Automates
Intelligents utilise le logiciel
Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront
alors définitions, synonymes et expressions constituées
de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi
d'accéder à la définition du mot dans une
autre langue.
11 septembre 2010
par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin
A la recherche d'un éventuel
réel quantique
En présentant
dans notre rubrique Livres en bref(1)
le dernier livre de Stephen Hawking, The Great Design, co-écrit
avec le physicien Leonard Mlodinow, nous indiquions ceci :
"Stephen Hawking et son collègue
et co-auteur estiment que la découverte en 1992 d'une planète
orbitant autour d'une autre étoile que le soleil (découverte
suivie depuis de dizaines d'autres) oblige à déconstruire
la vision d'Isaac
Newton selon laquelle l'univers n'est pas sorti du chaos. On sait
que, pour Newton, du fait de son ordre parfait, l'univers aurait
été créé par Dieu.
Pour
les auteurs, la découverte de systèmes planétaires
lointains dément les affirmations des partisans du principe
anthropique fort, selon laquelle des paramètres soigneusement
choisis ont permis l'apparition de l'homme sur la Terre. Le
fait que le Soleil soit unique (au lieu d'être double
comme dans certains systèmes), qu'il soit situé
à la bonne distance de la Terre et qu'il soit doté
d'une masse adéquate, sont de simples coïncidences
dues au hasard des lois physiques.
Ajoutons
que l'on pourra en dire autant de ces lois et au-delà
des constantes cosmologiques, dont les défenseurs du
même principe anthropique disent qu'elles ont été
réglées au millimètre près (fine
tuned) pour que l'homme puisse apparaître.
Le
livre ne se limite pas à énoncer ce qui pour les
scientifiques matérialistes constitue une évidence.
Il reprend les réponses que peuvent apporter les hypothèses
de la physique et de la cosmologie moderne aux grandes questions
philosophiques: quand et comment a commencé l'univers
? Pourquoi nous y trouvons-nous ? Pourquoi quelque chose au
lien de rien ? Qu'est-ce que la réalité ? Pourquoi
les constantes physiques semblent-elles justifier notre présence
? Et finalement, la science offre-t-elle d'autres perspectives
que le recours à un Grand Dessein ou un Grand Créateur
pour expliquer tout ce qu'elle observe ?
Parmi les réponses de la science qu'ils recensent, les
auteurs se réfèrent à une interprétation
de la mécanique quantique dite du multivers, souvent
évoquée sur notre site, selon laquelle le cosmos
n'a pas une seule histoire. Toutes les histoires possibles de
l'univers coexistent simultanément. Mais cela, appliqué
à l'univers dans sa totalité remet en question
la relation entre la cause et l'effet, indispensable à
la science quotidienne.
Pour Hawking et Mlodinow, le fait que le passé n'aurait
pas une forme bien définie signifie que nous créons
l'histoire de l'Univers en l' «observant» autrement
dit en y agissant. Ce n'est donc pas l'histoire passée
de l'univers qui nous crée. On retrouve là les
conclusions des travaux de Mioara Mugur-Schächter, résumés
par le concept de MCR, Méthode de Conceptualisation Relativisée.
A leurs yeux, nous sommes nous-mêmes le produit de fluctuations
quantiques inhérentes à l'univers dans sa toute
première forme. Selon eux, la mécanique quantique
prédit de façon très solide le multivers,
hypothèse selon laquelle notre univers n'est que l'un
des nombreux univers qui apparurent (ou peuvent encore apparaître)
spontanément à partir du vide quantique, chacun
d'eux doté de lois fondamentales différentes."
Les lecteurs
de notre site savent que le concept de multivers, souvent
évoqué dans nos colonnes, rencontre à
la fois un accord assez général des physiciens
quantiques et une défiance de la plupart des autres
scientifiques, du fait notamment qu'à ce jour il n'a
pas paru directement observable. Il paraît donc intéressant
de faire le point sur la façon dont il est aujourd'hui
reçu, en s'appuyant sur les travaux récents.
Derrière l'hypothèse du multivers, se pose directement
celle encore plus fondamentale de la Réalité.
Nous venons de voir ce qu'en pensent Hawking et Mlodinow.
Mais le profane pourrait se dire que le concept de multivers
n'évacue pas l'idée qu'il existe une réalité
sous-jacente aux descriptions de la science. Elle serait seulement
plus complexe que ce que la science, elle-même limitée
par les capacités cognitives de notre cerveau, pourrait
se représenter.
Avec un petit effort cependant, on pourrait imaginer des univers
multiples, s'étendant à l'infini. Le concept même
d'infini est d'ailleurs utilisé depuis des temps immémoriaux
par les religions, puis plus récemment par les mathématiques.
Sans se le formuler nettement, ceux qui l'emploient considèrent
qu'il correspond à quelque chose de réel, se situant
«hors de notre réalité à nous»
mais appartenant à un réel de catégorie
supérieure. Dans cet esprit, les concepts mathématiques
utilisés par les sciences dites réalistes, par
exemple la mécanique newtonienne décrivant la
gravité, sont des symboles pertinents pour se représenter
le réel. Mais le réel ne s'éclipse pas
derrière ces symboles. Il est toujours là. On
doit par conséquent constamment améliorer les
formulations mathématiques pour se rapprocher de ce réel
en soi, quitte à se résigner à ne jamais
pouvoir l'atteindre pleinement.
Dans l'esprit de ceux - sans doute rares selon Feynman - qui
l'ont comprise, la mécanique quantique postule tout autre
chose. Ses structures mathématiques, autrement dit son
formalisme (fonctions d'onde, vecteurs d'état, matrices,
espace de Hilbert), n'ont pas et ne cherchent pas à avoir
de relations avec l'hypothèse d'un Réel dont,
selon une formule célèbre de Laplace s'appliquant
à Dieu, elle n'a pas besoin. Le paradoxe est que, si
ces structures mathématiques opèrent parfaitement
bien dans le monde de la physique macroscopique quotidienne,
il n'est pas possible de les rattacher à un ensemble
de principes ou postulats dont elles dériveraient. Certains
diront qu'il en est de même de la physique newtonienne,
dont les postulats de base ressemblent beaucoup à des
choix philosophiques puisqu'ils ne sont pas vérifiables.
Mais, comme rappelé ci-dessus, Newton et ses successeurs
n'ont jamais évacué la question de la réalité
du Réel sous-jacent à leurs descriptions mathématiques
du monde. Or la physique quantique adopte un point de vue différent.
Certains de ses représentants évoquent parfois
un «monde quantique» ou infra-quantique sous-jacent
à ce que décrit le formalisme, mais il s'agit
d'une manière de parler car ce terme de monde quantique
ne peut susciter de recherches destinées à en
préciser le contenu. La recherche de «variables
cachées», qui avaient été évoquées
par Louis de Broglie puis David Bohm dès les premières
années de la physique quantique, n'a toujours pas abouti(2).
L'idée dominante face au mystère du monde quantique
pourrait ainsi être résumée par cette expression
de la police urbaine après un attentat : «circulez,
il n'y a rien à voir».
Depuis quelques années cependant, certains jeunes physiciens
s'efforcent de trouver des méthodes permettant, non de
décrire le monde quantique en termes réalistes
- ce qui ne sera jamais sans doute possible à moins de
découvrir une loi qui serait déjà opérante
parmi nous et que nous n'aurions pas vu jusqu'ici (comme Newton
l'avait fait de la gravité), mais de réduire quelques
unes des incertitudes ou bizarreries qui donnent son originalité
épistémologique à la mécanique quantique.
Le multivers
Une première direction en ce sens peut être signalée.
Il s'agit précisément de la question du multivers
évoquée au début de cet article. Pourquoi
se mettre en peine à cet égard puisque en termes
observationnels, le fait que dans un univers supposé
parallèle au nôtre, et en application du principe
d'incertitude, un autre moi découvre un chat de Schrödinger
mort alors que moi je l'avais observé vivant n'est d'aucune
importance [nb : à propos du chat de Schrödinger,
consulter l'article de Christophe Jacquemin "Petit
rappel sur la décohérence et la réduction
de la fonction d'onde"].
Ce qui compte et comptera toujours pour moi est mon chat à
moi, même si dans une infinité d'univers parallèle,
une infinité d'observateurs analogues à moi constatent
la vie ou la mort d'une infinité de chats.
Les probabilités de trouver le chat soit vivant soit
mort se calculent en utilisant une fonction complexe représentant
l'état de la particule radioactive commandant l'ouverture
de la bouteille de gaz toxique supposée tuer le pauvre
animal. Il s'agit de la fonction d'onde et le principe dit de
Born permet de calculer la probabilité de trouver le
chat vivant ou mort. Mais s'il existe une multiplicité
d'univers, que deviendra cette probabilité à l'échelle
de l'ensemble de ces univers ?
Récemment les physiciens Anthony Aguirre, Max Tegmark
et David Layzer ont suggéré(3)
une «interprétation cosmologique» de la mécanique
quantique. Selon cette interprétation, la fonction d'onde
décrirait l'ensemble «réel» de systèmes
quantiques identiques dotés d'autant d'observateurs obtenant
chacun des résultats différents. Il ne serait
plus besoin de faire appel à la règle de Born
pour connaître la probabilité de trouver le chat
vivant ou mort, il suffirait de dénombrer les observateurs
et leurs observations. Il n'y aurait plus alors d'incertitude
globale. L'incertitude quantique serait alors locale, si l'on
peut dire. Elle serait attribuable à l'incapacité
de tel observateur individuel à se localiser dans cet
ensemble.
Bel avantage, dira-t-on, puisque ce dénombrement serait
irréalisable, du fait de l'impossibilité d'accéder
aux différents univers du multivers. Mais pour les auteurs,
leur proposition a l'avantage de tuer, non le chat, mais l'hypothèse
du multivers, qui devient inutile. Le physicien se retrouve
dans l'interprétation classique dite de Copenhague, ne
postulant qu'un univers mais reposant sur le principe d'incertitude.
Sauf que ce principe d'incertitude ne fait pas appel ce que
l'on pourrait appeler le caractère définitivement
étrange (weird) du monde quantique. Le monde quantique
serait en ce cas «réel», au sens du réalisme
traditionnel, bien que composé d'une infinité
d'univers.
Certes
pour connaître la probabilité de survenue de tel
événement, nous serions comme avant obligé
de faire appel aux probabilités, c'est-à-dire
à la fonction d'onde et à la règle de Born.
Mais beaucoup de physiciens déconcertés par le
principe d'incertitude pourraient alors nourrir l'espoir, en
s'appuyant sur l'hypothèse que le monde quantique est
d'une façon ou d'une autre réel, envisager de
nouvelles approches permettant de préciser cette réalité,
non seulement en termes de formulations mathématiques,
mais pourquoi pas un jour d'expériences sur le terrain.
Ainsi pourrait-on espérer pouvoir un jour comprendre
la raison du caractère probabiliste du monde quantique,
qui reste évidemment encore à découvrir(4).
Les
corrélations quantiques
On ne se trompera pas en pensant que cette première approche
ne suffira pas à satisfaire ceux qui voudraient élucider
la raison des caractères intrinsèquement bizarres
du monde quantique. On trouve une autre piste.dans un article
du NewScientist dont la publication a précédé
de quelques jours celle citée ci-dessus(5).
Elle est principalement explorée par le physicien Caslav
Brukner de l'université de Vienne(6).
Ce savant voudrait revenir sur ce qu'il estime être une
démission de la physique quantique face à l'effort
de mieux comprendre ce que serait une réalité
quantique, autrement dit un monde quantique de type réel
sous-jacent au nôtre. Pour cela, il propose de retrouver
la démarche qui a toujours été celle de
la science : observer, élaborer des hypothèses
de lois, en déduire des hypothèses de faits et
soumettre ces dernières à l'expérimentation.
Mais par où commencer ? Brukner juge inopérant
de rejoindre les nombreuses équipes qui dans le cadre
de la gravitation quantique s'efforcent, sans succès
à ce jour, de concilier gravitation et mécanique
quantique. Pour lui, comme pour des chercheurs explorant des
pistes voisines, plutôt qu'aborder la question à
partir de la gravité comme le font les théoriciens
de la théorie des cordes, mieux vaudrait le faire par
l'autre extrémité, c'est-à-dire en approfondissant
les fondements physiques de la mécanique quantique elle-même.
Une relecture critique de la question des corrélations
quantiques leur paraît offrir une voie.
On
appelle corrélation le fait que deux corps ou événements
non connectés puissent disposer d'états similaires,
en fonction de ce que permet ou non la théorie s'y appliquant.
Dans la physique classique ces corrélations ne peuvent
se produire que si d'une part les objets ou événements
disposent de propriétés réelles intrinsèques
et si, d'autre part, ils partagent la même localité
ou, en le disant autrement, si leurs propriétés
ne sont pas définies par des influences extérieures.
Il s'agit des conditions de réalisme et de localité.
Pour la théorie quantique de la corrélation, ces
deux conditions ne sont pas nécessaires. Cette théorie
définit dans ses termes propres les conditions selon
lesquelles des objets apparemment non corrélés
peuvent l'être, comme dans le cas de plus en plus étudié
de l'intrication (entanglement). Or des chercheurs ont
montré que des lois physiques simples non quantiques
permettent des corrélations encore plus grandes que celles
permises par la corrélation quantique. Le monde qui en
résulterait serait très bizarre. Le moindre des
gestes entraînerait un grand nombre de conséquences
corrélées, si bien que la vie et l'évolution
y deviendraient impossibles. Ce serait le cas, cité dans
l'article de Webb, d'un monde n'obéissant qu'à
une seule règle, celle selon laquelle la cause et l'effet
ne peuvent se propager plus vite que la lumière (principe
de «causalité relativiste»).
Or la physique quantique est loin de permettre des corrélations
aussi systématiques. Elle en limite strictement les possibilités.
Mais alors se pose la question de savoir pourquoi elle est si
restrictive, et quel facteur a déterminé le maximum
de degré de corrélation qu'elle admet. En 2001
le physicien Lucien Hardy a proposé un ensemble d'axiomes
physiquement plausibles qui devrait suffire à définir
la mécanique quantique et elle seule(7).
Malheureusement, comme il le reconnaît lui-même,
certains de ces axiomes permettent aussi la construction de
systèmes mathématiques extérieurs à
la théorie quantique.
Mais par la suite, à partir de l'un des axiomes de Hardy,
Brukner a développé trois règles décrivant
comment, en conformité avec l'expérimentation,
la théorie quantique intervient dans le cas du plus simple
des systèmes quantiques, à savoir un qbit qui
résulte de la superposition de deux états possibles.
Si les trois règles de Bruckner s'appliquaient uniquement
à la théorie quantique, cela permettrait d'éliminer
les autres axiomes de Hardy et conduirait au fondement de l'intrication,
la plus significative des corrélations permises par la
théorie quantique(8).
Que sont les règles de Brukner ? La première est
qu'un qbit peut passer en continu d'un état de superposition
à l'autre. Ceci n'est pas possible dans la physique classique.
La seconde règle est que l'on ne peut extraire d'un qbit
en état de superposition, en le mesurant, qu'un seul
bit d'information à la fois. La troisième règle
ne s'applique qu'à des systèmes composites de
deux ou plusieurs qbits. Connaissant les probabilités
que les qbits individuels soient dans un état particulier
et les probabilités de corrélation entre eux,
on obtient l'état du système complet. Ceci enferme
les propriétés de l'intrication entre des états
quantiques que l'expérience peut faire apparaître
dans le monde réel.
La chose serait alors d'une grande importance. L'intrication
quantique, et les expériences qui permettent de la mesurer,
lesquelles portent dorénavant sur des systèmes
de plusieurs atomes, représentent une base indiscutable.
Or seule une théorie aussi précisément
corrélée que la théorie quantique peut
à la fois obéir à tous les axiomes proposés
et produire le type d'intrication quantique observable expérimentalement.
Des théories moins précisément corrélées
ne produisent aucune intrication. Dans d'autres, on peut mesurer
tous les états de tous les qbits d'un système,
connaître leurs corrélations et ne pas povoir connaître
l'état global du système.
Mais pourquoi l'intrication quantique joue-t-elle un tel rôle
dans la nature ? La question n'a pas encore de réponse.
Pour Brukner, on pourrait envisager que, sans intrication, la
matière ordinaire ne serait pas stable; Il faudrait dans
ce cas poursuivre l'observation des états d'intrication
dans des corps de plus en plus proches de ceux de la matière
ordinaire. Mais beaucoup de chercheurs ne sont pas convaincus.
Ils soupçonnent qu'une règle encore à découvrir
devrait permettre d'expliquer plus complètement la « réalité »
du monde quantique, aussi bizarre que puisse être cette
explication. On pourrait alors espérer trouver par une
autre voie la relation entre la mécanique quantique et
la gravité(9).
On voit en tous cas que le temps n'est plus où, devant
la bizarrerie du monde quantique, la réponse la plus
courante des physiciens quantiques aux curieux était
«circulez, il n'y a rien à voir».
Nous
recevons de Michel Gondran, que nous remercions, les remarques
suivantes:
J'ai
deux remarques: une de détail, une de fond :
* Remarque de détail : pas d'accord avec la phrase
"La recherche des variables cachées n'a toujours
pas abouti"
La recherche des variables cachées n'a toujours pas été
reconnue par la communauté. Et cela est un problème
épistémique dont la communauté devra un
jour se défendre devant le tribunal de l'Histoire. Le
coup de gueule de Bell s'interrogeant sur le silence de ses
professeurs est toujours d'actualité:
Mais alors pourquoi Born ne mavait-il pas parlé
de cette «onde pilote»? Ne serait-ce que pour signaler
ce qui nallait pas avec elle? Pourquoi von Neumann ne
la-t-il pas envisagée ? Plus extraordinaire encore,
pourquoi des gens ont-ils continué à produire
des preuves dimpossibilité, après 1952,
et aussi récemment quen 1978 ? Alors que même
Pauli, Rosenfeld et Heisenberg ne pouvaient guère produire
de critique plus dévastatrice de la théorie de
Bohm que de la dénoncer comme étant «métaphysique»
et «idéologique»? Pourquoi limage de
londe pilote est-elle ignorée dans les cours? Ne
devrait-elle pas être enseignée, non pas comme
lunique solution, mais comme un antidote à lautosatisfaction
dominante? Pour montrer que le flou, la subjectivité
et lindéterminisme ne nous sont pas imposés
de force par les faits expérimentaux, mais proviennent
dun choix théorique délibéré
?
*
Remarque de fond : l'article "A la recherche d'un
éventuel réel quantique" peut laisser à
croire que les mondes multiples semblent la solution et que
les alternatives ne se trouvent que dans les points de vue de
Brukner et les autres.
Il
est vrai qu'actuellement, la communauté, ayant pris au
sérieux l'existence de l'ordinateur quantique, s'est
engouffré dans la croyance des mondes multiples d'Everett.
Or
pour moi, la réalité d'un système quantique
correspond, comme dans l'interprétation de Broglie-Bohm-Bell,
à une particule et une onde (champ), c'est à dire
à une réalité augmentée par rapport
à le seule particule comme en classique.
J'adresse
à Automates Intelligents un papier et une présentation
sur ma critique de la possibilité d'un ordinateur quantique.
Mon point de vue est que le qubit individuel n'existe pas; seul existe
le qubit statistique dans un cadre mésoscopique, tel celui
mis en oeuvre par Chuang d'IBM qui a décidé arrêter
malgré son succès.