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En guise d'introduction

28 février 2000
Christophe Jacquemin

Mise au point d'un microprocesseur bionique

Boris Runbinsky
Boris Rubinski

L'équipe du chercheur américain Boris Rubinski vient d'annoncer la réussite de l'implantation d'un tissu humain au sein d'un microprocesseur à base de silicone.
En combinant une cellule vivante et un circuit intégré, ces chercheurs viennent donc de créer le premier "microprocesseur bionique" : c'est la première fois qu'un tissu humain vivant est commandé par un signal informatique.
L'Université de Californie à Berkeley , qui a travaillé plus de deux ans sur l'expérience a déposé, en 1999, une demande de brevet pour cette technologie et devrait bientôt la commercialiser sous licence

Ce microprocesseur, du type de celui utilisé dans n'importe quel ordinateur ou système éléctronique, devrait révolutionner les pratiques médicales. En mettant au point par exemple un équipement microscopique plus fin qu'un cheveu, qui permet à une cellule de s'ouvrir ou de se fermer à la demande, les chercheurs espèrent pouvoir arriver à ouvrir sélectivement des cellules cancéreuses pour laisser entrer des agents susceptibles de les détruire.
Outre le cancer, le traitement d'autres maladies comme le diabète s'avère envisageable.
Jusqu'à présent, les médecins utilisaient un processus électrique pour introduire de nouveaux gènes dans les cellules. Mais l'efficacité de cette méthode avait souvent été mise en question, surtout en absence d'informations sur la destination exacte prise par ces gènes. On ne pouvait d'ailleurs savoir si le processus électrique ouvrait ou non les cellules concernées. Avec le microprocesseur bionique, le contrôle est désormais excellent, selon Boris Rubinski.

Si des applications liée au traitement du cancer ou du diabète peuvent être envisageables dans le long terme, cette découverte devrait être dans un premier temps très utile pour l'expérimentation de médicaments. En effet, ce microprocesseur bionique va faciliter l'introduction de gènes ou de médicaments dans une cellule sans risquer de l'endommager grâce au contrôle de sa membrane.

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