Selon une étude parue dans le journal Nature
Genetics du mois de juin, le génome humain ne comporterait
qu'entre 28000 et 34000 gènes, soit trois à quatre fois moins
de ce que l'on imaginait jusqu'à présent. Pour
parvenir à cette conclusion, l'équipe menée
par Jean Weissenbach, directeur du Génoscope
(le Centre national de séquençage situé à Evry dans
l'Essonne), a recherché les similitudes existantes entre le génome de
l'homme et celui du Tetraodon
nigroviridis, poisson originaire du Sud-est asiatique. Utilisant une
procédure informatique issue d'une collaboration de la société française
Gene-IT et de l'Institut national de la recherche en informatique
et en automatique (INRIA), le Génoscope
a réussi à repérer les deux tiers des gènes communs aux
deux espèces. La comparaison des 170 000 séquences d'ADN
connues du Tétraodon (30%) avec les 42% du génome humain
décryptés (à l'époque des travaux) conduit le professeur Weissenbach
à déclarer que l'homme possède entre 28000 et 34000
gènes.
Cette estimation concorde par ailleurs avec celle avancée
de 40 000 gènes, extrapolation obtenue à partir du décryptage
complet des chromosomes 21 et 22 réalisé récemment. Elle
est également voisine de celle avancée par Brent
Ewing and Philip Green de l'université de Washington (entre
34700 et 33 630), estimation obtenue par une autre méthode, ces travaux
étant également publié dans la revue Nature Genetics
et s'appliquant à un ver.