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Des essaims de mouches robots espions effectuant des missions
de reconnaissance ou de surveillance clandestine. Pure science-fiction
?
Pas vraiment puisque les laboratoires de recherche de l'armée
américaine financent cette étude. Objectif avoué:
la surveillance clandestine des zones urbaines, d'ici 2004.
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Dans ce cadre, l'agence
américaine DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) et l'Office
de Recherches navales (Office of Naval Research) financent l'équipe
du biologiste Michael
Dickinson (Université de Berkeley) à hauteur de 10 millions
de francs.
La miniaturisation d'un robot volant présente des limites de tailles
incontournables : pour Michael Dickinson, la mouche s'avère être
le meilleur des engins volants naturels. A partir de là, après
avoir décrypté les principes de vol de l'insecte, les roboticiens
de son équipe ont réalisé un prototype
au corps en acier inoxydable, doté d'un oeil et de quatre ailes en mylar.
Ces dernières devraient être prochainement activées
par un micromoteur piézoélectrique alimenté à l'énergie
solaire, au rythme de quelque 180 battements par seconde. L'avancée des
nanotechnologies devraient par ailleurs permettre d'équiper rapidement
le robot espion d'un système de vol et de communication microscopique,
par exemple un gyroscope d'un millimètre de diamètre.