
photo
: IBVA - http://www.ibva.com
La société IBVA (Interactive Brainwabe Visual Analyser) (http://www.ibva.com)
étudie le fonctionnement des ondes cérébrales depuis le début des
années 1970.
Elle a ainsi mis au point et commercialise aujourd'hui un système,
à la fois logiciel et matériel, capable d'enregistrer les ondes
émises par les deux émisphères du cerveau. Ces ondes peuvent être
visualisées, mais surtout converties numériquement pour être utilisées
en entrées d'appareils électriques ou de logiciels. Le système se
compose d'un bandeau, munis d'électrodes, d'un émetteur sans fil
(qui transmet les données revueillies par ondes radio, sans fil),
et d'un récepteur connecté au port série d'un micro-ordinateur traditonnel.
Sur ce dernier est installé un logiciel spécifique chargé d'analyser
et de traiter les images reçues.

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: IBVA - http://www.ibva.com
Ces données peuvent être converties en son, voire en musique au
format MIDI, ou en tout autre format d'entrée destiné à des logiciels
ou des appareils externes (lecteurs CD, caméscopes...).
Il ne suffit pas de porter un bandeau autour de la tête pour contrôler
instantanément et à distance tous les appareils qui nous entourent.
Pour Drew de Vito, vice-président d'IBVA, "C'est une question
de self-control. Si vous connectez tous vos appareils en même temps,
ils vont devenir comme fous et ce sera la panique. En fait, votre
cerveau contrôlera bien tout, mais d'une façon que vous ne comprendrez
pas." L'utilisation du système requiert donc une certaine concentration,
et certainement une bonne dose de compréhension de la manière dont
nous formalisons nos pensées. "Un minimum d'exploration est nécessaire
pour comprendre quels sentiments, quels souvenirs ou quelles émotions
génèrent une activité cérébrale. C'est un processus très personnel
qu'il est impossible de prévoir et qui dépend de chaque individu.
C'est la raison pour laquelle le système permet à chaque utilisateur
d'ajuster et de rêgler les différentes fonctions dont il dispose,
pour créer les interfaces qui lui conviennent.", souligne DeVito.
Si de nombreuses personnalités du monde de la musique ont rapidement
montré un vif intérêt pour ces produits, leurs applications ne se
limitent assurément pas à la composition musicale. Outre des fonctions
d'assistance aux personnes handicapées, un tel système ouvre des
pistes nouvelles en matière d'enseignement. Il en va de même dans
d'autres secteurs comme la psychothérapie par exemple, le procédé
permettant à l'analyste de comprendre plus facilement les points
posant problème chez son patient (en visualisant les réactions cérébrales),
lui permettant ainsi de concentrer son travail sur ces points précis.
Enfin, le dispositif peut transporter la notion même d'interactivité
à des niveaux bien supérieurs à ce que nous connaissons aujourd'hui.
Les jeux vidéos, par exemple, sont aujourd'hui largement linéaires,
en ce sens que leur déroulé ou leur niveau de difficulté sont souvent
des constantes. Seul l'ordre d'apparition des séquences du jeu va
dépendre des interactions du joueur. Si l'on imagine un jeu capable
de décoder à tout instant les émotions ressenties par l'utilisateur,
on peut créer une véritable interactivité, capable d'adapter en
temps réel le niveau de difficulté en fonction de la peur, de la
confiance ou du doute ressentis par le joueur... IBVA a vendu à
ce jour 1.700 exemplaires de son dispositif, disponible à partir
de 1.300 $ ( près de 7000F) en version de base (auquel on peut ajouter
des "packs d'extension", destinés à des fonctions de pilotage précises.Si
les utilisateurs en sont essentiellement aujourd'hui des professionnels
et des musiciens, nul doute que le contrôle des machines par ondes
cérébrales est une technologie d'avenir.