et 500 000 dollars au 3ème (Victor Tango).

Partie du parcours

Il faut constater ici les progrès fulgurant enregistrés en quelques années en matière de véhicules autonomes : lors de la première compétition de 2004, aucun des 15 robots candidats n'avait été capable de finir le parcours de 230 kilomètres dans le désert californien. Un an après, cinq véhicules sans pilote ont réussi à parcourir la même distance en moins de dix heures, après 50 virages, des pistes de sable, des tunnels ou des pentes inclinées (voir notre actualité du 18/10/05).

Cette nouvelle compétition de 2007, mettant la barre vraiment très haut, montre tous le chemin parcouru et toute l'ingéniosité de la Darpa, trouvant ainsi avec de tels challenge un formidable moyen de mobiliser les meilleurs cerveaux du pays, voire internationaux : 4 équipes allemandes étaient cette année de la partie, deux d'entre elles restant parmi les 11 concurrents finalistes. A peu de frais, l'agence militaire réussit ainsi à faire un comparatif des meilleures technologies (ceci ayant été chiffré à moins de 10 millions de dollars pour la compétition de 2005).
C'est aussi pour les chercheurs de la Darpa un bon moyen de pousser l'innovation chez les militaires, naturellement peu enclins à céder leur place à un automatisme. L'agence se fonde en effet sur la demande du Congrès américain d'intégrer d'ici 2015 un tiers de véhicules sans conducteurs dans le parc opérationnel de l'US Army. Les participants y trouvent de leur côté un financement et une vitrine pour mettre en valeur leurs innovations et de valoriser leurs technologies.

Nous ne pouvons que répéter notre propos habituel : sans de telles incitations mobilisant beaucoup de laboratoires et d’entreprises, intéressant un large public et aux retombées civiles multiples, la robotique européenne ne décollera pas facilement. Les constructeurs européens, pour leur part, ne disposeront pas des composants leur permettant de faire face aux nouvelles générations de véhicules qui seront commercialisés par leurs concurrents.

En savoir plus :
Darpa grand challenge :
http://www.darpa.mil/grandchallenge/index.asp


Salon automobile de Tokyo : Suzuki présente le prototype Pixy-SSC et son concept de "mobilité durable"
Christophe Jacquemin - 03/11/07

La Pixy et la SSCLes Japonais ne sont jamais en panne d'idées. On a pu s'en rendre compte au Salon automobile de Tokyo, reconnu comme le salon automobile International le plus futuriste. Un domaine où le Japon excelle, avec cette année pas moins de 520 véhicules présentés, dont 71 en première mondiale, des prototypes pour la plupart.
Très remarqué a été le nouveau concept de "Sustainable Mobility" (mobilité durable) de la firme Suzuki avec son drôle de prototype tout é Protoype I-Swing de Toyotalectrique, composé de deux unités spécifiques : une voiturette d'une personne, la PIXY, et une unité compacte plus routière appelée la SSC (Suzuki Sharing Coach), l'ensemble - PIXY et SSC associés - formant une automobile complète.Le Pixy : photo : Suzuki
Si l'idée d'un “véhicule de mobilité personnelle" (le i-Swing -voir photo de gauche) avait déjà été présentée par Toyota l'année dernière, ce 3 en 1 rend l'approche encore plus intéressante. Même si elle paraît des plus futuriste, cette idée doit être examinée de près sachant que Suzuki est leader dans le domaine des petits chariots à 4 roues pour les personnes âgées. Etant donné que plus de 20% de la population japonaise a plus de 65 ans, et cette proportion étant en augmentation, on peut s'attendre à ce que le concept séduise. La PIXY peut être avantageusement utilisée pour de courtes distances et à vitesse réduite. Et si besoin, l'existence du SSC - qui embarque deux personnes et leurs Le SCCPIXY- .fait alors office d’automobile.

Suzuki évoque également la possibilité, sur le même principe, de réaliser un véhicule plus sportif (le SSF) ou un.... bateau (le SSJ) !

En savoir plus :
Communiqué de presse de suzuki :
http://www.globalsuzuki.com/globalnews/2007/1001.html


Une meilleure exploitation des gisements pétrolifères grâce à la sismique 4-D
C. Jacquemin - 02/11/07

Martin LandroMartin Landro, professeur de géophysique appliquée à l'Université de Science et de Technology deTrondheim (NTNU), a été récompensé du prix de recherche de StatoilHydro 2007 pour son travail de sismologie en quatre dimensions. Ce chercheur norvégien est un pionnier du développement et de l'utilisation de la sismique 4D pour suivre la production de gaz et de pétrole dans les réservoirs, apportant durant les dix dernières années d'importantes contributions théoriques et pratiques a travers le développement de cette technologie.

La méthode - exploitée aujourd'hui par les différentes compagnies pétrolières - consiste à effectuer plusieurs enregistrements successifs de sismique 3D, à intervalles de temps réguliers, sur un même champ pétrolifère. La comparaison des enregistrements permet ensuite de suivre l'évolution du gisement pendant sa production. La quatrième dimension, le temps, donne des informations sur la façon dont le pétrole et l'eau s'écoulent dans le réservoir. Elle permet aussi de dire où le pétrole restant se trouve. Ainsi, en ajoutant le temps aux interprétations sismiques, on améliore la rentabilité du gisement.


Plate-forme pétrolière sur le gisement de GullfaksMartin Landro a par exemple contribué à améliorer la rentabilité et à augmenter de 6 milliards de couronnes (1 couronne = 0,1264 euro) par an la valeur du gisement de Gullfaks, l'un des plus grands gisements pétrolifères norvégien.

La compagnie norvégienne StatoilHydro utilise aujourd'hui la méthode sur 70% de ses gisements

A lire :
Martin Landro : "Futur Challenges and unexplored methods for 4 D seismic analysis" (format pdf)


L'énergie des mers
J.P. Baquiast - 01/10/07

La France, dotée d'une longue façade maritime, aux caractéristiques océanologiques diversifiées, devrait investir plus qu'elle ne le fait dans les solutions permettant de produire de l'énergie à partir de la mer. Nos voisins européens le font davantage que nous, encore que l'Europe elle-même n'ait pas encore suffisamment encouragé ce domaine de développement, dont les retombées de toutes sortes pourraient être importantes, tant pour les besoins intérieurs que pour l'exportation.

Pour mettre un peu d'ordre dans les applications, nous distinguerons, suivant en cela les spécialistes du domaine, 4 directions de recherche :

- L'énergie des vagues ou houlomotrice
Des générateurs flottants ou immergés à faible profondeur produisent du courant en utilisant les Principe du Searevmouvements de la houle afin d'actionner les pistons de moteurs hydrauliques. Nous avons précédemment mentionné le système Pelamis développé par l'entreprise Ocean Power Delivery. Il comporte 5 tronçons articulés dont un exemplaire est actuellement installé au Portugal. 30 installations semblables sont prévues en Ecosse. En France, l'ingénieur Alain Clément propose le Searev, comportant des générateurs inclus dans des coques de 25 mètres de haut, actionnés par un pendule (voir schéma). Malheureusement, il n'existe pas encore en France de démonstrateurs significatifs du dispositif.
L'énergie houlomotrice nécessite des eaux à la fois ouvertes aux houles et abritées des fortes tempêtes. Elles excluent en général la présence d'autres activités maritimes.

- L'énergie hydrolienne
Le système en est théoriquement simple. Des turbines analogues à celles de l'usine marémotrice de la Rance (solution qui ne sera pas renouvelée vu ses effets nuisibles sur les estuaires), mais de plus grande taille, sont immergées dans des zones de forts courants (3 à 4 nds minimum). L'immersion peut être suffisamment profonde pour permettre les activités de surface. Mais les sites favorables ne sont pas très nombreux, du moins en France. La firme britannique Marine Current Turbine développe le système Seagen, comportant des hydroliennes sur pylônes de 16m de diamètre. Le LEGI ( Laboratoire des écoulements géophysiques et industriels) de Grenoble propose des hydrolienne à axe de rotation vertical (système Harvest) installées sous un flotteur de surface. Ces deux solutions obstruent la navigation. La firme française HydroHélix développe le programme Marénergie comportant des turbines bidirectionnelles, fonctionnant en cycle continu, avec le flot et le jusant. Ce dernier système est immergé et libère donc en principe la circulation de surface.

- L'énergie éolienne offshore
Cette solution a depuis longtemps été étudiée et testée. Si le littoral offre des zones suffisamment abritées et libres d'autres activités, des fermes éoliennes de grande importance peuvent être envisagées. Les mers peu profondes, comme la mer du Nord, sont évidemment préférables. Les éoliennes implantées sur le fond ne peuvent pas éviter les effets des vagues, ce qui perturbe leur fonctionnement. Des éoliennes plus petites sur radeaux ancrés semblent préférables. Dans tous les cas, on a fait valoir les risques pour les oiseaux marins et aussi, assez curieusement, ceux tenant à la présence de nombreuses mines datant de la dernière guerre mondiale, non explosées, que les travaux pourraient réactiver.

- L'énergie hydrothermique
Cette solution applique les principes de la géothermie aux différences de température entre eaux de surface et eaux profondes. Des «échangeurs thermodynamiques» captent calories et frigories et les restituent via des pompes à chaleur sous forme de chaleur ou de froid selon les saisons. La solution est appliquée à Monaco et le sera à La Seyne sur Mer. Elle n'encombre pas particulièrement le littoral et pourrait être installée là ou existent déjà des ouvrages portuaires.

Concluons en observant que pour prendre un véritable envol, ces diverses filières supposeraient de nombreuses aides publiques, ne reposant pas seulement sur la seule bonne volonté des collectivités locales. Au plan technique, les premières versions se révéleront certainement décevantes. La mer déjoue souvent les bonnes idées des ingénieurs uniquement développées en bassins. Le milieu est également très corrosif et obligera à des opérations de maintenance lourdes. Mais assez vite, la hausse des prix des combustibles fossiles et l'industrialisation des solutions devraient rendre ces solutions viables. Il serait souhaitable que l'Europe et, pour ce qui la concerne la France, puissent s'en convaincre rapidement.


 

 


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