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La guerre mondiale du cerveau. Riposte américaine
Human Brain Project, un grand projet européen sur le cerveau humain
Relancer la coopération scientifique entre la France et l'Afrique

26 janvier 2011
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

Barack Obama :
Discours sur l'Etat de l'Union

" Priorité à la science "

Barack Obama, devant le Congrès le 25 janvier 2011
Barack Obama devant le Congrès

Tous les commentateurs ont remarqué l'emphase mise par Barack Obama, dans son Discours sur l'Etat de l'Union du 25 janvier, concernant l'importance de la science et des technologies pour la compétitivité de l'Amérique.
Ce thème n'est pas nouveau pour lui, mais il a eu le mérite d'y revenir.

Dans son effort pour reprendre une marge de manoeuvre face aux parlementaires de tous bords qui préconisent la réduction des dépenses fédérales, Barack Obama utilise l'argument selon lequel ce serait la recherche/développement (R%D) dont l'Amérique a plus que jamais besoin qui serait la première à en souffrir. S'il accepte un gel des dépenses fédérales, il demande que les économies faites (notamment en subventions à l'industrie pétrolières), soient reportées sur les technologies vertes et les sciences émergentes.

Seules, a-t-il affirmé, la science et l’innovation peuvent sauver l’Amérique, accompagnées d'un effort en amont sans précédent dans le domaine de la formation des étudiants en sciences. Il a mis l'accent en particulier sur les biotechnologies, en s'appuyant sur un rapport récent du MIT qui en fait le facteur essentiel des progrès nécessaires en santé publique (voir notre éditorial "La convergence").

Mais il n'y a pas que les biotechnologies : une autre cible est celle des nanotechnologies. Le Kavli Futures Symposium tenu par le Caltech en janvier 2011 l'a d'ailleurs redit (http://www.kni.caltech.edu/middle/).
Les applications potentielles de recherche dans le domaine des nanotechnologies ne cessent de toucher de nouveaux secteurs d’activité. Le cercle de réflexion du "Nanotechnology Innovation Summit" (http://www.nsti.org/events/NNI/) l'avait démontré quelques jours auparavant, en décembre 2010. L'approche retenue lors de ces symposiums est fortement nationaliste, à juste titre d'ailleurs. Les rapporteurs ont répété que si les experts et si les capitaux sont mobiles, la course en R&D devient mondiale et le choc risque d’être brutal entre les trois pôles économiques (Europe, Etats-Unis et Asie). Or l'Amérique, selon eux, ne prend pas conscience du danger.

Le budget fédéral devrait être en baisse de 5 % et le pessimisme semble avoir frappé l’investissement privé en capital risque. La participation des chercheurs étrangers est freinée par les mesures américaines de lutte contre l’immigration et par l’ouverture de centres de R&D dans plusieurs pays en développement. Les ressources nécessaires à l’épanouissement de la R&D sont menacées par plusieurs facteurs, parmi lesquels on relève : la faiblesse du niveau moyen des étudiants, la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques, l’absence de formations multidisciplinaires et le retard par rapport à l’Europe dans la rédaction des normes Santé et Environnement.

Dans le domaine des nanotechnologies, parmi les applications possibles, certaines ont été classées prioritaires, en raison de leur intérêts stratégique. Parmi elles, figurent l’indépendance énergétique (production d’électricité, photosynthèse artificielle et stockage de l’énergie), la purification de l’eau, la mise au point d’une électronique à basse consommation avec des Memristors, la communication optique, l’ordinateur quantique, les NEMS (nanos MEMS), l’amélioration des diagnostics médicaux et des thérapeutiques prenant en compte les données génétiques de l’individu.... Ces domaines recoupent d'ailleurs largement ceux des biotechnologies. Les deux approches, comme il a depuis longtemps été souligné, sont convergentes. Inutile de dire que dans cette liste de projets, les applications liées à la défense prendront une part importante, sinon prédominante. Elles seront les premières à bénéficier des efforts budgétaires, même si Barack Obama ne l'a pas précisé.

Il est trop tôt pour savoir si le discours sur l'Etat de l'Union, digne, il faut le reconnaître, d'un véritable homme d'Etat, aura de l'influence sur des adversaires politiques apparemment irréductibles. Contribuera-t-il à ralentir la possible descente du Système aux enfers en faisant appel à ses anciennes valeurs ? Disons seulement ici que nous aimerions bien entendre le même discours de la part des gouvernants et hommes politiques européens. Or ce n'est pas le cas. Si l'Amérique a raison de s'inquiéter de la R%D asiatique, elle aurait tort de le faire à propos de son équivalente en Europe.

Tant dans les budgets squelettiques qu'y consacre la Commission, que dans ceux des universités et grandes entreprises européennes, on ne voit pas l'équivalent de ce qui se fait en Amérique et moins encore en Asie.


© Automates Intelligents 2011

 

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