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28/11/10 Espoir dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer

20/01/10 L'InterAcademy Panel on International Issues

20/01/10 A la gloire de la science islamique

20/00/19 La figure exotique E8 retrouvée

03/01/10 Le robot oiseau-mouche le plus léger du monde

Janvier-Février 2010

Espoir dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer
Jean-Paul Baquiast - 28/01/2010

Le 26 janvier 2010, le professeur Etienne-Emile Beaulieu et son équipe (Inserm U788 "Stéroïdes, neuroprotection et neurorégénération", université Paris XI) ont annoncé leur dernière découverte. Les résultat de leurs travaux avaient déjà été publiés aux États-Unis dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Rappelons que le professeur Baulieu s'est rendu célèbre par plusieurs découvertes ou innovations, notamment la DHEA. Agé de 82 ans, il n'a apparemment rien perdu de son dynamisme.
 
Ces derniers travaux portent sur une protéine directement impliquée dans la formation de la maladie d’Alzheimer, la protéine de Tau. L’accumulation de cette protéine dans les cellules nerveuses est l’une des deux caractéristiques essentielles de la maladie (l’autre étant le dépôts de plaques de protéines bêta-amyloïdes autour des neurones). Naturellement présente dans le système nerveux central, Tau joue un rôle important dans le bon fonctionnement des neurones. Mais son amas anormal dans le cerveau perturbe le fonctionnement des cellules neuronales, et favorise le développement de la maladie d’Alzheimer, ainsi que d’autres formes de maladies neurodégénératives.
 
L’équipe du Pr Baulieu vient de caractériser l’interaction entre cette protéine Tau et une autre protéine très abondante dans le cerveau : la protéine FKBP52. Elle a démontré en laboratoire que la protéine FKBP52 supprimait l’activité de la protéine Tau. Autrement dit, une importante présence de FKBP52 empêche l’accumulation de protéines Tau dans les neurones.
 
Cette découverte autorise d’abord l'espoir de pouvoir mesurer la quantité de FKBP52 chez les patients, afin d’évaluer leur risque ultérieur de développer Alzheimer ; une étude à ce sujet devrait démarrer prochainement à l’hôpital Charles Foix d’Ivry. Ensuite, elle devrait permettre de trouver des médicaments capables de stimuler la protéine anti-Tau. Sur ce plan il est à craindre qu'il faille plus de 2 à 3 ans pour découvrir l’arme "anti-Tau" capable de stimuler la production de FKBP52, contrairement à ce qui a été dit lors d el'annonce.

L'équipe aurait besoin de quelques millions de crédits pour poursuivre ses recherches. On ne comprendrait pas qu'elle soit obligée pour cela de compter uniquement sur les donations privées, comme celle que Pierre Bergé vient d'annoncer.


L'InterAcademy Panel on International Issues
par Jean-Paul Baquiast - 20/01/2010

Une réunion qui pourra se révéler importante s'est tenue en début d'année à la Royal Society of London, l'équivalent de notre Académie des sciences. Il s'agissait d'une manifestation organisée par l'InterAcademy Panel on International Issues (IAP) regroupant de nombreuses académies des sciences de par le monde, des plus puissantes aux plus pauvres. Il s'agissait de mettre au point une procédure consensuelle permettant aux chercheurs de toutes disciplines de formuler des conseils scientifiques aux gouvernements et aux organisations internationales, avec le maximum d'objectivité et d'efficacité possible. L'IAP avait été fondé à NewDelhi en 1993, à propos des questions posées par la croissance démographique.

Depuis, avec l'aggravation des problèmes rencontrés par la planète et la nécessité d'établir des consensus entre scientifiques, gouvernements et populations, le besoin d'une telle organisation est largement reconnu. Elle compte 103 membres à ce jour.
L'IAP étudiera les questions d'actualités, y compris en philosophie des sciences en évitant les dérives politiques et religieuses (ainsi dans le domaine de la théorie de l'évolution). Elle pourra préconiser des mesures concrètes, mais aussi veiller au bon enseignement des sciences notamment dans lesn pays en développement. Elle veillera aussi à la communication des résultats, notamment grâce à l'Internet.

Nous avons pour notre part pensé que l'extension spontanée des réseaux de communication entre scientifiques et gouvernements pourrait faire émerger ce que nous avons nommé un système cognitif mondial. Les préconisations d'un tel système et leur efficacité au regard des comportements des intérêts humains contradictoires ne peuvent être pilotées à l'avance et moins encore considérées comme participant à coup sûr au sauvetage de la planète. On peut voir cependant dans l'IAP l'amorce d'un «système anthopotechnique cognitif» global intéressant.

Pour en savoir plus
Le site de l' IAP : http://www.interacademies.net/
Notre avis b: pourrait mieux faire en matière d'attractivité


A la gloire de la science islamique
par Jean-Paul Baquiast 20/01/2010

Dans la revue New Scientist en date du 16 janvier (p. 24), le physicien quantique iranien Jim Al-Khalili explique qu'il espère voir renaître prochainement l'époque dorée de la science islamique (Golden Age). Celle-ci s'était déployée aux 8e et 9e siècles de notre ère, sous les califes arabes Abhasides installés à Bagdad. L'un d'entre eux, al-Ma'mun, avait fait entreprendre la traduction en arabe des textes des savants grecs parvenus dans leurs mains, inaugurant ainsi un « Temple de la Sagesse » (House of Wisdom) à qui l'on doit le mathématicien al-Khwarizmi et le physicien Ibn al-Haytham. Le tout s'est effondré sous la pression, selon Jim Al-Khalili, du conservatisme religieux devenu anti-scientifique – ainsi qu'à la suite des invasions mongoles.

Mais il espère voir cette époque dorée renaître dans les pays du Golfe, avec les financements massifs consentis à partir des pétro-dollars. Il s'agit de la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), ainsi que d'autres établissements financés par la Qatar Foundation et le Royan Institute de Téhéran. Ces financements attirent au Moyen Orient de nombreux chercheurs occidentaux ne trouvant pas de crédits dans leurs pays. Beaucoup d'entre eux se livreront en principe à de la recherche fondamentale, sans souci immédiat d'applications (blue sky research).

Très bien. Il est étonnant cependant de constater que Jim Al-Khalili voit en cela l'espoir d'un retour en force de la science islamique. Pour nous, la science ne peut être ni islamique ni chrétienne ni indouiste ou autre. C'est la science, point final. Mais ce n'est manifestement pas son avis ni celui des autorités politiques et religieuses qui vont superviser les travaux et vérifier leur compatibilité avec le Qu'ran. Ces recherches risquent d'être, comme le dit Jim Al-Khalili, politicaly sensitive, dans des pays comme l'Arabie saoudite et l'Iran. Les chercheurs occidentaux qui iront travailler dans ces pays se rendent-ils compte qu'ils vont participer à une grande oeuvre, la renaissance d'une science islamique différente des autres sciences?

Sur ces questions on pourra relire notre ouvrage plus que jamais d'actualité,JP. Baquiast, Pour un Principe Matérialiste Fort, JP. Bayol 2007.


La figure exotique E8 retrouvée
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 20/01/2010

Nous avions indiqué en 2007 (voir article référencé ci-dessous) que selon le chercheur Garett Lisi l’univers profond pourrait obéir à des structures mathématiques conformes aux algèbres de Lie et plus précisément, qu'il pourrait être représenté par la figure exotique dite E8. Celle-ci, certes complexe mais infiniment simple comparée aux millions d’équations proposées par la théorie des cordes, suffirait à figurer toutes les particules et toutes les interactions connues aujourd’hui ou observables plus tard, ce qui en ferait une théorie du Tout bien plus présentable pour le commun des mortels que celle des cordes.

Cette hypothèse avait suscité un intérêt discret mais n'avait pas eu beaucoup d'échos significatifs. Or aujourd'hui une équipe de l'Université d'Oxford dirigée par le physicien Radu Kolda a retrouvé la trace de la figure E8 dans des cristaux de cobalt et niobium super-refroidis à 0,04 kelvin par un champ magnétique intense. Lorsque le champ est appliqué, des figures apparaissent dans l'arrangement des atomes. Les spins des électrons s'organisent selon la symétrie E8.
Il est tout à fait remarquable que la figure E8 se manifeste ainsi dans le monde réel. Mais les physiciens ne semblent pas considérer cela comme confirmant les propositions de Garret Lisi. Tout au plus peut-on une fois de plus s'étonner des relations apparentes entre un monde des mathématiques se d
éployant à son niveau propre et le monde «supposé» réel.

Pour en savoir plus
Voir Science, DOI: 10.1126/science.1180085
Notre article sur Garrett Lisi


Le robot oiseau-mouche le plus léger du monde
Christophe Jacquemin - 03/01/2010

2,6 grammes pour 10 cm : c'est la prouesse réalisée par le professeur Hiroshi Liu et son équipe de l’Université de Chiba au Japon avec la réalisation d'un robot oiseau-mouche, capable de battre des ailes trente fois par secondes.

Equipé d'un micro moteur et de quatre ailes, le prototype est contrôlé à distance par infrarouge et peut monter ou baisser d'altitude, tourner à gauche ou à droite, voire effectuer des huit, selon son manipulateur.

Selon son concepteur, spécialiste dans le développement des robots copiés sur les êtres vivants, le robot disposerait d'une stabilité huit fois supérieure à celle d'un hélicoptère.

Coût jusqu'à présent de cette petite merveille : 1,5 millions d'euros... Il faut en effet savoir qu'il est "plus simple de concevoir un gros robot : la miniaturisation complique la réalisation et exige de nombreuses compétences notamment dans le domaine de l'ingénierie des matériaux", a déclaré Hiroshi Liu,

Pour Hiroshi Liu, "la prochaine étape est de le faire voler sur place", comme le font les véritables oiseaux-mouches. Le scientifique prévoit aussi de doter l'engin d'une caméra miniature d'ici à 2011, afin de pouvoir envisager sa commercialisation. En termes d'applications, ce volatile artificiel pourrait secourir des victimes prisonnières de bâtiments détruits, pister des criminels ou même explorer la planète Mars, assure son développeur.

A suivre donc.

NB : signalons que le colibri (ou oiseau-mouche) est le plus petit oiseau au monde.
Sa version drone (UAV espion) intéresse donc au plus au point.
Les USA, par exemple, ont lancé via la DARPA un programme de ce genre auprès des scientifiques "Nano Air Vehicles programm (NAV)"
. Voir film ci-dessous.



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