Des chercheurs chinois et américains ont réussi à
stocker de l'hydrogène dans des nanotubes de carbone (diamètre
de l'ordre du millionième de millimètre).
Les équipes de l'Institut de recherche des métaux
de Shenyang (Chine) et du Massachusetts Institut of Technology américain
(MIT) ont en effet obtenu des nanotubes qui incorporent une quantité
relativement importante d'hydrogène à l'intérieur
de leur structure
Environ 80% de l'hydrogène stocké peut être
restitué à température et pression ambiante,
le reste pouvant être extrait après chauffage des nanotubes.
Les chercheurs ont trempé pendant 48 heures une masse de
nanotubes de carbone d'environ 500 grammes dans une solution d'acide
chlorhydrique, puis l'ont chauffée sous vide. Ils ont ainsi
obtenu le stockage de 4,28% d'hydrogène par rapport au poids
final des nanotubes traités.
Cette découverte ouvre une nouvelle voie au stockage de l'hydrogène,
l'un des principaux obstacles au développement des piles
à combustible qui impliquent des réservoirs encombrants
pour l'hydrogène, peu compressible.
Pour ne pas mourir idiot
Les nanotubes
de carbone, observés pour la première fois en
1991 au microscope électroniques, sont composés d'une
ou plusieurs feuilles de graphite enroulée(s) en forme de
cylindre, d'un diamètre de l'ordre du nanomètre (un
millionième de millimètre) : pour mieux fixer les
idées, disons qu'il en faudrait 50 000 liés en gerbe
pour atteindre l'épaisseur d'un cheveu!
Les caractéristiques étonnantes de ces objets bizarre
(grande rigidité, forme de tube avec une cavité pouvant
être remplie, capacité d'émettre un courant
électrique à froid) en font l'un des matériaux
les plus prometteurs pour la recherche.
Ils peuvent être produits assez simplement, mais une fabrication
industrielle n'est pour l'instant pas encore envisageable.