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Décembre 2007
Les
recherches sur les systèmes complexes 
Jean-Paul Baquiast - Christophe Jacquemin
23/12/2007
Les
recherches sur les systèmes complexes sont dorénavant
incontournables. Dès la création de notre revue en
2000 nous avions signalé qu'elles auraient dû
être prises au sérieux en France bien plus qu'elles
ne l'étaient alors. Il est vrai que le concept de système
complexe est difficile à définir(1). N'importe
quel esprit aux capacités de formalisation réduites
et au vocabulaire embarrassé pourra, avec un peu de culot,
prétendre qu'il travaille dans la complexité.
Il existe cependant depuis longtemps une référence
souvent citée mais mal imitée, le Santa Fe Institute
américain. Il s'agit d'une fondation privée
non-profit. Elle dispose d'un budget non négligeable,
7 millions de dollars, dont la moitié provient de donations
et l'autre de concours publics. Les thèmes de recherches
et les formations sont définis annuellement d'une façon
assez ouverte, afin de ne pas exclure les idées originales
mais peu reconnues.
En France, un Institut rhônalpin des systèmes complexes
(IXXI) a été crée dans le même esprit
il y a un an. Son budget est de 300.000 euros provenant du CNRS,
de l'Institut de Recherche pour le Développement, de
l'Inria et de quelques universités de la région.
Mais il existe aussi un Institut des Systèmes Complexes de
Paris-Ile de France (ISCPIF) et un Réseau National des Systèmes
Complexes (RNSC) regroupant les précédents et d'autres
Instituts, dont l'Inserm. Au total, il semble que 500 chercheurs
soient aujourd'hui affectés à divers projets
visant à réaliser, notamment, des systèmes
complexes adaptatifs.
D'autres Instituts existent ou sont en voie de création en
Europe, notamment aux Pays-Bas et en Italie. Entre 2003 et 2006,
la Commission européenne aurait alloué 100 millions
d'euros à ce domaine, ce qui cesse d'être négligeable.
Regrettons cependant que les travaux et les résultats soient
encore trop peu connus. Sans doute pour la raison évoquée
en début d'article : peu de gens comprennent ce que
cache le concept et quelles sont ses applications pratiques. On
ne peut que regretter, par ailleurs, que les scientifiques ayant
développé de véritables systèmes multi-agents
auto-adaptatifs, comme Alain Cardon en matière de conscience
artificielle, ou d'autres de ses collègues du LIP6 et d'ailleurs,
n'aient soit jamais pu être financés, soit été
privés de financement et contraints de s'exporter.
(1)
NDLR : si de nombreux systèmes sont constitués d'un
grand nombre d'entités en interaction, on les qualifie de
complexes lorsqu'un observateur ne peut prévoir le comportement
ou l'évolution d'un tel système par un raccourci de
calcul. Malgré une connaissance parfaite des composants élémentaires
d'un système, il est impossible de prévoir son comportement,
autrement que par l'expérience ou la simulation. Que l'on
étudie par exemple le changement climatique, le réseau
des transports urbains, en passant par les maladies infectieuses
ou la génétique des populations, tous ces systèmes
mettent en jeu de nombreuses composantes dont les interactions génèrent
des propriétés ou phénomènes nouveaux
- qu'on appelle "émergents" - que les modèles
mathématiques traditionnels sont impuissants à décrire.
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Qu'est-ce qu'un système complexe ?
(tiré de http://rnsc.csregistry.org)
Les
systèmes complexes, depuis la cellule jusqu'à
l'écosphère, résultent de processus d'évolution
et d'adaptation. Ils présentent des propriétés
émergentes : le niveau microscopique sous-jacent fait
émerger des formes organisées au niveau macroscopique,
lequel influence en retour le niveau microscopique. Ces propriétés
émergentes sont robustes et peuvent être étudiées
de différents points de vue, selon la classe de systèmes
adaptatifs complexes considérée.
L'apport
des disciplines formelles pour la modélisation des
systèmes complexes, qu'ils soient naturels ou artificiels,
est considérable. Que serait la modélisation
des systèmes complexes sans les transitions de phase,
la renormalisation, les états critiques auto-organisés
de la physique statistique, sans les systèmes dynamiques
des mathématiques et sans les systèmes discrets
ou les automates cellulaires de l'informatique ?
La
compréhension des systèmes adaptatifs complexes
passe par leur modélisation. Certes leurs modèles
sont doublement contraints selon les règles habituelles
de la science : d'une part, ils doivent être les plus
parcimonieux possibles, avec un contenu théorique intelligible
; d'autre part, ils doivent fournir une reconstruction de
l'ensemble des données provenant de l'observation de
ces systèmes. Mais la nouveauté vient de la
quantité des données accumulées sur les
systèmes complexes qui connaît une expansion
aujourd'hui très rapide, non seulement sous forme de
données numériques en 1D mais aussi d'images
en 2D et 3D. Dans ce flux croissant de données, il
s'agit de repérer les patterns spatiaux-temporels à
soumettre aux reconstructions rationnelles de la modélisation
et de la simulation. Cette reconstruction met en oeuvre des
méthodes inductives de plus en plus sophistiquées
avec l'aide de moyens computationnels puissants. Cette activité
de reconstruction est par nature interdisciplinaire, associant
chaque discipline directement concernée avec des spécialistes
venant des disciplines formelles, mathématiques, informatiques
et physiques.
C'est
dans cet aller-retour entre l'acquisition de données
sur la base d'hypothèses modélisatrices et leur
reconstruction par la modélisation qu'une science des
systèmes complexes peut se développer. Les systèmes
complexes sont des objets intrinsèquement pluridisciplinaires.
Pour un même objet, ce sont des théories différentes
et hétérogènes qui peuvent en rendre
compte : les activités neuronales peuvent être
pensées à la fois comme des équations
dynamiques et comme structure logique d'un contenu. Il reste
beaucoup à faire au plan théorique, sur la base
des avancées du siècle passé, pour avoir
les concepts et les modèles qui fournissent des explications
élégantes aux phénomènes émergents.
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Pour
en savoir plus
http://www.ixxi.fr/
http://iscpif.csregistry.org/tiki-index.php
http://rnsc.csregistry.org/tiki-index.php
http://www.santafe.edu
L'apport
des nanotechnologies dans la réalisation de vaisseaux sanguins
artificiels par croissance contrôlée 
Christophe Jacquemin
- 21/12/07
La
fabrication de vaisseaux sanguins artificiels en grande quantité
est une étape importante dans le futur pour la mise au point
d'organes fortement vascularisés, métaboliques et
complexes comme les reins, le foie et le coeur. Mais si de nombreuses
techniques sont employées pour contrôler la croissance
de structures vasculaires organisées aussi bien in vivo
qu'in vitro, très peu d'entres elles permettent
de définir précisément leur direction de propagation.
Le problème semble aujourd'hui bien avancé grâce
aux travaux(1) d'une équipe scientifique groupant
le Charles Stark Draper Laboratory (Cambridge, MA), le MIT (Cambridge,
MA) et la John Hopkins University (Baltimore, MD). Avec le renfort
des nanotechnologies, ces chercheurs ont en effet montré
la possibilité de forcer des cellules à former des
structures tubulaires qui possèdent les mêmes propriétés
physiques que les vaisseaux sanguins.
Leur technique consiste à faciliter l'organisation de cellules
PEC (Progéniteurs Endothéliaux Circulants) en ligne
en les déposant sur un substrat de silicium sur lequel on
a formé par gravure plasma des rainures parallèles.
Le dépôt d'un gel (BD Matrigel Matrix) sur les cellules
disposées en ligne permet ensuite la formation de tubes capillaires.
L'étude
d'échantillons réalisés sur un substrat plat
et sur un substrat nanostructuré montre que les tubes formés
aléatoirement sur le substrat plat ont une longueur moyenne
de 140 micro-mètres alors que les tubes formés en
parallèle à l'aide des nanostructures ont une longueur
moyenne de 400 micro-mètres. La croissance de vaisseaux sanguins
artificiels sur une surface nanostructurée permet donc aux
chercheurs un meilleur degré de contrôle par rapport
aux techniques classiques qui sont bien plus aléatoires.

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A
gauche : croissance sur substrat plat
A droite : croissance sur substrat nanostructuré
Images : Christopher Bettinger |
Soulignons que ces travaux - encore en amont - font désormais
rêver les chercheurs d'une prochaine étape : l'intégration
de tubes capillaires poussés en laboratoire aux tissus d'animaux
vivants.
(1)
Avanced Materials, 11/12/2007 :"Enhancement
of In Vitro Capillary Tube Formation by Substrate Nanotopography",
par C. J. Bettinger , Z. Zhang , S. Gerecht , J.T. Borenstein et
R. Langer.
Pour
en savoir plus
Site du MIT :
http://web.mit.edu/newsoffice/2007/vascular-1217.htm
Le
Blue Brain Project annonce avoir atteint une étape importante

Jean-Paul Baquiast - Christophe Jacquemin 20/12/07
Nous
avions relaté en son temps(1) le lancement d'un projet
associant IBM et l'Ecole Polytechnique Fédérale de
Lausanne, en vue de développer un modèle du cortex
cérébral en utilisant le supercalculateur Blue Gene.
Le projet, inauguré en juillet 2005, aurait atteint aujourd'hui,
selon ses responsables, un premier stade décisif. Il se traduit
par la production d'un modèle de ce que l'on considère
comme l'unité fonctionnelle de base du cerveau, la colonne
néo-corticale. Le modèle pourrait reconstruire à
la demande un réseau de neurones et leurs 30 millions de
synapses représentés en 3 dimensions. Le modèle
a été construit en rassemblant des données
expérimentales de 15 années concernant la morphologie,
l'expression des gènes, les canaux ioniques la connectivité
synaptique et des enregistrements electrophysiologiques de cerveaux
de rats. Des outils logiciels ont été développés
pour utiliser ces données et reconstruire une représentation
précise de la partie du cortex concernée.
Le
responsable du projet, Henry Markram, codirecteur du Brain Mind
Institute de l' Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne
estime qu'à partir de cette étape importante, constituant
une véritable rétro-ingénierie du cerveau,
il devrait être possible de réaliser progressivement
un cerveau plus complet. Ce travail pourrait dans un premier temps
aider à comprendre voire soigner certaines pathologies cérébrales.
Il sera présenté à la conférence de
la Fédération européenne des neurosciences
à Genève en juillet 2008.
Une
telle approche analytique des fonctions du cerveau, on le sait,
est souvent contesté. Les tenants de l'approche globale ou
holiste estiment qu'elle ne permet pas de simuler le cerveau en
situation, au sein du corps d'abord et de l'environnement ensuite.
Par ailleurs, le modèle ne reprend que des observations nécessairement
limitées et même biaisées faites précédemment,
de façon souvent sommaire ou traduisant le point de vue a
priori de l'observateur.
Nous pensons pour notre part que différentes voies peuvent
utilement être poursuivies pour mieux comprendre le cerveau
et ses fonctions cérébrales, depuis celle décrite
ici - mais qui trouverait à notre avis avantage à
inclure dans sa formalisation le cadre théorique des interactions
fonctionnelles de Gilbert Chauvet(2), voire aussi des simulations
informatiques à partir de systèmes d'agents évolutionnaires
s'auto-organisant librement(3).
(1)
Voir notre actualité du 19 juin 2005 : Reconstruction
du cerveau " silico".
(2) Cf.notre
interview du professeur Gilbert Chauvet du 15 mai 2006.
(3) Voir par exemple l'ouvrage d'Alain Cardon
"Modéliser
et concevoir une machine pensante - Approche de la conscience artificielle"
ainsi que sa conférence (voir
la vidéo) lors du Congrès "Physique
et conscience"(9 et 10 décembre 2005).
Pour en savoir plus
Site
du projet http://bluebrain.epfl.ch/
Eric
Drexler publie une feuille de route pour la production industrielle
de nanosystèmes 
Jean-Paul Baquiast - Christophe Jacquemin 17/12/07
Eric
Drexler, le père des nanotechnologies, vient de publier sur
son site personnel une ambitieuse "feuille de route'"
(le mot est à la mode) pour la réalisation à
grande échelle de nanosystèmes destinés à
opérer dans tous les domaines de la production. C'est la
"Technology Roadmap for Productive Nanosystems".
L'objectif
poursuivi vise à explorer la façon dont les techniques
courantes de laboratoires peuvent être utilisées pour
construire pas à pas des produits et fonctions de plus en
plus sophistiqués.
L'étude
a été conduite par le Battelle Memorial Institute,
une organisation non-profit rassemblant un ensemble de grands laboratoires
américains, dont Pacific Northwest, Oak Ridge et Brookhaven.
Elle a rassemblé 70 experts, scientifiques et ingénieurs,
provenant de l'université, de l'industrie et des laboratoires
nationaux.
Une
série de groupes de travail a été lancée
en 2005, dont est issu le rapport final de 400 pages. Ce rapport
présente un l'état de l'art de la nano-ingénierie
et présente des propositions intéressant aussi bien
des réalisations à court terme que des projets de
recherche à long terme.
Eric Drexler estime que le rapport arrive à point nommé.
Le Conseil National de la Recherche (U.S. National Research
Council) avait validé les orientations qu'il avait proposées
dans sa propre étude ( Nanosystems: Molecular Machinery,
Manufacturing, and Computation) laquelle se terminait par un
appel à des recherches expérimentales concernant l'ingénierie
moléculaire. A la suite de quoi la Darpa (Pentagone) avait
lancé un appel à propositions pour la réalisation
de nano-objets précis à l'atome près. Le gouvernement
britannique, de son côté, avait offert des crédits
de recherche à des équipes capable de fabriquer des
matériaux molécule par molécule.
En
dehors des perspectives et directions qu'elle propose, la Feuille
de route recommande des techniques permettant d'évaluer les
projets les plus aptes à faire émerger le domaine
encore trop expérimental de la nano-ingénierie atomique.
Une des directions les plus prometteuses sera la possibilité
d'intégrer divers approches dans des systèmes fonctionnels
exploitant les découvertes récentes en matière
de structures génétiques (DNA) auto-organisatrices
à l'échelle de l'atome.
Eric
Drexler se dit persuadé qu'en dehors des applications qui
seront données à ces propositions aux Etats-Unis,
les pays asiatiques à la recherche de perspectives à
long terme ne manqueront pas de s'y intéresser.
Pour
ce qui concerne l'Europe et la France en particulier, des crédits
publics de recherche existent. Mais comme toujours en pareil cas,
les industriels susceptibles d'utiliser ces crédits localement
(sans se délocaliser) ne se présentent pas ou ne parviennent
pas à s'entendre. C'est ainsi qu'au sein du pôle Minatec,
le site de Crolles2 inauguré par Jacques Chirac en mars 2003
et présenté comme un «accord historique »
entre Freescale (Motorola), Philips et STMicroelectronics pour la
fabrication de composants électroniques avancés ne
doit sa survie temporaire qu'à la participation de fonds
d'investissement américains dont le principal objectif est
le pillage technologique.
Pour
en savoir plus
La feuille de
route :
http://e-drexler.com/p/07/00/1204TechnologyRoadmap.html
Sur Crolles2,
lire l'appel de « Sauvons la Recherche » : http://www.sauvonslarecherche.fr/IMG/doc/ComPresseCROLLE2.doc
Décès
de Gilbert Chauvet, père de la physiologie intégrative

06/12/07
Nadine
Rocard-Chauvet, son épouse
Pierre, Anne et Line, ses enfants
et toute la famille
ses collaborateurs et tous ses amis
ont la tristesse de vous faire part du décès, le
6 décembre du
Professeur Gilbert CHAUVET
Docteur es-Sciences - Docteur en Médecine
père de la Physiologie Intégrative
survenu le 6 décembre 2007
Le recueillement aura lieu au crématorium du Père-Lachaise,
le mercredi 12 décembre à
13h30
24, rue Saint Martin
75004 Paris
www.gilbert-chauvet.com
A
lire :
Interviews:
- Gilbert
Chauvet, théoricien en physiologie intégrative (2006)
;
- Gilbert
Chauvet, physiologiste intégrateur (2002).
Lancement
de la navette spatiale chinoise habitée « Shenzhou
VII » prévu pour octobre prochain
C.Jacquemin. - 04/12/07 
Après
la Russie et les Etats-Unis, la chine est aujourd'hui la troisième
puissance spatiale capable d'envoyer un homme dans l'espace par
ses propres moyens. Elle prévoit son troisième vol
habité* pour octobre 2008. La nouveauté sera ici deux
à trois sorties extravéhiculaires d'au moins un des
trois occupants, une première pour ce pays, qui devrait préfigurer
à plus long terme l'assemblage d'une future station spatiale
en orbite autour de la Terre. Serait par ailleurs visé, début
2009, le rendez-vous et l'amarrage de Shenzhou VIII avec un autre
satellite.
Peu avant la présente sortie dans l'espace,
devrait être libéré en orbite un nanosatellites
auxiliaire (de la taille d'un ballon de football) pouvant être
télécommandé au choix depuis le vaisseau ou
depuis la Terre. Equipé de caméras et de moteurs,
il permettra de visualiser le travail du taikonaute** sous un angle
idéal. Les combinaisons utilisées seront similaires
à celles des Russes et des Américains. Elles protégeront
les astronautes des micrométéorites et intégreront
un système de régulation de la température
et de la pression. Les gants seront ici scellés au reste
de la combinaison, mais seront flexibles. Le pack dorsal des scaphandres
chinois serait équipé de systèmes de commandes
et de communications, qui incluent un dispositif de propulsion intégré
permettant au marcheur spatial de s'orienter et de se diriger. Une
fois dans l'espace, les taïkonautes seront constamment attachés
à un câble relié au vaisseau.
Pour Ma Xingrui - chef adjoint du groupe chargé
de la direction du projet d'exploration lunaire et Directeur Général
de China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC) - les
difficultés techniques que peut poser une sortie dans l'espace
sont déjà surmontées. Selon ses déclarations,
la réalisation du vaisseau dans son ensemble est d'ores et
déjà dans sa phase d'expertise générale
et l'assemblage final de la fusée porteuse Changzheng-2F
utilisée pour le lancement sera achevée avant la fin
de ce mois.Toujours selon Ma Xingrui, " la Chine a fait des
percées scientifiques importantes quant à plusieurs
technologies clés de la nouvelle génération
de fusée porteuse chinoise."
Rappelons que les fusées porteuses de la
série Changzheng (Longue marche) ont été utilisées
jusqu'à présent pour 104 lancements de satellites
ou d'engins spatiaux et lque e taux de réussite de lancement
dépasse 90%.
Signalons aussi que les travaux de réalisation de la base
industrielle de construction de la nouvelle génération
de fusées porteuses chinoises ont démarré dernièrement
à Tianjin, grande métropole économique de la
Chine du Nord Est.
* La Chine a réussi son premier vol habité "Shenshou
V" le 15 octobre 2003, suivi, en 2005 de."Shenzhou VI"
d'une durée de 5 jours.
** Nom chinois donné aux astronautes
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