Automates
Intelligents utilise le logiciel
Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront
alors définitions, synonymes et expressions constituées
de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi
d'accéder à la définition du mot dans une
autre langue.
Jean-Louis
Harouel est professeur de droit, historien des idées
économiques et des institutions. Il s'intéresse
également à la sociologie de la culture et de
la contre-culture.
Pour
en savoir plus
Sur un thème voisin, celui de l'art numérique ou computationnel,
on lira deux articles précédemment publiés
sur ce site:
* A
propos du peintre Caillaud *
Nouvelle: Sous
les eaux dormantes
Jean-Louis
Harouel, dans «La Grande Falsification» se livre à
une critique décapante de ce que l'on nomme généralement
l'art contemporain. L'ouvrage a rencontré un grand succès
de librairie. La plupart des commentaires qu'il a suscités
ont été laudateurs, bien que certains, comme on devait
s'y attendre, y aient vu une approche «réactionnaire»
et «dépassée» de l'art et des artistes.
Notre
revue s'intéresse depuis sa création à la production
artistique et à la façon dont elle contribue à
la construction des sociétés humaines. De nombreuses
raisons expliquent cet intérêt. Evoquons quelques unes
de celles-ci, avant d'aborder l'ouvrage proprement dit.
La
création artistique en tant qu'objet de recherches scientifiques
-
La création artistique s'exprime par un langage complexe
inter-individuel, faisant appel à des symboles plus ou moins
codifiés ou codifiables, à des émetteurs et
à des récepteurs.
Comme tout langage, elle doit être étudiée sous
l'angle évolutionnaire : quels besoins ont suscité
son apparition et sa persistance, tant dans le lointain passé
anthropologique que de nos jours ? Comment évoluent les symboles
qu'elle génère, dans le cadre de l'inévitable
compétition darwinienne au sein de laquelle ils s'affrontent
(on évoquera à cet égard les apports de la
mémétique
ou science de l'étude des contenus langagiers considérés
comme des entités répliquantes) ? Que sont les interactions
et influences réciproques s'établissant entre les
contenus sémantiques et les supports ou canaux de communication
par lesquels se matérialisent et s'échangent les produits
de la création ? Comment les créations dites artistiques,
considérées comme participant à un univers
«culturel» sélectif, influencent-elles la reproduction
biologique des individus interagissant avec elles (nous faisons
allusions ici à la nouvelle théorie de l'ontophylogenèse(1)
mettant l'accent sur les processus épigénétiques
de sélection des lignées biologiques).
-
En nous plaçant du point de vue des émetteurs (c'est-à-dire
des créateurs) puis de celui des récepteurs (ceux
qui reçoivent l'oeuvre et l'apprécient, au point parfois
de consentir des sacrifices pour se l'approprier), des questions
plus précises se posent. Les plus importantes concernent
les bases neurales mobilisées, au sein notamment des cortex
sensoriels et moteurs, soit par la création de l'oeuvre,
soit par son imitation. Les progrès récents de l'imagerie
fonctionnelle cérébrale permettent de mieux comprendre
comment les cerveaux des individus concernés se trouvent
impliqués dans les activités correspondantes. On évoquera
aussi le rôle des neurones-miroirs récemment mis en
évidence dans la reproduction des comportements observés(2).
Comme l'a montré Jean-Pierre Changeux, ce ne sont pas seulement
les cerveaux mais les corps entiers qui se trouvent engagés
dans la création et la «consommation» artistique(3).
Les neurosciences présentent à cet égard l'intérêt
de faire apparaître chez diverses espèces animales
observables par elles les précurseurs d'activités
que l'on qualifierait d'artistique par anthropomorphisme, mais qui
se révèlent en fait fondamentales dans la construction
de la plupart des comportements vitaux. On rapprochera de ce point
de vue, par ailleurs, les activités de création artistique
de toutes celles relevant plus généralement de l'heuristique,
à commencer par celles intéressant la création
scientifique empirique ou systématique.
-
Toujours en nous plaçant du point de vue tant des émetteurs
que des récepteurs, on ne pourra éviter de revenir
sur un sujet étudié depuis longtemps par la psychologie,
la psychanalyse et la psychiatrie : le rôle de ce qui est
nommé trop rapidement l'inconscient dans la production des
contenus imaginaires, leur transcription sous forme d'images pour
ce qui concerne les «créateurs» ou artistes et
leur utilisation comme révélateurs de leur propre
inconscient par les «consommateurs» ou amateurs d'art.
Les travaux contemporains sur la conscience montrent que celle-ci,
pouvant être définie comme la «rapportabilité»
d'une information et d'une image au sein de l'espace de travail
conscient, ne couvre qu'un très faible champ des données
sélectionnées et mémorisées par le cerveau
tout au long de la vie, lesquelles constituent le tissu sensoriel
et affectif sur lequel s'appuie l'émotion dite artistique.
Ceci veut dire qu'il existe une immense variété de
ressorts cérébraux et corporels susceptibles d'être
mobilisés par l'activité artistique. La création
artistique, quelle qu'en soit l'époque, ne peut donc être
considérée comme ayant épuisé cette
variété. Elle devrait se complexifier tous les jours
au contraire du fait de la mondialisation des échanges et
de la technicisation des activités productives.
-
Vue sous l'angle socio-politique, la création artistique
a toujours mérité et mérite plus que jamais
d'être étudiée au regard de la façon
dont elle est utilisée par des classes ou catégories
sociales dominantes pour assurer leur contrôle sur les populations
plus naïves. Depuis le rôle qu'elle a joué dès
l'apparition de l'art dans les sociétés paléolithiques
jusqu'à nos jours, elle a été réservée
ou principalement utilisée par des minorités activistes
ayant pour objectif, implicitement ou délibérément,
de créer des dynamiques consensuelles au profit de la conquête
par elles d'un pouvoir sociétal. Pour cela, l'appel aux croyances
religieuses et politiques, comme à d'autres motivations (y
compris celles intéressant le domaine de la sexualité)
a été largement – et souvent spontanément
- exploité. Il est intéressant de voir comment ces
motivations se maintiennent dans les sociétés contemporaines,
et au profit de qui. La marchandisation des activités, la
mondialisation supposée des cultures, la numérisation
croissante des supports modifient-elles les enjeux de pouvoir liés
à la création artistique ?
Jean-Louis
Harouel n'aborde pas directement toutes ces questions ou ne les
traite pas en profondeur, mais son livre présente le grand
intérêt de les évoquer, directement ou indirectement.
C'est la raison pour laquelle nous en recommandons la lecture. Il
s'agit d'une approche accessible à tous permettant de s'initier
aux problèmes plus complexes résumés ci-dessus.
Défense
et illustration de l'art figuratif.
Le
livre est bien documenté en matière d'histoire de
ce que l'auteur nomme le prétendu art contemporain. Il montre
comment l'art figuratif traditionnel s'est trouvé en quelques
décennies, à partir du début du XXe siècle,
non seulement ridiculisé mais tari par l'explosion des écoles,
des tendances, des artistes dont le seul apport consistait en discours
terroristes sur ce que devait être l'art moderne. Rappelons
que l'on désigne généralement par «art
contemporain» une forme de création, dans le domaine
essentiellement des arts plastiques, qui répudie systématiquement
l'art dit figuratif et l'utilisation des techniques, traditionnelles
ou renouvelées par la technique, jusque là utilisées
par les artistes figuratifs, qu'ils soient peintres, sculpteurs
et artistes dits à tort secondaires, tels que les mosaïstes.
On
pourrait discuter longuement sur le contenu de ce qu'il faut mettre
sous ces deux termes, art contemporain et art figuratif. Pour Jean-Louis
Harouel, et nous le suivrons en cela, l'artiste figuratif propose
une traduction, nécessairement subjective, de ce que le monde
donne à voir aux sens, ceux de la vue et accessoirement du
toucher. L'artiste créateur ne prétend pas en général
recopier la nature. Ceci serait d'ailleurs impossible quand on sait
que les objets n'émettent que des radiations électromagnétiques
reconstruites par les cerveaux individuels sous la forme de concepts
et langages symboliques ayant varié au cours des âges.
Le créateur prétend par contre offrir à ceux
qui se trouveraient en harmonie avec lui des représentations
du monde qui leur soient lisibles et à propos desquelles
pourraient se construire des thèmes communs de connaissance
et de sensibilité.
L'art
abstrait, que dénonce avec sans doute trop de vigueur Jean-Louis
Harouel, répudie en général l'ambition de proposer
des visions « optiques » du monde. Il se consacre à
jouer avec les formes et les couleurs, en espérant susciter
de nouvelles combinaisons, créatrices de nouvelles sensibilités.
Ceci n'est pas a priori condamnable. Le cerveau, comme nous l'avons
indiqué, constitue une machine très efficace dans
ce que l'on nomme la reconnaissance des formes. S'efforcer de le
stimuler en vue de l'amener à créer puis à
reconnaître de nouvelles constructions impliquant le fonctionnement
des sens n'est pas inutile. Mais on n'oubliera pas que les bases
neurales correspondantes ne s'activent pas par le seul jeu d'une
prétendue conscience volontaire, en ce cas celle de l'artiste
non figuratif. Elles ne répondent qu'à des stimuli
ayant fait l'objet de mémorisation à la suite d'expériences
ayant fortement influencé les sujets concernés. Or
dans le domaine du non-figuratif, chez le sujet sain (non pathologique
et non drogué) ces expériences sont rares. D'où
découle la grande pauvreté de tous les contenus non
figuratifs produits jusqu'à présent, s'opposant à
l'immense répertoire possible des contenus figuratifs liés
soit à l'expérience concrète des sujets soit
à leur vie onirique.
Jean-Louis
Harouel, au demeurant, ne refuse pas tout intérêt à
certains oeuvres non figuratives. Ce contre quoi il s'élève
avec une vigueur que nous ne pouvons que partager est la prétention
des soi-disant artistes contemporains à présenter,
sous le nom d'abstrait, du «n'importe quoi» à
l'admiration des foules et au financement des commanditaires. On
peut être amusé par l'urinoir de Marcel Duchamp ou
par les boites de conserves emplies d'excréments de tel autre
«créateur inspiré», mais en aucun cas
on ne pourra y voir de véritables manifestes de culture ou
de contre-culture, d'autant plus que loin de répudier la
société de consommation et de marchandisation, ces
oeuvres visent au contraire à les promouvoir et y enfermer
le spectateur.
Un
point important, concernant toutes les formes de création
artistique, mais particulièrement sensible en matière
d'art figuratif, concerne la différence à faire entre
l'artiste qui crée "vraiment", sous l'influence
d'un mécanisme encore mal défini appelé l'"inspiration",
et celui qui se borne à reprendre à se façon
des thèmes et visions déjà explorés.
Nous y avons fait allusion dans les deux articles sur l'art numérique
cités en exergue de cette recension. Nous ne traiterons pas
la question ici, car elle mériterait toute une thèse
mettant en jeu les neurosciences et la psychologie des profondeurs.
Mais il est évident que l'art figuratif a été
desservi par la production de ce que l'on appelait des "cartes
postales", caractéristiques aussi de ce que l'on avait
nommé l'art pauvre ou plus exactement populaire. Ceci était
à tort, car si des personnes au regard peu critique sont
émues par des cartes postales ou des chromos, il serait mal
venu de les en priver. Il vaut mieux les aider à faire évoluer
leur goût. On dit la même chose en littérature.
Ceci
étant, pourquoi cette défaveur subite ayant atteint
l'art figuratif au XXe siècle? Les critiques faites depuis
ses origines à l'art abstrait et à ses dérives
qualifiées d'art contemporain avaient cependant été
nombreuses, comme le rappelle «La Grande Falsification».
Parallèlement, de nombreux commentateurs, sans se ranger
systématiquement parmi les apologues du passé, avaient
déploré la quasi disparition de l'art figuratif. Ils
traduisaient en cela l'intérêt que continuait à
lui porter la très grande majorité des publics, que
ce soit dans les pays dits développées ou dans le
reste du monde. Il faut donc expliquer pourquoi en quelques décennies,
des formes d'art acceptées par tous et qui par ailleurs ne
refusaient pas d'évoluer en fonction de l'évolution
des sociétés contemporaines, se sont trouvées
anéanties. «La Grande Falsification» expose en
termes convaincants les raisons techniques, économiques et
politiques expliquant ce phénomène d'extinction massive,
analogue à celui anéantissant périodiquement
la vie biologique.
Le
rôle déterminant de la photographie
Pour
Jean-Louis Harouel, et nous nous rangerons sans hésitation
à son avis, c'est une évolution technologique, la
photographie, qui a entraîné la disparition de l'art
figuratif, notamment sous ses formes majeures, peinture et sculpture.
Mais les artistes traditionnels auraient pu faire face à
la concurrence de la photographie s'ils n'avaient pas été
les victimes d'un véritable complot politique, visant à
leur retirer le pouvoir de représenter le monde. Ce complot
a été d'abord conduit par les photographes et les
différents médias et pouvoirs pour qui la photographie
et ses dérivés industriels ouvraient des champs d'influence
bien plus importants que la modeste peinture figurative. Mais très
vite à leur tour les photographes qui disposaient d'un certain
métier se sont trouvés cantonnés aux tâches
manuelles offertes par les industries de l'audio-visuel. Ils ont
été remplacés dans la fonction consistant à
proposer des modèles du monde au grand public par de nouvelles
générations d'aventuriers de la culture à la
recherche de profit et de notoriété faciles.
Ces
derniers, dont Jean-Louis Harouel donne de nombreux exemples, ont
réussi à persuader l'opinion publique que les oeuvres
n'exigeaient aucun investissement professionnel et aucune base de
connaissance susceptible de justifier l'appel à des contenus
sémantiques originaux. Pour faire passer cette escroquerie,
ils ont réussi à se doter d'un statut hors du commun,
en s'appropriant le pouvoir soi-disant magique d'interpréter
un prétendu monde situé au-delà des apparences.
Ils ont puisé pour cela leurs arguments dans une interprétation
non seulement sommaire mais fausse des acquis épistémologiques
de la physique relativiste et quantique qui avaient bouleversé
la science classique après la première guerre mondiale.
Le grand public n'a généralement pas suivi ces imposteurs,
mais peu importait. Les démocraties occidentales ont vu dans
la déconstruction de l'art prônée par eux une
bonne façon de s'opposer aux divers «réalismes»
(national-socialiste puis socialiste, d'abord russe puis aujourd'hui
chinois) imposé par les Etats totalitaires pour brider la
créativité de leurs ressortissants.
Aujourd'hui
enfin, les spéculateurs de toutes sortes voient dans le marché
de l'art, réduit pratiquement à celui de l'art contemporain,
une occasion de se créer des bulles de profit économique
en y investissant très peu de ressources intellectuelles
et beaucoup d'influences. La crise économique actuelle ne
réduira sans doute pas ces possibilités spéculatives.
Nous
ne reprendrons pas ici le détail des observations très
pertinentes de Jean-Louis Harouel, auxquelles nous renvoyons le
lecteur. Observons seulement que son analyse de l'influence d'une
mutation technique, la photographie, survenant au coeur des processus
millénaires utilisés jusque là pour créer
des images est à replacer dans l'ensemble des mutations accélérés
et convergentes caractéristiques des sociétés
technologiques. Parmi d'autres, l'expression écrite et son
support classique le papier en subissent actuellement les effets.
Mais le diagnostic de l'auteur n'est pas pour autant à rejeter,
non plus que celui portant sur les modifications des processus de
création et de commercialisation en ayant résulté.
Tout au plus peut-on lui reprocher de faire un peu trop facilement
appel à une théorie du complot pour expliquer le déclin
de l'art figuratif, alors qu'il s'agit de processus profonds liés
à l'évolution des sociétés technologiques.
Par
contre on ne peut qu'applaudir à son rejet réjouissant
des prétendus artistes modernes, à commencer par Picasso.
Il autorise enfin son lecteur à se dépouiller de la
vénération religieuse imposée par la société
culturelle dominante à l'égard de ce personnage. Il
montre que par d'habiles esbroufes, Picasso et d'autres pitres analogues
n'ont rien apporté à l'art, mais tout à leur
fortune personnelle. Dans le même temps d'excellents peintres
figuratifs, tels que l'américain Hopper, étaient relégués
sinon aux oubliettes du moins dans d'inconfortables greniers. Leurs
travaux étaient cependant infiniment plus riches en possibilités
d'interprétation que les produits de l'art contemporain.
Ils le sont encore.
Ajoutons
un dernier point qui nous semble important. Nous pensons que Jean-Louis
Harouel a trop séparé l'artiste créateur et
le public consommateur. Aujourd'hui, la diffusion des réseaux
à haut débit permet plus facilement à chacun
d'être alternativement créateur, distributeur et consommateur.
La société numérique de demain n'aura d'intérêt
que si elle multiplie le nombre des créateurs, que ceux-ci
fassent appel aux technologies traditionnelles qu'Internet permettra
de mieux faire connaître et vendre ou aux technologies numériques.
Pour les raisons que Jean-Louis Harouel a indiqué, ce ne
seront pas les oeuvres informes des non-artistes contemporains qui
pourront bénéficier de cet élan, mais les oeuvres
figuratives les plus variées, renouvelées en permanence
en fonction de l'évolution des regards, des techniques et
aussi des demandes sociétales.
Conclusion.
Pour un ou plusieurs portails de l'art figuratif
C'est
sur ce thème que nous voudrions conclure notre présentation
de La Grande Falsification. Jean-Louis Harouel clos son livre par
une sorte de constat attristé de la mort de l'art figuratif.
On peut penser que l'appel qu'il lance à l'Amérique
ne suffira pas pour le sauver. Or il n'est pas besoin d'aller si
loin. Les nouvelles technologies nous donnent le moyen de relancer
la création ici et maintenant. Il ne tient qu'à nous
de nous en saisir.
Imaginons
que se crée, par exemple au sein de la communauté
des lecteurs convaincus par le lecture du livre de Jean-Louis Harouel
et sous le patronage d'un certain nombre d'artistes figuratifs,
une association visant à mettre en place et entretenir un
portail rassemblant les références d'un certain nombre
de ces artistes, convenablement sélectionnés. Un tel
portail, comme le font d'ailleurs déjà à titre
expérimental divers sites, dont une annexe du nôtre(4),
publierait des informations concernant des oeuvres et des artistes
susceptibles d'intéresser d'éventuels acheteurs. Ces
derniers n'auraient alors qu'à se mettre en contact avec
les artistes pour s'entendre de gré à gré,
sans intervention du portail, sur la réalisation et la livraison
de l'oeuvre de leur choix. Nous ne voyons pas pourquoi un tel dispositif,
ne nécessitant qu'un investissement dérisoire, ne
pourrait pas contribuer à relancer un véritable marché
de l'art figuratif, tout en suscitant de nouvelles vocations. Les
artistes recensés ne pourraient sans doute pas espérer
vivre de la seule vente de leur production. Ils pourraient tout
au moins sortir de l'anonymat et comme l'on dit, arrondir ainsi
leurs fins de mois.
Il
serait par ailleurs intéressant de compléter ce portail
par un blog présentant et commentant les nouveaux artistes
figuratifs ou les nouvelles oeuvres, si possible dans le monde entier.
Mais il s'agirait d'un travail critique nécessitant pour
être crédible un degré plus élevé
de compétences et de temps.