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02 Avril 2001
Par Christophe Jacquemin
Piloter un avion... au doigt et à l'oeil
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Les scientifiques de la NASA travaillent sur
un système qui permettrait de piloter un Boeing
757 sans nécessiter l'usage du sempiternel manche
à balai ou même de toucher les commandes
de pilotage. Ici, il suffit simplement d'effectuer les
gestes avec la main, gestes captés par des électrodes
placées sur le bras du pilote. Le pilotage devient
alors bien plus rapide et précis.
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Comment augmenter l'interaction homme-machine pour le pilotage
d'un avion. Y-a-t'il encore des progrès possibles en ce
sens ?
Il semble que oui, et que l'on n'est qu'au début d'une
véritable révolution : pouvoir piloter sans finalement
toucher à rien. La NASA n'a pas fini de nous étonner
avec ce nouveau système, un brassard doté de huit
électrodes, qui traduisent de façon compréhensible
à un calculateur les influx nerveux produits par les muscles
du pilote lorsqu'il effectue un mouvement. Plus fort encore :
les scientifiques ont conçu le logiciel pour qu'il puisse
s'ajuster à la configuration nerveuse de chaque pilote
(effort différent d'exécution, quantité de
graisse différente sous la peau, prise de caféine
ou non...).
«
C'est une voie fondamentalement nouvelle pour communiquer
avec des machines, une autre façon de parler avec notre
monde mécanique
»
déclare Charles Jorgensen, chef du laboratoire
«Neuroengineering»
du centre de recherches de la NASA.
«
Cette nouvelle technologie ouvre la voie à l'usage
de l'ordinateur du futur, sans clavier ni souris
».
Avec ce système, les tests ont été
effectués avec succès lors d'une simulation de l'atterrissage
d'un Boeing 757 sur l'aéroport international de San Fransisco.
Le pilote a également démontré la possibilité
de faire atterrir un avion endommagé (procédure
d'urgence, notamment).
Avec cette commande neuroelectronique, il est désormais
possible de se connecter directement et de manière très
intuitive sur les différentes commandes d'un appareil,
rendant le pilotage beaucoup plus précis et les décisions
beaucoup plus rapides. La Nasa espère maintenant coupler
cette technologie avec des logiciels de plus en plus «
intelligents »
.
Une technologie qui, selon Charles Jorgenson «
peut être également très utile aux astronautes,
qui doivent contrôler des outils dans l'espace ».
La voie suivante pourrait consister à utiliser les mêmes
techniques, mais cette fois, en combinant des données issus
des signaux du cerveau (electroencéphalographie - EEG)
avec ceux des signaux du corps (EMG)...
A quand une véritable téléphathie avec la
machine ?
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Inscrire des chiffres à l'écran,
sans clavier
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Tout d'abord, s'entraîner à taper les chiffres
sur le clavier.
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Faire de même, mais ici sur une feuille
où l'on a dessiné les différentes touches.
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Singer ensuite les gestes sur son genou :
les chiffres s'affichent à l'écran
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Idem, ici sur une table.
On distingue, au premier plan sur l'écran,
la représentation d'un clavier imaginaire.
Les chiffres s'affichent en fonction du mouvement
des doigts
sur ce clavier.
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Pour en savoir plus :
ftp://ftp.hq.nasa.gov/pub/pao/pressrel/2001/01-012.txt
Film de présentation : http://amesnews.arc.nasa.gov/releases/2001/01images/bioelectric/...
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