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05/03/14 Facebook, Google : la guerre des airs

04/03/14 Robolution, 1er fonds d'investissement européen réservé à la robotique

18/02/14 Le 1er livre numérique éducatif avec de l'intelligence artifcielle

17/02/14 Choix difficiles pour Arianespace

17/02/14 Galileo démarre enfin

11/02/14 Le site Cyberland

11/02/14 Trois photos inédites d'agences américaines de renseignement versées au domaine public

04/02/14 TeraLab, plateforme française d'innovation collaborative dans le Big Data

03/02/14 Les Jeux Olympiques 2064

Février - Mars 2014

Facebook, Google : la guerre des airs
Christophe Jacquemin - 05/03/2014

Drones Solara 60 à énergie solaire

Facebook serait en négociation de rachat de Titan Aerospace, entreprise américaine fabriquant des drones à énergie solaire. Fondée en 2012, cette société fabrique les drones "atmostsats" qui fonctionnent comme des satellites, mais en suspension à faible altitude plutôt que dans l'espace. Facebook semble particulièrement lorgner sur le modèle "Solara 60". Une somme de 60 millions de dollars aurait été avancée.
Avec ces drones, Facebook pourrait apporter une connexion internet aux populations les plus défavorisées. Rappelons que Mark Zuckerberg est l'un des principaux investisseurs du projet lnternet.org qui vise à relier à Internet les cinq milliards de personnes dans le monde qui en sont dépourvues faute de matériel et de moyens financiers. Dès lors, acquérir Titan Aerospace constituerait un levier considérable pour ce projet, soutenu également par Ericsson, Samsung, MediaTek, Opera, Nokia et Qualcomm.
Excès d'altruisme derrière cela ou désir d'acquérir les parts de marchés ?
Google, de son côté, dispose aussi de son projet - baptisé Loon - qui consiste à équiper
des ballons stratosphériques d'hélium avec des antennes et panneaux solaires, afin de fournir une couverture internet aux zones blanches, zones les plus isolées et dépourvues de connectivité. Connectés entre eux, une centaine de dirigigeables (commandés à distance) seraient capable de diffuser un signal de qualité 3G. Projet encore en test mais des essais ont déjà eu lieu au sud de la Nouvelle-Zélande ainsi qu'en Californie.

Les drones visés par Facebook, outre le fait que l'énergie solaire leur permet d'atteindre une autonomie de 5 ans, peuvent transporter un équipement pesant jusqu'à 100 kg tout en étant capable de voler à 20 000 mètres d'altitude, soit 10000 mètres plus haut que les ballons de Google. Ici, il s'agirait d'offrir des débits de connexion allant jusqu'à 1 Gb/s grâce à l'émission d'ondes électromagnétiques couvrant de larges zones de diffusion et de contourner les obstacles comme les montagnes.

OuternetHeureusement, ces entreprises ne sont pas les seules à vouloir connecter le monde à Internet.
Une organisation américaine à but non lucratif, le Media Development Investment Fund, prévoit de son côté d'envoyer en orbite une constellation de minisatellites afin de diffuser gratuitement "Outrenet", une version simplifiée d'Internet.

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Robolution, 1er fonds d'investissement européen réservé à la robotique
Christophe Jacquemin - 04/03/2014

Le robot Nao

Robolution, premier fonds d'investissement européen réservé à la robotique a été lancé ce 4 mars par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.
Doté de 80 millions d'euros, Robollution Capital est financé à parts égales par le secteur public et le secteur privé. Côté public, les sommes sont apportées par BPI France et par l'Europe, via l'European Investisment Fund. Côté privé, le fonds est piloté par Orkos Capital, associant AG2E, la Mondiale, Oragne, EDF, Thales et des actionnaires individuels, dont Marci Simoncini, le fondateur de Meetic.

Ce fonds a été initié en janvier 2012 par Bruno Bonnel (fondateur de la société Robopolis, ex PDG d'Infogram) et Orkos Capital, suite au lancement de "France Robots Initiatives", plan national pour la robotique. Selon ce plan, la France se fixe pour objectif :
- de compter parmi les cinq nations leader de la robotique dans le monde d’ici à l’horizon 2020 particulièrement en matière de robotique de service à usage personnel et professionnel,
- de développer une offre française mondiale en matière de cobotique et de machines intelligentes
- d’accroître ses parts dans un marché en forte croissance dans les années à venir.

Estimé à 17 milliards d'euros en 2013, le marché mondial de la robotique de services s'affiche en forte crosisance et devrait atteindre 100 milliards d'euros en 2018, selon les prévisions de l'Institut français de robotique.

Robolution Capital compte investir dans la plupart des branches de la robotique telles que robots de compagnie, robots de surveillance, drones ou véhicules sans chauffeurs, robots chirurgicaux. Il vise à soutenir des entreprises produisant déjà des robots, mais aussi des concepteurs de capteurs ou de logiciels, avec des tickets de 300 000 à 5 millions d'euros par société. Ce fonds couvrira plusieurs phases de maturité, de l'amorçage au captial développement. Selon Bruno Bonnell, 450 sociétés européennes sont déjà éligibles, et il y en a 20 que nous suivons de très près". Les premiers investissements devraient être annoncés avant l'été.

Dommage pour nous, si ce fonds était arrivé plus tôt, le Robot Nao, l'un de nos fleurons français conçu par la société é Aldebaran Robotcis ferait peut-être toujours partie de notre giron (ou tout du moins du giron européen?)?. Faute d'argent frais disponible, l'entreprise du Français Bruno Mailsonnier est passée en mars 2012 sous la coupe de la holding internet japonaise Softbank, qui a racheté 80% du capital pour 76 millions d'euros, [rachetant en particulier les participations des premiers investisseurs ayant parié sur le spécialiste de la robotique : Intel Capital (le fonds corporate du fondeur avait investi 9 millions d’euros en juin 2011), CDC Innovation, iSource and Crédit Agricole Private Equity.)].

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Le 1er livre numérique éducatif avec de l'intelligence artificielle
Christophe Jacquemin - 18/02/2014

Discover how works a computer

"Discover how works Computer" est le premier livre interactif doté d'un "agent conversationnel intelligent" qui dialogue en langage naturel avec le lecteur pour tester ses connaissances.
Destiné aux étudiants et à tous les passionnés d'informatique et de multimédia, il permet de découvrir qui a inventé l'ordinateur, son histoire et son principe de fonctionnement pour apprendre la programmation quel que soit le langage.
Une première qui pourrait préfigurer les futurs manuels scolaires interactifs mais aussi les systèmes d'Intelligence Artificielle qui seront intégrés dans les MOOCs (Massive Online Open Courses).
Cet ouvrage est le résultat d'un projet de recherche menée au sein du DeVinci Media Lab, le laboratoire de recherche de l'IIM dirigé par Jean-Claude Heudin

Comme un livre classique, cet ebook se compose de chapitres qui successivement permettent de découvrir le principe essentiel d'un ordinateur. Mais il possède en plus une partie "Lab" pour que le lecteur puisse tester directement l'exécution d'un programme en assembleur, voire réaliser lui-même un programme afin de mettre en pratique ses connaissances. Pour cela, le livre inclut un simulateur de microprocesseur 8-bits à vocation pédagogique

L'agent conversationnel intelligent intégré est sur la technologie EVA (Evolutionary Virtual Agent) développée au DeVinci Media Lab. Il pose des questions sur le contenu du ebook mais il est aussi capable de répondre à des questions plus ouvertes, voire d'entamer une véritable discussion avec le lecteur.
Totalement intégrées dans le livre, ces technologieset ne nécessitent aucune connexion Internet pour fonctionner.

A noter que dans cette version, la conversation est encore limitée à un "chat" textuel mais selon Jaen-Claude Heudin, il va être possible prochainement de dialoguer directement avec la voix comme avec l'assistant Siri sur iPhone.

ISBN 979-10-91245-10-4 - Éditeur : Science-eBook
52 pages - Langue anglaise - Format ePUB3 sans DRM
2,99 € TTC (Prix de lancement).
Disponible sur iPad (iBookStore et Science-eBook.com).

 Discorver How Works a computer

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Choix difficiles pour Arianespace
Jean-Paul Baquiast - 17/02/2014

Space X

Jusqu'à présent quasi monopolisant avec les Russes, le secteur des lanceurs lourds civils, Arianespace est désormais confrontée à des choix difficiles. Plusieurs raisons justifient ce dilemme.
D'abord, des sociétés privées américaines sont apparues, tel SpaceX, offrant des lancements à prix cassés, dans la perspective évidente d'entrer sur le marché. Ensuite, le poids des satellites ne cesse de diminuer avec la miniaturisation des composants, rendant moins nécessaire l'emploi de lanceurs lourds pour des mises en orbite simultanée. Enfin, en ce qui concerne la propulsion des satellites une fois en orbite, à fin de positionnement définitif, les moteurs classiques sont en voie de remplacement par des moteurs dits électriques, à ions ou plasmas, plus légers et nécessitant moins de carburants (mais allongeant considérablement les délais de positionnement).

Les 20 Etats et organisations membres de l'Esa avaient envisagé de donner deux successeurs au lanceur lourd Ariane 5, qui n'a cessé d'accumuler les succès techniques et économiques mais qui était en train de vieillir. Il s'agissait d'un lanceur dit Ariane 5 ME (pour Midlife Evolution) dont la capacité d'emport aurait été accrue d'au moins 1 tonne, et destiné à entrer en service vers 2018. Pour être rentable, il devrait mettre en orbite simultanément 2 satellites. Dans le même temps, à la demande de la France, un lanceur plus léger, dit Ariane 6, dont la capacité était limitée à 6 tonnes, soit 1 satellite seulement, devait être réalisé en vue d'une mise en service vers 2020.

En France, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), avait il y a deux ans demandé d'accélérer le développement d'un lanceur de nouvelle génération pour succéder à Ariane 5. Aujourd'hui, un nouveau rapport, non rendu public, recommande au Premier ministre d'abandonner, pour raisons économiques, le développement d'Ariane 5 ME, et de concentrer toutes les ressources sur Ariane 6. Sinon la mise en service de cette dernière risquerait d'être reportée à 2025.

L'Allemagne ne semble pas être d'accord pour l'abandon d'Ariane 5 ME. En contrepartie, Berlin recommanderait l'abandon d'Ariane 6, faute de pouvoir financer les deux programmes à la fois. Des satellites allégés, tels que ceux en perspective, pourraient permettre à fin de rentabilité, à Ariane 5 ME, de mettre en orbite simultanément non seulement 2 mais plusieurs satellites. D'autre part, l'apparition de nombreux concurrents, publics ou privés, impose de continuer à occuper le terrain et à ne pas abandonner les acquis techniques et commerciaux de Ariane 5. Dans ces conditions, serait-il intéressant de développer le lanceur Ariane 6 plus léger, d'autant plus que l'Esa dispose désormais des lanceurs russes Soyouz, sans oublier le petit lanceur Vega ?

Sans avoir en mains tous les éléments du dossier, nous pencherions ici pour cette dernière solution (abandonner ou reporter Ariane 6). Un lanceur lourd, sinon ultra-lourd, sera toujours nécessaire pour envoyer des hommes dans l'espace. L'Europe doit-elle se retirer de la course à la Lune et au delà? Ceci dit, le mieux serait de développer les 2 filières. L'avenir de l'Europe est aussi dans l'espace. On notera que la presse technique américaine se gausse actuellement des embarras d'Arianespace. Elle les attribue à l'excès de confiance né des interventions étatiques européennes en ce secteur. Elle oublie évidemment que tout le spatial américain a été développé, que ce soit par la Nasa ou par les militaires, à partir de budgets publics et sous de fortes pressions gouvernementales. Même aujourd'hui, les Space X et autres bénéficient d'une aide considérable de la Nasa, non comptabilisée.

 Ariane 5 ME et Ariane 6
 En savoir plus sur Ariane

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Galileo démarre enfin
Jean-Paul Baquiast - 17/02/2014

Galileo, sytème de géolocalisation spatial européenLe système de géolocalisation spatial européen Galileo, dont la réalisation avait pris un retard de plusieurs années à la suite de dissensions entre les Etats partenaires, vient de franchir – enfin- un pas décisif. Le premier noyau du système est désormais en place, après que les 4 premiers satellites, indispensables pour obtenir un relevé de position satisfaisant, aient été lancés en 2011 et 2012. En 2013 ont été installés des receveurs à terre permettant d'engager la phase dite de Validation en Orbite (IOV). Le 12 mars 2013, une première opération de positionnement a été conduite avec succès, au « bénéfice » du laboratoire de Navigation de l'ESA à Noordwijk, Hollande. Autrement dit, la localisation obtenue par satellites s'est révélée conforme à la position géographique connue de ce laboratoire.

Depuis des centaines d'essais ont été conduits à travers l'Europe, à partir de véhicules, d'immeubles et même de piétons porteurs de l'emetteur-receveur Galileo. Les résultats en furent satisfaisant. Les points relevés sont exacts dans une fourchette de 8m à l'horizontal et de 9m à la verticale. Dans le cadre de tests conduits au profit du programme de sauvetage, Search and Rescue, opérant pour l'actuel système international Cospas-Sarsat, les appels de détresse simulés, beaucoup plus difficiles à localiser, l'ont été à 77% dans une zone de 2km et à 95% dans une zone de 5km. Les performances s'amélioreront évidemment lorsque le reste des satellites sera mis en orbite.

En 2014, 6 nouveaux satellites s'ajouteront aux 4 actuels, accompagnés des stations au sol correspondantes. Ils seront lancés par 3 vols Soyouz. Si tout se passe bien, le système devrait être déclaré opérationnel fin 2014.

Selon Didier Faivre le directeur du Programme Galileo à l'ESA, Galileo se révèle ainsi équivalent en performances aux meilleurs systèmes GPS en service actuellement. Rappelons que Galileo est le seul programme civil existant, c'est-à-dire n'ayant pas bénéficié des importants crédits militaires obtenus par ses concurrents. Il est financé par la Commission européenne et mis en oeuvre par l'ESA. La question de son utilisation militaire partielle, dans le cadre de l'Europe de la Défense, est actuellement en discussion. Malheureusement, le vaste marché consistant en dizaines (centaines) de milliers d'émetteurs-récepteurs GPS, civils et militaires, utilisés désormais dans la plupart des automobiles, est déjà occupé par des firmes électroniques à très grande majorité non-européenne. Mais il n'est pas de retard qui ne se rattrape, avec la volonté politique de le faire.


Notre ami Maurice Ronai écrit ceci le 17/02

Ce projet stratégique a failli ne jamais voir le jour.
L'investissement estimé du programme était supérieur à 3,4 milliards d'euros. Le financement du programme était prévu initialement à 1/3 de financements publics (Union européenne et l'Agence spatiale européenne) et 2/3 de fonds privés (les consortiums Eurely et iNavSat)...
Le projet s'est heurté aux rivalités entre États, à la difficulté à choisir un consortium, puis a la volonté d'associer les deux consortiums concurrents. Plus fondamentalement, les revenus potentiels se sont avérés moins importants qu’attendus...
Finalement, en 2007, la Commission européenne et les gouvernements se sont résignés à un financement public complet. La quête de rentabilité entrait en contradiction avec la nature "d'infrastructure fondamentale" des services de localisation.

Les Etats Unis avaient, de leur côté, réglé ce problème en faisant financer cette "infrastructure fondamentale" par le budget

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Le site Cyberland
11/02/2014

Cyberland - Le blog de Thierry  Berthier

Thierry Berthier, édite depuis septembre 2013 le site Cyberland, dont nous ne pouvons que recommender la fréquentation à nos lecteurs puisqu'il est consacré à un thème de grande actualité, la cyberstratégie

Il opère en liaison avec l'Alliance géostratégique, avec l'IFAS (Institut Français d'analyse stratégique), avec la Chaire de recherche en cyberstratégie CASTEX- IHEDN-EADS-AIRBUS avec la Chaire de cyberdéfense Saint-Cyr- Sogeti-Thales.

Les billets sont de l'auteur, enseignant-chercheur en mathématiques en poste dans un département informatique universitaire, qui intervient aussi dans différentes publications: Revue de Défense Nationale, Défense et Sécurité Internationale, R2IE Revue de recherche en Intelligence économique, publications de la Chaire CASTEX, publications de la chaire de Cyberdéfense Saint-Cyr, Alliance Géostratégique, Admiroute et Automates Intelligents

Les thématiques traitées sur le site concernent :

  • 1- Cyberstratégie, cyberdéfense, cybersécurité
  • 2- Convergence NBIC ((Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique, sciences Cognitives), hypothèse de singularité technologique, idéologie
  • 3- H+, dérives et turbulences liées aux évolutions numériques.

Pour en savoir plus
Consulter Cyberland

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Trois photos inédites d'agences américaines de renseignement versées au domaine public
Christophe Jacquemin - 11/02/2014

La NSA
NSA

Trevor Paglen, avatar artistique d’Edward Snowden ? :
"Mon intention est d'élargir le vocabulaire visuel que nous utilisons pour "voir" la communauté du renseignement des États-Unis... Si nous regardons dans les bons endroits aux bons moments, nous pouvons commencer à entrevoir la vaste infrastructure de l'intelligence de l'Amérique".

C'est ainsi que l'artiste photographe (et géographe) californien vient de placer dans le domaine public(1) trois photos de quartiers généraux d'agences majeures de renseignement américaines. Prises de nuit en novembre depuis un hélicoptère, elles donnent à voir la National Security Agency (Fort Meade, Maryland), National Geospatial Intelligence Agency (Springfield, Virginie) et National Reconnaissance Office (Chantilly, Virginie).
Si la NSA est désormais "bien connue"(2), rappelons que l'Agence Nationale Géo-spatiale de Renseignements (NGA) analyse les images et établit les cartes, à l'aide des informations géographiques et d'autres données du renseignement, et que le NRO dessine, construit et actionne les satellites espions étasuniens.

   

Notons que l'artiste aurait également souhaité photographier les bâtiments de la CIA, mais cette dernière a rejeté ses requêtes.

Le film ci-dessous détaille son projet


(1) Photos accessibles depuis Creative Time Reports, Flickr, Wikimedia Commons, et The Intercept
.
On les obtient en haute définition ici : NSA, NGA, NRO.
(2) L'équivalent, en France, est la direction technique de la Direction générale de la sécurité extérieure. Cela dit, elle n’est pas une agence comme la NSA américaine ou comme le Government communications Headquarters (GCHQ) britannique, mais la plus importante des cinq directions de la DGSE même si elle est loin d’avoir les moyens financiers et humains des deux agences américaine et britannique. La direction technique de la DGSE compte 2.000 personnes, la NSA 55.000 et le GCHQ 6.000. Chargée des interceptions de télécommunications à l’extérieur de la France (et bien sûr flux internet), de l’imagerie satellitaire, de la cryptologie dans le cadre de la lutte anti-terroriste et du soutien technique de l’ensemble de la DGSE, elle
possède l’un des plus puissants super-calculateurs de France et recrute chaque année des informaticiens, des spécialistes des télécommunications et des mathématiciens (cryptologie) de haut niveau.

Ajout du 14 février : Patrick Pailloux, ancien directeur général de l’agence de cyberdéfense du gouvernement, a été nommé nommé directeur technique de la DGSE en Conseil des ministres du 14 février.

Voir aussi :
 Site de Trevor Paglen

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TeraLab, plateforme française d'innovation collaborative dans le Big Data
Christophe Jacquemin - 04/02/2014

serveurs

Inscrite dans l’objectif de l’Etat de favoriser l’émergence d’une filière de Big Data en France, la plateforme TeraLab va associer - en mode cloud - chercheurs et entreprises dans des projets collaboratifs de R&D sur le Big Data.
Lancée dans le cadre des Investissements d’avenir, avec un financement des pouvoirs publics de 6 millions d'euros, elle est portée conjointement par l’Institut Mines-Télécom et le Groupe des Ecoles nationales d’économie et de statistiques (Genes).

Inaugurée officiellement le 4 février 2014, TeraLab devrait être opérationnelle à la fin de l'année.
Dotée d'une Teramachine, elle servira à expérimenter des applications innovantes, perfectionner des algorithmes d’analyse de données ou encore tester de nouveaux logiciels applicatifs. La plateforme servira également à la formation des "Data Scientists", les spécialistes du Big Data. Le projet répond ainsi au besoin de ressources technologiques permettant de créer de la valeur par la recherche et l’innovation sur l’analytique Big Data

Le traitement des Big Data, défi économique et sociétal

L'utilisation de nouvelles technologies numériques par les hommes, les entreprises ou les machines (de l'ordinateur au téléphone portable), en passant par les caméras personnelles ou publiques, les capteurs miniaturisés et bien d'autres objets connectés, a entraîné depuis quelques années une croissance exponentielle de production de données en tout genre. L'usage et la transformation de ces masses de données est un défi économique et sociétal car il trouve des applications dans des domaines aussi variés que les sciences, le marketing, les services client, le développement durable, les transports, la santé ou encore l'éducation, et représente un potentiel de création d'emplois et d'attractivité.
Grâce aux avancées scientifiques récentes dans le domaine des infrastructures informatiques (parallélisation, stockage, nouvelles architectures de bases de données), le traitement de toutes ces données massives, jusqu'à présent inaccessible, est désormais possible.

Une pièce clé de l’infrastructure de TeraLab repose sur la Téramachine, supercalculateur doté d’une mémoire de plusieurs téraoctets, qui permet d’accélérer l’accès des processeurs de calcul à de gros volumes de données afin de tirer le maximum de valeur de la data en multipliant les croisements. L’infrastructure sera dimensionnée pour accueillir plusieurs centaines de téraoctets de données "brutes" (hors compression et réplication)

L
a plateforme réunira des moyens de traitement et stockage loués selon les besoins auprès de fournisseurs de cloud computing, des corpus de données collectées sur les plateformes ouvertes ou fournies par les entreprises et des logiciels d’analyse dernier cri. Afin d'assurer la confidentialité des données, tout particulièrement celles amenées par les entreprises, celles-ci seront entreposées dans des silos isolés et protégés pour éviter toutes fuites. Le choix des fournisseurs cloud devra répondre à l’obligation de garantir une localisation des données en France, ce qui laisse la porte ouverte à des prestataires tels que Cloudwatt, Numergy ou OVH. La sécurité sera également assurée par l’emploi de technologies développées par le Genes pour notamment la sécurisation des données de statistiques nationales, comme celles de l’Insee.

Calendrier de réalisation :

La plateforme matérielle, hébergée en France, sera construite de façon itérative. La mise à disposition sera effective dès le premier semestre 2014 pour une sélection de projets dont le suivi permettra de spécifier en détail et d’optimiser cet environnement.

La mise en œuvre du projet comprend deux phases :
2013- 2015 : construction de la plateforme hébergée en France, et mise à disposition sur les premiers projets avec suivi pour optimisation de l’environnement aux besoins. La plateforme sera construite manière incrémentale. Les deux premiers jalons de cette construction sont :

Fin du premier trimestre 2014 : mise en service de la première version de la fonctionnalité Hadoop as a Service;

Fin du premier Semestre 2014 : mise en service de la première version de l’infrastructure "TeraMemory ".

Fin du troisième trimestre : premières utilisations de la plateforme ultra-sécurisé (CASD-Teralab).

2015-2018 : ouverture généralisée aux acteurs de la recherche, académiques et industriels dans le domaine d’analyse de données. Les projets seront de types collaboratifs FUI, Eureka, Horizon 2020, EIT ICT Labs, ITEA, ANR, etc.

En savoir plus
 Communiqué de presse TeraLab (4 février 2014)
 Site web du portail TeraLab

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Les Jeux Olympiques 2064
Jean-Paul Baquiast - 3/02/2014

Le journal l'Equipe vient de publier un article bien documenté décrivant l'athlète de 2064, autrement dit l'homme tel qu'il sera dans 50 ans, si du moins des publicitaires généreux acceptent de financer toutes les prothèses permettant à un humain ordinaire d'accéder au statut de posthumain.

Evidemment ces futurs Jeux Olympiques ressembleront plus aux actuels Jeux Para Olympique, où s'affrontent déjà des personnes handicapées dotées d' « augmentations » leur permettant parfois d'atteindre des performances supérieures à celles des athlètes non équipés. Les technologies de l'homme artificiel se seront tellement développées à cette époque que l'humain livré aux seules ressources de son corps et de son mental non transformés n'aurait aucune chance de s'imposer. Pourtant le facteur humain conservera son importance. Sinon pourquoi ne pas se limiter à des Olympiades réservées à des robots. Ce seront en fait des individus ou des groupes associant étroitement des humains et des techniques qui s'affronteront. La technique à elle seule ne suffira pas à faire un champion. Le biologique et l'anthropologique auront encore un rôle à jouer. On retrouve là le concept que nous utilisons sur ce site, celui de complexe anthropotechnique.

Faut-il s'en inquiéter? Nous ne le ferons certainement pas pour ce qui nous concerne. Vouloir en rester à l'homme tel qu'il était dans les siècles passés serait d'une  part non souhaitable et d'autre part impossible. L'évolution anthropotechnique, nous l'avons souvent dit, ne se contrôle pas, tant du moins qu'elle ne conduit pas à des excès que les sociétés dans leur unanimité refuseraient. Ses bénéfices sont indiscutables. La plupart des futurologues prévoient, sans grand risque de se tromper, que les « enhancements » évoqués dans l'article de l'Equipe seront réalisés dans 50 ans, sinon avant. Nous sommes ici de ceux qui pensent qu'à cette époque, on trouvera à l'oeuvre dans un grand nombre de tâches de véritables robots mimant les créatures biologiques. Bien plus, ils se seront dotés de « cerveaux artificiels »  offrant des capacités cognitives bien supérieures à celles des robots actuels. Les personnes associées à eux en bénéficieront inévitablement.

La vraie question, que nous évoquions dans le premier paragraphe, sera celle du coût de ces techniques et de leur répartition sociale. Aujourd'hui tout laisse penser que les 80 à 100 milliards d'humains de la fin du 21e siècle ne pourront pas en bénéficier. Certains diront qu'il ne faut pas être pessimiste. Qui il y a 10 ans aurait parié que dans les pays dits pauvres les téléphones portables et l'accès à l'Internet auraient pris aujourd'hui une telle extension? Cependant, dans un monde où les ressources de base (par exemple les « terres rares » encore indispensables à certains composants) feront nécessairement l'objet d'une demande en forte hausse, voire d'un accaparement, le rêve généreux de voir chaque humain accéder au statut de post-humain, paraît bien irréaliste. La plupart conserveront un statut d'humain, pouvant les conduire si rien n'est fait à celui de sous-humain.

La demande sociale aura son rôle à jouer pour évier que l'artificialisation ne profite qu'aux systèmes d'armes ou à une étroite classe de possédants. L'intérêt de Jeux Olympiques tels que ceux décrits dans l'article de l'Equipe sera, peut-on espérer, de donner à tous le désir d'acquérir de telles prothèses – comme il y a un siècle celui d'acquérir une automobile. La société technologique et industrielle de la fin du 21e siècle serait ainsi fortement incitée à les produire à des prix acceptables, comme elle le fut au début du 20e siècle en ce qui concernait la voiture ou le téléphone.

On ne voit pas à première vue quel était le message profond que voulaient transmettre les auteurs de l'article de l'Equipe, en dehors de la simple information. Voulaient- ils générer l'enthousiasme ou bien l'horreur. Pour ce qui nous concerne, l'article a suscité un intérêt certain. Nous ne pouvons donc qu'inciter nos lecteurs à s'y référer sans a priori, en suivant le lien suivant:
http://www.lequipe.fr/explore/athlete-2064/

Note
L'Equipe (Equipe-Explore) a remercié les personnalités suivantes qui l'ont conseillée dans la rédaction de l'article.

Remerciements

Au Professeur Michel Audran, spécialiste du dopage sanguin et directeur du Laboratoire de Biophysique & Bio analyses de la Faculté de Pharmacie de Montpellier, pour sa relecture attentive des éléments scientifiques du dossier et son extrê me disponibilité. Au Professeur Bengt Kayser, bio-éthicien, de l'Institut des sciences du sport de la Faculté de biologie et de médecine de Lausanne, pour sa disponibilité.Au Professeur Alex Meuron, bio-éthicien, de Institut Ethique Histoire Humanités du Centre Médical Universitaire de Genève, pour sa disponibilité. Alain Didier et Christophe Simonnot (responsable des ventes orthobionic et chef de marché orthobionic et socket Technology chez Ottobock) et Christophe Lecomte (ingénieur mécanique en Recherche et développement, responsable technique prothèse du pied chez Ossur), Docteur Marion Bertrand-Marchand (chirurgien orthopédique et traumatologique, spécialisée dans l’osthéointégration, à la Polyclinique Saint Roch à Montpellier), Pascal Pommier directeur du cabinet orthopédique Pommier à Villebon-sur-Yvette (Essonne). À Marseille, l’Institut des Sciences du Mouvement E-J Marey (Aix-Marseille Université et CNRS) et plus particulièrement Eric Berton, Doyen de la Faculté des Sciences du Sport et directeur de l'ISM, Gilles Montagne (Directeur Adjoint de l'ISM), Lionel Bringoux et Christophe Bourdin (membres de l’ISM) ainsi que Pierre Mallet, responsable technique du Centre de Réalité Virtuelle de Méditerranée (CRVM).

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