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Les neurones miroirs


Couverture du livre : "Les neurones de la lecture"

Les neurones miroirs

Giacomo Rizzolatti et Corrado Sinigaglia

Traduit de l'italien par Marilène Raiola

Editions Odile Jacob
décembre 2007


 

Giacomom RizzolattiGiacomo Rizzolatti, professeur de physiologie humaine, dirige le département de neurosciences de la faculté de médecine de Parme.
http://www.unipr.it/arpa/mirror/english/
staff/rizzolat.htm

Il est à l'origine de nombreuses découvertes en neurosciences intégratives. notamment celle des neurones miroirs.
From monkey brain to human brain Auteurs de très nombreux articles, on pourra lire également l'ouvrage : "From Monkey Brain to Human Brain - A Fyssen Foundation Symposium", par S. Dehaene, J. Duhamel, M. Hauser et G. Rizzolatti - MIT Press - Août 2005

Corrado SinigagliaCorrado Sinigaglia est professeur de philosophie des Sciences à l'université de Milan

http://www.filosofia.unimi.it/infosinigaglia/

 

Rien que de plus normal que Giacomo Rizzolatti soit l'un des auteurs de cet ouvrage : ce professeur de physiologie humaine, directeur du département de neurosciences de la faculté de médecine de Parme, n'est autre que le découvreur des neurones miroirs.

La découverte de ces neurones dans le cerveau des macaques et ses implications pour l’évolution du cerveau humain est l’un des résultats les plus remarquables des neurosciences contemporaines. Les neurones miroirs s’activent lorsque le singe fait une certaine action, mais aussi lorsqu’il observe un autre que lui (singe ou humain) faire la même action. Certains résultats montrent qu’un système semblable existe dans les êtres humains. Le système miroir est considéré comme un précurseur possible des heuristiques de simulation qui sont à la base de notre cognition sociale.

Au fil des recherches, les scientifiques se sont aperçus que ces neurones jouent un rôle majeur dans l’explication de diverses capacités humaines : de l’imitation à l’empathie, de la théorie de l’esprit à l’apprentissage linguistique.

Très documenté, l'ouvrage décrit les différentes études qui ont été réalisées, montrant les stupéfiantes propriétés de ces neurones*, explique leur mécasime et souligne leur importance. Il sont les promotteurs du langage, ils expliquent pourquoi nous parlons aussi avec nos mains. Ils rendent compte de l'expression des émotions ; ils sont le mécanisme de notre compréhension d'autrui.

* Des preuves empiriques suggèrent par exemple que l’expérience d’être touché sur son corps active les mêmes réseaux neuronaux qui sont activés par l’observation du corps de quelqu’un d’autre lorsqu’il est touché. A l’intérieur d'une région corticale multimodale (SII-PV), a été localisé un réseau neuronal qui est activé de façon similaire par la sensation que l’on ressent soi-même lorsqu’on est touché et par la perception d’une relation tactile extérieure à soi. Ce double schéma d’activation de la même région du cerveau suggère que notre capacité à ressentir et à comprendre directement l’expérience tactile des autres pourrait passer par la simulation intégrée, c'est-à-dire par l’activation déclenchée de façon externe de certains des mêmes réseaux neuronaux qui président à nos propres sensations tactiles. Il est probable qu’un mécanisme similaire étaye notre expérience des sensations pénibles des autres. Lorsque nous disons à autrui "Je sais ce que tu ressens" pour manifester notre empathie, nous ne réalisons pas à quel point cette phrase est exacte ! »

 

Rien à voir avec ce qui précède (quoique) mais puisque nous sommes dans les neurones et l'étude d'une meilleure compréhension de nous-mêmes, signalons cet article des plus intéressants :

"The Golden Beauty : Brain Response to Classical and Renaissance Sculptures", par Cinzia Di Dio, Emiliano Macaluso et Giacomo Rizzolatti :
http://www.plosone.org/article/fetchArticle.action?
articleURI=info:doi/10.1371/journal.pone.0001201

Paru dans Plos One, cet article pose la question de savoir s'il existe une base biologique objective permettant d'apprécier la beauté dans les arts, ou si cette expérience esthétique est entièrement basée sur des facteurs subjectifs.

Pour cela, les chercheurs ont utilisé des IRMf (imagerie par résonance fonctionnelle) pour étudier l’activité neuronale de sujets qui n’avaient aucune connaissance dans la critique d’art, et à qui ont avait montré des images de sculptures de l'époque classique et de la Renaissance.

Les résultats indiquent que, pour un observateur ignorant dans l’art de la critique, le sens de la beauté est transmis par deux processus non-mutuellement exclusifs: l’un est basé sur une activation conjointe d’un ensemble de neurones du cortex, déclenchés par des paramètres intrinsèques aux stimuli et l’insula(1) (beauté objective) ; l’autre est basé sur l’activation de l’amygdale, sous le contrôle des expériences émotionnelles du sujet (beauté subjective).
Les chercheurs ont conclu que les deux facteurs objectifs et subjectifs concourent à déterminer notre intérêt pour une œuvre d’art.

L’histoire de l’art est remplie de la tension constante entre les valeurs objectives et les jugements subjectives. Cette tension est renforcée quand les artistes découvrent de nouveaux paramètres esthétiques qui peuvent plaire pour diverses raisons, qu’elles soient relatives à notre héritage biologique, ou tout simplement à la mode ou à la nouveauté. Cependant, la question centrale demeure: quand la mode ou la nouveauté expire, leur travail peut il jamais devenir un patrimoine permanent de l’humanité sans une résonance induite par certains paramètres inhérents biologiques ?

(1) L'insula est une aire corticale

 

 


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