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En guise d'introduction

18 novembre 1999
Christophe Jacquemin

Allongement de la durée de vie des souris d'un tiers par la suppression d'un gène...

Une étude menée par des chercheurs italiens sur des souris, parue ce 18 novembre dans la revue Nature (voir référence en fin de texte), montre que la suppression d'un gène spécifique permet d'enregistrer un allongement de plus d'un tiers de leur durée de vie, sans qu'elles ne développent de troubles apparents.
"Si nous savions depuis au moins dix ans que chez certaines espèces animales -par exemple les vers et les mouches- la durée de vie était contrôlée par quelques gènes, dont l'élimination provoque l'allongement de la durée de vie, personne n'avait prouvé jusqu'à présent  que la même chose était valable aussi chez les mammifères", a notamment déclaré Per Giuseppe Pelicci (directeur du département d'oncologie expérimentale de l'Institut européen d'Oncologie, co-auteur de l'article), lors d'une conférence de presse donnée à Milan.
Les travaux ont porté sur la suppression  chez la souris du gène contrôlant la protéine p66shc, qui elle-même gouverne la réponse cellulaire au stress oxidatif  (mécanisme répondant au fonctionnement interne de la cellule ou à des facteurs extérieurs comme les rayons ultraviolets, provoquant sur la cellule des dommages qui augmentent avec le processus de vieillisement). Les souris privées de la protéine p66shc se sont montrées plus résitantes au stress oxidatif et ont vu leur vie prolongée. Ainsi, ces résultats établissent un lien direct entre le stress oxidatif et le viellissement, suggérant que les gènes qui régulent la réponse cellulaire à ce stress déterminent aussi la durée de vie des souris.

COMMENTAIRE

Nature du 18  novembre, Nature n°402, (letters to Natur3) page 309-313 : "The p66shc adaptor protein controls oxidative stress response and life span in mammals" , par Enrico Migliaccio, Marco Giorgio, Simonetta Mele, Giuliana Pelicci, Paolo Reboldi, Pier Paol Pandolfi, Luisa Lanfrancone et Pier Giuseppe Pellici.

NB : Des résumés succincts en anglais, voire des articles complets parus sur le site web de Nature peuvent être obtenus, après inscription gratuite (attention, pour que l'inscription aboutisse, il faut absolument cocher sur quelque chose à la rubrique State/Region:* du questionnaire, même si ce n'est pas adapté à votre pays).
 

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