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Dossier sur la création artistique
Lettre écrite en 2070
Jacques Monestier, sculpteur d'automates
Spore, jeu de simulation de la vie
Pandora Box

25 Octobre 2001- mise à jour : juin 2014
Note par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

Art. Imaginaire

Les androïdes Jacquet-Droz

La musicienne

 
Rencontre avec Philippe Sayous, collectionneur d'automates

NB au 6 juin 2014 :
Philippe Sayous a édité en DVD le film "Robert-Houdin, une vie de magicien" qui relate la vie et l'oeuvre de l'inventeur- horloger-magicien et créateur d'automates Robert-Houdin.
Dans ce film de 52 minutes ont peut admirer certains des véritables automates de Robert-Houdin : Antonio Diavolo, le voltigeur au trapèze, la leçon de chant, l'oranger merveilleux etc. Nous y reviendrons dans un prochain article.

Commander le film

Les androïdes Jacquet-DrozComme nous l'avions indiqué dans un précédent numéro, Philippe Sayous et TALIA Films, département de T.I.L. Productions, en coproduction avec les villes de Neuchâtel et de la Chaux-de-Fonds, ont réalisé un film consacré à l'oeuvre de Pierre Jacquet-Droz, pendulier de son état, qui fabriqua entre 1970 et 1973 une remarquable famille de trois automates, les Androïdes.


Ce film est disponible en DVD (version française et anglaise).
Durée : 90 minutes (avec les bonus)
Les bonus :
Deux diaporamas, Petite histoire de l'oiseau chanteur, La grotte des Jaquet-Droz, L'anecdote de Versailles, L'horloger, l'automate et les trois mystères, L'énigme de l'écrivain-dessinateur, La joueuse de tympanon, Portraits d'automates, Automates magiciens, Bande annonce "Robert-Houdin, une vie de magicien..
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TALIA films présente également en cassette une réédition d'un film conçu par Olivier Roux et réalisé par Jean Cadran en 1978, "La Musicienne", qui détaille la construction et la reconstruction par Dominique Loiseau de l'une de ses androïdes, la joueuse de clavecin (dite aussi "La Musicienne").

La musiciennePour en savoir plus :
Philippe Sayous
T.I.L.Productions Productions et formations audiovisuelles,
Galerie Le Sévrien,
103, rue de Sèvres, 75006 Paris
Tel : 033 (0) 821 14 25 14 et 01 42 22 91 73
E mail :
contact@automates-boites-musique.com
Le musée de l'automate :
Page de la boutique sur google+

Blog de Philippe Sayous


Les deux films présentés ici nous font mieux mesurer l'espèce de miracle technologique qu'ont représentés les automates mécaniques qui se généralisèrent en Europe au XVIIIe siècle. Ils s'inscrivaient dans une longue tradition de la mécanique horlogère de précision, dont le chef-d'œuvre à cette époque fut le chronomètre de marine ou garde-temps. Mais toute grande horloge municipale qui se respectait se devait de montrer des personnages animés. Il ne s'agissait donc pas d'inventions ex-nihilo. Des enjeux de pouvoir, tant au plan des Etats que des villes, encourageaient ces productions.

Par ailleurs, les philosophes et naturalistes du siècle des lumières avaient entrepris les premiers travaux détaillés d'anatomie et physiologie animale et humaine. Des modèles relativement précis du fonctionnement des membres et des viscères avaient été obtenus. L'idée s'était répandue que le corps humain pouvait être assimilé à une machine, et reproduit avec les moyens du moment. Dernier point enfin, le concept de programme enregistré avait été inventé sous différentes formes, boites à musique, orgues de barbarie. Tout était donc réuni pour produire de véritables androïdes.

Il reste que les techniques disponibles restaient très artisanales, et qu'aucun mécène n'avait décidé d'encourager les inventeurs. C'est le mérite des deux films de Philippe Sayouz que nous montrer la genèse du chef-d'œuvre. Dans le cas de Pierre Jacquet-Droz, le déclencheur fut apparemment le désir un peu fou de faire revivre en image son épouse et sa fille enlevés par la maladie. On imagine le fantasme ayant pu pousser cet homme à dépasser la nature dans la représentation. Les films montrent aussi les techniques utilisées, la scie à métaux, la lime, la pince principalement, avec le résultat admirable de mécanismes d'horlogerie d'une complexité et d'une précision extrême, esthétiquement beaux par ailleurs.

Les deux films évoquent aussi l'accueil fait par les puissants de l'époque à ces réalisations. Eux-mêmes aussi certainement se projetèrent fantasmatiquement dans des créatures apparemment douées de mouvements autonomes, capables d'écrire et dessiner. Le corps prenant sans doute grâce à elles sa revanche sur l'âme.

Les films sont très esthétiques. Mais sur le plan des techniques utilisées, le spectateur restera cependant un peu sur sa faim. On aurait aimé en effet quelques commentaires complémentaires sur la conception et le fonctionnement des automates, ainsi d'ailleurs que sur les épures et maquettes ayant sans doute précédé leur réalisation. Mais peut-être ces documents n'ont-ils pas été conservés. Il reste à imaginer tout ce que devait contenir le cerveau de l'artisan pour mener à bien en si peu de temps, et avec si peu de compagnons, une oeuvre de cette ampleur. Les cathédrales et les vaisseaux de ligne étaient aussi des systèmes complexes réalisés avec très peu de calculs préliminaires. Mais là, des milliers de gens et une tradition multiséculaire assistaient les architectes. Ce ne fut sans doute pas le cas pour ce qui concernait nos vaillants horlogers automaticiens.

Courrier de Philippe Sayouz envoyé à Automates Intelligents,
donnant quelques précisions sur les conditions de fabrication des automates au XVIIIe siècle

Les films sont disponibles dans certains musées français et suisses: en France il s'agit du Musée des automates de Grenoble, du Musée de la musique mécanique des Gets. Je suis en négociation avec des distributeurs. On peut aussi les trouver par correspondance à mon numéro de téléphone ou sur mon site.

J'ai bien lu votre chronique concernant la présentation des cassettes. Il n'existe en effet aucune archive connue concernant les plans des androïdes Jaquet-Droz. Aucun des Musées suisses n'en dispose. Il faut savoir de toute manière qu'au XVIIIème siècle les créateurs d'automates perfectionnés étaient très souvent copiés. Vaucanson, lui-même, avait vu se multiplier en son temps un certain nombre de canards digérateurs. On sait (Olivier ROUX) que dès la création du premier androïde de Vaucanson (1730) et donc, bien avant les androïdes des Jaquet-Droz, que celui-ci avait détruit une partie de ses plans et surtout truffé volontairement les plans restants d'erreurs. Ceci, a été démontré par des restaurateurs d'aujourd'hui qui ont pu avoir accès à certaines rares documentations.


© Automates Intelligents 2001 - Mise à jour : juin 2014

 

 

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