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Le vade-mecum des passerelles public-privé
est destiné aux chercheurs et enseignants-chercheurs qui souhaitent effectuer
une mobilité en entreprise, réaliser des travaux de consultance ou créer
une entreprise, pour valoriser leurs travaux de recherche. Ce guide pratique
recense tous les dispositifs existants, présente la réglementation en vigueur
et fait le point sur la marche à suivre.
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Restructuration de Jussieu
07 Février 2002 La mort subite du nourrisson, Par Frédéric
Paulus,
NDLR:
cet article est un peu en marge de nos thèmes habituels.
Il nous a paru cependant intéressant de le publier compte
tenu des aperçus qu'il donne du fonctionnement cérébral
et des approches holistiques de l'organisme. N'étant pas
une revue scientifique au sens propre du terme, nous n'avons pas
soumis l'article à l'appréciation d'un groupe d'experts
(peer review). Le présent article ambitionne
d'apporter quelques éléments d'information supplémentaires
au débat, à propos de cette délicate question
de la mort subite du nourrisson Ce sujet nous a mobilisé en tant que psychothérapeute
ayant eu à accompagner des parents qui ont perdu subitement
un enfant. Il y a une quinzaine d'années nous avancions une
tentative d'investigation publiée dans un ouvrage (1) datant
de 1987 portant sur la santé des enfants qui intégrait
la constatation de l'hypoventilation pulmonaire en l'articulant
à une approche de causes multifactorielles. Cette articulation
fut présentée comme une nouvelle hypothèse
explicative en 1988, lors d'un colloque européen organisé
par la Fédération des associations "Naître et
vivre" (association de Parents qui ont perdu un enfant par mort
subite (2)). Notre hypothèse s'affranchissait de préjugés
qui évoquaient la recherche d'une pathologie a priori.
Notre tentative d'explication de la mort subite du nourrisson
pouvait être envisagée suivant une double articulation
d'une conjonction de deux origines : endogène et exogène.
Nous voulons présenter cette hypothèse aujourd'hui
encore : d'une part nous imaginons un phénomène de
« trop plein de vie » par sommation d'énergie neuronale
ou stress endogène lié au fonctionnement des neurones
conjugué à une source de stress exogène liée
à la peur acquise du bébé de se retrouver dans
le noir, isolé dans sa chambre.
Source endogène Changeux utilise l'expression «esprits frappeurs» pour
évoquer ce phénomène des impulsions cérébrales,
1983 (3). Celles ci nous intriguent d'autant plus que parfois, sans
savoir pourquoi, leur intensité est telle qu'elle provoque
des saccades violentes au niveau périphérique : des
muscles en mouvements brusques, des palpitations cardiaques, une
augmentation considérable de la respiration, des variations
des cycles endocriniens... si bien que certains neurobiologistes
comme Joëlle Adrien et Danielle Benoit (Inserm, Unité
03 Pitié-Salpétrière) ont voulu qualifier les
variations de ces oscillations cérébrales d'«énergies
sismiques». Joëlle Adrien, consultée en 1985 préalablement
à ce colloque, avait proposé d'appeler en effet le
sommeil agité du bébé : «sommeil sismique
du nouveau-né» (4). Selon notre hypothèse cette capacité d'entraînement
serait impliquée dans «l'embrasement» neuronal
chaotique dont il va être question plus loin. Les notions
de chaos, d'ordre et de désordre en biologie sont certainement
sous-jacentes à nos considérations et hypothèses.
On peut se reporter sur ce point aux travaux de Jacques Demongeot
(6), chercheur au C.N.R.S Grenoble, qui propose d'envisager la notion
d'homéostasie conciliable avec la notion de chaos. Selon
ce chercheur ces deux notions antinomiques dans les années
1980 pourraient être incorporées de nos jours à
une description de l'organisme vivant en général et
du système nerveux en particulier. On peut aussi se référer
aux travaux portant sur la notion de chaos déterministe (6).
Source exogène La mort surviendrait pour mettre fin au stress de ces deux sources
désorganisantes : le cerveau est embrasé, la demande
alimentaire des neurones accélère le coeur et les
poumons, la peau dégage de la sueur du fait de l'excès
de température crânienne et la mort peut survenir.
Nous aurions donc la conjonction de ces deux sources de «
stress », compte tenu des capacités discriminatives
(8) du bébé lié à son équipement
sensoriel extrêmement sophistiqué, d'une part et d'autre
part l'incapacité adaptative du nouveau-né de faire
face à cette forte demande de stimulation cérébrale,
majorée par une angoisse acquise liée à la
peur du noir et à sa solitude dans de sa chambre ressentie
négativement. Dès lors la question de la mémoire
est posée.
La question de la mémoire et de
la dynamique de la perception C'est un tel connexionisme radical que défend, par exemple,
Francisco Varela quand il suggère de substituer le concept
d'énaction au concept de cognition : «La cognition,
loin d'être la représentation d'un monde préformé,
est l'avènement conjoint d'un monde et d'un esprit à
partir de l'histoire de diverses actions qu'accomplit un être
dans le monde.» (Varela, 1993 (11), p. 35 ). L'hypothèse de l'autorégulation ou de l'autodérégulation
spontanée neuronale prendrait donc appui sur l'aspect dynamique
de l'activité cérébrale et la différentiation
de groupes de neurones sur la base de la synchronisation ou de la
désynchronisation cérébrale. Le mécanisme
n'est pas encore connu mais malgré sa connaissance objective,
Varela postule "sans scrupule" que ce mécanisme ferait partie
des possibilités neuroniques d'énacter une information
ou un état mental. Cet état mental, dans le cas de
la mort subite du nourrisson, mobiliserait des ressources adaptatives
au delà du physiologique.
Notons que le domaine de l'étude des oscillations et synchronisations
cérébrales est actuellement en forte progression,
on peut s'en rendre compte avec l'article de Christiane Holzhey
qui dresse l'état des recherches sur ce thème "Le
mystère des oscillations cérébrales", 1993
(12).
La question de fond serait semble-t-il celle-ci : une sorte "d'embrasement
neuronal" peut-il survenir lors d'un tel sommeil agité et
créer une forte transpiration, engendrant une double accélération
cardiaque et pulmonaire ? Un pédiatre hospitalier et chercheur
belge, le professeur André Kahn (13) présent lors
de ce colloque, a en quelque sorte renforcé notre hypothèse
en apportant une information clinique : "Tous les enfants hospitalisés
d'urgence dans son service après décès ont
transpiré abondamment et présentent un taux d'hydrométrie
spécifique sur la surface de la peau, à la tête
et au cou, par rapport à celui d'enfants qui dorment normalement."
(Forum Naître et Vivre du 15.10.1988), (2). Où se loge le bon sens ? Nous serions tellement peu conscients
de la sensorialité discriminante du bébé (8)
et de ses capacités perceptives qui l'aideraient à
appréhender l'aspect agréable ou désagréable
de ce qui lui arrive dans sa quotidienneté que nous aurions
sous évalué la peur acquise de certains bébés,
très excités par ailleurs sur le plan neuronal durant
leur nuit. Cette conclusion en quelque sorte marquée semble-t-il
par un certain bon sens et une simplicité déductive,
peut paraître improbable pour expliquer le syndrome de la
mort subite du nourrisson.
Il est évident que les chercheurs ont presque unilatéralement
envisagé une cause organique pathologique pendant plusieurs
décennies. Notre hypothèse qui avançait la
notion d'unicité biologique de l'enfant fut mal perçue.
Un enfant est pourtant unique et ses rythmes (cérébraux)
devraient être uniques. Les parents qui dorment avec leur
bébé apprennent à le connaître pendant
son sommeil. L'unicité de leur enfant, ils l'abordent de
cette manière et cela implique le préjugé de
regarder l'enfant singulièrement biologiquement et ensuite
singulièrement en fonction des propres expériences
de l'enfant, voire même aussi de son expérience intra-utérine
car il aurait acquis certaines habitudes de sa mère ! Pourquoi
certains enfants sont-ils angoissés dès que l'idée
de se coucher advient alors que d'autres trouveraient, on pourrait
dire, un certain plaisir à s'endormir ? Les chercheurs en
laboratoire n'envisagent pas facilement de pénétrer
l'intimité de la psychologie du bébé et donc
de la famille. Il faut dire que cette investigation est sérieusement
complexe. Elle est même considérée par certains
scientifiques comme : «subjective».
Science ou bon sens ? Mais pourquoi les opposer ? On peut
aussi consulter : «Medisite» Dossier : Quelques chiffres,
les causes, les errements de la santé publique, les mesures
préventives, la prise en charge des parents. http://www.medisite.fr/pathologies/pediatrie/msn/index.html
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