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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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30/07/15 Des molécules organiques découvertes sur la comète Tchouri

24/07/15 La mémoire des tweetsl

22/07/15 Le LHC aurait identifié une nouvelle particule

04/07/15 Solar impulse atterrit à Hawai

03/07/15 La mécanique de la vie

01/07/15 Les frères Bogdanoff déboutés

11/06/15 Le Global Apollo Program

20/05/15 Solar Impulse 2 : des traversées océaniques encore impossibles ?

21/05/15 Sous-marins nucléaires britanniques: risque majeur pour la sécurité?

20/05/15 Le retard russe dans le spatial

11/05/15 Le projet BRaiN'US

24/04/15 Un patrouilleur robot pour détecter les sous-marins

19/04/15 Séquencer le génome de nouveaux-nés : le projet Babyseq

16/04/15 Micromote : l'ordinateur microscopique

16/04/15 Galiléo. Lancement réussi des 7e et 8e satellites

15/04/15 Les renouvelables vont gagner la guerre contre les combustibles fossiles

24/02/15 Premier test de réentrée pour l'IXV européen

23/02/15 Un projet européen de robot destiné aux personnes âgées handicapées

23/02/15 Spot, un nouveau robot quadrupède réalisé par Boston Dynamics

22/02/15 La British Library accueillera l’Institut Alan Turing dédié aux Big Data

22/02/15 Dix technologies qui pourraient changer nos vies

22/02/15 Les changements climatiques résisteront aux manipulation de la géoingénierie

20/0/14 Quand la réalité dépasse la fiction (la vie est un éternel combat)

Février 2015 à juillet 2015

Des molécules organiques découvertes sur la comète Tchouri
Christophe Jacquemin -
30/07/2015

Quatre molécules organiques ont été découvertes par le robot Philae, sur la comète Tchouri. Selon les scientifiques, elles entrent dans une chaîne d'évolution chimique pouvant aboutir à la formation de briques élémentaires de la vie.

"On découvre quasiment tout ce qu'on ignorait avant sur un noyau cométaire", (...) Et rien de ce qu'on voit ne correspond réellement à ce qu'on pouvait imaginer d'une comète, depuis sa structure globale et à petite échelle aux propriétés physiques et à sa composition (...) Nous sommes convaincus que Philae va nous faire avancer considérablement sur l'origine de la vie sur notre planète et aussi sur le fait de savoir si elle est fréquente ou pas dans l'Univers. explique Jean-Pierre Bibring, professeur à l'Université Paris-Sud, responsable scientifique de Philae

Dans la mesure où les comètes n'ont pas subi de changement depuis l'émergence du système solaire on peut déduire de ces observations que ces composés organiques cométaires étaient déjà agglomérés sous forme de grains de plusieurs millimètres comme ce que l'on voit sur Tchouri. Les scientifiques pensaient jusqu'alors que seulement de petites molécules organiques étaient piégées dans la glace des noyaux cométaires. Ils estiment aujourd'hui que de tels grains - qui en se retrouvant dans les océans de la Terre et peut-être sur d'autres planètes ailleurs dans le système solaire, pourraient avoir favorisé l'émergence de la vie.

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La mémoire des tweets
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 24/07/2015

En 2010, alors que l'usage de Twitter commençait à se répandre, la Library du Congrès à Washington avait décidé de mémoriser sans exceptions et sans limitations de temps l'ensemble des tweets qui allaient être émis dans le monde. Cette mémoire incluait non seulement le message lui-même, mais toutes les méta-données concernant son émission, soit 100 informations différentes en moyenne.

En 2015, il n'est toujours pas possible d'accéder à la mémoire ainsi constituée, bien que le travail d'enregistrement se poursuive. Comme l'on devine, la Library est submergée par le nombre de tweets reçus. Conçu initialement pour mémoriser 20 milliards de messages au total, le système doit faire face à l'émission d'un demi milliard de tweets par jour. Aussi vaste que soient les mémoires disponibles, elles doivent être continuellement augmentées.

Plus difficile encore à résoudre est la question du moteur de recherche permettant d'accéder en un temps raisonnable aux informations recherchées. Aujourd'hui une recherche demande 24 h avant d'aboutir à un résultat, et un coût de traitement en proportion. Des solutions sont recherchées mais il ne semble pas qu'elles aient encore été trouvées. Il faut cependant se rassurer. Elles le seront.

Pourquoi faire de tels efforts? Les auteurs initiaux du projet avaient annoncé que le rapprochement de tweets différents pourrait donner lieu à l'obtention d'informations de grande valeur scientifique concernant les sujets traités, les lieux d'émission et les auteurs eux-mêmes. C'est tout à fait faisable. C'est ainsi d'ailleurs que travaille plus discrètement la NSA dans l'exploration des immenses bases d'information qu'elle collecte quotidiennement dans le monde. Mais pour elle ne se pose pas les coûts de traitement, automatiquement pris en charge, non plus que les questions de confidentialité et de protection des droits des citoyens.

La Library du Congrès travaille aux Etats-Unis, où la protection de la confidentialité, le droit à l'effacement et autres mesures étudiées actuellement en Europe ne sont pas encore des priorités politiques. Cependant un nombre croissant de questions sont posées concernant les raisons pour lesquelles la Library sort de ses domaines classiques de compétence pour s'intéresser aussi systématiquement aux flux de trafic générés par des réseaux tels que Twitter ou Google.

On peut penser que, malgré ses dénégations, elle y soit encouragée par la NSA, la CIA et autres agences de défense américaine. On peut penser plus généralement que la démarche de la Library fasse partie des nombreuses actions par lesquelles les Etats-Unis, globalement, s'assurent une confortable avance de quelques années leur permettant de mieux contrôler le monde numérique en train de se généraliser
.

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Le LHC aurait identifié une nouvelle particule
Jean-Paul Baquiast - 22/07/2015

Le LHC aurait identifié une nouvelle particule : le pentaquark.Celle-ci, dont l'existence avait fait l'objet d'hypothèses alors non vérifiées, représenterait une nouvelle façon d'arranger les quarks sous l'effet de la force nucléaire forte. Cette dernière est responsable de la cohésion des nucléons (protons et neutrons) au sein du noyau de l'atome. Les quarks s'y combinent à trois, sous des modalités différentes. Il n'a jamais été possible de les isoler. Mais rien a priori n'interdit que des particules composées d'un plus grand nombre de quarks puissent exister.

Aussi bien, un tétraquark avait été identifié en 2005. Mais le pentaquark, prévu au plan théorique dans les années 1960, n'avait jamais été observé faute de puissance suffisante au niveau des accélérateurs. C'est cette observation qui vient d'être annoncée au Cern, avec un degré de certitude suffisant pour avoir fait l'objet d'une publication dans arxiv (cf ci dessous).

Le pentaquark a été observé lors de la désintégration de particules dites Lambda b baryons. La désintégration d'une particule peut être chaotique, en faisant apparaître des particules inattendues. Ce fut le cas ici. Les chercheurs se posent la question de savoir si le pentaquark composerait une nouvelle particule bien distincte, ou se retrouverait au sein d'une mini-molécule. C'est la première hypothèse qui semble l'emporter. En ce cas, il s'agirait d'une nouvelle forme de matière, dont l'étude plus approfondie devrait être prometteuse. La retrouve-t-on ailleurs dans l'univers ?

 Pour plus de précisions sur le pentaquark, voir http://arxiv.org/abs/1507.03414
 Voir aussi le journal New Scientist

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Solar impulse atterrit à Hawai
Jean-Paul Baquiast - 04/07/2015

Finalement, démentant nos propos pessimistes de la semaine dernière, l'avion solaire Solar impulse a réussi une quasi-traversée du Pacifique, en se posant le 03/07 à Hawaï. Comme l'indiquent les auteurs de l'exploit, les mérites en reviennent non seulement aux qualités de l'avion, mais aux performances de la météo sur de si longues distances. N'oublions pas évidemment celles du pilote lors de cette étape, André Borschberg.

L'avenir de ce type d'avion dépendra beaucoup du futur rendement des cellules solaires, c'est-à-dire l'électricité produite en fonction de leur superficie et de leur poids, sans mentionner les coûts de fabrication. Ce rendement est encore très bas, mais devrait s'améliorer, pour peu que ce secteur bénéficie d'investissements substantiels. Que font les Européens en ce domaine ? Pas grand chose semble-t-il...

 Voir Le Figaro du 03/07
 Post scriptum au 15/07.
Finalement l'avion ne repartira pas de Hawaï avant plusieurs mois :
voir Techniques de l'ingénieur
Après avoir parcouru la moitié de son tour du monde, l'avion Solar Impulse est cloué au sol à Hawaï depuis le 3 juillet. Il ne pourra repartir qu'en avril 2016, le temps de réparer ses batteries et faire de nouveaux tests

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La mécanique de la vie
Jean-Paul Baquiast - 03/07/2015

Nous recevons d'un correspondant, pour avis, le manuscrit suivant, intitulé "La mécanique de la vie et la mécanique de l'évolution". N'ayant pas la compétence pour juger de sa pertinence, d'autant plus qu'il avait été écrit il y a quelques années, nous le soumettons ici, avec l'accord de ce correspondant, à l'avis de ceux de nos lecteurs qui seraient intéressés. Ils pourront lui envoyer leurs réactions par mail à <alain.redon arobase outlook.com> qui nous les répercutera éventuellement.

 La mécanique de la vie et la mécanique de l'évolution

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Les frères Bogdanoff déboutés
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 01/07/2015

Le CNRS communique qu'il se réjouit de la décision rendue le 30 juin 2015, par le tribunal administratif de Paris, qui rejette les deux recours formés par Igor et Grichka Bogdanoff contre lui.

Ces derniers demandaient que le rapport interne établi en 2003 par le Comité national de la recherche scientifique sur l'évaluation de leurs thèses soit déclaré illégal par la justice administrative.

Ils demandaient également que le CNRS soit condamné à leur payer la somme de 1 239 771? afin d'indemniser le préjudice qu'ils auraient subi du fait de la publication d'extraits de ce rapport par le journal Marianne en octobre 2010.

Nous pouvons par contre nous étonner de voir les frères Bogdanoff régulièrement invités dans des tribunes, alors que les vrais chercheurs, souhaitant sortir de leur discrétion habituelle pour exposer au public des résultats indiscutables, n'y ont que très rarement la parole.

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Le Global Apollo Program
JPB-CJ - 11/06/2015

Le Global Applo Program, proposition pour un programme mondial qui vient d'être rendue publique, est destiné à combattre les effets du changement climatique. Son objet principal est de réduire, voire supprimer, sur 10 ans la production des énergies fossiles, charbon, pétrole et gaz. Celle-ci serait remplacée par un appel aux énergies renouvelables, notamment vent et soleil.

L'idée n'est en rien originale, cependant les auteurs de la proposition, scientifiques et économistes mondialement connus (par exemple Martin Rees et Nicholas Stern) ont fait l'effort de la traduire en termes industriels et économiques. Ils ont montré que, compte tenu des technologies actuellement disponibles, les investissements (soit 15 milliards de dollars par an sur 10 ans) seraient analogues à ceux consentis par les Etats-Unis pour le premier voyage sur la Lune, dans le cadre du programme dit Apollo. Les retombées en termes de science, d'industrie et d'emploi seraient au moins comparables.

Plusieurs gouvernements membres du G7 ont manifesté la volonté de lui donner suite. Cependant, le dernier G7 n'en a pas fait un sujet digne de son ordre du jour. On peut penser qu'il en sera de même lors du prochain sommet Climat prévu en France à la fin de l'année.

Comme l'écrit Maxime Combes dans un de ses articles (voir plus haut) : "Big Coal et Big Oil peuvent dormir tranquilles".

Pour en savoir plus
 Lire le Global Apollo Program

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Solar Impulse 2 : des traversées océaniques encore impossibles ?
JPB 01/06/2015


Connaissant un peu l'aviation de plaisance, les navigations océaniques à la voile, les types de météo susceptibles d'être rencontrés, je pense pouvoir écrire ce 1er juin que les deux grandes traversées océaniques envisagées, notamment la première vers Hawaï, ne seront pas réalisables pour ce type d'appareil. Si je me suis trompé, je le reconnaîtrai ici avec plaisir.

Ce matin du 01/06, 06hGMT, on lisait ceci dans la presse:
«L'avion Solar Impulse 2 avait décollé de Nankin, en Chine, dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai et mis le cap sur Hawaï, pour la plus périlleuse des étapes de son tour du monde, la traversée du Pacifique. Le départ de l'appareil, propulsé par la seule énergie solaire, avait été reporté à plusieurs reprises en raison d'une météo défavorable. Jamais Solar Impulse 2 n'a volé au-dessus d'un océan ni n'est resté en l'air plus de vingt-quatre heures. Le pilote suisse André Borschberg, 62 ans, devra tenir six jours et six nuits de suite seul aux commandes pour parcourir 8 500 kilomètres.»

Or peu après, nous apprenons qu'une météo difficile a obligé l'avion à atterrir au Japon.

Selon nous, malgré les compétences immenses développées pour avoir mis au point un tel appareil, les moyens exceptionnels déployés pour assurer le suivi du vol, les qualités hors du commun des pilotes, Solar Impulse rencontrera dans ses deux traversées océaniques prévues des difficultés qui me paraissent insurmontables, notamment durant la première d'entre elles :

- La fragilité intrinsèque de l'appareil, pouvant être mise en danger par une perturbation atmosphérique un peu forte.
- Sa lenteur qui lui rend impossible la moindre progression vent debout ou le fait de contourner un tant soit peu les perturbations.
- La quasi impossibilité dans les zones traversées, bien qu'en principe stables, de prévoir à l'avance afin de les éviter des phénomènes météorologiques dangereux.
- Les capacités de résistance physique d'André Borschberg, vu son âge et les moyens de survie dont il dispose à bord.

Autrement dit, selon moi toujours, ces vols n'éviteront pas un amerrissage d'urgent. Il faudra espérer que les secours prévus pourront atteindre à temps l'épave et surtout le pilote. Je commenterai dans la suite de cet article les résultats de la tentative, heureux ou malheureux, et les conclusions susceptibles d'en être tirées.

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Sous-marins nucléaires britanniques. Risques majeurs pour la sécurité ?
21/05/2015

sous-marin Vigilent

Un sous-marinier britannique, William McNeilly, en service sur un des 4 SNLE composant la flotte nucléaire britannique, le HMS Vanguard (image), porteur de missiles Tridents, a déserté en publiant sur internet (wikileaks) un rapport de plusieurs pages dénonçant les multiples failles de sécurité affectant ce sous-marin. Il indique que celles-ci devraient permettre à n'importe quel groupe terroriste de mettre en danger, non seulement le navire, mais la Grande Bretagne elle-même.

A la publication de son rapport, il a déserté en demandant à bénéficier du statut de lanceur d'alertes. La Navy n'en a pas tenu compte et a lancé des recherches ayant abouti ce jour 21 mai à son arrestation. De fortes craintes concernant son avenir circulent désormais dans les milieux opposés au maintien en service de sous-marins déjà anciens, dont la maintenance est mal assurée et dont les missiles nucléaires, les Tridents, ont été fournis par les Etats-Unis sans garanties suffisantes contre les défauts pouvant les affecter. Leur remplacement est en principe prévue dans les 12 mois, suscitant d'ailleurs une forte opposition des indépendantistes écossais.

Pour qui connaît un peu les SNLE, les défauts dénoncés par William McNeilly paraissent fort vraisemblables. Nous ne sommes pas évidemment en mesure de nous prononcer sur l'existence de telles failles de sécurité dans la flotte nucléaire stratégique française. On peut penser cependant que celle-ci, provenant de chantiers nationaux et gérés par la Marine, dont le professionnalisme a rarement fait l'objet de critiques, ne présentent pas à ce jour de tels risques. On attendrait cependant du ministre Le Drian qu'il fournisse non seulement au Président de la République mais à l'opinion des informations sur cette question très importante.

Sources
 Ouest France
 RT en français (russe)

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Le retard russe dans le spatial
20/05/2015

Le dernier accident ayant frappé le lanceur lourd russe Proton, entrainant la perte d'un satellite mexicain, n'était que le plus spectaculaire d'une suite de dysfonctionnements, dont l'un en 1988 et l'autre en 2014.

En conséquence, le vice premier ministre russe Dmitry Rogozin, en charge des secteurs de la défense et du spatial, a engagé un audit se voulant approfondi du Centre spatial Krunichev, qui produit les Protons. Il a dénoncé des cadres "moralement défaillants", autrement dit corrompus et un personnel incroyablement sous-payés. Des documents falsifiés ont entrainé des pertes de 160 millions d'euros.

Les audits précédents n'avaient fourni aucune justification concernant ces échecs. Khrunichev emploie 13 fois plus de personnel que la firme américaine analogue Orbital Sciences. Pour Rogozin, l'industrie spatiale américaine est 9 fois plus efficace que son homologue russe. Sans attendre, il a présenté à la Douma des projets de réforme dont les budgets devront être ultérieurement approuvés par Vladimir Poutine. Parmi ces projets figure un important recours aux processus numérisés. La conception et la fabrication en seraient restées, a-t-il dit, au 20e siècle

Dans la même démarche, il a proposé que l'agence spatiale russe Roscosmos soit transformée en entreprise d'Etat et voit les salaires de son encadrement augmentés. Il nous est difficile de dire si ce changement de statut, sur le modèle de l'agence Rosatom, augmentera son efficacité.

Dans l'immédiat cependant, nous pouvons constater que si beaucoup de produits de l'industrie spatiale russe sont suffisamment efficaces pour participer, notamment, à des programmes de l'ESA, l'ensemble manifeste des retards hérités de la période Eltsine. Ceci, dans le domaine spatial comme dans celui de l'armement.. Cet état de choses doit nécessairement limiter pour le moment les ambitions de Vladimir Poutine. Non seulement pour atteindre l'efficacité du spatial américain et européen, mais pour coopérer avec la Chine et l'Inde, engagées au sein du Brics dans d'ambitieux projets visant la mise en place de stations spatiales habitées, le retour sur la Lune et l'exploration de Mars.

Le problème majeur à prendre en considération pour améliorer les performances du secteur spatial russe, comme d'ailleurs de son secteur militaire, est qu'il faut plusieurs mois, sinon plusieurs années, pour mettre en place, au-delà des budgets, des ressources humaines aux performances professionnelles et morales totalement renouvelées.

Pour en savoir plus
 Wikipedia : Proton
 Sputnik.fr : Crash de la fusée Proton. A qui la faute?

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Le projet BRAiN'US
11/05/2015

Remarquons d'emblée que ce projet, qui est d'initiative française, a été doté d'un nom fort mal choisi. Celui-ci fait pratiquement confusion avec le grand projet BRAIN lancé depuis quelques années aux Etats-Unis, visant à mieux modéliser le fonctionnement du cerveau, à des fins thérapeutiques comme théoriques.

Il est vrai que les ambitions de BRAiN'US sont bien moindres, tout en étant très riches de perspectives. Il s'agit d'une application mobile regroupant pour le moment huit jeux conçus pour décomposer la manière dont le cerveau prend des décisions. Développée par une équipe de l’Inserm en collaboration avec la start-up AdScientiam, elle va permettre aux chercheurs d’obtenir des informations sur le fonctionnement de notre cerveau. En jouant avec BRAiN'US, le public participera à une expérience scientifique originale, la première de son espèce.

Le projet BRAiN'US est né à l'Institut du cerveau et de la moelle (Paris), sous la direction de Jean Daunizeau, co-directeur de l’équipe "Motivation, cerveau, comportement" (unité 1127 Inserm/CNRS/Université Pierre et Marie Curie). Ce groupe étudie les mécanismes neurocognitifs qui déterminent la motivation, indispensable à la vie active, ainsi que leurs troubles. Ces troubles peuvent être associés à des pathologies telles que la maladie de Parkinson, la dépression ou encore le syndrome d'épuisement (burnout) .  

Comme dans tous les cas, pour comprendre la situation pathologique, il faut commencer par décrypter le fonctionnement du cerveau en situation normale. C’est l'objectif de BRAIN’US. Les jeux qui composent l’application permettent d’évaluer différentes capacités cognitives (mémoire de travail, capacité de raisonnement, d’apprentissage…). Les joueurs jouent et les chercheurs recueillent des données individuelles (anonymisées) qu'ils intègrent dans une analyse globale des capacités cognitives de la population.

Plus la communauté de joueurs sera importante, plus les chercheurs pourront effectuer une synthèse précise des mécanismes mentaux qui déterminent les comportements. Bien évidemment, le jeu pourra être proposé à des personnes souffrant de troubles mentaux. De nouvelles applications sont à l'étude.

Il s'agit d'un bon exemple des relations entre la connaissance théorique et la clinique qui ont toujours fondé la démarche de Pierre Marchais [voir rubrique Biblionet, notre recension de son livre récent : "Les infrastructures mentales"].

Pour en savoir plus
 Site de l'INSERM :
BRAIN’US : huit jeux pour faire avancer la recherche sur le cerveau

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Un patrouilleur-robot pour détecter les sous-marins
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 24/04/2015

La Darpa étudie depuis plusieurs années une petite embarcation de surface sans équipage, autrement dit un robot, capable de naviguer seul sur la mer et le long des côtes pour y détecter les sous-marins diesel-électriques ennemis, dotés d'un fonctionnement particulièrement discret. Il s'agit du Robotic Sea Hunter, lui-même potentiellement indétectable. C'est un patrouilleur multicoque de 132 pieds (environ 40m) nommé le Anti-Submarine Warfare Continuous Trail Unmanned Vessel (ACTUV).

La dernière version de l'ACTUV vient d'être testée avec succès le long des côtes du Mississipi, y compris en lui faisant traverser des routes maritimes fréquentées. Le logiciel de navigation autonome exploite les informations fournies par les divers instruments du bord, radar et sondeurs. Reste à savoir comment le robot se comportera dans de très gros temps.

ll ne reçoit pas de terre d'instructions précises. Il se borne à transmettre des rapports en temps réel sur ce qu'il observe. Il est supposé patrouiller seul, éventuellement durant des semaines, en recherchant lui-même et en identifiant les cibles supposées ennemies, russes, iraniennes ou autres, précise la Darpa. Il n'est pas doté d'armements anti-sous-marins. En cas d'échos positifs, la marine et l'aéronavale prennent le relais.

Pour le moment les grands sous-marins lance-engins nucléaires naviguent généralement dans des zones et à des profondeurs inaccessibles à l'ACTUV. Mais si des robots plus performants voyaient le jour, cela pourrait rendre moins efficace l'action des forces nucléaires stratégiques, pour lesquelles le sous-marin, lui-même nucléaire, constitue pour le moment encore une arme quasi absolue.

 Wikipedia
 Naval Drones

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Séquencer le génome entier de nouveaux-nés. Le projet Babyseq
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 19/04/2015

Une équipe de la Harvard Medical School et du Boston Chidren Hospital va entreprendre très prochainement de séquencer entièrement les génomes de 480 nouveaux-nés. Il s'agit du programme dit Bavyseq.

Des expériences précédentes avaient été conduites sur des foetus, à partir d'analyses du cordon ombilical. Mais elles restaient d'ampleur limitée. Le projet Babyseq impliquera 240 nouveaux-nés en bonne santé et 240 autres en soins intensifs à l'hôpital de Boston. L'analyse se fera à partir d'une goutte de sang prélevée sur leur talon. L'opération visera en priorité à identifier 1.700 gènes codant pour des protéines associées à diverses maladies commençant lors de l'enfance ou pouvant se déclarer plus tard.

Le dossier résultant de ces analyses sera communiqué aux parents et aux pédiatres le souhaitant, afin qu'ils puissent le cas échéant se préparer à faire face à des maladies plus ou moins invalidantes. Bien entendu, contrairement aux tests menés sur foetus, il ne s'agira en aucun cas d'encourager l'infanticide précoce d'enfants, même porteurs de risques de maladies graves voire mortelles. De toutes façons, l'équipe propose de suivre pendant au moins 5 ans les parents d'enfants présentant de tels risques.

Les auteurs du projet précisent qu'ils ne chercheront pas à identifier des gènes supposés associés à des maladies d'adulte, telle que des cancers du sein ou la maladie d'Alzeimer. A plus forte raison, ils ne chercheront pas à identifier de prétendus gènes de l'intelligence ou la mémoire, pour lesquels les généticiens n'ont pas établis de profils précis.

Reste cependant que ce projet suscite une abondante littérature, plutôt critique que favorable. On y voit de premiers pas vers une programmation génétique à grande échelle, comme à des actions abusives visant des enfants à problèmes. Les médecins de Boston répondent en disant que déjà de nombreuses entreprises privées vendent de tels services de séquencement, non seulement concernant des adultes mais des nouveaux-nés et des foetus. Mieux vaut en ce cas qu'une expérience conduite scientifiquement et aux résultats largement publiés empêchent la prolifération d'inévitables charlatans.

Des résultats favorables

Au-delà de ces considérations d'opportunité, nous pensons pour notre part que, dans les prochaines décennies, les analyses génétiques, suivies inévitablement d'interventions sur les génomes, se multiplieront, non seulement sur les animaux mais sur les humains. Hors les cas d'abus qui seront de toutes façons difficiles à prévenir et punir, ces analyses n'auront dans l'ensemble que des résultats favorables. Elles permettront de prévenir la survenance de maladies entraînant des coûts considérables pour la société.

Si à terme, d'une façon générale, des humains quelque peu « augmentés » (enhanced) en résultaient, cela ne pourrait qu'accompagner le mouvement général d' "augmentation"  des animaux et des hommes par diverses prothèses robotiques ou faisant appel à l'intelligence artificielle. Plus on saura de choses précises concernant les gènes et leur expression, mieux cela vaudra. Sinon, il faudrait accepter, dans ce domaine comme dans d'autres, de revenir au Moyen-Age.

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Micromote, l'ordinateur microscopique
16/04/2015

Nous lisons dans minimachines.net l'information suivante (plus de détails dans l'article, non repris ici): :

" 2 millimètres de diamètre, auto-alimenté et capable de prendre des clichés et de résoudre des opérations logiques. Ce prototype imaginé et fabriqué par une équipe Américaine d’ingénieurs de l’université du Michigan a de quoi surprendre.

Le Micro Mote peut s’associer à divers capteurs, analyser leur état et agir en conséquence. Pour se faire, il s’auto-alimente via une simple cellule photovoltaïque posée directement sur son coeur.

Associé à un capteur photo, le Micro Mote pourra détecter le passage d’un objet ou d’une personne, déclencher une prise de vue et la transmettre sans fil. Au vu de son encombrement, on imagine déjà les usages de ce type de solutions pour la surveillance discrète mais également pour toutes sortes d’usages allant du médical à l’industriel."

Voici encore, n'en déplaise aux Européens optimistes, une nouvelle preuve de la maîtrise dont disposent les Américains pour construire le monde dit de la Singularité. Ceci au profit de leur domination sur le reste du monde, par Darpa, NSA, universités, Google interposés. Serions nous trop pessimistes?

 Voir MiniMachines.net


Galiléo. Lancement réussi des 7e et 8e satellites
16/04/2015

Rappelons avec un peu de retard que l'ESA a réussi le 28 mars le lancement de deux nouveaux satellites Galileo, sept mois après un échec, réparé depuis, qui avait entraîné un nouveau retard pour cet ambitieux programme concurrent du GPS américain. " Adam et Anastasia - les deux satellites- sont bien sur l'orbite où ils devaient être", a déclaré le PDG d'Arianespace, la société chargée d'organiser le tir,

Selon l'Agence spatiale européenne (ESA), les satellites ont été largués "sur leur orbite cible, à une altitude proche de 23.500 km, 3 heures et 48 minutes après la mise à feu du lanceur". Une fusée russe Soyouz emportant le septième (Sat-7) et le huitième (Sat-8) satellites de la "constellation", prévue pour en compter 30, avait décollé depuis la Guyane française à 21h46, l'heure prévue.

 Voir ESA


Les renouvelables vont gagner la guerre contre les combustibles
fossiles

Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 15/04/2015

Bonnes nouvelles pour la lutte contre le réchauffement climatique et les industriels développant des énergies renouvelables. Selon Bloomberg New Energy Finance, dès 2013, la production des renouvelables avait pris le dessus, avec 143 gigawatts de nouvelles ressources ajoutées, contre 141 pour le pétrole, gaz et charbon. Ceci se poursuivra. En 2030, la production des premiers équivaudra à 4 fois celle des seconds.

Les mouvements actuels de baisse du prix du pétrole ne changeront rien à ces perspectives. La seule question qui se pose est de savoir si le recours aux renouvelables viendra suffisamment rapidement pour bloquer la hausse des températures prévue par les climatologues et considérée comme un seuil à ne pas dépasser. Des milliards de dollars de nouveaux investissements seront nécessaires à cette fin au niveau mondial chaque année.

Voici en tous cas de nouveaux objectifs à prendre en compte par ceux qui veulent relancer la croissance, sur une base écocompatible. Ce sera le solaire, comme il n'est pas étonnant, qui devrait gagner la course. Encore faudra-t-il que les techniques permettant de l'obtenir fassent des progrès importants, en échappant à la tyrannie des "terres rares". On imagine que des changements importants dans les équilibres géostratégiques en résulteront, au détriment de ceux qui n'auront pas pu ou voulu s'adapter.

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Premier test de réentrée pour l'IXV européen
Jean-Paul Baquiast - 24/02/20154

L’Intermediate eXperimental Vehicle ou IXV, en français Véhicule expérimental intermédiaire, a été conçu par l'Esa comme un démonstrateur pour la réentrée dans l'atmosphère. Le 11 février 2015, il a réussi son premier test, qui s'est terminé par une plongée (prévue) dans le Pacifique. L'entreprise franco-italienne Thales Alenia Space est le "prime contractor" du projet. Elle conduit un consortium européen de plus de 40 industriels, laboratoire et universités. L'Italie, par le biais de l'Agence Spatiale Italienne (ASI) y joue un rôle important. 10 autres pays sont impliqués, dont évidemment la France.

L'IXV vise à expérimenter de nouvelles générations de véhicules de rentrée, modernisées par rapport aux capsules américaines et russes précédentes. Thales Alenia Space est un des principaux fournisseurs de véhicules de liaison vers la Station spatiale internationale, avec les cargos dits Multi-Purpose Logistics Modules.

L'IXV a décollé à 13h40 de la base de Kourou, à bord d'un lanceur Vega, le plus petit de ceux dont dispose l'Esa. Il s'est séparé de Vega à l'altitude de 340 km et a poursuivi sa trajectoire jusqu'à 412 km. Là, il a entrepris la réentrée dans l'atmosphère à la vitesse finale de 7,5 km/s, qui est celle des engins circulant en orbite basse. Lors de sa descente, l'engin de 5 m de long et de 2 tonnes a décéléré d'une vitesse hypersonique à une vitesse supersonique, avant de terminer en vol plané puis déployer ses parachutes dans la dernière phase de l'approche.

Les opérations concernant la manoeuvre ont été coordonnées à partir de l'Advanced Logistics Technology Engineering Center (ALTEC) situé à Turin.
Ce vol a été une première pour l'Europe, ainsi que pour Thalès Alenia. La société est engagée dans de nombreux programmes spatiaux, notamment la future mission ExoMars de l'Esa, menée conjointement avec la Russie. On doit citer aussi Euclid, consacré à l'étude de la matière noire, Bepi Colombo destiné à explorer Mercure et une participation au programme Orion de la Nasa.

 Intermediate eXperiemental Vehicle

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Un projet européen de robot destiné aux personnes âgées handicapées
Jean-Paul Baquiast - 23/02/2015

Le Dr Farshid Amirabdollahian, "senior lecturer" à l'Université du Hertfordshire (UK) vient de présenter un prototype de "robot social"permettant à des personnes âgées vivant seules et éventuellement handicapées de continuer à mener une vie indépendante. Ce robot vise à ressentir des émotions et mémoriser des données intéressant le patient, de façon à développer des sentiments d'empathie chez ce dernier.

Il s'agit d'une réalisation s'intégrant à l'approche européenne ACCOMPANY (Acceptable Robotics Companions for Ageing Years). Celle-ci rassemble neuf institutions provenant de cinq pays européens. Le financement du projet est actuellement de 4,8 millions d'euros. Ce qui est bien loin, notons le au passage, des sommes consacrées par Google à des actions comparables (cf ci dessous SPOT).

Ce thème général de l'empathie robotique fait l'objet de nombreuses recherches, notamment au Japon. Il s'accompagne souvent de réalisations anthropomorphes, ce qui n'est pas encore le cas concernant le robot domestique d'ACCOMPANY.

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Spot, un nouveau robot quadrupède réalisé par Boston Dynamics
Jean-Paul Baquiast - 23/02/2015

Le robot spot

La firme américaine Boston Dynamics, spécialisée dans la robotique évolutionnaire, vient de présenter Spot, un nouveau quadrupède robot conçu pour se déplacer en terrain varié sans jamais perdre l'équilibre. Il s'agit d'une version plus réduite et plus agile de BigDog, que nous vous avions évoqué précédemment sur ce site.

Boston Dynamics, propriété de Google depuis 2013, développe toute une gamme de robots destinée à des applications militaires ou, le moment venu, utilisables dans l'exploration lunaire ou martienne. La firme a déjà à son actif plusieurs prototypes comme Petman, Atlas ou Sandflee. Elle est aussi détentrice du record du robot courant le plus rapidement, avec Cheetah qui peut atteindre 45 Km/h.

Boston Dynamics fait partie d'une dizaine d'entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle et la robotique intelligente que Google vient de racheter ces derniers mois. Google prétend mettre ainsi ses puissants moyens (payés par les publicités que leur achètent les fournisseurs des produits que nous consommons) au service du développement de l'humanité.

Ces robots constitueront les membres et organes sensoriels du Cerveau global qu'il vise à réaliser par ailleurs. Comme ne s'en cachent pas Boston Dynamics et les autres acquisitions de Google, comme Google lui-même, l'essentiel des applications de ce Cerveau global et de ses appendices se trouveront dans le domaine militaire et celui de la sécurité intérieure (surveillance policière généralisée).

Pour en savoir plus
 Voir la vidéo présentées par Futura Sciences

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La British Library accueillera l’Institut Alan Turing
dédié aux Big Data

Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 22/02/2015

“Le chancelier de l’Echiquier George Osborne a révélé le 4 décembre dernier que le futur Alan Turing Institute, dont la création fut annoncée en mars dernier, sera installé au sein de la prestigieuse British Library. Le centre sera entièrement dédié à la recherche sur les Big Data, ce complexe mouvement de multiplication des données numériques dont les méthodes de traitement et d’exploitation suscitent aujourd’hui un intérêt prononcé en raison de ses multiples potentialités économiques (…)”

A quand l'équivalent en France et en français ? On verra sur ce sujet les actes du séminaire IST Inria, octobre 2014. Cf BIG DATA : nouvelles partitions de l’information.

 Wikipedia : Alan Turing Institute

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Dix technologies qui pourraient changer nos vie
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 22/02/2015

technologiesSous le titre "Ten technologies which could change our lives : Potential impacts and policy implications. Scientific Foresight Unit", le Parlement européen vient de publier une liste des principales technologies innovantes.

La traduction ne s'impose pas, sauf pour le 8.

Il s'agit de :
1. Autonomous Vehicles
2. Graphene
3. 3D printing
4. Massive Open Online Courses (MOOCs)
5. Virtual currencies (Bitcoin)
6. Wearable technologies
7. Drones
8. Aquaponic systems (
culture de végétaux en symbiose avec celles de poissons)
9. Smart home technologies
10. Electricity storage (hydrogen)”

Ce rapport (anglais) est un excellent résumé de ce qu'il faut savoir sur les technologies concernées. La dimension géopolitique n'est cependant pas assez développée: quels types de pouvoirs développent ces technologies? Quels sont les abus ou dérives possibles ? En quoi les Européens, tant au plan des Etats que de la Commission, investissent-ils dans ces secteurs ?

 Wikipedia : Le rapport du Parlement européen

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Les changements climatiques résisteront aux manipulation
de la géoingénierie

Christophe Jacquemin et Jean-Paul Baquiast - 22/02/2015

Nous avons plusieurs fois fait état de propositions de chercheurs (souvent financés par de gros industriels) visant à ralentir le changement climatique ou atténuer ses effets par des méthodes relevant de ce que l'on appelle la géoingénierie. Le dernier rapport de l'IPCC avait pour la première fois recommandé l'étude à grande échelle de telles méthodes.

Un article sur ce sujet (espagnol) publié par notre confrère Tendancias 21 fait état de conclusions très pessimistes émantant notamment de Ángel M. de Frutos Baraja, Chaire de physique de l'Université de Valladolid et directeur du groupe dit de Óptica Atmosférica. Selon lui, ces méthodes relèvent de la science fiction, sinon de manipulations de l'opinion. Au mieux, elles ne pourraient être envisageables que dans un lointain avenir, comme le confirme Xavier Giménez Font, professeur de chimie physique à l'Université de Barcelone.

Dans l'immédiat, les méthodes les plus simples seraient les plus efficaces, notamment en réduisant fortement la consommation des hydro-carbures. Mais ce sont elles aussi que contrarient le plus d'intérêts. L'avenir reste donc sombre, comme nous le soulignons dans notre éditorial (voir ci dessus).

 Voir Tendancias21 :
El clima se risistirà a la manipulacion de la geoingeniera

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Quand la réalité dépasse la fiction (la vie est un éternel combat)
Christophe Jacquemin - 20/02/2015

LéothériusOn aurait pu penser que la Suisse était un modèle (merveilleux) du genre en matière de construction d'immeubles particulièrement adaptés aux personnes âgées, voire à mobilité réduite ou handicapées, surtout quand les dites réalisations sont vantées par les pouvoirs publics à grand renfort de publicité.
Un petit tour sur le blog "Le Tigre" montrera ce qu'il en est... (espérons qu'il ne s'agit ici que d'une exception, sauf que dans ce monde on peut toujours s'attendre à tout...).

 Blog le Tigre : La vie des personnes âgées, à mobilité réduite, handicapés, malades, invalides, les accès, l'urbanisme, l'architecture, la réalité, incontournable, sans fard, sans langue de bois

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