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8 février
2012
Propos
recueillis par Jean-Paul Baquiast
Jean-Pascal
Capp
à
propos de la parution le 24
février 2012
de l'ouvrage de Jean-Pascal Capp
"Un nouveau regard sur le cancer"
Editions Belin
Jean-Paul Baquiast (JPB) : Cher Jean-Pascal Capp, nous
nous sommes beaucoup intéressés, sur ce site, à
la théorie de l'ontophylogenèse de Jean-Jacques Kupiec.
Nous avions dès la parution de "Ni Dieu ni gène"
signalé ce qui nous semblait être l'exceptionnelle
fécondité de cette approche. Depuis, Jean-Jacques
Kupiec a plusieurs fois bien voulu résumer pour nos
lecteurs les différents développements de ces recherches.
Aussi, lorsqu'il m'a indiqué que vous en faisiez une application
très prometteuse à la question de l'évolution
de la cellule cancéreuse, j'ai pris contact avec vous pour
un entretien. Ceci d'autant plus que vous annoncez la parution chez
Belin le 24 février d'un livre sur ce thème, intitulé
"Nouveau regard sur le cancer".
Je vous propose donc de consacrer ce dialogue
à une présentation de vos travaux, précédant
la sortie de votre livre en librairie. Pour commencez, pourriez
vous nous rappeler votre parcours ?
Jean-Pascal
Capp (JPC) : Après avoir obtenu un diplôme
dingénieur en biologie à lInstitut National
des Sciences Appliquées (INSA) de Toulouse en 2003, et suivi
un DEA de physiopathologie humaine, jai entamé une
thèse de doctorat à lUniversité Paul
Sabatier (UPS) de Toulouse sur les problèmes dinstabilité
du génome dans les cellules cancéreuses. Cest
durant cette période que mes réflexions théoriques
sur le cancer ont débuté, en parallèle avec
mon travail expérimental. Jai aussi enseigné
la biologie cellulaire à lUPS pendant ma thèse,
avant dobtenir mon doctorat en cancérologie en 2006.
Ce diplôme ma permis ensuite de travailler à
Paris sur une technologie permettant la détection danomalies
génétiques à une échelle habituellement
peu étudiée, le peignage moléculaire de lADN.
Je suis revenu à lINSA de Toulouse en 2008 pour y enseigner
la biologie moléculaire, à la suite de quoi jai
obtenu en 2009 le poste de maître de conférences que
joccupe actuellement. Jai donc une activité denseignement
en biologie auprès délèves-ingénieurs,
et une activité de recherche au sein dune unité
mixte de lINSA, du CNRS et de lINRA appelée LISBP.
Le cur de mon activité de recherche expérimentale
concerne lexpression stochastique des gènes, chère
à Jean-Jacques Kupiec, en relation avec ladaptation
et la capacité des cellules à évoluer. Je poursuis
également mes réflexions théoriques sur limportance
de cette expression stochastique des gènes dans la compréhension
du vivant, notamment de phénomènes pathologiques comme
le cancer. "
JPB :
Comment en êtes-vous venu à cette réflexion
théorique sur le cancer ? Habituellement les doctorants
en biologie travaillent sur des sujets expérimentaux qui
laissent peu de temps aux réflexions théoriques globales
telles que celles que vous proposez.
JPC :
Lorsque jétudiais la bibliographie scientifique en
rapport avec mon sujet de thèse, linstabilité
génétique des cellules cancéreuses, jai
commencé à relever un certain nombre dincohérences
et de contradictions, dont certaines faisaient dailleurs lobjet
de vifs débats dans la littérature scientifique, tandis
que dautres résultats encore plus problématiques
nétaient quant à eux pas ou très peu
discutés. Cest ainsi que je me suis intéressé
à la genèse du modèle dominant dans le domaine
de la cancérogenèse, qui assigne lorigine du
cancer à une ou quelques cellules mutées au niveau
doncogènes ou de gènes suppresseurs de tumeurs.
Daprès
ce modèle, que lon trouve naturellement dans les manuels
de biologie et de médecine pour décrire la genèse
des cancers, ces quelques mutations suffisent pour permettre à
la cellule touchée de contrecarrer les effets inhibiteurs
du tissu environnant, et de proliférer de manière
incontrôlée. Au fil de leur prolifération, les
cellules acquièrent de nouvelles altérations génétiques,
notamment chromosomiques (cest-à-dire quelles
gagnent ou perdent des fragments de chromosomes ou des chromosomes
entiers), qui permettent à des sous-populations de devenir
de plus en plus agressives. Ces sous-populations se propagent successivement
selon un processus sélectif pour finalement envahir lorganisme
et provoquer la mort.
Or
dune part, je me suis aperçu que parmi les défenseurs
de lorigine génétique des cancers, ce modèle
basé sur des mutations nétait pas universellement
admis car certains défendent le fait que ce sont des modifications
chromosomiques qui sont à lorigine du cancer, chaque
camp avançant des arguments expérimentaux convaincants.
Dautre part, en élargissant mes lectures aux faits
expérimentaux qui ne soutiennent pas lhypothèse
génétique, en particulier à des articles anciens
qui ont été un peu « oubliés »
depuis que le modèle dominant accapare lattention,
je me suis aperçu quil est possible de formuler un
certain nombre darguments qui vont à lencontre
de ce modèle de lorigine génétique des
cancers. En effet, il existe toute une littérature, encore
rarement citée aujourdhui, qui tend à montrer
que les événements génétiques ne sont
pas cruciaux dans les étapes précoces du cancer !
Il y a aussi les études montrant que des cellules cancéreuses,
même si elles sont altérées au niveau génétique,
peuvent réacquérir un comportement non-pathologique
si elles sont placées dans un environnement normal.
JPB :
Ce constat de données contradictoires dans la littérature
scientifique vous a donc poussé à réfléchir
à un modèle alternatif
de cancer qui essaierait de les réconcilier.
Mais quel a été le point de départ de la conception
de ce modèle ?
JPC :
Parallèlement à cet examen de la littérature
scientifique sur le cancer, qui se voulait le plus large possible
et dans le temps et dans les divers aspects de la maladie, un autre
champ de réflexion en biologie a commencé à
beaucoup mintéresser. Il sagit des études
qui ont clairement démontré à partir du début
des années 2000 (même si des données plus anciennes
allaient déjà dans ce sens) que lexpression
des gènes a lieu de manière stochastique, ce qui fait
que des cellules pourtant identiques génétiquement
et placées dans un environnement homogène expriment
leurs gènes de manière hétérogène
au sein de la population et variable au cours du temps. Si lon
ajoute le fait que les interactions entre macromolécules
biologiques sont loin dêtre aussi spécifiques
que ce qui est habituellement admis depuis les débuts de
lâge moderne de la biologie moléculaire, tout
ceci remet en cause la conception du vivant, et notamment du développement
des organismes, basée sur un ensemble de régulations
géniques spécifiques qui auraient lieu grâce
à cette spécificité des interactions biologiques.
Bien
sûr je dois ici citer la lecture du livre de Jean-Jacques
Kupiec et Pierre Sonigo « Ni Dieu ni gène »
que vous mentionniez. Elle a été déterminante
dans ma prise de conscience de cette difficulté inhérente
au modèle du programme génétique. La lecture
des articles plus anciens de Jean-Jacques Kupiec, qui a formulé
dès les années 80 son modèle de développement
et de différenciation basé sur un phénomène
de hasard-sélection et lexpression stochastique des
gènes, ma aussi permis de remonter dans le temps dans
la littérature touchant à ce domaine. Cest ainsi
que, là encore, une remise en question du modèle dominant
en biologie du développement ma paru nécessaire
et évidente, et que jai commencé à réfléchir
à la manière dont le modèle proposé
par Jean-Jacques pouvait aider à mieux comprendre la cancérogenèse.
Et je me suis vite aperçu quun grand nombre de résultats
qui semblent contradictoires au sein du modèle de lorigine
génétique des cancers pouvaient sintégrer
de manière tout à fait cohérente lorsquon
commence avant tout par repenser la manière dont se forme
un tissu. Ainsi la manière dont il se désorganise
dans le cas du cancer peut être envisagée avec un il
neuf.
JPB :
Alors en quoi le modèle de lontophylogenèse
de Jean-Jacques Kupiec permet-il de mieux comprendre la cancérogenèse ?
JPC :
Jai mentionné tout à lheure les contradictions
entre des modèles génétiques de cancérogenèse
ainsi que des données montrant que lenvironnement cellulaire
pourrait être un facteur clé capable de supprimer le
caractère cancéreux dune cellule. Les études
sur le microenvironnement tumoral sont en pleine effervescence depuis
10 à 15 ans, et montrent bien que le seul aspect génétique
de la cellule cancéreuse nest pas suffisant. Mais ces
études considèrent le plus souvent le microenvironnement
tumoral comme un facteur favorisant la progression de la maladie
qui est généré par les cellules cancéreuses.
Elles ne mettent aucunement en cause lorigine génétique
des cancers. Le microenvironnement altéré ne serait
quune conséquence de la prolifération anormale
et du comportement des cellules cancéreuses. Très
peu de chercheurs considèrent que lorigine du cancer
peut se situer au niveau du microenvironnement cellulaire et que
cest justement la perturbation de lorganisation tissulaire
qui est le facteur premier qui déstabilise les cellules.
Or
il existe de nombreux arguments expérimentaux qui soutiennent
cette hypothèse, et le modèle de lontophylogenèse
permet de mieux les comprendre. En effet, daprès ce
modèle, les cellules non-différenciées sont
intrinsèquement instables et expriment des phénotypes,
notamment de différenciation, de manière aléatoire
du fait de lexpression stochastique des gènes. Cest
seulement a posteriori que certaines de ces caractéristiques
de différenciation sont stabilisées par le microenvironnement
cellulaire lorsque ces caractéristiques permettent détablir
des interactions avec lui. Ainsi lexpression des gènes
ayant permis ces interactions est stabilisée par des voies
de signalisation cellulaire issues de ces phénomènes
dinteraction. Laspect stochastique de lexpression
des gènes en est grandement diminué, les fluctuations
phénotypiques et la prolifération cessent, et les
cellules sont intégrées dans un tissu différencié
au sein dun ensemble de cellules qui se sont différenciées
dans la même voie.
De la sorte, si les interactions avec le microenvironnement cellulaire
sont à lorigine de la stabilisation des cellules en
des formes différenciées, il est possible de concevoir
lorigine du cancer et de la déstabilisation des cellules
comme une rupture de léquilibre tissulaire et des interactions
cellulaires issues de ce processus de différenciation. Toute
molécule capable de perturber cet équilibre engendrerait
une reprise de lexpression fortement stochastique des gènes,
avec une perte du « contrôle » par le
microenvironnement, une perte des caractéristiques de différenciation,
une reprise de la prolifération, et une déstabilisation
globale de la cellule. Il est possible alors de comprendre les données
sur linfluence de lenvironnement cellulaire sur le comportement
cancéreux car il peut être inducteur de tumeurs sil
est perturbé, et suppresseur de tumeurs si un environnement
"normal" est rétabli.
JPB :
Quen est-il alors de laspect génétique
?
JPC :
Si la cancérogenèse débute par une rupture
de léquilibre tissulaire qui engendre une reprise de
lexpression stochastique des gènes et une déstabilisation
des cellules, lensemble des processus cellulaire en serait
affecté, notamment les voies de maintien de lintégrité
du génome. En effet, ces voies sont elles aussi sous la dépendance
de gènes qui sont exprimés de manière stochastique
dans les cellules. Si lexpression génique est globalement
déstabilisée dans les cellules précancéreuses,
des fluctuations aléatoires dans lexpression des gènes
intervenant dans ces voies sont inévitables. Or lefficacité
de ces voies est fortement dépendante du niveau dexpression
des gènes codant pour les protéines impliquées.
Lintégrité du génome en serait alors
compromise car les voies de réparation de lADN par
exemple se verraient perturbées de manière aléatoire
dans certaines cellules, avec le risque de produire et daccumuler
plus facilement des altérations génétiques.
Selon les voies touchées, ce seraient soit des mutations,
soit des altérations chromosomiques qui apparaîtraient
en premier. Voir lapparition des ces altérations comme
une conséquence dun phénomène plus précoce
permet donc de résoudre le débat entre les différents
modèles génétiques qui considèrent soit
les mutations, soit les altérations chromosomiques comme
les événements premiers.
Mais
cela ne veut pas dire que ces modifications génétiques
nont pas un rôle important par la suite. Au contraire,
lorsque les conditions environnementales permettent la progression
de la maladie, ces altérations génétiques peuvent
rendre les cellules plus agressives et donc être sélectionnées.
Cest pourquoi certaines dentre elles sont fréquemment
observées. Cela ne signifie pas quelles sont à
lorigine du processus, ni quelles empêchent la
cellule de retrouver un comportement normal si lenvironnement
est modifié. Il en est de même pour linstabilité
dite épigénétique qui correspond aux variations
des modifications chimiques de la chromatine qui ne touchent pas
la séquence de lADN génomique, mais modifient
le taux dexpression des gènes. De fortes fluctuations
aléatoires de lexpression des gènes qui interviennent
dans la mise en place de ces modifications peuvent engendrer des
profils de modifications épigénétiques aberrants
qui font progresser la maladie.
JPB :
Dautres caractéristiques cancéreuses importantes
sont-elles expliquées par votre modèle ?
JPC :
Je pourrais en citer beaucoup, que mes lecteurs trouveront dans
mon livre, mais jaimerais mentionner ici un autre champ de
recherche qui se développe beaucoup depuis une quinzaine
dannée : celui qui touche aux cellules souches
cancéreuses (CSC). La maladie est désormais majoritairement
conçue comme ayant pour origine et étant maintenue
par une sous-population de cellules peu différenciées
appelées CSC. Le fait que ces cellules soient issues de cellules
souches normales ou de cellules différenciées qui
se seraient dédifférenciées nest pas
clair, mais elles ont été identifiées sur la
base de caractéristiques dautorenouvellement (telles
que celles que présentent les cellules souches normales),
et sur la base de leur capacité à reformer des tumeurs
lorsquelles réinjectées en faible nombre dans
un individu sain, contrairement aux autres cellules cancéreuses.
Ainsi, pour la majorité des chercheurs, ce sont des mutations
au sein de ces cellules qui engendrent le cancer. On voit donc que
lorigine génétique nest pas encore remise
en cause. Le modèle dominant sest adapté à
ces données récentes en considérant que des
mutations doivent toucher non seulement les oncogènes et
gènes suppresseurs de tumeurs "classiques",
mais aussi les gènes impliqués dans lautorenouvellement.
Toutefois
ces données peuvent être interprétées
de manière radicalement différente. On a montré
récemment que ce qui fait une cellule souche est un état
dinstabilité permanente liée à lexpression
généralisée et stochastique du génome,
plutôt quune identité bien précise définie
par lexpression de quelques gènes dont ceux de lautorenouvellement.
Or dans le modèle que je propose, la rupture de léquilibre
tissulaire est capable de générer de telles cellules
à lexpression génique globalement déstabilisée.
Cest même la première conséquence de cette
perturbation. On peut donc imaginer que les CSC apparaissent très
précocement du fait de la reprise de lexpression fortement
stochastique des gènes (y compris de ceux de lautorenouvellement)
au sein de cellules qui étaient auparavant bien différenciées,
voire même que des cellules souches normales, dont le processus
de différenciation est perturbée par des altérations
du microenvironnement cellulaire, puissent "dégénérer"
en nétant plus "guidées" vers leur
voie de différenciation par cet environnement, acquérir
des altérations génétiques et devenir CSC.
Voilà un autre aspect important du modèle.
JPB :
Venons-en à la genèse de ce livre. Comment en êtes-vous
venu à rédiger une tel ouvrage comprenant tant de
références (plus de 600) ?
JPC :
La rédaction a débuté par la reprise de mon
manuscrit de thèse dans lequel jabordais déjà
la genèse du modèle génétique du cancer
dans lintroduction, ainsi que le modèle de cancérogenèse
alternatif que je propose dans la discussion. Jai donc supprimé
toute le travail expérimental, complété et
étoffé les chapitres théoriques existants,
et en ai ajouté bien dautres sur des aspects divers
de la cancérogenèse. La première partie du
livre est donc constituée dune brève histoire
et dun état de lieux de la recherche sur la cancérogenèse,
où je mets en avant les principales contradictions et impasses
dans lesquelles elle se trouve. La seconde moitié de louvrage
est constituée de la description du modèle de cancérogenèse
basé sur lontophylogenèse (dont je rappelle
les principaux arguments et que je soutiens par quelques travaux
expérimentaux récents). Jai aussi complété
la réflexion avec les implications thérapeutiques
du modèle, que jévoque dans le troisième
et dernier chapitre du livre. Ce livre comprend de très nombreuses
références car il est laboutissement de nombreuses
années de lecture et de réflexion sur le cancer.
Jai
jugé nécessaire de donner lensemble de ces références
aux biologistes, médecins ou étudiants qui voudraient
retourner aux articles originaux. Quant au lecteur sans formation
particulière en biologie, jespère avoir réussi
à ne pas tenir un propos trop technique pour lui permettre
de saisir les enjeux et les conclusions du livre. Cest dailleurs
ce que javais déjà tenté de faire dans
ma contribution à louvrage collectif Le hasard au
cur de la cellule (2009, Editions Matériologiques
2011) à loccasion duquel jai rencontré
Marc Silberstein qui est léditeur de mon livre et qui
a soutenu ce projet dès sa conception.
JPB :
Pour conclure avez-vous actuellement des travaux expérimentaux
en cours visant à valider vos hypothèses sur la cancérogenèse ?
JPC :
Concevoir une expérience clé permettant de valider
lensemble de ces hypothèses paraît très
difficile. Ce nest quen sintéressant à
certains aspects individuellement que lon pourra réellement
redessiner le processus de cancérogenèse de manière
alternative. Jespère que la cohérence de mon
propos est un premier élément en faveur de mes hypothèses,
mais pour ma part je mintéresse notamment sur le plan
expérimental au phénomène de déstabilisation
du génome en lien avec lexpression stochastique des
gènes. Si une déstabilisation globale des cellules
précancéreuses a lieu du fait de la perturbation des
interactions cellulaires et de la reprise de lexpression stochastique
des gènes, les voies de maintien de lintégrité
du génome pourraient en être perturbées. Jessaye
de montrer un lien entre une expression hautement stochastique des
gènes impliqués dans le maintien de lintégrité
du génome et lacquisition accélérée
daltérations génétiques. Pour cela, les
microorganismes peuvent fournir des modèles détude
plus faciles à manipuler et à maîtriser avant
de passer à létude de cellules cancéreuses.
Il sagit de valider un aspect important du modèle que
je propose.