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Les limites des mathématiques
Analyse des fondements
des mathématiques et éclaircissement du théorème
d'incomplétude de Gödel (sur A New Kind of Science, de Stephen Wolfram)
Nous
avons reçu ce nouvel article de Bernard François qui,
rappelons-le, a traduit pour lui-même en français (et
pour mieux l'expliquer à son fils )
l'ouvrage de
Stephen Wolfram "A
New Kind of Science" [voir notre dossier
initié en 2002].
Bernard François est aujourd'hui en pourparlers avec l'équipe
de Stephen Wolfram pour une éventuelle édition du
livre en Français. Lire
l'article au format pdf Voir
également son précédent article sur Le hasard
intrinsèque
Automates
Intelligents
La
question qu'on peut se poser en lisant la préface de A
New Kind of Science (ANKS) de Stephen Wolfram, c'est comment
en tant que créateur et diffuseur d'un des plus grands logiciels
de mathématiques symboliques Mathematica, Wolfram
a pu écrire que celles-ci ont des limites très étroites
et qu'elles sont vouées à être remplacées
dans le futur par le formalisme puissant à base d'automates
cellulaires qu'il a commencé à proposer dans son livre.
J'ai traduit cet ouvrage notamment pour être capable de lire
et comprendre la plus volumineuse section du dernier chapitre intitulée
"Implications pour les mathématiques et leurs fondements".
Je vais essayer ici d'exposer les grandes lignes de son argumentaire
et des expérimentations qui le soutiennent.
Disons
tout d'abord un mot du style de Wolfram, pour ne pas se braquer
d'entrée sur cette question si sensible de l'hégémonie
des mathématiques dans notre imaginaire scientifique. Quand
on s'attaque à une idéologie dominante en parlant
de la "remplacer", des résistances réflexes
se lèvent immédiatement, ceci lié directement
à l'état de domination plus ou moins complet dans
lequel on peut être. De plus selon Wolfram, il y a un problème
de clarté incompatible avec le style habituel de la littérature
scientifique quand on s'attaque à de tels sujets. Et vu l'importance
du blocage dans lequel les mathématiques nous maintiennent,
l'auteur a pris le risque de paraître provocateur, et j'ai
tenté de respecter son point de vue. Le style habituellement employé dans la littérature
scientifique est discret et prudent, et je l'ai utilisé dans
le passé avec dévotion. Mais j'ai découvert
à un certain moment que les résultats les plus saillants
étaient souvent incompréhensibles s'ils étaient
présentés de cette façon. Pour faire comprendre
qu'une chose est réellement importante, il est très
difficile de manier ce style. Donc en écrivant ce livre,
j'ai choisi de signaler sans détours l'importance que je
crois associée à mes différents résultats.
J'aurais peut-être pu éviter certaines critiques en
montrant plus de modestie, mais cela aurait nuit grandement à
la clarté (extrait tiré des notes de l'ANKS).
* * * * * * * * * * * * * * * * *
Le
long développement sur les mathématiques se situe
dans le dernier chapitre qui porte le nom de "Principe d'équivalence
computationnelle". Ce principe est un des outils nécessaire
pour décoder le raisonnement de Wolfram. Il vient en déduction
de toute une série d'expériences décrites auparavant
dans le livre et basées sur le comportement des automates
cellulaires. Les plus simples des automates cellulaires sont des
systèmes d'accumulation de cellules à deux couleurs
possibles, mises à jour selon des règles tenant compte
des couleurs initiales de la cellule et des deux voisines immédiates.
Dans ce modèle très simple d'automate, comme il n'y
a que trois cellules impliquées dans les mises à jour,
il n'y a que huit situations possibles : 4 cas où la cellule
centrale est blanche, 4 cas où elle est noire. Le détail
de ces 4 cas dépendant des états des cellules voisines
: la cellule centrale cernée par les blanches, cernée
par les noires, blanche à droite et noire à gauche,
et le contraire. Ces 8 situations peuvent donner chacune des nouvelles
cellules centrales ou blanches ou noires. Ce qui donnent 28
ou 256 règles possibles pour ce montage-là
d'automates cellulaires.
En
explorant systématiquement ces 256 règles presque
par hasard, sans penser trouver quoi que ce soit d'exceptionnel,
Wolfram s'est retrouvé devant des dessins étranges
représentant les comportements de ces automates. Et il les
a classés selon quatre catégories : répétitifs,
nidifiants (ou fractals), aléatoires, et "à structures
localisées". Déjà dans cette classification,
les mathématiques étaient devenues inopérantes.
On peut écrire une équation décrivant la première
classe, mais déjà la seconde classe des fractales
peut poser des problèmes. La troisième classe aléatoire
sort du champ de pilotage des mathématiques, notamment dans
la définition récente de l'aléatoire selon
laquelle toute séquence aléatoire est incompressible.
Alors que ces automates aléatoires sont le simple fruit d'une
règle résumée dans 8 cas. Et même avec
des critères plus opérationnels, on ne peut prédire
leur comportement, on est obligé de dérouler l'automate
pour connaître son comportement. Celui-ci est résistant
à toute algorithmie ou raccourci. Le quatrième cas
des automates à structures localisées est encore plus
inaccessible au formalisme mathématique et à la mise
en équation. Et pourtant c'est l'image de la plupart des
phénomènes complexes qui nous entourent.
répétition
(règle 250)
nidifiant
ou fractal (règle 90)
aléatoire
(règle 30)
structures
localisées (règle 110)
Ces automates
de classe 4 à structures localisées avaient déjà
été repérés avec le Jeu de la Vie il
y a quelques années, mais aucune des conséquences
que leur existence entraîne n'avaient été tirées.
Comment
penser un seul instant que ces dessins puissent remplacer les mathématiques
? Il suffit pour le moment de juste considérer que les mathématiques
ne peuvent pas les manipuler, et qu'elles ne les tiennent pas dans
leur champ. Par contre eux, les automates, peuvent modéliser
les mathématiques et les résultats de ces modélisations
sont loin d'être sans conséquences sur les jugements
qu'on peut avoir sur les fondements mêmes des mathématiques.
Mais comment modéliser les mathématiques ?
Quand
Wolfram est tombé sur ces premiers automates, il a voulu
savoir si les propriétés étranges de leurs
comportements étaient liées à la forme particulière
des automates cellulaires 'classiques' à deux couleurs. Et
il a développé tout un bestiaire de systèmes
possibles, d'abord pour isoler les caractères de ces premiers
automates selon le bon réflexe de tout scientifique essayant
de découper en morceaux pour voir qui est responsable de
quoi. Et comme il retrouvait à chaque fois ces 4 classes
(répétitives, nidifiantes, aléatoires et à
structures localisées) dans les systèmes à
substitutions, systèmes tags, machines de Turing, etc., utilisant
telle ou telle caractéristique des premiers automates cellulaires,
il a commencé à construire d'autres automates variés
pour tester plus librement la généralisation de ces
comportements. Les automates continus, ou à plusieurs couleurs,
ou mobilisant plus de cellules voisines, ou les systèmes
en réseaux,etc., ont confirmé qu'il était sur
la piste de nouvelles lois générales.
Notamment une de ces nouvelles lois concerne l'existence d'un seuil
au-delà duquel tous ces systèmes peuvent s'émuler
entre eux. A partir du moment ou l'un de ces systèmes est
capable d'atteindre un certain seuil de complexité relativement
bas, il peut simuler le comportement de n'importe quel autre système
ayant lui aussi atteint ce seuil. Une des parties du livre s'attache
à décrire les expériences concrètes
ayant amené à cette conclusion. Wolfram a appelé
cette loi le "principe d'équivalence computationnelle".
Atteindre ce seuil de complexité signifie notamment posséder
des propriétés d'indécidabilité et d'irréductibilité
si difficiles à traiter pour le formalisme mathématique.
On peut commencer déjà à entrevoir la signification
finalement très simple de l'observation de Gödel quand
il a énoncé son théorème d'incomplétude.
Les automates les plus adaptés pour simuler les mathématiques
sont les systèmes multichemins. Ces systèmes traitent
les théorèmes comme les nuds d'un réseau,
et leurs démonstrations comme les déplacements à
l'intérieur de ces réseaux, pour passer d'un théorème
à l'autre. Wolfram a fait l'effort d'étudier les systèmes
axiomatiques des différents domaines mathématiques
(logique, théorie des groupes, algèbre, théorie
des ensembles, topologie, analyse réelle, géométrie
plane, arithmétique...), mais en étudiant tous les
chemins possibles de liaison des théorèmes entre eux.
Par cette approche systématique, caractéristique de
sa démarche globale dans son livre, il a montré que
les mathématiques subissaient les mêmes lois d'irréductibilité
et d'indécidabilité que tous les autres automates
cellulaires ayant atteint le seuil de complexité suffisant
(appelé aussi seuil d'universalité). Il a montré
que les mathématiques sous leur forme actuelle n'étaient
qu'une forme restreinte parmi toutes les mathématiques possibles.
Et il a montré que les choix faits pour étudier telle
ou telle partie de ce domaine étendu, été liés
à l'historique des mathématiques plutôt qu'à
autre chose. Et surtout pas à leur efficacité pour
traiter des phénomènes complexes, car ces choix évitaient
soigneusement toutes les combinaisons et chemins indécidables,
visant par là surtout à se préserver elle-mêmes
comme cohérentes, ce qui est normal en quelque sorte pour
tout système. Mais cela est en complète contradiction
avec les espoirs dont on a pu investir les mathématiques
comme outil pouvant décrire le réel le plus largement
possible.
Pourquoi le théorème d'incomplétude de Gödel
a-t-il paru si obscur, inutile et gênant pour les mathématiciens
dans le passé ? Car il pointait cette propriété
d'indécidabilité au cur des mathématiques,
et commençait clairement à remettre en jeu leur potentiel.
Quels pouvaient être ces objets obscurs nécessaires
pour compléter l'arithmétique et ne faisant pas partie
d'elle? Le nouveau formalisme que Wolfram et d'autres appellent
de leur vu, et que l'auteur de l'ANKS nomme 'une nouvelle
forme de science' se révèle autrement plus puissant
sans s'embarrasser de ces objets obscurs, même s'il n'est
qu'au début de son existence. Les automates cellulaires semblent
être un moyen efficace de le toucher du doigt.
Les mathématiques discrètes existent depuis un certain
temps, et les automates cellulaires aussi, mais ceux-ci n'ont pas
été étudiés pour eux-mêmes, mais
plutôt dans le cadre de telle application mathématique
compliquée. Alors qu'une des observations de Wolfram ouvrant
la voie pour dépasser les limites des mathématiques,
est qu'un système simple comme un automate cellulaire peut
générer un comportement hautement complexe, atteignant
rapidement le seuil d'universalité et pouvant simuler n'importe
quel autre système complexe, naturel ou non. Et cette simplicité,
vue par exemple dans les règles décrites au début
de l'article, associée à la puissance des ordinateurs
actuels, permet de manipuler ces systèmes complexes efficacement
de manière systématique, sans s'investir dans la recherche
de raccourcis mathématiques pouvant prendre un temps infini
pour être découverts, s'ils existent, puisqu'on a affaire
à des systèmes indécidables.
Reconnaître ses limites, c'est aussi progresser et se doter
des moyens de les contourner.
Einstein
disait que seules les lois physiques faciles à exprimer avec
le formalisme mathématique pouvaient être repérées.
Une solution semble apparaître de manière imprévue
pour élargir notre potentiel de découverte de nouvelles
lois : changer de formalisme. Pour citer Wolfram là-dessus
et sur les relations entre science et mathématiques :
Il n'est pas surprenant qu'il puisse y avoir des résultats
dans les sciences où les mathématiques se révèlent
pertinentes, car depuis à peu près un siècle
l'objectif global des mathématiques fut conçu à
un certain niveau comme étant de fournir des idéalisations
abstraites sur des aspects de la réalité physique
(avec quand même pour conséquence que des concepts
comme les dimensions au delà de 3 et les nombres transfinis
ne soient pas volontiers admis comme porteurs de sens, même
en mathématiques). Mais il n'y a absolument aucune raison
de penser que les concepts spécifiques apparus jusqu'ici
dans l'histoire des mathématiques puissent couvrir toute
la science, et en effet dans ce livre je mets en évidence
que la science déborde largement hors de cette couverture.
Il fut un temps où le rôle des mathématiques
en science servait en philosophie comme indicateur du pouvoir ultime
de la pensée humaine. Au milieu du vingtième siècle,
particulièrement parmi les physiciens, il y eut de temps
en temps quelques étonnements exprimés devant l'efficacité
des mathématiques en sciences exactes. Une explication avancée
par Albert Einstein disait que seules les lois physiques faciles
à exprimer dans notre système mathématique
étaient repérables. Tiré des notes de l'ANKS.
Formulé autrement, un des atouts du nouveau formalisme de
Wolfram vient du fait qu'il ne raisonne pas par contraintes, mais
préconise de dérouler les règles, ce qui est
beaucoup plus facile. Car poser un problème en termes de
contraintes ne donne aucune indication sur la façon de résoudre
ces contraintes (on peut voir la difficulté qu'il peut y
avoir à résoudre un simple problème de tangram).
Et Wolfram donne quelques exemples de faillites de raisonnements
par itération n'arrivant même pas à approcher
la solution d'un problème dont on connaît déjà
la solution, même par des computations extrêmement longues.
D'où la puissance de l'approche systématique permise
aujourd'hui par les ordinateurs et les concepts disant que de simples
règles peuvent générer des systèmes
hautement complexes. Alors que les mathématiques raisonnent
plutôt par contraintes.
D'autre part, l'approche continue des phénomènes est
typique des mathématiques et tend à compliquer les
descriptions inutilement. Wolfram cite d'ailleurs les cinq équations
différentielles de base utilisées dont sont issues
toutes les autres et souligne leur manque de souplesse et de choix.
Alors que l'approche discrète des automates cellulaires est
beaucoup moins contraignante. Des théories physiques alternatives
basées sur la description d'un univers discret plutôt
que continu, où l'espace serait un réseau plutôt
que du vide continu, tendraient à lever des paradoxes comme
celui de la non-séparabilité, tout comme le paradoxe
de Gödel a pu être levé par l'étude de
mathématiques alternatives. Mais ceci est le sujet d'un prochain
article, basé sur la règle 110 des automates cellulaires.
En conclusion, quand on y réfléchit un peu, il n'est
pas étonnant qu'aujourd'hui en plein développement
de l'informatique, ce soit un langage de programmation qui postule
à remplacer les mathématiques car c'est de cela dont
il s'agit. Surtout si c'est un langage symbolique puissant basé
sur le concept que tout peut être exprimé symboliquement,
permettant à Mathematica, le logiciel que Wolfram a utilisé
pour faire les expériences de ce livre, de représenter
pratiquement n'importe quel objet abstrait, dont les mathématiques.
La lutte entre les standards de remplacement des mathématiques
a peut-être commencé et Mathematica semble avoir une
longueur d'avance, puisque c'est avec lui que toutes les découvertes
présentées dans l'ANKS, débordant largement
le champ des mathématiques, ont pu être formalisées
précisément. Même si la vague de découvertes
sur l'émergence et la complexité existe sous d'autres
formes et impliquent d'autres équipes de chercheurs issues
d'autres milieux que les mathématiques et la physique, Wolfram
prend date avec son livre. Finalement cette mise en échecs
des espoirs des mathématiques par l'ANKS n'est qu'apparente,
elle semble en filigrane transformer leur avantage en ayant produit
grâce à leur rigueur le seul formalisme opérationnel
pour l'instant capable de certifier ces nouvelles découvertes.
Détail
sur le théorème d'incomplétude de Gödel
Pour citer Wolfram pages 782 et 785 : Au début des années
1900, il était largement admis que toutes les propositions
qu'on s'attendait à voir vraies ou fausses allaient finalement
être démontrées un jour ou l'autre comme vraies
ou comme fausses, dans tout système axiomatique raisonnable.
Car en ce temps-là, il semblait ne pas exister de limites
à la puissance des mathématiques, et aucune fin à
la liste des théorèmes pouvant être démontrés.
Mais tout change en 1931 quand le théorème de Gödel
montre que, au moins dans un système d'axiomes non infini
et contenant de l'arithmétique standard, il doit inévitablement
y avoir des déclarations ne pouvant pas être démontrées
comme vraies ou fausses en utilisant les règles du système
axiomatique lui-même. Ce fut un grand choc pour la réflexion
de l'époque au sujet des fondements des mathématiques.
Et d'ailleurs depuis ce jour, le théorème de Gödel
a continué d'être largement regardé comme un
résultat surprenant et assez mystérieux. Mais les
découvertes de l'ANKS commencent enfin à le rendre
apparemment inévitable et concrètement presque évident.
Car d'un certain point de vue, il peut être considéré
comme encore une autre conséquence du très général
principe d'équivalence computationnelle.
La démonstration originelle du théorème de
Gödel était basée sur la considération
de la déclaration particulière auto-référentielle
"Cette déclaration est impossible à prouver".
Au début, il ne semble pas évident qu'une telle déclaration
puisse jamais être formulée comme une déclaration
arithmétique. Mais si elle arrive à l'être,
alors on peut voir qu'il s'en suit aussitôt --comme cette
déclaration le dit--qu'elle ne peut pas être prouvée,
car autrement il y aurait incohérence. [Si
tout est démontrable--avec cohérence et complétude--
alors cette déclaration aussi. Malheureusement elle déclare
qu'elle n'est pas elle-même démontrable. Donc la démontrer
vraie ne semble pas possible. Et si elle est fausse, cela revient
au même car il deviendrait donc possible de prouver, qu'il
est impossible de la prouver - NdT].
En fait, la principale difficulté du théorème
de Gödel concerne la façon dont cette déclaration
peut effectivement être significativement codée comme
une déclaration arithmétique--en faisant un effort
équivalent à l'établissement de l'universalité
de l'arithmétique.
Avec le codage mathématique originel, la déclaration
serait astronomiquement longue à écrire. Mais avec
le codage sous forme d'automates cellulaires, on voit d'une part
qu'il est banal de rencontrer de telles situations d'indécidabilité.
Et le théorème de Gödel n'est plus qu'une confirmation
de ce qui est observé pratiquement partout ailleurs dans
les autres systèmes ayant atteint le seuil d'universalité,
et qui sont légions.
D'autre part, en réalisant que les mathématiques s'emploient
surtout à défendre leur cohérence interne,
en choisissant les chemins d'un théorème à
l'autre qui évitent l'indécidabilité pourtant
réelle, on remet en question la démarche de la preuve
et de la démonstration au sens mathématique. Car cela
équivaut à chercher des raccourcis qui n'existent
pas forcément, ou qui sont extrêmement difficiles à
trouver, vu que l'irréductibilité est un phénomène
courant, même si les mathématiques l'évitent
soigneusement.
N.B.
pour se réconcilier avec les mathématiques à
l'usage de tous ceux comme moi qui ont subi leur diktat pendant
leur scolarité, et qui ont été plus ou moins
centrifugés hors des filières scientifiques à
cause de leur formalisme constamment présenté comme
omnipotent, alors que je sentais bien que c'était louche.
Comment aller directement au sujet en se déplaçant
à l'intérieur du livre de Wolfram ? D'abord
lire la préface et les chapitres 1 et 2. Puis les deux premières
et les deux dernières sections du chapitre 3 traitant des
automates cellulaires en général. Ensuite le chapitre
4 sur les nombres.
Passer au chapitre 6 en lisant les deux premières sections
sur les 4 classes de comportement et la dernière section
sur les structures de ces automates de classe 4. La section du chapitre
7 sur les problèmes de contrainte à satisfaire serait
bienvenue. Puis les quatre premières section du chapitre
10 sur la perception, traitant de la définition de la complexité,
et la section vers la fin parlant des mathématiques traditionnelles.
Puis dans le chapitre 11, les sections sur le phénomène
d'universalité au début, et sur le seuil d'universalité,
vers la fin. Pour finir, attaquer franco le chapitre 12 jusqu'aux
implications pour les mathématiques et leurs fondements.
A
savoir : Stephen Wolfram fera une intervention en vidéoconférence
sur son livre, le 6 Octobre prochain à 17h00 au Palais
des congrès de la Porte Maillot à Paris, dans
le cadre de la conférence sur la sortie de la nouvelle
version 5 de son logiciel Mathematica.
Renseignements sur www.wolfram.com/services/seminars/paris2004/.
Peut-être que les portes vont s'entrouvrir un peu à
17h00 pour les fans encore exclusifs de l'ANKS, qui n'ont pas
encore passé le cap du contact direct avec le logiciel
qui a permis de le réaliser ? Ou est-ce l'occasion de
le faire ?