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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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15/01/09 Nao, robot français humanoïde d'Aldebaran Robotics cité au palmares 2008 de la revue Singularity Hub

09/01/09 Une route qui génère de l’énergie grâce aux voitures qui s’y déplacent

06/01/09 Le projet européen Pico-Inside : une porte logique sur une molécule unique

06/01/09 Des progrès dans la connaissance du langage des dauphins

Janvier 2009

Nao, robot français humanoïde d'Aldebaran Robotics cité au palmares 2008 de la revue Singularity Hub
Jean-Paul Baquiast, Christophe Jacquemin - 15/01/2009

Le robot humanoïde NaoRéjouissons-nous d'apprendre que la revue américaine Singularity Hub, qui présentent les nouveautés dans les sciences et technologies émergentes, vient de citer le robot humanoïde Nao au deuxième rang d'une liste de robots ayant marqué l'année 2008.

Rappelons que ce robot,
développé par la société française Aldebaran Robotics(1), a été choisi à partir de 2008 comme plate-forme officielle de la ligue standard de la RoboCup(2) en remplacement du robot Aïbo de Sony.

(1) Voir notre actualité du 20/01/07 et du 11/01/08
(2) Fondée en 1993, la RoboCup est un consortium international d’universités visant à promouvoir la robotique et favoriser le développement de robots autonomes par la recherche et la formation en Intelligence Artificielle. Organisée annuellement, la manifestation RoboCup (qui comprend différentes compétitions) fournit un champ global d’évaluation des différentes technologies et des progrès réalisés.

Pour en savoir plus
http://singularityhub.com/2009/01/12/a-review-of-the-best-robots-of-2008/
Aldebaran Robotics : http://www.aldebaran-robotics.com/


Une route qui génère de l’énergie grâce aux voitures qui s’y déplacent
Christophe Jacquemin - 09/01/2009

Route qui génère de l'énergieUne équipe d’ingénieurs de l'entreprise israélienne Innowattech(1) a développé une route capable de générer de l’énergie grâce aux véhicules s'y déplacent.
Le système repose la piézoélectricité : des cristaux piézoélectriques(2) sont intégrés à la route qui, lorsqu’ils subissent une contrainte mécanique, se polarisent électriquement et produisent une petite quantité d’énergie. Ce principe est en fait le même que celui de l’allume-gaz où la pression exercée par l’utilisateur produit une tension électrique qui se décharge brutalement sous forme d’étincelles. La pression est ici exercée par les véhicules roulant sur l’asphalte. Plus lourds sont les véhicules, plus rapides également, et plus l'énergie récupérée est importante.

D'après les scientifiques d'Innowattech, "un kilomètre de route ainsi équipé peut générer 0.5 MWh". Utilisée à grande échelle, cette technique pourrait conduire à la production d'une grande quantité d’énergie, utilisable par exemple pour l’éclairage des routes.

Une démonstration du procédé doit avoir lieu prochainement sur une route pilote d'une longueur de 100 mètres.

(1) En partenariat avec l’Israel institute of technology.
(2) Ou IPEG : Innowattech Piezo Electric Generator.

Pour en savoir plus
Innowattech : http://www.innowattech.co.il
Animation vidéo : http://www.innowattech.co.il/swf/roadway.htm


Le projet européen Pico-Inside :
une porte logique sur une molécule unique

Jean-Paul Baquiast - 06/01/2009

On sait que les transistors actuels tendent à atteindre la limite au-delà de laquelle, en application de la loi de Moore, la diminution de leur taille (aujourd'hui autour de la centaine de nanomètres) ne permettra pas de ménager sur leurs supports des espaces suffisants pour qu'ils puissent être réfrigérés ou convenablement isolés des interférences quantiques. L'industrie microélectronique attache donc beaucoup d'intérêts aux recherches visant à réaliser des calculs sur des molécules uniques ou des circuits à l'échelle atomique. Les calculateurs pourraient alors poursuivre leur croissance aux échelles dites nano et pico. On pourrait en ce cas disposer de supercalculateurs tenant dans la poche de la veste.

Christian JoachimIl se trouve que le CEMES, Centre d'Elaboration de Matériaux et d'Etudes Structurales, dépendant du CNRS et installé à Toulouse, héberge une équipe d'une vingtaine de chercheurs de diverses nationalités, le Groupe nanosciences et picotechnologies (G N S), dirigé par le Dr Christian Joachim (notre photo). Cette équipe étudie les propriétés physiques et chimiques d'un atome ou une molécule unique, stabilisé à la surface d'un métal ou d'un isolant. Il s'agit d'un milieu quantique très complexe, à partir duquel on peut rechercher les bases de la conception, de la synthèse chimique et des études physiques des nanomachines unimoléculaire aptes à calculer, à agir mécaniquement, à communiquer et à mesurer. Ces nanomachines, une fois mieux connues, devraient permettre la miniaturisation ultime des ordinateurs et des micro-robots déjà existants.

Ce travail constitue la suite d'un programme entrepris dans les années 1990. Il est désormais financé par la Commission Européenne au sein du Projet Pico-Inside du 6e programme-cadre, commencé il y a 3 ans. Contrairement à l'approche traditionnelle des nanotechnologies visant à réduire le plus possible la taille des transistors, la démarche du projet part de la base. Il prend l'atome ou la molécule comme point de départ et recherche les conditions dans lesquelles des particules de matière aussi petites peuvent devenir des portes logiques, des mémoires ou autre chose. Il s'agit, non d'une approche à proprement parler bottom-up, mais bottom-bottom, selon Christian Joachim.

Le but en effet est de ne PAS atteindre l'échelle de la matière proprement dite. Le groupe vise à construire des composants sur une molécule unique, avec pour objectif ultime l'implémentation sur celle-ci d'une porte logique. Pour le moment, il s'agit de préciser le nombre d'atomes nécessaires pour construire un calculateur minimum. La question ne peut pas être résolue aujourd'hui, mais la réponse se précise progressivement. Une porte logique comportant 30 atomes a été créée, capable de faire les mêmes tâches que 14 transistors.

Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir interconnecter les molécules. Une solution, «classique», consiste à simuler l'architecture d'une porte logique mais à l'échelle atomique. L'autre, plus complexe, fait appel à des changements de conformation de la molécule pour prendre en charge les entrées de la porte logique et à la physique quantique pour accomplir le calcul. Les portes logiques sont interconnectées en utilisant des microscopes à effet tunnel qui peuvent manipuler des atomes à des échelles inférieures au 1/00 de nanomètre.

Parallèlement au projet principal, un projet annexe vise à construire de petites nanomachines à partir d'une molécule unique. De telles nanomachines, dotées d'une porte logique telle que décrite ci-dessus, pourraient se comporter comme de nano-robots intelligents. On voit que, sans avoir les immenses possibilités promises par les calculateurs quantiques, ces diverses machines permettraient aux calculateurs de demain d'améliorer leurs performances d'une façon bien moins problématique.

Les responsables du projet insistent sur le fait qu'il ne s'agit encore là que de recherches très fondamentales. Il faut espérer qu'ils ne se feront pas ravir les découvertes en cours par des grands de la microélectronique non européenne capables d'y investir des millions de dollars. Affaire à suivre par ceux qui se préoccupent en Europe de «patriotisme industriel», s'il en est.

De toutes façons, pendant ce temps, en France, l'intelligence supérieure qui nous dirige n'a qu'une idée, détruire le CNRS et privatiser les crédits.

Pour en savoir plus
Pico-inside Project :
http://www.phantomsnet.net/Picoinside/indexPico.php?project=2
Cemes : http://www.cemes.fr/r2_rech/r2_sr2_gns/index.htm


Des progrès dans la connaissance du langage des dauphins
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 06/01/2009

CymascopeLe Britannique John Stuart Reid(1) et l'Américain Jack Kassewitz(2) ont identifié les empreintes à haute définition que les sons émis par les dauphins laissent dans l'eau. Ils ont nommé ces empreintes des «CymaGlyphs». Il s'agit de formes reproductibles (ou patterns) supposées constituer la base d'un lexique propre au langage des dauphins, chacun d'elles représentant une «image-mot». Un appareil appelé CymaScope capture les vibrations imprimées dans l'eau, qui est le milieu naturel des dauphins. Il fournit pour la première fois des images de ces sons complexes.

Ceci confirmerait l'hypothèse que les dauphins voient surtout le monde à partir des sons qu'ils émettent, de la même façon que les mères humaines voient leurs enfants à partir d'une échographie. Mais ces visions ne seraient pas seulement passives (en réception). Elles pourraient aussi être transmises (en émission), chacune avec sa signification précise, d'un animal à l'autre.

Point intéressant, comme le son ne voyage pas facilement dans l'eau, contrairement à une croyance répandue, la transmission se fait par l'intermédiaire de bulles et de faisceaux exploitant les propriétés de l'hologramme. La bulle et le faisceau schématisent la zone à l'intérieur de laquelle l'émission peut être reçue. La théorie physique de l'hologramme montre qu'une seule molécule d'air ou d'eau transporte toute l'information décrivant les caractéristiques et l'intensité d'un son donné. Aux fréquences audibles par les humains (20 à 20.000 Hertz) la bulle domine. Au-delà l'émission prend progressivement la forme d'un rayon, semblable à celui d'un phare. Elle gagne en portée, mais nécessite pour être perçue que l'on se trouve au cœur du rayon.

Cymagliyph dauphins © Jack Kassewitz/John Stuart Reid
Le Cymascope offre la possibilité d'analyser la structure sonore
du faisceau d'ultrasons émis par un dauphin

Plusieurs types de sons ont été identifiés, correspondant à des langages et mots différents dont les usages sont spécifiques : des clicks, des sifflets et des gazouillis. Manifestement, l'importance des aires cérébrales que les dauphins consacrent à la sono-communication montre que ce mode de langage a été essentiel à leur développement en tant qu'espèce. Leur cerveau est, en terme de poids rapporté à la masse du corps, assez comparable à celui des hominidés. Mais ce sont les aires auditives qui prédominent.

Il semble donc que les dauphins prennent constamment des «clichés» sonores de leur environnement et les envoient à leurs congénères, en les chargeant de significations appropriées. Ceux-ci répondent et une véritable sphère de cognition partagée s'établit alors entre eux. Malheureusement (sauf erreur), les dauphins ne semblent pas avoir inventé de méthodes permettant, telle l'écriture humaine, de conserver la mémoire de ces échanges afin d'en faire les bases d'une culture durable.

La technique semble prometteuse : pour l'heure Jack Kassewitz estime que les cymaglyphes pourraient fournir une bonne représentation du "vocabulaire" des dauphins. Il espère maintenant enregistrer les signaux d'écholocation et de communication lorsque ces mammifères sont mis en présence de différents objets, de manière à vérifier si les cymaglyphes des sons échangés entre dauphins ressemblent à ceux de l'écholocation.

Cymagliph d'un bébé dauphin appelant sa mèreLes chercheurs espèrent se trouver aujourd'hui dans la situation de Champollion face aux Hiéroglyphes. Ils cherchent actuellement, notamment en communicant avec des dauphins dans leurs «mots», à obtenir des équivalences qui permettraient de déchiffrer l'ensemble du ou des langages utilisés par les sociétés de dauphins. On devine l'importance d'une telle découverte, si elle pouvait être menée à bien. Non seulement, les deux espèces pourraient enfin s'enrichir respectivement par le langage, mais la nôtre pourrait découvrir beaucoup d'inconnues demeurant encore à propos du milieu marin. Rappelons enfin que les dauphins ne sont pas les seuls animaux marins à utiliser les sono-langages. Les grands cétacés le font aussi, avec apparemment des puissances d'émission bien supérieures.

C'est à ce moment précis, alors que nous pourrions découvrir un nouveau monde d'une infinie richesse, que nous choisissons d'exterminer les dauphins et autres mammifères marins par des technologies mortifères, sans mentionner la destruction de milliers d'individus par des pêcheries maffieuses.

(1) John Stuart Reid, acousticien, inventeur du CymaScope
(2) Initiateur du projet projet SpeakDolphin à Key Largo.

Pour en savoir plus
Article d'AlphaGalileo, le centre européen d'information scientifique
http://www.alphagalileo.org/index.cfm?_rss=1&fuseaction=r
eadrelease&releaseid=534993

Le programme Speak Dolphin : http://www.speakdolphin.com/research.cfm
Le site Cymascope (sound made visible) : http://www.cymascope.com/cetacean.html


Visualisation de différents cymaglyphes
(instrurments de musique, animaux...)


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