Plan du site Aide Abonnement Nous Contacter


Actualité
Editorial
Interviews
Démocratie
Visites virtuelles
Art. Imaginaire
Du côté des labos
Le feuilleton
Manifestations
Biblionet
CD Rom
Echanges
Liens Utiles

 

Accueil > Echanges
Automates Intelligents utilise le logiciel Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront alors définitions, synonymes et expressions constituées de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi d'accéder à la définition du mot dans une autre langue.
 
Archives
Billets/Articles
Google, le jeu de Go et l'avenir de l'humanité
Quelle France pour 2045 ? Essai de prospective et de préconisation
Des systèmes cyber-physiques au système Méta, une Méta-dictature coole
Défense intérieure face à ébola : nous ne sommes pas prêtss

1er juin 2014
par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin
[Sciences, technologies et politique]

Evaluer les risques de la biologie synthétique

Narendra Modi
La
biologie synthétique est souvent présentée par ses promoteurs comme susceptible de résoudre nombre des problèmes de l'humanité : augmentation des ressources alimentaires, lutte contre les maladies, production d'énergie à partir des déchets, etc.

Mais elle suscite aussi beaucoup d'oppositions.
Celles-ci ne proviennent pas seulement d'esprit conservateurs refusant le changement, mais des scientifiques eux-mêmes, bien conscients des risques. Ces derniers sont faciles à imaginer : apparition d'organismes vivants évoluant d'une façon incontrôlable susceptibles de mettre en danger non seulement les écosystèmes mais les humains eux-mêmes.

Aussi des biologistes associés à des spécialistes des écosystèmes viennent de prendre le taureau par les cornes. Certains d'entre eux, aux Etats-Unis - le pays le plus impliqué dans la recherche en biologie synthétique - ont décidé de s'associer dans le cadre d'un Synthetic Biology Project consacré à l'identification des perspectives, des dérives et des solutions possibles. Ce projet, soutenu par un prêt de la National Sciences Foundation, et hébergé par le MIT, vient de publier un premier rapport en libre diffusion sur Internet :"Creating a Research Agenda for the Ecological Implications of Synthetic Biology".

Dans ce rapport, les groupes d'experts consultés recommandent aux Etats de de promouvoir différentes recherches susceptibles d'éclairer le problème : caractéristiques des phénotypes à préserver, stabilité des génomes, transfert latéral de gènes, contrôle de l'évolution des organismes, modélisation et standardisation des méthodes et des données.

Mais cela ne suffira pas, pensons-nous, à dissiper les craintes.
Les recherches visant à développer des génomes et espèces synthétiques devront être très largement rendues publiques et discutées. D'autres craintes seront plus difficiles à dissiper, notamment celles concernant des domaines de recherche intéressant les militaires ou de grandes firmes voulant s'assurer un monopole sur les produits futurs. En Europe, la référence à Monsanto suffit à provoquer une réaction de refus.

Aussi, nous pensons que d'importants crédits budgétaires devraient être dégagés pour financer les recherches et les expérimentations, dans le cadre de laboratoires publics travaillant avec le plus de transparence possible. Ce domaine ne peut rester sous le seul contrôle des intérêts commerciaux ou de défense.

Dans cet esprit, les scientifiques européens auraient intérêt à promouvoir des recherches communes non seulement avec leurs collègues américains, mais avec des chercheurs russes et chinois. Là, comme en Europe, les risques de dérive sont aussi grands qu'aux Etats-Unis. Des échanges d'expériences seraient particulièrement utiles. Les opinions publiques, en tous cas, devraient se persuader que ce ne sera pas en menant des actions de retardement, proches du sabotage, que les risques seront évités.


© Automates Intelligents 2014

 





 

 

 

Qui sommes nous ? Partenaires Abonnement Nous Contacter

© Association Automates Intelligents