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Deux
articles de grande portée épistémologique ont
été publiés à un mois d’intervalle
par le journal britannique NewScientist, dont la fécondité
ne cesse de nous étonner. Ces articles s'articulent logiquement.
En voici une présentation commentée rapide.
Some
swans are grey
Le
premier article, « Some swans are grey » de Robert Matthews
(10 mai 2008, p. 44) relativise l’intérêt de
la falsifiabilité proposée par Carl Popper dans «
La logique de la découverte scientifique, 1934 » afin
de distinguer les « vraies » hypothèses scientifiques
des hypothèses présentées par les « fausses
sciences »(1). Selon Popper, une théorie
scientifique ne tire pas sa valeur du fait qu’elle est justifiée
par un certain nombre d’observations. Elle n’a de portée
que si elle laisse ouverte la possibilité qu’une expérience
puisse la falsifier, autrement dit la contredire. Une théorie
affirmant que pour telle ou telle raison toutes les planètes
sont sphériques n’est pas démontrée par
l’accumulation d’observations montrant des planètes
sphériques. Elle peut par contre prétendre à
la rigueur scientifique car elle laisse ouverte l’hypothèse
qu’une planète puisse être cubique. Tant qu’une
telle planète cubique ne sera pas observée, la théorie
demeurera valide. Si on observait une planète cubique, la
théorie devrait par contre être modifiée. On
sait que les poppériens avaient reproché aux freudiens
de se placer en dehors de la science expérimentale. «
Vous nous expliquez que tous ces symptômes révèlent
l’existence de l’inconscient, mais votre conception
de l’inconscient est si extensive qu’elle ne permet
pas d’affirmer que tel symptôme ne relève pas
de l’inconscient ».
Ajoutons
que les expériences destinées à prouver
telle théorie ou hypothèse dépendent
de l’état de l’instrumentation scientifique,
lequel se perfectionne sans cesse. Il faut donc distinguer
l’infalsifiabilité de principe et l’infalsifiabilité
de fait. On ne dira pas qu’une théorie affirmant
la sphéricité des planètes n’est
pas falsifiable au prétexte que l’on ne dispose
pas d’instruments astronomique permettant d’observer
toutes les planètes de l’univers (infalsifiabilité
de fait). Elle est falsifiable parce qu’il suffirait
d’observer une planète cubique – ce que
rien n’interdit en principe de faire – pour
l’invalider. Si au contraire j’affirmais que
les planètes ont une âme, ce qu’aucun
instrument astronomique ne pourra jamais vérifier,
j’énoncerais une hypothèse infalsifiable
en principe.
La
critique poppérienne est aujourd’hui largement utilisée
par les scientifiques voulant montrer que la cosmologie n’est
pas une « vraie science »(2). Selon
eux, ni la théorie des cordes ni des hypothèses telles
que celle des multivers ne peuvent être falsifiées,
car elles ne comportent pas de prédictions pouvant être
contredites par l’expérience. Ce n’est le cas
ni de relativité ni de la physique quantique ni même
d’hypothèses apparemment très contre intuitives
comme celles relatives aux trous noirs. D’autres cosmologistes
rappellent au contraire avec pertinence qu’il ne faut pas
confondre infalsifiabilité de principe et infalsifiabilité
de droit, comme indiqué ci-dessus. Il est n’est pas
possible en effet d’affirmer qu’aucune expérience
ne permettra jamais de tester les hypothèses de la théorie
des cordes ou du multivers. Les astrophysiciens s’efforcent
au contraire en permanence d’en imaginer(3).
Quoi
qu’il en soit, quel que soit le mérite du travail d’épistémologie
critique fait par Popper, permettant de distinguer les « vraies
sciences » des fausses sciences ou superstitions, ce travail
fait actuellement l’objet, non d’une remise en question
radicale, mais de tentatives d’approfondissement voire de
dépassement. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes scientifiques
se plaignent de ne pas oser formuler d’hypothèses audacieuses
au prétexte que selon Popper ces hypothèses ne seraient
pas falsifiables. Pour eux, le développement des connaissances
scientifiques ne peut se faire que sur un très large soubassement
d’hypothèses faisant parfois appel à une imagination
non immédiatement vérifiable. C’est un peu ce
que rappelait le regretté Paul Feyerabend dans son ouvrage
« Pour l’anarchisme méthodologique ». Il
ne faut pas brider l’imagination. Ces chercheurs constatent
en effet avec dépit qu’après quelques années,
leurs hypothèses, si elles avaient été publiées,
auraient été vérifiées grâce aux
progrès de l’instrumentation.
Dans
le même temps, les conditions dans lesquelles sont
menées les vérifications expérimentales
méritent de plus en plus l’examen critique.
La preuve empirique n’existe pas en soi. Elle est
toujours construite, notamment à partir d’une
théorie implicite, sinon de véritables préjugés
non scientifiques. Dans d’autres cas, on constate
que des preuves expérimentales utilisées pour
démontre la fausseté d’une théorie
ne portent pas sur la théorie elle-même mais
sur des conséquences attribuées par erreur
à celle-ci. Par ailleurs, même des théories
reconnues comme fausses, telle la gravitation newtonienne,
peuvent encore servir de cadres de prédiction valables
dans toute une série de phénomènes
de la physique courante. Les scientifiques cherchent donc
à trouver autre chose que le test de Popper pour
garantir le caractère scientifique d’une hypothèse
ou théorie intéressant un domaine nouveau.
Sans le rejeter par principe, ils cherchent au moins à
l’affiner.
Mais
comment ? C’est là qu’intervient un raisonnement
faisant appel aux probabilités, dit bayésien en l’honneur
du mathématicien et statisticien britannique du XVIIIe siècle
Thomas Bayes. Dans cette approche, la « vérité
» ou « plausabilité » d’une hypothèse
est fonction du nombre de preuves qui jouent en sa faveur. Il ne
s’agit pas nécessairement de preuves expérimentales
déjà obtenues en fonction de l’état actuel
des instruments, mais de probabilités de preuves, preuves
susceptibles d’être obtenues dans un avenir pas trop
éloigné. Le chercheur en ce cas ne cherche pas la
falsifiabilité mais la plausibilité d’une hypothèse,
en accumulant le plus de preuves ou probabilités de preuves
en sa faveur. Plus l’hypothèse est prouvée,
plus elle sera considérée comme plausible. Mais elle
ne sera pas rejetée si un certain nombre d’expériences
la contredisent. On pourrait dire, en forçant un peu les
termes, qu’une hypothèse devient crédible dès
lors qu’elle repose sur plus de 50% de preuves favorables.
Pour choisir entre des théories rivales, c’est la théorie
qui présente le plus fort pourcentage de résultats
favorables actuels, ou la plus forte probabilité de résultats
favorables futures, qui devra être élue. Il faudra
donc faire un véritable pari sur elle
Pour
en revenir à l’hypothèse des multivers,
celle-ci peut être considérée comme
scientifique en termes bayésiens, car c’est
elle qui est aujourd’hui compatible avec le plus grand
nombre d’observations expérimentales conduites,
non à son propos, mais à partir des théories
sous-jacentes, gravitation et mécanique quantique.
Il s’agit donc, en l’état actuel de celles-ci,
du « meilleur pari » à conseiller aux
bookmakers de la cosmologie.
Essence
of thought
Le
second article que nous présentons et discutons dans ce texte,
Essence of thought, est de Gregory T. Huang (31 mai 2008,
p. 30). Il relate une direction de recherche visant à formuler
par l’intermédiaire d’une équation unique
simple toutes les opérations réalisées par
le cerveau.
Revenons
en arrière. Nous venons de voir comment les scientifiques
s’efforcent actuellement de réintroduire l’imagination
scientifique dans la pratique quotidienne d’élaboration
des connaissances. Certes, la sanction suprême que
représente l’expérience ne peut pas
être refusée. Mais la capacité de formuler
des hypothèses sur le monde ne doit pas être
inhibée par la peur de ne pas pouvoir proposer d’expériences
falsificatrices. La formulation de ces hypothèses
ouvrira obligatoirement un large éventail de vérifications
expérimentales, les unes susceptibles de confirmer
les hypothèses, les autres de les infirmer. Le retour
d’expérience permettra d’identifier celles
des hypothèses disposant du plus grand nombre de
preuves expérimentales favorables, voire de la plus
grande probabilité d’être ultérieurement
vérifiées par les expériences à
venir. Ces hypothèses seront donc considérées
comme présentant le modèle du monde le plus
apte à comprendre le milieu dans lequel est plongé
le scientifique.
Or
c’est précisément de cette façon que
les systèmes nerveux des animaux procèdent pour construire
les représentations du monde dont ils ont besoin. Leur cerveau,
ainsi que l’a bien montré Christopher Frith(4),
est bombardé en permanence de messages venant des sens. Pour
les interpréter, le cerveau élabore des hypothèses
relatives à la signification de ces messages, en s’appuyant
sur le vaste catalogue des expériences déjà
vécues par le sujet et mémorisées dans les
aires adéquates du cerveau. Les humains ne se distinguent
pas fondamentalement en cela des autres animaux. Si mes sens reçoivent
des informations sonores et visuelles émises par un insecte
se rapprochant de moi, mon cerveau compare ces informations avec
celles correspondant aux « signatures » qu’il
a conservées en mémoire à la suite des interactions
précédentes avec des insectes. Ceci afin d’en
tirer les ordres permettant d’éviter des situations
désagréables ou dangereuses. Le cerveau fera une première
hypothèse, en « supposant » que l’insecte
est un hyménoptère piqueur et non une mouche. Il vérifiera
immédiatement cette hypothèse en commandant aux organes
sensoriels d’affiner leurs observations. Si l’hypothèse
de l’hyménoptère est confirmé (renforcée),
restera à la préciser : guêpe, abeille ou frelon
? Le cerveau procédera à des observations complémentaires.
Il faudra ensuite faire des hypothèses sur la direction et
la vitesse de l’objet ciblé ainsi que sur la meilleure
façon d’éviter un choc frontal. Le tout en quelques
centièmes de seconde. Les sous-mariniers reconnaîtront
sans peine le travail que fait un asdic moderne couplé avec
un ordinateur pour identifier un écho susceptible de révéler
la présence d’un ennemi.
Le
schéma que nous venons de décrire présente
cependant un défaut. Il laisse supposer au lecteur
que le cerveau se comporte en véritable chef d’orchestre
capable de déclencher au choix les meilleures actions
et réactions nécessaires à la survie,
comme le ferait l’humain chef de quart à bord
du sous-marin évoqué ci-dessus. En réalité,
toutes les opérations évoquées ici
se déroulent sur un mode automatique, par mise en
œuvres d’algorithmes simples. Ces algorithmes
eux-mêmes ne tombent pas du ciel, ils ont nécessairement
résulté de millions d’années
d’évolution. Mais peut-on les identifier?
La
réponse n’était pas claire, jusqu’à
ces derniers temps. On a certes proposé depuis longtemps
l’hypothèse que le cerveau se comporte comme un système
automatique de reconnaissance de formes. Il construit une première
forme hypothétique à partir des signaux initialement
reçus, il la compare à des formes voisines conservées
en mémoire, affine si nécessaire l’analyse,
puis finalement propose un diagnostic permettant ou bien de reconnaître
et nommer la forme perçue ou bien de la classer comme inconnue.
Le tout utilise des empilements de réseaux neuronaux du type
des neurones formels s’échangeant de l’information(5).
Cependant, la complexité du cerveau est telle que, si l’on
peut identifier à peu près bien les mécanismes
élémentaires correspondant à ces diverses phases,
une grande obscurité demeure concernant les processus neuronaux
profonds intéressant notamment l’apprentissage et la
prise de décision. Le cerveau accomplit de nombreuses fonctions
complexes, souvent en parallèle, perception, attention, émotion,
raisonnement, mémorisation, apprentissage. Il utilise un
nombre considérable de cellules différentes, réparties
dans de multiples aires de compétences elles-mêmes
reliées par un tissu apparemment inextricable de fibres associatives.
Les échanges entre tous ces acteurs obéissent-ils
à des logiques chaque fois différentes ou font-elles
appel à une logique commune ?
La
bonne nouvelle est qu’une réponse à ces questions
difficiles semble s’esquisser. Gregory T. Huang rapporte en
effet, dans l’article précité du NewScientist,
qu’une équipe de l’University College London
(UCL), dirigée par Karl Fristo(6) a proposé
une loi mathématique qui pourrait selon certains constituer
la « grande théorie unifiée » du cerveau.
Le neurologue français Stanislas Dehaene, professeur au Collège
de France, aurait marqué son intérêt pour ce
travail, qui devrait selon lui apporter des idées neuves
très profondes dans les sciences cognitives(7).
Les hypothèses de Karl Friston reposent sur la théorie
du cerveau bayésien inspirée des idées que
nous venons de résumer dans la première partie de
notre article, relativement à la plausibilité des
hypothèses au regard des vérifications expérimentales.
Le cerveau bayésien est conçu comme une machine probabiliste
qui fait constamment des prédictions sur le monde et les
actualise en fonction de ce qu’il perçoit.
En
1983, le chercheur canadien Geoffrey Hinton avait suggéré
que le cerveau prenait des décisions basées
sur les incertitudes du monde extérieur. Ultérieurement
d’autres chercheurs avaient envisagé la possibilité
que le cerveau puisse représenter ses connaissances
sur le monde en terme de probabilités. Une distance
dans l’espace, ainsi, ne serait pas estimée
par un nombre unique mais par une série de valeurs
dont certaines apparaissent plus probables que les autres.
L’expérimentation, c’est-à-dire
les nouveaux messages reçus des sens, obligerait
à modifier (actualiser) ces valeurs en temps réel.
On emploie le terme de cerveau bayésien parce que
Thomas Bayes avait réalisé une méthode
permettant de calculer comment évolue la probabilité
d’un évènement au reçu de nouvelles
informations le concernant.
Le
fait que le cerveau fasse en permanence des prédictions
sur le mode bayésien concernant aussi bien les évènements
extérieurs que les modifications de ses propres états
internes n’est plus discuté aujourd’hui.
Mais cela n’explique pas pourquoi le cerveau fonctionne
de cette façon, ceci avec semble-t-il une très
grande uniformité quelles que soient les zones cérébrales
concernées. Pour expliquer cette convergence, Friston
a repris l’hypothèse du cerveau bayésien
en l’appliquant non seulement à la perception
mais à toutes les autres fonctions du cerveau. Il
montre que tout ce que fait le cerveau est conçu
pour minimiser l’erreur de perception (assimilée
au concept d’ « énergie libre »
pour des raisons que nous ne développerons pas ici,
découlant de la modélisation sur les réseaux
de neurones formels). Le corps considéré comme
une machine thermodynamique obligée pour survivre
d’économiser son énergie a en effet
intérêt à minimiser l’erreur de
perception afin de réduire le nombre d’opérations
nécessaires à l’affinement des messages
reçus des sens et minimiser par ailleurs l’effet
de surprise, toujours coûteux, lorsque l’erreur
de perception est élevée. « Tout ce
qui peut changer et s’adapter dans le cerveau le fera
pour réduire l’erreur de perception, depuis
la décharge du neurone individuel, le câblage
entre ces neurones, les mouvements des yeux et les choix
de la vie quotidienne ».
L’incitation
à la plasticité cérébrale, grâce
à laquelle le cerveau modifie ses câblages en
fonction de l’expérience, en découle.
Il s’agit du mécanisme de base permettant la
mémorisation et l’apprentissage. Mais plus généralement,
c’est l’ensemble des échanges entre les
niveaux d’entrée des informations sensorielles
et les différents niveaux de réponse et d’intégration
des couches corticales supérieures qui obéirait
à cette exigence d’économie 8).
Selon Friston, l’hypothèse pourrait expliquer
également la façon dont s’organisent et
travaillent les neurones en charge des fonctions les plus
nobles du cerveau : l’élaboration de la pensée
et sans doute même celle de la conscience de soi. Les
neurones miroirs qui s’activent lorsque l’on regarde
un tiers exécuter un mouvement, et qui s’activent
de la même façon lorsque l’on fait soi-même
ce mouvement, sont en effet considérés comme
jouant un rôle important dans la production de la conscience.
Il serait intéressant de montrer qu’ils fonctionnent
eux-aussi sur la base de processus simples visant à
minimiser l’erreur de perception (perception externe
et perception interne). Beaucoup des prétendus «
mystères de la conscience » pourraient s’éclaircir.
La conscience peut en effet être considérée
comme la perception par certains neurones spécialisés
des états internes du cerveau, perception organisée
autour d’un modèle du Moi développé
dans le cadre des interactions sociales. Nous reviendrons
sur cette propriété possible du cerveau Bayésien
« conscient » ultérieurement.
Si
ces hypothèses étaient vérifiées
par les diverses expériences en cours faisant à
la fois appel à des modèles informatiques
et à l’utilisation de l’imagerie cérébrale,
nous disposerions d’une explication simple permettant
de comprendre l’apparition et le développement
progressifs des réseaux neuronaux dans la suite des
espèces vivantes et ce jusqu’à l’homme.
On retrouverait en effet à la base de ces constructions
des principes universels d’organisation visant à
économiser l’énergie. On peut identifier
ces principes aussi bien dans l’anatomie et la physiologie
des cellules et organes que dans les systèmes thermomécaniques
du monde non biologique. Par ailleurs, de nombreuses applications,
en sciences cognitives, en thérapeutique humaine
et, bien sûr, en robotique autonome, pourraient être
envisagées.
Notes
(1) Il faudrait distinguer théorie
et hypothèse. La plupart des articles destinés
au grand public ne le font pas, notamment ceux du NewScientist
analysés ici. Nous ne le ferons donc pas non plus.
Admettons seulement que la théorie désigne le
cadre général dans lequel s’inscrivent
de nombreuses hypothèses et aussi de nombreuses vérifications
expérimentales, dites empiriques. L’hypothèse
est généralement de portée plus limité
et ne s’accompagne pas toujours d’une formulation
théorique développée. Ainsi, au sein
de la théorie de la relativité, certains chercheurs
émettent l’hypothèse que la gravité
pourrait ne pas s’exercer de la même façon
dans tous les points de l’espace-temps. Si cette hypothèse
était démontrée expérimentalement,
elle n’obligerait pas à abandonner le cadre théorique
tout entier de la relativité, mais à le modifier
sur certains points. Rappelons par ailleurs qu’aucune
théorie scientifique ne pouvant se prétendre
définitive, il est légitime de la présenter
comme hypothétique. Mais les théories confirmées
par toutes les expérimentations inspirées par
elles présentent plus de solidité que les hypothèses
théoriques reposant sur un petit nombre d’observations,
elles-mêmes parfois conduites dans des conditions discutables.
(2) Peter Woit, Not even wrong,
traduit par Michel Cassé, Même pas fausse,
Dunod 2007
(3) Voir notre entretien
avec Michel Cassé.
(4) Professeur Chris Frith. Voir notre recension
de son livre Making
up the mind -How the Brain Creates our Mental World
(5) Sur les neurones formels, voir http
://www.chimique.usherbrooke.ca/cours/gch445/neurones-intro.html
(6) Professeur Karl Friston http://www.fil.ion.ucl.ac.uk/Friston/
NB: Le Wellcome Trust Centre for Neuroimaging compte le professeur
Chris Frith comme chercheur émérite.
(7) Voir notre entretien
avec Stanislas Dehaene
(8) Rappelons que dans ce schéma,
un double circuit d'information s'organise: celui des informations
reçues par les sens, informations entrantes ou bottom
up, et celui des informations émises par le cortex
qui constituent les hypothèses auquel celui-ci procède
pour essayer d'identifier les données entrées
en les comparant à des données précédemment
mémorisées. Elles peuvent être dites descendantes
ou top down. Ces données commandent en général
des mouvements du corps permettant d'affiner les perceptions
sensorielles. L'erreur de perception résulte de l'écart
entre les résultats produits par ces deux types de
circuit. C'est elle que, pour des raisons d'économie,
le système global s'efforce de minimiser. Les organismes
y réussissant le mieux ont le plus de chances de survie.