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Face
aux problèmes sociaux, à quoi servent la sociologie,
la sociobiologie et la mémétique ?
De plus en plus de gens, pour essayer de comprendre
la société contemporaine et trouver des remèdes
à ses maux, se tournent vers la sociologie, la sociobiologie
et la toute nouvelle mémétique. Cette dernière
se développe très rapidement, tout au moins dans les
milieux déjà contaminés. De nombreux articles
sont écrits, de nombreux messages s'échangent sur
les listes de discussion de l'Internet. Face à un problème
quotidien comme la violence des jeunes, en France, tout ceci sert-il
à quelque chose ? L'appel à ces sciences, et notamment
l'appel à la mémétique, permettra-t-il des
observations jusque là non faites, ou des solutions autres
que celles régulièrement envisagées. Nous pourrions
nous poser la même question dans le cas des affrontements
israélo-palestiniens, mais ce problème est si chargé
historiquement qu'il vaut mieux ne pas l'aborder dans le cadre d'un
court article.
Rappel et définitions
Prenons comme cas d'étude le phénomène dit
de la violence des jeunes, constamment évoqué par
les médias aujourd'hui. Nous désignerons par ces mots
deux situations paraissant souvent liées: la violence scolaire
et la violence dans les quartiers dits défavorisés
(incivilités, petits délits, agressions caractérisées).
On exclura la question plus générale de la violence
potentielle des enfants, qui peut se révéler dans
tous milieux et chez tous individus, lors de circonstances favorisantes.
Quelles sciences paraissent le plus adéquates pour caractériser
et comprendre le phénomène ?
En premier lieu vient la sociologie. La sociologie est
l'étude de la société par ce que nous appellerons
des méthodes classiques : entretiens, observations "ethnographiques",
études de cas, enquêtes, statistiques, rapports. Un
bon exemple d'application de ces méthodes est le rapport
que vient de présenter Eric Debarbieux, directeur de l'observatoire
européen de la violence scolaire, à l'Institut des
hautes études pour la sécurité intérieure.
(L'oppression quotidienne, rapport non encore publié sur
le site de l'IHESI http://www.ihesi.interieur.gouv.fr/board.php).
Vient ensuite (ou devrait venir) la sociobiologie : la
sociobiologie est l'étude de la société faisant
appel à ce que l'on sait des déterminations génétiques
acquises ou innées. Ce que l'on nomme les gènes commandent
d'une façon d'ailleurs complexe, mal connue, des comportements
basiques, acquis souvent dans les espèces animales ou chez
les ancêtres de l'homme moderne, mais toujours actifs aujourd'hui.
En troisième lieu vient la mémétique :
la mémétique est l'étude des représentations
qui circulent entre les individus et les groupes et se transmettent
par imitation : modes, slogans, etc.
Ces trois approches doivent évidemment être conjuguées,
puisque la vie réelle ne peut se réduire à
des explications uniques. Les chercheurs en conviennent volontiers,
et d'efforcent d'étudier des phénomènes de
co-détermination ou co-évolution. En France, les sociologues
traditionnels ignorent souvent (ou rejettent par ignorance) la sociobiologie
et la mémétique. Le rapport Debarbieux en est un bon
exemple.
Quel est l'objet des études? Ces dernières ne visent
généralement pas une connaissance théorique.
Elles ont pour objet, d'abord, à partir de l'observation,
de comprendre ce qui se passe, afin d'éviter les préjugés,
malentendus et erreurs. Elles ont pour objet ensuite de suggérer
des solutions qui ne soient pas irréalistes, c'est-à-dire
qui n'ignorent pas les déterminants des attitudes, afin de
ne pas proposer des remèdes inapplicables ou aggravant les
difficultés.
Ajoutons que les études devraient comporter une part d'auto-questionnement,
c'est-à-dire une mise en question par la science à
laquelle on fait appel, de la position des chercheurs ou de ceux
qui font procéder à la recherche. Les uns et les autres
constituent des populations qu'il serait nécessaire de situer
en termes empruntés à la sociologie classique, ou
par rapport à l'influence des gènes et des mèmes
s'exerçant sur eux. Ce travail n'est généralement
pas fait par les chercheurs. Il ne leur est d'ailleurs pas demandé.
Ceci met un doute sur la pertinence des observations et des remèdes
suggérés.
Les études présentent d'abord
une analyse
Revenons au cas examiné ici, la violence des jeunes. La sociologie
fera le premier travail de terrain, indispensable pour caractériser
qualitativement et quantitativement les situations étudiées.
C'est ce qu'a réalisé, dans le cas des phénomènes
de bande dans les quartiers dits difficiles, ainsi que pour les
situations de victimisation en résultant, l'équipe
ayant produit le rapport Debarbieux.
La sociologie, complétée le cas échéant
par les apports d'autres sciences humaines, procédera ensuite
à un certain nombre d'explications. On évoquera par
exemple, comme causes de la violence, le chômage, l'exclusion,
les habitats dégradés, l'immigration, etc. Il s'agit
en général d'arguments connus depuis des années,
et répétés lors de chaque analyse. Ils sont
souvent considérés comme correspondant à un
regard politique jeté sur le monde, ce qui veut dire que
leur scientificité est régulièrement contestée.
La sociobiologie fournira ensuite une seconde catégorie
ou couche d'explications. Beaucoup de gestes ou postures collectifs
et individuels liés aux bandes et à l'occupation des
quartiers évoquent des comportements génétiquement
programmés : hiérarchies de dominance ou pecking order,
occupation et marquage du territoire, affrontements à l'intérieur
des espèces ou entre espèces, etc. On retrouve aussi
les rituels sous contrôle plus ou moins génétique
liés au passage de l'enfance à l'âge adulte,
à la sexualité, etc. La sociobiologie pose directement
la question de l'efficacité de remèdes qui ne supprimeraient
pas les causes. Si un comportement est génétiquement
programmé, et comme on ne peut envisager de modifier les
gènes, comment concilier l'expression de ceux-ci avec des
mesures atténuant leurs effets néfastes, dans des
sociétés où ces comportements génétiquement
programmés ne sont plus aussi utiles à la survie que
dans les forêts primitives?
La mémétique apportera enfin une troisième
couche d'explication, en montrant l'effet de la circulation des
mèmes sur les comportements individuels et collectifs. Les
mèmes sont censés se développer "égoïstement",
c'est-à-dire en fonction des opportunités que leur
offre le terrain. Ils entrent en compétition darwinienne
les uns avec les autres. Dans l'ensemble cependant, on peut observer
une adéquation et des effets de renforcement entre gènes
et mèmes. Ainsi, les mèmes illustrant le chef, la
tribu, les affrontements inter-tribaux (gestes, vêtements,
tags, musiques, etc.) prospéreront, parce qu'allant dans
le sens des déterminations génétiques, par
rapport à ceux pouvant illustrer l'altruisme, l'effacement
ou la simple politesse. D'un autre point de vue, les mèmes
religieux traditionnels prônant par exemple la subordination
de la femme trouveront plus facilement accueil dans des groupes
déterminés par un pecking order strict que dans des
groupes plus ouverts. Il y a en fait une correspondance entre les
terrains définis par les gènes et les mèmes
particuliers qui s'installent sur ces terrains. La compréhension
de la relation entre ces deux catégories de facteurs aide
beaucoup le diagnostic.
L'analyse, nous l'avons dit, devra inclure le chercheur et celui
pour qui il travaille. Les uns et les autres obéissent certainement,
même quand ils se veulent objectifs, à des déterminations
qu'il faut étudier, ne fut-ce que pour les transcender :
regard d'exclusion à l'égard de l'autre, tentation
de recours à la violence au moins symbolique pour résoudre
les difficultés, élitismes divers, etc. Si ce travail
n'est pas fait, aussi complètement que possible, les analyses
et surtout les remèdes proposés seront rejetés
notamment par ceux auxquels ils sont censés proposer des
solutions acceptables. Ils y verront, par exemple, une tentative
d'asservissement venant de plus fort qu'eux, ou plus simplement
du mépris.
Les études proposent ensuite des
remèdes et formulent des préconisations
Il ne suffit pas d'analyser ou observer (bien que les "observatoires"
soient devenus très à la mode dans l'approche des
problèmes sociaux. En général, les études
sont engagées pour préconiser des remèdes aussi
pertinents et efficaces que possible.
Faut-il prendre en compte les groupes ou les individus ? Ce sont
les individus qui sont les porteurs des gènes et des mèmes,
mais ceux-ci s'expriment prioritairement dans les groupes. L'action
sur les groupes viendra donc d'abord. Les individus ne seront visés
par des mesures spécifiques que dans les cas où ils
sortent de la moyenne (présence de pathologies, comportements
criminels avérés, etc.).
Que sont les préconisations relevant de la sociologie?
Nous avons vu qu'elles sont recommandées depuis des années,
sans aboutir à résoudre ni même diminuer les
situations auxquelles elles sont censées porter remède.
De plus, elles supposent des bouleversements politiques profonds,
dont l'opinion ne veut pas en général, parce qu'elle
ne voit pas la profondeur de l'enracinement des causes déterminantes.
Faut-il, pour lutter contre un phénomène qui n'est
peut-être que passager, la violence des jeunes, engager les
changements lourds permettant de lutter rapidement contre
le chômage, la mauvaise insertion, le racisme ? On verra donc
les préconisations, d'ailleurs rapides et plutôt superficielles,
s'opposer. Il y aura des politiques dites de prévention,
visant à transformer les infrastructures sociales censées
conditionner les individus, qui s'opposeront aux politiques de répression
visant à éliminer les individus supposés meneurs.
Mais les unes et les autres, mésestimant la force des causes
génétiques et mémétiques, paraîtront
vite soit angéliques, soit inutilement répressives.
De toutes façons, elles seront déconsidérées
par leurs mauvais résultats. Les oppositions politiques qui
se raviveront enlèveront alors tout caractère scientifique
aux débats. La violence des jeunes ne cessera de se répandre
et de s'aggraver en attendant.
Les préconisations relevant de la sociobiologie
ne chercheront pas à supprimer les causes, c'est-à-dire
les déterminismes d'ordre génétiques ni leurs
manifestations directes. Pour les sociobiologistes, il s'agit d'une
tâche impossible. On sait par exemple que, si une mesure de
police élimine un leader ou une bande devenu criminels, le
déterminisme génétique fera qu'une autre bande
ou un autre leader émergeront immédiatement après.
C'est ce qui se passe constamment dans les hiérarchies animales
perturbées de l'extérieur. Elles se reforment parce
qu'elles sont sous un contrôle génétique irrépressible.
Aucun discours moralisateur ou répressif ne peut changer
cela, même chez l'homme.
Par contre, les études sur l'animal, confirmées
par les observations faites chez l'homme, montrent que les environnements
contraints ou traumatisants exaspèrent les aspects auto-destructeurs
de ces comportements. Si des hiérarchies ou des groupes par
affinités existent partout dans les sociétés
humaines, ces phénomènes ne prennent pas (en général)
de caractère socialement insupportable quand les groupes
considérés disposent d'espace, de moyens économiques,
d'éducation. Au contraire, l'insupportable revient en force
dans des situations comme l'enfermement carcéral. La sociobiologie
recommandera donc en général, comme la sociologie
préventive, des mesures visant à créer les
conditions favorables à la diminution de la violence : mesures
d'insertion, lutte contre le chômage, dialogue social, etc.
Elle n'hésitera pas cependant dans les cas graves, à
préconiser la répression - ceci pour écarter
des individus ou des situations perturbateurs pour les autres. Un
jeune violent peut être considéré comme un facteur
provoquant un redoublement de violence dans une collectivité
ayant à peu près maîtrisé jusqu'alors
l'expression de ses gènes agressifs. On s'en méfiera
et on voudra l'écarter comme on le ferait d'un animal anormalement
agressif.
Les préconisations relevant de la mémétique,
enfin, n'ont pas attendu l'apparition d'une science s'intitulant
mémétique pour fleurir. Depuis longtemps, face à
un phénomène comme la violence des jeunes, que nous
étudions ici, on a mis en cause l'éducation ou l'absence
d'éducation, les mauvais exemples, les films et télévisions
violentes, l'imitation de personnages hors-la-loi considérés
comme des exemples à suivre, etc. Ces critiques à
l'égard de la mauvaise influence de certains thèmes
n'ont d'ailleurs eu aucun résultat. On considère en
général qu'il est impossible d'interdire réellement
les films ou les exemples violents, ni même de limiter leur
diffusion.
Qu'apporte alors de plus la mémétique? Nous abordons
là le problème de fond posé à cette
dernière. S'agit-il sous des mots plus savants, d'évoquer
des faits ou des solutions connus depuis longtemps ? Disposons-nous
au contraire avec la mémétique de moyens d'observations
et d'actions nouveaux, qui pourraient, seuls ou combinés
avec les autres sciences évoquées plus haut, offrir
des perspectives d'action efficace nouvelles ?
Nous pensons que la mémétique, conjuguée
avec la sociobiologie et la sociologie traditionnelle, a plusieurs
avantages. Elle propose d'abord de considérer les mèmes
comme des réplicateurs se propageant égoïstement
dans les terrains favorables, au travers des individus qui ne sont
que des véhicules "jetables". Les mèmes ou mèmesplexes
(systèmes de mèmes associés pour se dupliquer)
sont donc des facteurs déterminants à eux seuls. On
ne devra pas les considérer comme relativement anecdotiques
ou anodins. On entend dire par exemple souvent que les films violents
n'ont pas d'effets sur les jeunes. Tout semble montrer le contraire.
De même, les incitations à l'intégrisme religieux,
à la haine raciale, à l'assujettissement des filles,
sont des acteurs à part entière dans l'incitation
à la violence chez les jeunes. Si on veut lutter contre les
violences que ces mèmes provoquent, il faut s'en prendre
directement à ces mèmes ou à leurs sources,
et non pas les considérer comme sans influence. Ceci obligera
à consacrer des études beaucoup plus sérieuses
qu'elles ne le sont actuellement au rôle des mèmes
(traduisons : au rôle des idées, des idéologies,
des mystiques, des images et modes, etc. ) ainsi qu'à la
typologie des mèmes, à la façon dont ils peuvent
ou non s'opposer ou s'unir, bref à un paysage encore fort
mal connu.
On verra en particulier que ces mèmes peuvent se répandre
en dehors des terrains où ils prolifèrent pour contaminer
des milieux jusqu'à présents non atteints. En d'autres
termes, les mèmes propageant la violence chez les jeunes
risquent, si rien n'est fait, d'envahir des jeunes et de moins jeunes
de plus en plus nombreux.
Ces considérations seront indispensables pour envisager
le cas échéant des mesures préventives en profondeur
à l'égard des mèmes considérés
comme particulièrement nuisibles, ou à l'égard
de ceux qui les répandent. Reprenons l'exemple de la violence
valorisée dans les films, à la télévision
et dans certains jeux vidéo : violence masculine, violence
routière, violence alcoolique. Il ne faudra pas hésiter,
si on constate qu'elle induit en partie la violence des jeunes,
à la réprimer, quelles que soient les protestations
des auteurs au nom de la liberté de la création.
Mais, second point que la mémétique souligne, c'est
qu'il ne suffit pas de vouloir remplacer un mème violent
par un autre propageant une morale de l'altruiste ou du partage
pour que la substitution se fasse. L'interaction entre le terrain
(lui-même largement sous contrôle génétique)
et le mème rendra cette substitution inefficace. Il faudra
donc changer simultanément, non le terrain génétique
(nous avons vu que c'était pratiquement impossible) mais
les conditions d'ensemble permettant aux gènes violents d'offrir
aux mèmes également violents l'occasion de se répandre.
Il faudra si on peut dire assécher ces derniers en les coupant
de leurs sources. On retrouvera alors les mesures politiques, d'ordre
préventif ou répressif, préconisées
par la sociologie traditionnelle ou par la sociobiologie pour lutter
en profondeur contre la violence.
Ajoutons, comme nous l'avons indiqué plus haut, que la
mémétique devra inciter le chercheur à s'analyser
lui-même, si faire se peut, au moment où il propose
des solutions. De quels mèmeplexes est-il lui aussi le porteur
quand il cherche à réparer une situation complexe
comme la violence des jeunes, jeunes auxquels il est très
étranger, parce qu'ils sont souvent issus de l'immigration
et de milieux pauvres, s'adonnent à des activités
illicites que sa morale réprouve, et vivent dans des quartiers
défavorisés dont tout l'éloigne ?
A quoi serviront des études scientifiques
incorporant la mémétique? Finalement,
pouvons nous conclure que des études conjuguant trois
sciences différentes, la sociologie traditionnelle, la sociobiologie
et la mémétique, permettront pour le traitement d'une
difficulté sociale et politique majeure comme l'est la violence
des jeunes plus de compréhension du phénomène
et des solutions plus efficaces que le seul appel à la sociologie
traditionnelle? Concrètement, le rapport que nous avons pris
comme exemple, celui d'Eric Debarbieux, aurait-il gagné à
s'enrichir des contributions de la sociobiologie et de la mémétique,
ce qu'apparemment, si on en croit les extraits publiés par
la presse, il n'a pas fait ?
Constatons une chose, c'est que ce rapport, s'il décrit
avec quelque pertinence, on peut le supposer, les situations de
terrain qu'il a pris comme sujet d'étude, ne renouvelle guère
les propositions et remèdes à opposer au phénomène
de la violence - sauf à dire qu'il faut "déconstruire
les évidences" en évitant les remèdes simplistes.
Nos trois sciences conjuguées feraient-elles mieux ? Elles
montreraient sans doute, comme nous avons essayé de le faire,
que le phénomène étudié, la violence
des jeunes, prend ses racines dans des déterminismes très
implantés. Ceux-ci ne céderont pas à des mesurettes.
Si la société civile et politique juge le phénomène
insupportable car contaminant l'ensemble de l'ordre social, elle
devra investir de très gros moyens humains et matériels
pour réintégrer les jeunes en difficulté dans
un système qui les a exclus. Il est certain alors que la
répression ne suffira pas. Il faudra par exemple que l'impôt
(en Europe et pas seulement en France, évidemment) finance
pendant le temps qu'il faudra des emplois productifs permettant
aux jeunes intéressés de retrouver le chemin du travail
et de la civilité. Ils pourront ainsi améliorer leur
propre cadre de vie et acquérir des compétences professionnelles
et une culture générale leur permettant de mieux maîtriser
les effets de gènes et de mèmes violents inévitables
dans des sociétés primitives, mais qui devraient disparaître
dans les sociétés plus complexes où ils doivent
trouver leur place.
Mais il faudra que ces sociétés acceptent de payer
le prix de l'investissement humain, en faisant des économies
sur des dépenses de consommation peu prioritaires au regard
de la réinsertion de leurs jeunes en difficulté. On
se retrouve alors loin des pratiques du libéralisme économique
cher à la gauche comme à la droite.