Grâce aux travaux des chercheurs de l'Université belge de Louvain, en particulier
du neurologue Jean Delbeke (projet qui groupe une quinzaine de laboratoires
et d'entreprises européennes), une femme porte depuis plusieurs mois un rudiment
d'oeil artificiel. Dans moins d'un mois, cette femme sera réopérée pour recevoir
une antenne fixée sur son crâne et supprimer ainsi les fils qui affleurent sur
sa peau. Le dispositif est différent de celui étudié par l'Institut
Dobelle car ici, les électrodes sont branchées directement sur le nerf
optique. Une microcaméra fixée sur une paire de lunettes envoie les images dans
un petit ordinateur accrochée à la taille de la patiente et les signaux sont
renvoyés vers les lunettes qui les diffuse vers une antenne située dans le crâne,
sous la peau. Ces signaux alimentent une puce de stimulation qui pilote des
électrodes branchées sur son nerf optique. Pour l'instant, la patiente apprend
à distinguer des formes géométriques simples.