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La guerre mondiale du cerveau. Riposte américaine
Human Brain Project, un grand projet européen sur le cerveau humain
Relancer la coopération scientifique entre la France et l'Afrique

novembre 2000
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

Fabriquer un robot dans son garage ?

On se souvient du temps où les premiers concepteurs de micro-ordinateurs, en Californie, prétendaient avoir réalisé leurs prototypes dans leur garage. A juste titre, ceci avait été considéré comme une grande victoire des petits sur les gros "main-framers". L'ère de la micro-informatique, puis de l'Internet décentralisé, en a découlé. Décentralisation, mais aussi, d'une certaine façon, démocratisation, dans la mesure où, avec Internet notamment, la possibilité de lancer localement des start-up, ou simplement d'affirmer son droit à la parole, s'est largement répandue.

Lorsque l'on interroge aujourd'hui les chercheurs en robotique, vie artificielle, réalité virtuelle, l'on constate l'amorce d'un phénomène de même nature. La réalisation de prototype, voire la création d'entreprise, paraissent dorénavant à la portée, non pas d'un monsieur Tout le monde travaillant dans son garage, mais néanmoins d'innovateurs travaillant hors de la sphère d'influence des grosses entreprises et des laboratoires mondialement connus. Beaucoup d'outils technologiques sont dorénavant disponibles plus ou moins gratuitement sur Internet, les références et comptes-rendus circulent librement sur le réseau, les coûts de développement sont relativement réduits. Pourquoi dans ces conditions ne pas faire soi-même quelque chose dans des domaines aussi excitants pour l'esprit, aussi formateurs et, pourquoi pas, susceptibles de retombées économiques?

Les premières initiatives décentralisées viennent par exemple des établissements d'enseignements. Point n'est besoin d'être une université renommée pour se lancer. Il suffit de disposer de quelques formateurs ou jeunes techniciens intéressés pour engager un projet. D'autres initiatives visent à la création de produits destinés au marché (les jeux, les films, les simulations industrielles de toutes sortes) . Elles proviennent d'ingénieurs fraîchement émoulus de leurs études, ou issus de grandes entreprises ou établissements publics de recherche. Le soutien de ceux-ci (le phénomène des spins-up), la possibilité de s'insérer dans des technopoles comme celles de Poitiers ou d'Angers, constituent des atouts certains. Mais parfois certains décident de s'en passer. Enfin, semble-t-il, l'on trouve des individus, qui ont travaillé véritablement seuls, tout au moins au début, quasiment dans leur garage, et qui tentent ensuite l'aventure de la confrontation .

Certains domaines paraissent plus faciles que les autres. Il est certain que la réalité virtuelle pose moins de problèmes que la vie artificielle ou la robotique. Dans ces derniers cas, il faut rassembler des techniques et des outils matériels très divers, supposant une équipe pluridisciplinaire et des budgets relativement importants. Cependant, même là, des initiatives isolées, si elles sont inspirées par une approche aussi novatrice, voire révolutionnaire que possible, du problème abordé, semblent avoir leur chance. Par ailleurs, si l'on cherche bien, les possibilités de financement, sans être abondantes, existent, tant au plan local que national ou européen. Il faut chercher.

Dernier point enfin, ce domaine n'est plus réservé aux seuls américains et japonais. Certes, les grands noms du secteur viennent encore des prestigieuses universités américaines, ou de grandes entreprises multinationales connues de tous. Mais l'examen du paysage, notamment à l'occasion des colloques internationaux organisés en Europe, montre que les initiatives européennes, françaises en ce qui nous concernent, sont dorénavant nombreuses et de qualité.

Reste évidemment encore à tous ces chercheurs ou développeurs à mieux se connaître et se constituer en communauté d'intérêts, notamment par Internet. La compétition darwinienne qui doit régner entre eux, et qui en éliminera certains, n'est pas exclusive de faisceaux ré-entrants d'informations.

 

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