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Phi, a voyage from the brain to the soul

A propos du livre Mindful Universe

La médecine personnalisée

18 septembre 2005
Note par Jean-Paul Baquiast

The Transhumanist FAQ

The Transhumanist FAQ

ouvrage collectif édité
par la World Tranhumanist Association

Voir aussi l'interview de Nick Bostrom




Voici déjà quelques temps que nous souhaitions présenter à ceux de nos lecteurs qui l'ignoreraient encore un mouvement de pensée qui nous paraît riche d'avenir, le transhumanisme. Le hasard à voulu qu'Automates Intelligents rencontre à Madrid, lors du Colloque des 5/7 octobre 2005 consacré à la souveraineté technologique européenne, l'un des pères de ce mouvement, le philosophe et scientifique Nick Bostrom. L'occasion était belle pour rapprocher les réflexions de l'école transhumaniste et celles que, de temps à autres, nous abordons dans notre revue en examinant notamment les conséquences des sciences émergentes (Nano-bio-info ou NBIC) sur l'avenir de l'humanité.

Nous vous proposons de le faire ici en analysant et en discutant une brochure publiée à la fois sur le web et sous forme de document papier, The Transhumanist FAQ.

Dans ce même numéro, nous publions une interview de Nick Bostrom

Rappelons que voici quelques mois, nous nous étions opposés aux vues conservatrices de Francis Fukuyama, présentées dans Our post human Future.

Cependant, comme tous mouvements de pensée, le transhumanisme héberge déjà plusieurs écoles ou courants, éventuellement en opposition. Nous avons reçu par exemple le message suivant qu'il nous paraît utile de faire connaître à nos lecteurs:

"Dear Jean-Paul Baquiast,

I think you should be aware of several points concerning the WTA Transhumanist FAQ, located on WTA's website, which is not the original transhumanist FAQ and is not agreed upon by many transhumanists, including myself.

The transhumanist movement was spearheaded by British philosopher Dr. Max More. Max originally defined transhumanism and started the movement. The actual transhumanist movement started out of conferences, events, and meetings through Extropy Institute http://www.extropy.org/ and Transhumanist Arts & Culture http://www.transhumanist.biz

Nick Bostrom came along later on and we introduced him at Extropy Institute's conferences, which he attended and we invited him to speak. He started WTA later, not before this. I am an Honorary Vice Chair of WTA, and I must tell you that WTA's FAQ is not totally accurate and is not an authentic representation of the history of transhumanism.

Here are some other facts for you:

FM-2030 was an upwinger who became a "futurist" and called himself a "futurist" and who wrote the first book on "transhumans." He was not interested in transhumanism as a social or cultural movement. It was the philosopher Max More who first wrote about "transhumanism" and "transhumanists" and who worked to develop a philosophical movement for transhumanism. Max More wrote the first essay on transhumanism and his early writings appear in the magazine "Extropy: The Journal of Transhumanist Thought" and Alcor's "Cryonics" magazine very early on. Transhumanism as a cultural movement started with Transhumanist Arts and Culture, which was supported by FM-2030 when he changed his mind about a transhumanist movement, over 5 years later.

Transhumanism grew in numbers due to the Internet, not any one person. The email lists Extropy-chat and Transhuman.org caused the movement to increase, along with transhumanist conferences and transhumanist web sites.

The growth of transhumanism is due to the work of all these elements. Further, there are more organizations such as Foresight Institute, Alcor Foundation, WTA, Singularity Institute, Immortality Institute, and Betterhumans who have worked to increase the transhumanist population. Now there are more and more organizations like Futuretag, etc.

Natasha Vita-More
Cultural Strategist, Designer
Studies of the Future, University of Houston
President, Extropy Institute
Founder, Transhumanist Arts & Culture

Pour en savoir plus
The Transhumanist FAQ, version html http://www.transhumanism.org/resources/faq.html
version pdf http://transhumanism.org/resources/FAQv21.pdf
The World Tranhumanist Association http://www.transhumanism.org/index.php/WTA/index/
The extropy Institute
http://www.extropy.org/

Signalons pour les francophones l'ouverture d'un nouveau site, Perspectives post-humaines, animé par un expert belge des technologies émergents, qui collabore parfois à notre revue, Alain De Neve http://www.post-humain.org/

Définitions

Résumons d'abord rapidement la brochure, pour ceux qui ne pratiquent pas bien l'anglais.

The Transhumanist FAQ (FAQ signifiant : réponses aux questions fréquemment posées) présente d'abord une définition du transhumanisme, dans laquelle la plupart d'entre nous reconnaîtront leurs préoccupations lorsqu'ils pratiquent ou étudient le développement des nouvelles sciences. Le transhumanisme pose en principe que l'espèce humaine n'a pas atteint son état définitif et ne l'attendra sans doute jamais car elle subit, comme toutes les autres espèces, des évolutions multiples. Ceci donne à l'homme la possibilité de se transformer en s'enrichissant de tous les apports des nouvelles sciences et technologies.

On retrouve là le concept d'homme augmenté (enhanced) de plus en plus utilisé aujourd'hui. L'homme augmenté abandonnera beaucoup des formes et des comportements qui le caractérisent aujourd'hui, mais ce devra être, souhaitent les transhumanistes, au profit de nouvelles valeurs prolongeant celles qui font le meilleur de l'humanisme actuel. Le transhumanisme ne cède pas à l'optimisme béat. Ces nouvelles sciences et technologies sont autant porteuses de risques que de promesses. Il faut donc les discuter et proposer des façons de les maîtriser, au sein de forums et débats associant les scientifiques, les philosophes, les décideurs politiques et économiques, sans oublier, évidemment, les citoyens acceptant de s'impliquer.

Le transhumanisme se distingue du posthumanisme qui, selon les auteurs, est plus radical. Le posthumanisme envisage un monde futuriste, ou l'humanité aurait réussi à s'étendre sur des supports et dans des lieux qui sont actuellement inabordable à l'homme et à sa pensée, par exemple le monde des réseaux ou le milieu galactique. Pour ce qui nous concerne, nous n'entrerons pas dans ces subtilités de vocabulaire, car de nombreux posthumanistes répondent en fait à la définition du transhumanisme.

Etre transhumaniste, comme d'ailleurs être posthumaniste, dans cette perspective, consiste donc à croire (il s'agit d'une véritable question de croyance, nous y reviendrons), qu'un avenir véritablement différent, grâce aux nouvelles sciences, est possible et souhaitable pour l'humanité d'aujourd'hui. Le tranhumaniste s'efforce de faciliter la transition entre le monde actuel, très largement hérité du passé et encombré de contradictions, vers un monde plus ouvert à des évolutions fructueuses.

C'est F.M. Estfandiary (autodénoté FM 2030) qui a posé le concept de transhumanisme pour la première fois dans un livre déjà ancien « Are you a Transhuman ? Warner, 1989) Voir http://www.fm2030.com/. Mais ce sont les philosophes Nick Bostrom et David Pearce qui ont vraiment fondé le mouvement, en réunissant plusieurs dizaines puis aujourd'hui plusieurs milliers de participants et membre. L'objectif principal de David Pearce est d'abolir la souffrance (voir http://www.hedweb.com).

The Transhumanist FAQ présente ensuite, dans une 2e partie, les différentes sciences et les développements qu'elles prendont au cours de ce prochain demi-siècle, lesquels pourront provoquer la transition vers le transhumanisme. Ce sont les biotechnologies (notamment le génie génétique, les cellules souches, le clonage), les nanotechnologies (avec leur aspect le plus révolutionnaire bien que non encore maîtrisé, les nanotechnologies moléculaires), les systèmes super ou ultra intelligents associant intelligence artificielle et neurosciences, la réalité virtuelle, la cryonique (voir note 1 dans l'interview de Nick Bostrom), les méthodes de téléchargement du vivant et des contenus cérébraux de l'homme sur des systèmes artificiels, le tout débouchant sur la Singularité promise par les futurologues, notamment Ray Kurzweil (voir son dernier ouvrage The Singularity is near).

Tout ceci ne présente aucun caractère nouveau pour les lecteurs de notre revue. En ce qui nous concerne cependant, nous ne suivrons pas nécessairement les transhumanistes dans l'intérêt que certains d'entre eux portent à la cryogénie, c'est-à-dire la façon de congeler un mort en espérant qu'il pourra être ressuscité dans les siècles futurs. Il s'agit d'un folklore qui fait du tort aux autres sciences. Par contre, nous proposons de retenir la distinction faite dans l'ouvrage entre superintelligence faible et superintelligence forte. La première vise à accélérer les processus de traitement de l'information par le cerveau (si notre cycle de base était accéléré 100 fois, le temps serait pour nous raccourci de la même quantité, ce qui augmenterait en principe nos capacités d'adaptation par le raisonnement). La superintelligence forte ajoute à cela la possibilité de fournir au cerveau de multiples informations nouvelles sur le monde, fournies grâce à de nouveaux instruments et de nouveaux réseaux. Quant au téléchargement et à la Singularité, il est bon d'y réfléchir afin de ne pas se laisser surprendre par des émergences toujours possibles. Ajoutons pour notre part, à la liste des nouvelles sciences susceptibles de bouleverser les modalités du calcul, l'ordinateur quantique.

Quoi qu'il en soit, on voit que pour comprendre la problématique du transhumanisme, il faut avoir bien compris ce que sont les possibilités des NBIC. Ce n'est pas toujours le cas, malheureusement, notamment en France. La plupart des philosophes et décideurs semblent y refuser de s'ouvrir aux sciences et à leurs enjeux.

The Transhumanist FAQ, dans une 3e partie, s'attache à répondre aux multiples objections faites à l'approche transhumaniste. Celle-ci bénéficiera-t-elle seulement aux riches ? Favorisera-t-elle l'eugénisme ? Générera-t-elle des risques insurmontables ? N'aggravera-t-elle pas les problèmes actuels, notamment la surpopulation ? N'obligera-t-elle pas à privilégier le futur au détriment du présent ?.... Plus généralement de quelles valeurs éthiques s'inspirera-t-elle ? Que sera exactement, finalement, la société transhumaine, un cauchemar ou un paradis ?

Ces questions sont discutées en détail dans la brochure. Nous ne reprendrons pas les argumentaires ici, dont on peut deviner la teneur. D'une façon générale, les transhumanistes affichent une volonté de libéralisme. Chacun devra pouvoir rester libre de choisir son mode de vie et les modes d'évolution de son corps et de son l'esprit. Ceux qui ne veulent pas évoluer trop vite doivent pouvoir rester fidèles à leurs traditions. Mais a contrario ceux qui sont désireux de tenter de nouvelles aventures ne doivent pas se faire opposer des interdits hérités de conceptions morales ou politiques héritées du passé et n'ayant plus de raisons d'être. Il est évident sur ce point que face à une nouvelle science, la société a tendance à se diviser en deux parties inégales, les plus nombreux qui ont peur d'un avenir incertain, critiquent et veulent éventuellement interdire toute nouvelle expérimentation - les moins nombreux qui font le pari de leurs effets bénéfiques et veulent s'organiser pour que ce pari réussisse. Nous nous rangeons évidemment, comme la plupart de nos lecteurs sans doute, dans ce dernier camp. Mais, en démocratie, il ne faut pas refuser les confrontations. Encore faut-il le faire avec des gens qui savent exactement de quoi ils parlent et ne manient pas des fantasmes ou pire, des arguments de politique politicienne destinés à les faire reconnaître par les médias.

Dans sa 4e partie, The Transhumanist FAQ s'interroge sur les relations que les transhumanistes pourront entretenir avec la nature, nature humaine et, au sens plus large, environnement naturel. Là encore, il ne faut pas prêter à la nature des qualités qu'elle n'a pas. Le constater n'a rien de nouveau. On l'a dit de la nature humaine ("Je ne vois pas, remarquait le généticien Cricks, en quoi l'homme actuel serait si parfait qu'il ne faille pas chercher à l'améliorer"). Il en est de même pour tout le reste. La biosphère et plus généralement le milieu physico-chimique au sein desquels nous évoluons présentent de nombreux risques pour l'homme et pour l'avenir du monde actuel. Certes, y intervenir maladroitement peut provoquer des risques accrus, mais ne pas tenter d'améliorer les conditions dans lesquelles les hommes du futur pourront s'y maintenir serait une démission, quasiment un crime.

The Transhumanist FAQ pose la question à laquelle tout le monde s'attend. Comment cette nouvelle démarche s'insère- t-elle dans l'histoire vieille de plus de 2.000 ans des relations entre la philosophie et les sciences? L'ouvrage cite les sources du mouvement, depuis l'Age des Lumières et plus récemment, avec la multiplication des essais parus notamment aux Etats-Unis à propos des perspectives des nouvelles sciences. Il évoque ensuite les différents « courants » qui se partagent l'espace transhumaniste. Que ces courants existent et tendent à s'opposer les uns aux autres est normal. Mais il ne faudrait pas qu'ils se durcissent sur des attitudes quasi sectaires qui nuiraient au mouvement d'ensemble, de même que les multiples courants qui se disputent l'espace médical nuisent à la médecine.

Une dernière question enfin est abordée dans cette 5e partie. Elle est pour nous essentielle. Renvoyons le lecteur aux analyses récentes que nous avons fait de la pensée matérialiste moderne (voir par exemple Les matérialistes et leurs détracteurs). Les auteurs de The Transhumanist FAQ précisent que le transhumanisme, comme pourrait le faire une religion, propose une vision à très long terme de ce qui pourrait faire le salut de l'humanité au sein d'un environnement amélioré. Mais contrairement aux religions, sectes et mystiques diverses, il ne se réfère pas à des sources surnaturelles ou des interventions divines que des églises et prêtres prétendraient imposer aux hommes. Il se borne à poursuivre en l'étendant la démarche de la pensée rationnelle et scientifique occidentale, marquée par le laïcisme sinon l'athéisme. Que certains transhumanistes se réfèrent à Dieu pour leur compte, c'est leur affaire – de même que certains scientifiques sont spiritualistes – mais ces références, surtout si elles s'incarnaient dans le fanatisme et l'intolérance, seraient inacceptables. Pour autant le transhumanisme ne veut pas s'ériger en dogme, fut-il laïc. Il s'agit, selon les promoteurs du mouvement, d'une famille de conceptions du monde évolutives (family of evolving worldviews) ouverte à toutes nouvelles expériences et suggestions.

L'ouvrage ne se termine pas là. Il propose ensuite un certain nombre de réponses à des questions pratiques. Nous y renvoyons le lecteur.

Discussion

Au sein des questions et réponses évoquées dans The Transhumanist FAQ ou sur les différents sites relatifs au transhumanisme, nous voudrions pour notre part reprendre quelques interrogations insuffisamment traités, selon nous.

1. Le transhumanisme ne mélange-t-il pas de façon hasardeuse la science et la science fiction ? Un tel mélange peut déconsidérer le mouvement, que ce soit auprès des scientifiques eux-mêmes ou d'un public averti. Les naïfs risquent en effet de se précipiter sur les perspectives de transformation à long terme du monde évoquées par certains transhumanistes, en s'imaginant que ces perspectives se réaliseront demain. Cela ne fera que les encourager à se tourner vers les faux prophètes de la science, illusionnistes et spirites qui prolifèrent déjà dans la société actuelle.

Prenons l'hypothèse du multi-univers ou multivers, dont nous avons souvent parlé dans cette revue. Il s'agit d'une conjecture proposée par certains cosmologistes, lesquels reconnaissent bien volontiers que rien ne permet aujourd'hui de la prouver ou de la falsifier à partir de données expérimentales. Cette hypothèse est sans doute utile à la science, comme toutes celles qui traitent des questions non encore résolues des diverses disciplines. Elle encourage et encouragera les recherches. Peut-on cependant en faire un des fondements de la réflexion sur l'avenir proposée aux candidats transhumanistes ou posthumanistes ? Sans doute, mais avec d'infinies précautions, et en répétant, comme nous venons de le faire, les mises en garde. Toute différente sera l'attitude à adopter face à des perspectives concrètes, intéressant les humains d'aujourd'hui ou ceux des prochaines années, par exemple en ce qui concerne le clonage thérapeutique ou le développement des robots autonomes.

Ce mélange des genres entre ce qui relève encore de l'imaginaire scientifique et ce qui découle de la science au quotidien éloigne sans doute du transhumanisme la plupart des scientifiques. La majorité d'entre eux, qui sont généralement matérialistes sinon scientistes, devraient rejoindre cette école de pensée. Mais ils ne le feront pas s'ils ont l'impression de s'engager dans des voies hasardeuses susceptibles de les discréditer.

Aussi faudra-t-il, pour éviter cela, que les promoteurs du mouvement transhumaniste s'intéressent en priorité aux perspectives d'améliorer la société d'aujourd'hui. C'est bien ce que font les plus notoires d'entre eux, encouragés d'ailleurs par des universités ou même par certaines autorités politiques. Citons par exemple la création du Future of Humanity Institute, rattaché à la James Martin School for the 21st Century à l'Université d'Oxford, dont Nick Bostrom a été nommé directeur.

Plus généralement, il faudra constamment distinguer entre ce qui relève de la croyance en la science (analogue à peu de choses près aux croyances religieuses et reposant sans doute sur les mêmes bases neurales) de ce qui relève de la pratique scientifique expérimentale.

2. Peut-on, comme semblent le penser les promoteurs du transhumanisme, décider de façon volontariste de ce que sera l'avenir transhumain de nos sociétés, soit en ce qui concerne le statut des individus, soit en ce qui concerne les fonctionnalités des institutions ? Les déterministes sont tentés de penser que c'est l'évolution sous-jacente des sciences et technologies, résultant elle-même de facteurs imprévisibles et incontrôlables, qui définit ce que sera l'avenir. Les concepts même de transhumanisme ou de Singularité n'ont pas été inventés par les futurologues qui ont contribué à les populariser. Ils sont apparus à une certaine époque de l'évolution de la société occidentale, sous forme d'émergence. Ils se répandent aujourd'hui selon les processus de la contamination mémétique désormais bien connus. Les sciences et techniques relatives aux NBIC vont continuer à se développer pratiquement sans aucun contrôle des gouvernements et des opinions publiques – ceci peut-être sous l'influence de laboratoires travaillant de façon irresponsable pour les militaires de certains pays. A quoi bon alors en discuter dans des cercles de réflexion citoyens ?

La réponse de bon sens à cet argument est que, nul n'étant capable de dire ce qui influence ou pas un développement complexe se déroulant sur le mode chaotique, le fait que les citoyens tentent de s'approprier les perspectives d'un futur transhumain ne peut faire de mal à personne, au contraire. Il ne faut donc pas renoncer à tenter d'orienter l'évolution en fonction des valeurs que l'on se donne.

3. Terminons cette brève présentation du mouvement transhumaniste par une réflexion inspirée d'un vieux réflexe individualiste, sans doute inopportun. Beaucoup de gens de qualité répugnent à ce qui leur parait être un embrigadement fut-il intellectuel. Ceci se traduit par la désaffection – coupable – de certains bons esprits à l'égard des mouvements politiques ou des cercles intellectuels fussent-ils laïcs comme la franc-maçonnerie ou la libre-pensée. Nous pensons que le mouvement transhumaniste ne progressera, tout au moins en France, que s'il s'ouvre un peu à l'humour et au ludique, en abandonnant une sorte de rigueur protestante qui l'imprègne encore.


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