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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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26/04/12 Un nouveau sarcophage pour Tchernobyl

19/04/12 L'Inde dans une course aux armements
avec la Chine

19/04/12 Le nucléiare au Japon

28/02/12 Une nouvelle mise en garde par l'UNEP

28/02/12 Supercalculateurs. L'Europe relèverait le défi

28/02/12 Neutrinos supra-lumineux : défauts dans le câblage ?

16/02/12 Des drones américains pour l'Otan

28/01/12 Première production de matière dense par fusion nucléaire laser

28/01/12 Le candidat du GOP Newt Gingrich plaide pour la Lune

23/01/12 La Chine confirme son ambitieux programme spatial

23/01/12 Un oeil grand ouvert dans le ciel

22/01/12 Des réseaux sociaux pour les chercheurs

22/01/12 Perspectives pour contrôler les instabilités dans un réacteur à fusion

16/01/12 Naufrage du Costa Concordia

Janvier-février-mars-avril 2012

Un nouveau sarcophage pour Tchernobyl
Christophe Jacquemin - 26/04/2012

Le coup d'envoi officiel de la construction du nouveau sarcophage de Tchernobyl a été donné ce 26 avril 2012, soit vingt-six ans jour pour jour après "le plus grand désastre de l'histoire de l'humanité"(1) , selon les mots du président Ukrainien Viktor Ianoukovitch. Un chantier titanesque qui s'élève à 1,5 milliard d'euros, avec plus d'une vingtaine de pays contributeurs (notamment les Etats-Unis, la Chine et la France), l'Ukraine ayant apporté 8% du montant.

Coup d'envoi officiel, car des travaux préparatoires ont en fait débuté en 2006 pour les opérations de terrassements et le commencement de la construction de l'arche en début d'année.
Il s'agit aujourd'hui de recouvrir d'une arche gigantesque la chape de béton qui enveloppait les restes du réacteur n°4 accidenté, chape coulée en urgence en 1986 mais dont les fissures actuelles(2) montrent qu'elle ne peut plus être considérée comme sûre.

Ce gigantesque chantier, confié à deux groupes de BTP français, Vinci et Bouygues (consortium Novarka), devrait se terminer à l'automne 2015. L'arche mesurera 108 mètres de haut, 162 m de large, 270 m de long pour un poids de quelque 18 000 tonnes.

Le nouveau sarcophage sera assemblé sur un terrain contigu au réacteur, puis sera glissé au-dessus de la vieille chape. Le but est d'endiguer tout risque de radioactivité. Rappelons en effet que le coeur du réacteur reste toujours actif en cette matière. Et dans l'état actuel des connaissances, la seule solution est de confiner l'ensemble des rayonnements sous une enceinte la plus massive possible. Enceinte prévue pour une durée de sûreté de cent ans.

Rendez-vous donc dans un siècle pour la suite... Certains radioéléments ont ici une durée de demi-vie vie(3) de plusieurs milliers d'années... Le corium (magma fondu) sous le réacteur n'a pas fini de dicter sa loi. Il contient aussi du plutonium 239, dont la demie vie est de.... 24 100 ans....

(1) Signalons aussi que pour l'instant, rien n'est réglé à Fukushima...
(2) On estime à 100 m2 la surface des interstices ouverts dans sa structure de béton et d'acier.
(3) Le temps de demi-vie correspond au moment où la moitié des noyaux radioactifs d'une source se sont désintégrés.

© Automates Intelligents


L'Inde s'engage de facto dans une course aux armements
avec la Chine

Jean-Paul Baquiast - 19/04/2012

L'Inde a toujours affirmé que ses investissements militaires n'avaient aucune vocation offensive. Ils seraient seulement défensifs. Autrement dit, ils seraient au service d'une politique de dissuasion. Mais qui parle de dissuasion, laisse entendre que des conflits seraient probables et qu'il faut s'y préparer. Si l'adversaire potentiel augmente ses forces, il faut faire de même. On se trouve donc ipso facto engagé dans une course aux armements.

Pour l'Inde, la menace potentielle la plus probable était représentée jusqu'à présent par le Pakistan, dont la politique étrangère erratique n'offre aucune garantie. Mais désormais, la Chine fait partie des grands Etats aux yeux desquels elle veut affirmer une capacité de riposte. L'arsenal militaire chinois est très supérieur à celui que peut aligner l'Inde, alors que les deux puissances asiatiques disposent de populations et de territoires à peu près comparables. Conserver une faiblesse militaire n'est donc pas acceptable aux yeux des dirigeants ni des populations.

L'Inde, sans que cela soit clairement précisé, dispose depuis quelques années d'une capacité nucléaire. Il y a quelques mois, elle s'était dotée d'un sous-marin nucléaire loué à la Russie, qui sera certainement le premier d'une série. Elle avait enfin développé des missiles de portée moyenne, capable d'emmener des têtes nucléaires, la série des Agnis. Mais ceux-ci n'avaient pas de performances suffisantes pour être présentés comme "China-centric", selon l'aimable expression utilisée par les militaires.

Ce n'est plus le cas depuis le 19 avril. Par le lancement réussi d'un ICBM (Missile intercontinental) d'une portée potentielle de 5.000 km, l'Inde a démontré qu'elle rejoignait désormais le club des nations disposant de tels armements, membres du Conseil de Sécurité : Grande Bretagne, Etats-Unis, France, Russie et Chine.
Ce missile, baptisé Agni V, peut emporter une ou plusieurs têtes nucléaire d'une tonne au total, n'importe où en Chine ou dans un rayon de 5 000 km. Il présente les caractéristiques : suivantes : hauteur, 17m; poids 50 t, 3 étages; carburant solide, hauteur maximum de trajectoire : 800 km.

Les Chinois n'ont pas manqué de remarquer que cet exploit technique ne comble pas les différences de forces entre les deux arsenaux. Ils ont mis en garde l'Inde contre le risque de présumer de ses forces. Si l'on considère cependant que les équilibres de la terreur sont les meilleurs garants d'une coexistence pacifique entre puissances en compétition, on peut penser que le succès indien est une bonne nouvelle pour la paix globale. Il ne serait pas sain que la Chine n'ait en Asie aucun concurrent capable de limiter d'éventuelles vues expansionnistes. Les Etats-Unis mais aussi les puissances européennes devraient donc se féliciter de l'arrivée de l'Inde dans le club des puissances balistiques. Dans les prochains mois, s'il se concrétisait, le concept d'EuroBRICS, que nous évoquons dorénavant de plus en plus souvent, ne devrait pas trop en souffrir.

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Le nucléaire au Japon
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 19/04/2012

Le Japon va présenter le cas exceptionnel parmi les grands pays industriels de devoir subsister un certain nombre de mois en ne disposant d'aucun réacteur nucléaire en opération. Sur les 54 unités opérationnelles avant le désastre de Fukushima, l'une seulement est encore en fonctionnement, au nord d'Hokkaido, mais elle sera arrêtée pour maintenance en mai.

Centrale thermique d'Oi (Japon)Le gouvernement envisage de faire redémarrer deux réacteurs sur le site de Oi dans l'ouest du Japon, mais la décision n'a pas encore été prise, même si les tests de sécurité ont été jugés satisfaisants. Les autorités locales et la population demeurent très hostiles à ce redémarrage.
La centrale thermique d'Oi est située à 100 km au nord d'Osaka. Elle est gérée par l'industriel Kansai Electric Power. Mais celui-ci, du fait des fautes graves commises par son concurrent Tokyo Electric Power à Fukushima, ne parvient pas à regagner la confiance du public.

Le ministre de l'industrie Yukio Edano a prévenu que le pays rencontrera de sévères restrictions en énergie électrique durant le prochain été, compte tenu des pics de climatisation prévus. Environ 40% de la production électrique est d'origine nucléaire.

Quasi démission des pouvoirs publics
Que va-t-il se passer ? Assez curieusement, le gouvernement n'a pas organisé de reprise en mains par l'Etat de la situation. La décision reste toujours sous la responsabilité des industriels et ceux-ci ne sont guère plus sévèrement contrôlés qu'auparavant. Les autorités publiques, tant régionales que nationales, manquent des effectifs et de l'expertise qui seraient nécessaires. Elles en sont réduites aux incantations: réduire les consommations, remplacer le nucléaire par d'autres sources...autres sources qui, dans l'immédiat; ne pourront provenir que du gaz et du pétrole, dont la contribution à la pollution des grands centres urbains et industriels ne va pas cesser de croitre.

La construction de deux méga-centrales solaires a été annoncée, la plus avancée étant celle proposée par le géant de l'électronique Kyocera près de la ville du sud-Japon Kagoshima. Elle fournira 70 megawatts. Ce ne sera cependant qu'un apport limité, si rien ne change profondément dans les perspectives actuelles de consommation et de production.

La situation de l'énergie au Japon sera, il va sans dire, suivie avec attention en Europe, aussi bien par ceux qui, comme l'a rappelé Anne Lauvergeon dans son dernier ouvrage, militent pour un nucléaire mieux contrôlé par l'Etat, que par ceux qui défendent la sortie du nucléaire.

Articles américains à consulter
http://www.nuclearpowerdaily.com...
http://www.nuclearpowerdaily.com/reports/
http://www.solardaily.com/

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Une nouvelle mise en garde par l'UNEP (United Nations Environment Program)
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 28/02/2012

Il s'agit en fait plus d'un avis de tempête que d'une simple mise en garde Les 18 experts ayant obtenu les précédents prix Blue Planet de l'UNEP ( prix considéré comme le Nobel de l'environnement), viennent de publier, le 21 février 2012, un rapport bien plus alarmant que ceux jusqu'ici distribués. Ils avertissent qu'une tempête parfaite (perfect storm) menace désormais le monde. Elle résultera de la conjugaison des problèmes écologiques et sociaux dus à la surpopulation, la surconsommation et le suremploi de technologies environnementalement destructrices.

Pour eux, la société mondiale n'a d'autres choix que des changements radicaux permettant d'éviter l'effondrement des civilisations. Ils dénoncent, une nouvelle fois, la confiance indue faire aux « marchés », c'est-à-dire au capitalisme financier et au libéralisme sans frontières, pour résoudre ces problèmes. Ils demandent aux responsables politiques d'écouter les opinions publiques,des pays pauvres pour qui les questions relatives à l'eau, la nourriture et les modes de vie sont interdépendantes et intégrées dans un écosystème vivant global.

Ils refusent de faire confiance à des solutions centralisées ou à des experts sans expérience pratique. Ils demandent au contraire de remettre aux communautés locales la gestion, le contrôle et la propriété des technologies.

Ils réclament plus précisément:
- Le remplacement des indices calculant le produit national brut par des évaluation intéressant le capital environnemental, humain et social ainsi que sur leurs relations.
- La suppression des subventions à l'énergie, aux transports et à l'agriculture qui provoquent des surcoûts environnementaux et sociaux que personne ne prend en charge.
- La condamnation des surconsommations du monde riche et à l'inverse la promotion des femmes, de l'éducation et de la contraception dans les pays pauvres.
- L'attribution de pouvoirs de décisions aux groupes sociaux marginalisés.
- L'intégration plutôt que la mise en concurrence des politiques économiques, environnementales et sociales.
- La protection et la valorisation économique de la biodiversité et des activités de défense des écosystèmes, au sein d'activités économiques « vertes ».
- L'investissement dans la science et les formations concernant ces divers enjeux.

Ces propositions seront présentées et discutées au sommet de Rio du 20-22 juin 2012, consacré par l'ONU à la promotion du développement durable.

Nous pensons que sur le fond, ces différentes propositions devraient être étudiées et discutées en profondeur. Le faire signifierait le début de prise de conscience d'un danger global menaçant nos civilisations et dans une large mesure la planète tout entière. Mais on ne voit pas pour le moment comment les solutions évoquées pourraient être mises en place, face aux résistances des intérêts dominants. Ceci aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres.

Faudra-t-il attendre que la tempête annoncée s'établisse vraiment pour que les rapports de force changent. Et même en ce cas, qui garantira que les intérêts dominants n'en profiteront pas pour augmenter leur emprise sur les sociétés ?

On notera que contrairement à la bien-pensance qui règneà ce sujet dans beaucoup de pays, la surpopulation (actuelle et non la surpopulation future) est présentée comme un fléau majeur, à combattre notamment par la réduction des naissances. .

Références
Propositions des experts
Sommet de Rio
UNEP
Prix Blue Planet

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Supercalculateurs. L'Europe relèverait le défi
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 28/02/2012

La commission européenne, par la voix de la vice-présidente Neelie Kroes, vient de confirmer que l'Europe entend bien s'inscrire en tête dans la course aux super-calculateurs de très haute performance (exascale computing). Elle devrait doubler sa contribution aux projets correspondants, soit de 630 millions d'euros à 1,6 milliard.

La Chine dans le même temps vient d'annoncer qu'elle dispose des hommes et des crédits pour atteindre par ses propres moyens le niveau de l'exascale.

La communauté scientifique et informatique américaine s'en alarme, dénonçant les réductions budgétaires annoncées par le Congrès. Le risque de prendre du retard dans un domaine jusque-là dominé par les Etats-Unis est présenté comme sérieux.

On ne peut que se réjouir de constater la volonté des Européens de figurer en bonne place dans cette course. Ils font valoir à juste titre les multiples retombées découlant de la réalisation et de l'utilisation des calculateurs de haute performance. Le groupe français Bull est bien placé dans ce secteur.

Voir Computer world

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Neutrinos supra-lumineux : défauts dans le câblage ?
Jean-Paul Baquiast et Christohpe Jacquemin - 28/02/2012

Le CERN a poursuivi avec assiduité la critique des conditions ayant permis d'obtenir des informations relatives à l'existence de neutrinos dépassant la vitesse de la lumière. Or il vient d'annoncer avoir détecté des défauts dans les cablages des instruments utilisés. Ces défauts seraient de deux sortes. Mais ils seraient de sens opposés, les uns augmentant la vitesse observée, les autres la diminuant. Aucune conclusion précise ne peut encore être retenue.

On peut cependant penser en attente de conclusions définitives que l'anomalie constatée dans la vitesse des neutrinos tiendrait aux conditions de l'expérimentation. Les physiciens théoriciens le regretteront.

Voir Science mag

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Des drones américains pour l'Otan
Jean-Paul Baquiast - 16/02/2012

L'Otan va se doter d'un programme de 3 milliards d'euros en 20 ans afin d'acquérir aux Etats-Unis des drones dont l'absence s'était faite sentir lors de la campagne de Libye.

Il s'agira dans un premier temps de 5 appareils Global Hawk de Northrop Grumman (image), accompagnés de stations à terre et de la technologie d'analyse des images. Il faudra ajouter 2 milliards en 20 ans pour la mise en oeuvre des drones. L'ensemble sera basé à Sigonella, en Sicile. La Grande Bretagne et la France ont annoncé qu'elles contribueraient avec leurs propres ressources. Encore heureux.

Encore heureux quand on sait que les Européens disposent de tous les éléments pour produire eux-mêmes d'excellents drones aux performances diversifiées. Mais comme d'habitude les gouvernements de qui dépendent les commandes n'ont pas encore réussi à s'accorder sur des spécifications et des fournisseurs communs. Ils le paieront cher car les drones promettent de remplacer les avions pilotés dans un très grand nombre d'emplois militaires et civils. Encore un secteur industriel qui, si rien n'est décidé rapidement, échappera à l'Europe.

PS au 18/02. On a noté que, lors de la réunion entre Nicolas Sarkozy et David Cameron le 17/02 à Paris, consacrée à des programmes communs de défense, a été évoqué le projet d'un drone franco-britannique. Nous n'avons pas d'informations précises sur les spécification de ce drone, ni sur les industriels concernés En revanche, on ne peut que méditer sur la date de mise en service de cet appareil: 2030...D'ici là...

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Première production de matière dense par fusion nucléaire laser
Jean-Paul Baquiast - 28/01/2012


Linac Coherent Light Source SXR experimental chamber. The central part of the frame contains the holder for the material that will be converted by the powerful LCLS laser into hot, dense matter. To the left is an XUV spectrometer and to the right is a small red laser set up for alignment and positioning. (Credit: University of Oxford/Sam Vinko)

La fusion nucléaire contrôlée utilise deux procédés, la fusion par confinement magnétique (ITER) et la fusion par confinement inertiel ou par laser. Celle-ci fait appel à de puissants lasers dont la puissance dépasse 1 pétawatt, dirigés jusqu'à présent sur une microbille de deutérium-tritium enfermée dans une coquille de plastique. L'énergie apportée génère un processus de fusion entre les atomes, dégageant de l'énergie. En principe un gain de 10 entre l'énergie de fusion et l'énergie apportée par laser est obtenu. Reste ensuite à récupérer cette énergie.

Jusqu'à présent cependant il s'agissait d'un modèle faisant appel à un mélange gazeux. Mais aux Etats Unis les chercheurs du SLAC (Stanford National Accelerator Laboratory (
http://www.slac.stanford.edu/) viennent d'annoncer avoir produit un processus de fusion nucléaire intéressant la matière solide. Ils ont utilisé pour cela un laser extrêmement puissant, le Linac Coherent Light Source (LCLS) produisant des émissions un milliard de fois plus lumineuses que les sources de rayons X actuellement utilisées.

La cible en était un petit fragment d'aluminium. L'émission a duré moins d'un trillionnième de seconde et a permis d'atteindre la température de 3 millions de degrés Celsius. Ici, ce fut la première fois qu'un métal ou matière dense, jusqu'ici impénétrable aux lasers, a subi un processus de fusion, donnant naissance à un spécimen de matière dense chaude “hot dense matter”.

L'objectif est dorénavant d'étudier les processus en cause. Ceci permettra de mieux comprendre ce qui se passe dans le coeur des étoiles et des planètes géantes, ainsi que dans le soleil et ailleurs dans l'univers. Ultérieurement on essaiera de les reproduire à grande échelle.

Une course est ainsi engagée, pratiquement, entre les équipes d'Iter et celles du SLAC afin de produire industriellement de l'énergie de fusion. En France, on peut penser que les équipes du laser Mégajoule (http://www-lmj.cea.fr/) participeront au défi, s'ils disposent des crédits nécessaires à l'augmentation de puissance requise.

Référence

S. M. Vinko, et al., Creation and diagnosis of a solid-density plasma with an X-ray free-electron laser, Nature,
http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature10746.html

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Le candidat du GOP Newt Gingrich plaide pour la Lune
Jean-Paul Baquiast - 28/01/2012

Se distinguant de ses concurrents du parti Conservateur pour la présidence des Etats-Unis, Newt Gingrich vient de plaider pour une ambitieuse politique spatiale: base permanente sur la Lune vers 2020, système de propulsion de nouvelle génération pour un vaisseau martien habité, commercialisation étendue des activités scientifiques, industrielles et touristiques en orbite basse.

Au moment où le mot d'ordre des politiques est à la réduction des dépenses non immédiatement rentables, cette position est intéressante à noter. Le succès qu'elle rencontrera montrera l'intérêt que porte encore l'opinion américaine aux programmes spatiaux civils, les programmes militaires n'étant pas remis en cause par la réduction du budget du DOD (défense), comme on peut le supposer aisément.

Sources
National Space Society : http://nss.org/
Revue de presse : http://www.nss.org/news/releases/NSSPressRelease20120126-Gingrich.html

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La Chine confirme son ambitieux programme spatial
Jean-Paul Baquiast - 23/01/2012

La Chine prévoit pour 2012 le lancement de 21 fusées et de 30 satellites, selon la China Aerospace Science and Technology Corp. (CASC). Ceci comportera le lancement du vaisseau spatial Shenzhou-9 qui réalisera un rendez-vous en orbite et l'accostage de la station orbitale Tiangong-1.

Selon la Compagnie, 100 lancements et la mise en orbite de 100 satellites seront réalisés entre 2011 et 2015. Le tout en vue d'usages présentés comme pacifiques. Ceci jouera un rôle incitatif puissant dans le développement des capacités industrielles high-tech de la Chine. L'Europe ferait bien de s'en inspirer, à une époque où l'on y envisage de relancer des investissements productifs.

Source http://news.xinhuanet.com/english/

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Un oeil grand ouvert dans le ciel
Jean-Paul Baquiast 23/01/2012


Cette image curieuse est celle que vient d'obtenir le télescope VISTA, de l'European Southern Observatory, a Paranal, Chili. Elle représente la nébuleuse Helix (hélice), référencée NGC 7293. Prise en infrarouge, elle révèle des nuages de gaz invisibles en lumière visible.

Helix est une nébuleuse planétaire galactique relativement proche (700 années-lumière). Elle est située dans la constellation Aquarius. Un tel objet n'est en rien une planète, malgré son nom. Il résulte de l'effondrement d'une étoile en fin de vie de la taille du soleil. Celle-ci éjecte ses couches externes, avant de devenir une naine blanche (la petite tache bleue au centre de l'image). Le diamètre de l'anneau principal est de 2 années lumière, soit la moitié de la distance entre la Terre et l'étoile la plus proche, Proxima.

Le télescope Vista de 4,1 m. de diamètre dispose de détecteurs spéciaux bien adaptés à l'infrarouge. Rappelons que l'ESO possède des capacités d'observation à terre qui sont les plus performantes au monde.

ESO : http://www.eso.org/public/
Skynightly : http://www.skynightly.com/index.html

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Des réseaux sociaux pour les chercheurs
Et si l'on réenchantait la science...

Christophe Jacquemin - 22/01/2012

A l'instar des Facebook, LinkedIn, Viadeo..., remarquons aujourd'hui d'autres réseaux sociaux et plateformes collaboratives, bien moins connus car s'adressant surtout au monde scientifique et à ses chercheurs. Objectif : augmenter les échanges, le partage de la connaissance, la transparence, les interactions entre membres. Offrir aussi des outils (bibliothèque raisonnée d'articles, de courbes, de calculs...).
Ici, l'imagination pourrait être au pouvoir.


Si le leader de ces sites est actuellement Researchgate (plus de 1,3 million de membres), il faut aussi compter avec Figshare, Biomedexperts, Mysciencework, Knowtex, Mendeley...

On se met alors à rêver de la création d'une collectivité nouvelle où enfin des termes comme multidisciplinarité, approche dans la globalité, recherches désintéressées et partage ne seraient pas de vains mots. Un réenchantement de la science collectif...

Researchgate : http://www.researchgate.net/
Figshare : http://figshare.com/
Biomedexperts : http://www.biomedexperts.com
Mysciencework : http://www.mysciencework.com/
Knowtex : http://www.knowtex.com/
Mendeley : http://www.mendeley.com/
.

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Perspectives pour contrôler les instabilités dans un réacteur à fusion
Jean Paul Baquiast - 22/01/2012

TokamakLe public européen oublie trop souvent que la Suisse fait partie du Continent et que ses institutions de recherches contribuent notablement au renom scientifique de l'Europe. Ceci sans doute parce que s'y exerce un très fort tropisme vers l'Amérique, dont le crédit est porté au bénéfice de cette dernière. Il n'empêche. Aujourd'hui, l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) nous en donne une nouvelle preuve.

Ses physiciens viennent d'annoncer avoir franchi un pas important dans la prévention du développement d'instabilités au coeur d'un réacteur à fusion nucléaire. C'est une des difficultés que doit impérativement résoudre le prototype ITER s'il devait être exploité à terme sur un mode opérationnel. ITER, comme tout réacteur de type Tokamak, exploite le processus de la fusion par confinement magnétique. Un plasma constitué de deuterium et de tritium est porté à très haute température au sein d'une chambre de confinement (image), afin d'obtenir par fusion des atomes d'hélium, avec dégagement d'énergie. Un champ magnétique (variable) induit un courant électrique au sein du plasma.

Or il arrive que des instabilités se développent dans le plasma, qui le font vibrer. S'il touche les parois du réacteur, il se refroidit rapidement et développe des forces électromagnétiques pouvant détruire la structure de la machine. L'objectif est donc de réduire sinon prévenir ces instabilités avant qu'elles ne se développent.

Les chercheurs de l'EPFL proposent pour cela d'utiliser une antenne qui émette des radiations électromagnétiques ajustées à la prévention des instabilités, dirigées vers les zones du plasma où elles peuvent apparaître, ceci sans perturber le reste de l'installation. En fait cette antenne sera la même que celle servant à chauffer le plasma, du type déjà en usage dans le Joint European Torus (JET). Il faudra la compléter d'un détecteur d'instabilités adapté à ITER.

Ceci montre aux détracteurs du Programme ITER que les nombreux obstacles à résoudre pour que celui-ci aboutisse ne sont pas tels qu'ils devraient condamner d'avance le projet. Dans le temps qui les sépare d'une mise en service, les ingénieurs devraient trouver des solutions satisfaisantes

Source
Epfl : http://actu.epfl.ch/news/one-step-closer-to-controlling-nuclear-fusion/
Article dans Nature : http://www.nature.com/ncomms/journal/v3/n1/full/ncomms1622.html

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Naufrage du Costa Concordia
Jean-Paul Baquiast - 16/01/2012

Nous laissons à nos confrères de Mer et Marine (magazine chaudement recommandé concernant les choses de la mer) le soin d'informer nos lecteurs de l'actualité des évènements à la date du 16/01/2012. Les sujets de réflexion qu'ils proposent concernant l'avenir de ce type de paquebot dans la croisière sont également à méditer.

Surtout lorsque la volonté de maximiser les profits dirige finalement les choix stratégiques. Nous ajouterions pour notre part que, contrairement à ce qu'écrit la grande presse, le pire aurait pu se produire compte tenu des circonstances du naufrage, ceci malgré le beau temps. L'équipage mis en cause par les passagers semble avoir fait son devoir. Ceci ne concerne pas le quart à la passerelle qui semble au contraire avoir accumulé les mauvais choix.

Rappelons que la taille et les équipements d'un tel navire ne suffisent pas à garantir sa sécurité. La rencontre au large avec une vague scélérate, toujours à envisager (rogue wave) peut chavirer en quelques minutes ces grandes coques à fond plat et aux superstructures déraisonnablement hautes.

Sources
Mer et marine :
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118431&u=98575&xtor=EPR-56-[newsletter]-20120116-[article]
Sur les vagues scélérates, voir notre article qui concerne toute son actualité

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