Plan du site Aide Abonnement Nous Contacter


Actualité
Editorial
Interviews
Démocratie
Visites virtuelles
Art. Imaginaire
Du côté des labos
Le feuilleton
Manifestations
Biblionet
CD Rom
Echanges
Liens Utiles

 

Accueil > Du côté des labos
Automates Intelligents utilise le logiciel Alexandria.
Double-cliquez sur chaque mot de cette page et s'afficheront alors définitions, synonymes et expressions constituées de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi d'accéder à la définition du mot dans une autre langue.
 
Archives
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
En guise d'introduction

23 février 2000
Christophe Jacquemin

Jeux vidéo et épilepsie

Selon les travaux de l'équipe de l'universitaire italien Vittorio Porciatti parus dans le mensuel "Nature Neuroscience" daté du mois de mars (voir référence en fin de texte), les jeux vidéo et les dessins animés pourraient déclencher des crises d'épilepsie chez les jeunes dont le cerveau est incapable de contrôler sa réponse à la stimulation de flashs lumineux ou d'images scientillantes à base de contrastes entre le noir et le blanc. Ces travaux font suite à une série de crises épileptiques observées en 1997 chez 685 Japonais qui avaient regardé "Pokemon" à la télévision, dessin truffé de flash lumineux.
On sait que chez les enfants de 4 à 14 ans, 0,5 à 0,8% sont atteints d'une épilepsie dite "photosensible", c'est-à-dire survenant lors de stimulations lumineuses intermittentes, due à un dysfonctionnement cérébral sous-jacent encore mal compris. Le problème résiderait dans la capacité du cerveau à interpréter des scènes à grandes variations de contrastes lumineux.
Dès lors, les chercheurs ont enregistré l'activité électrique du cerveau de 23 jeunes, dont 11 souffrent de cette forme d'épilepsie. Chez les sujets normaux, l'activité cérébrale s'accroît jusqu'à un certain point quand le contraste blanc-noir atteint 20%, puis son niveau retombe. Les scientifiques ont constaté que chez les sujet prédisposés, le cerveau continue à s'activer frénétiquement lorsqu'il est confronté à des contrastes beaucoup plus importants.
Cette réponse anormale aux stimulations visuelles intermittentes survient aux fréquences relativement basse (4-10 hertz) et se produit seulement avec les contrastes dans le noir et le blanc. Elle n'intervient jamais aux fréquences très élevées, ni avec les contrastes des couleurs. Ainsi, pour les chercheurs, le mécanisme de contrôle des contrastes manque ou est sérieusement atteint chez le petit nombre de gens atteint de cetet forme d'épilepsie liée à la lumière.

Selon les scientifiques, cette découverte sera utile aux concepteurs de jeux ou de dessins animés pour éviter de créer les situations susceptibles de déclencher les crises.

Nature Neuroscience, mars 2000, volume 3, n°3, pages 259 à 263 : "Lack of cortical contrast gain control in human photosensitive epilepsy", par Vittorio Porciatti, Paolo Bonanni, Adriana Fiorentini et Renzo Guerrini.
 

   Sur le site
Sur le web   

 




 

 

 

Qui sommes nous ? Partenaires Abonnement Nous Contacter

© Automates Intelligents