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15 avril 2012
par Jean-Paul Baquiast

Programmes spatiaux russes : coopération avec l'ESA

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L'échec de la mission Phobos-Grunt destinée à envoyer une sonde sur le satellite de Mars Phobos a refroidi certains enthousiasmes, en Russie et ailleurs. Mais selon Ria Novotsi, le Pr Lev Zelyony, chef de l'Institut russe de recherche spatiale, vient de confirmer que cet objectif ne sera pas abandonné. Il sera seulement retardé afin de viser dans l'intervalle des objectifs probatoires. L'intérêt de ces nouvelles perspectives pour les Européens est qu'elles feront, au moins concernant Mars, appel à une large coopération avec l'Esa (Agence spatiale européenne). Les programmes martiens de l'Esa risquaient d'être durablement compromise par la "trahison" de la Nasa, où beaucoup d'observateurs avaient vu un geste "anti-européen" volontairement symbolique avant les élections américaines. .

La première décision russe consiste en effet à rejoindre le programme ExoMars de l'Esa, dont les Etats-Unis ont annoncé en février se retirer pour des raisons budgétaires. Vladimir Popovkin, chef de l'Agence spatiale russe, a posé trois conditions pour ce faire: qu'un lanceur Proton remplace l'Atlas 5 américain initialement prévu, que la Russie puisse embarquer un certain nombre d'instruments dans le véhicule spatial, en remplacement de ceux retirés par la Nasa, que les découvertes faites à l'occasion de cette mission deviennent la propriété commune de l'Esa et de l'Académie russe des sciences.

Dans le cadre de ce programme, le premier vaisseau prévu pour Mars devrait décoller en 2016. Il emporterait un spectromètre à neutrons. De plus la Russie pourrait proposer une source d'énergie utilisant des radio-isotopes destinée à l'atterrisseur susceptible de remplacer la source chimique actuellement envisagée. La durée de vie utile de l'atterrisseur pourrait en conséquence être prolongée de quelques jours, ce qui permettrait, outre son principal objectif, qui est d'assurer un atterrissage en douceur au rover, de l'utiliser à quelques expériences de plus long terme, par exemple des observations climatiques.

Ainsi l'apport de la Russie, si les solutions techniques envisagées donnaient satisfaction, viendrait opportunément faire face à la défaillance de la Nasa. Il concrétiserait, dans un domaine très important, la convergence des politiques spatiales européennes et russes.

La Lune

La luneParallèlement la Russie a décidé de modifier ses objectifs lunaires. Jusqu'alors une première mission baptisée Luna-Resurs était envisagée, avec un rover indien à bord. Ceci en 2013. Une seconde mission nommée Luna-Glob devait suivre en 2014. Les deux missions devaient explorer les régions polaires de la Lune, où semblent se trouver de vastes réserves de glace d'eau. Elles y auraient été apportées par des comètes ayant percuté la Lune il y a quelques centaines de millions d'années. Aujourd'hui, le programme est modifié à la suite de l'échec de la mission Phobos-Grunt. En 2015 Luna-Glob devrait permettre de tester les techniques d'atterrissage (alunissage) en douceur, en utilisant la même plate-forme que celle destinée à Phobos.

Par ailleurs l'orbiteur lunaire prévu pour 2016 comportera une centaine de kilo d'instruments d'astrophysique destinés à étudier l'exosphère de la Lune. Il opérera en liaison avec un atterrisseur. En 2017, le successeur russo-indien de la mission Luna-Resurs comportera un rover doté d'un appareil de forage destiné à rechercher une glace d'eau éventuelle sous la couverture de régolite.

Références
ExoMars
Ces documents ne tiennent pas encore compte des retraits de la Nasa et des apports de la Russie.
Reprogrammation des missions par la Nasa
Article de FuturaSciences (février 2012) :
Article précisant les nouveaux objectifs de la Nasa concernant Mars, après l'abandon de la participation à ExoMars

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